Posté le 19/06/2009 à 12:11 par surfinbird
HAROLD NICHOLAS
PERSONNE QUE TOI (NOBODY BUT YOU)
Hully Gully fire house/Parce que j’ai revu Linda
Personne que toi/Chance
EP Barclay 70511
P. 02/1963
Harold Nicholas (1921-2000) était avec son frère Fayard (1914-2006) sous le nom de Nicholas Brothers, un célèbre danseur de claquette américain. Les deux frangins qui ont grandi dans une famille de musiciens à Philadelphie deviennent au début des années trente grâce à leur don exceptionnel pour la danse les stars du Cotton Club à Harlem.
Les Nicholas Brothers se rendent ensuite à Hollywood ou ils tournent au fil des décennies de nombreux films, le plus célèbre étant “Stormy Weather” en 1943
Tournant régulièrement en Europe, le duo enregistre un EP sur le label Lido Metronome en France en 1957.
A partir de 1959, Harold qui s’est installé dans l’hexagone enregistre plusieurs EP pour Fontana dans le style crooner jazzy. Son premier EP solo comporte une composition d’Aznavour « Je n’peux pas rentrer chez moi » qui donne lieu au tournage d’un Scopitone.
On trouve quelques titres de cette époque : « Saint Louis Blues », « That old Black Magic », « Over the Rainbow» sur l’un des CD de l’excellente série Jazz in Paris.
Il se met ensuite au cha cha cha, et enregistre aussi en italien et espagnol.
A partir de 1962, on le retrouve chez Barclay où après le twist, il promotionne toutes les nouvelles danses qu’on lance pour les copains; le madison, le locomotion, la bossa nova, le hully gully, le popeye. Malgré une apparition durant l’été 1962 dans Age Tendre et Tête de Bois chez Albert Raisner ou il chante un « What’d i say » en twistant élégamment, son impact est quasi nul ; Son âge et son accent y sont sans doute pour quelque chose.
En 1962, il apparaît aussi à côté d’Eddy Constantine dans la comédie « L’empire de la nuit »
En 1964, il fait une dernière tentative pour Vogue en essayant de promotionner le Monkey et le Dog.
C’est sur la face B du EP Barclay « Hully Gully Fire House” publié début 1963 qu’on trouve sa reprise de Nobody but You” sur des paroles de Ralph Bernet “Personne que toi”
Mais sa version restera dans l’ombre de la fantastique version originale des Lafayettes
Posté le 05/06/2009 à 23:30 par surfinbird
CATERINA CASELLI 1964/66
Peu connue en France, Caterina Caselli est une sorte de Sylvie italienne qui s’illustra dans les sixties dans un style oscillant entre beat et yéyé avec notamment sa reprise du « Baby please don’t go » des Them.
Cette fausse blonde à coupe anglaise est née le 10 avril 1946 à Sassuola près de Modène, elle se produit dès ses 14 ans comme chanteuse et bassiste dans le groupe Gli Amici.
En 1964 , Caterina participe à un concours de talent à Castrocaro et décroche un contrat d’enregistrement avec le label milanais MRC. Pour son premier 45 tours elle enregistre une ballade « Ti telephono tutte le sera » fortement influencée par le « Tous les garçons et les filles » de Francoise Hardy, sur la face B on remarque l’adaptation de « She’s a fool » de l’américaine Lesley Gore, mais le disque ne se vend pas.
En 1965, elle se produit avec ses Amichi dans le mythique club romain Le Piper, Caterina est remarqué par Ladislao Sugar le patron du label CGD qui l’inscrit au festival itinérant ; le Cantagiro. Elle interprète la face A de son nouveau 45 tours « Sono qui con voi » qui est une reprise époustouflante du « Baby please don’t go » des Them. Sur la face B on trouve « La ragazza del Piper » un hommage au club ou se produisaient tous les groupes beat italiens. Le morceau démarre par un solo de basse Fender joué par la Caterina mais c’est une voix male qui chante le morceau, interprété probablement par l’un des musiciens des Amichi.
« Hier je l’ai rencontré au Piper Club et je l’ai demandé de danser le shake avec moi … »
La belle se contentant de répondre « Personne n’est heureux, aussi heureux que moi ».
Mais ce disque de beat en italien n’est pas vraiment un succès commercial.
Suite à cette chanson, on la surnommera « la fille du Piper », mais dans les faits, c’est surtout sa concurrente Patty Pravo qui porte et revendique le titre de « la ragazza del Piper ».
Caterina enregistre aussi une version espagnole de « Baby please don’t go » sous le titre « Si lo dices tu es la juventud » publié en Espagne chez Hispavox et distribuée en Amérique latine.
En 1966, Caterina participe au festival de San Remo avec « Nessunomi puo’ guidicare »
(personne ne peut me juger), une chanson destiné au départ à Adriano Celentano et qui l’avait refusé.
Composée par Miki Del Prête et Luciano Beretta sur une musique de Daniele Pace et Mario Panzeri , la chanson est aussi interprétée lors du même festival par l’américain Gene Pitney. "Nessuno mi puo' giudicare" terminera second derrière « Dio Cometiano » de Domenico Modugno.
Mais dans les hit parades, Modugno est submergé par la vague Caterina qui se classe au top des charts italiens le mois de février et mars 1966 talonné de près par la version de Pitney. Elle ne sera détrônée début avril que par le « Michelle » des Beatles ». La face B « Se lo dici tu » est dans la même veine entre beat et variété rythmée. Devenu en l’espace de quelques semaine une vedette, elle va interpréter ces deux chansons dans une comédie musical d’Ettore Maria Fizzarotti du nom de son succès 'Nessuno mi puo' giudicare'. Elle apparaît dorénavant les cheveux teint en blond avec une coupe au bol a la Cilla Black ce qui lui vaudra le surnom
de « casco d’oro »
Deux autres simples sont publiés en Italie en 1966 « L’uomo d’oro » qui tente de capitaliser son précédent hit couplé au medium « Perdona » une chanson avec laquelle elle se classe dans le top 10 en août et triomphe au Festivalbar . Ces deux titres font aussi l’objet d’un EP français distribué par Festival avec son hit « Nessumo i puo’ guidicare » et « La ragazza del piper » avec une belle pochette. « Nesummo » est aussi enregistré en français « yaourt » sous le titre « La vérité je la vois dans tes yeux» toujours chez Festival en 1967
Dalida reprendra la chanson en 1966 sous le titre « Baisse un peu la radio » (a noter que Richard Anthony enregistrera lui aussi cette chanson en 1974 sous le titre « Amoureux de ma femme »
« Perdona » est a nouveau prétexte à une comédie musicale sentimentale de Ettore Maria Fizzarotti ou elle chante les deux chansons de son disque qui se classe dans le top 10 l’été 66 « L’uomo d’oro » / « Perdona » . « L’uomo d’oro » est superbement repris par la chanteuse anglaise Antoinette la même année sous le titre « Like the big man said » ; Caterina enregistrera également « Perdone » en Anglais sous le titre « Im ready »
A la fin de l’année 1966 est publiée la canzonetta « Cento Giorni » (top 8) également chantée dans le film « Perdona » qui est couplée a « Tutto nero » une surprenante version du « Paint in black » des Stones (CGD 9640)
Un premier 33 tours de la fausse blonde est mis sur le marché « Caterina meets the We Five » qui reprend les titres de ses trois 45 tours CGD aux côté de six chansons des We Five un groupe de folk rock californien qui avait fait un carton en 1965 avec leur reprise de « You were on my mind » de Ian & Sylvia
L’automne 1966 est publié son vrai premier LP « Casco d’oro » qui flirte comme d’habitude entre yéyé et beat. A coté de titres déjà publiés en 45tours, on trouve « E' La Pioggia Che Va » reprise du « Remember In The Rain » du chanteur folk Bob Lind également au menu des britanniques résidents du Piper les Rokes qui en font un N°1 du hit parade italien « Kicks » provient du répertoire de Paul Revere & the Raiders et figurent tout comme « Oh no » dans la B.O de « Pardona» . On y trouve aussi une intéressante version italienne du « I put a spell on you » de Screamin Jay Hawkins remis alors au goût du jour par Alan Price, et elle interprète en anglais « I believe to my soul » de RayCharles
Discographie 1964/66
45 tours simples
Italie
- Ti telefono tutte le sere/Sciocca MRC A 204 1964
- Sono qui con voi/La ragazza del Piper (CGD N 9577) 1965
- Nessuno mi può giudicare/Se lo dici tu (CGD N 9608) 1966
- L'uomo d'oro/Perdono (CGD N 9612) 1966
- Cento giorni/Tutto nero (CGD N 9640) 1966
Espagne
- El ombre d’oro/perdono (HISPAVOX) 109 1966
EP
ESPAGNE
-Me Aburro Los Domingos (M'Annoio La Domenica) /Muchas Veces (Ti Telefono Tutte Le
Sere)/No Esta Bien (Sciocca) /Me Siento Timida (Mi Sento Stupida) BELTER 54449
P.1965
-Ninuono me puede juzgo/Si lo dices es la juventud
La ragazza del Piper/ HISPAVOX 77-43 P1966
FRANCE
-Nessuno mi puo’ giudicare/Perdono
La ragazza del Piper/ L’uomo d’oro FESTIVAL FX 1500 P.1966
-Un homme en or/La timidité
Personne/La vérité je la vois dans tes yeux FESTIVAL FX 1517 P1967
LP
CATERINA CASELLI MEETS THE WE FIVE DERBY DBL 8019 (1966)
1 Caterina Caselli - Nessuno Mi Può Giudicare
02 We Five - Love Me Not Tomorrow
03 Caterina Caselli - Sono Qui Con Voi (Baby Please Don't Go)
04 We Five - Cast Your Fate To The Winds
05 Caterina Caselli - Se Lo Dici Tu
06 We Five - Can't Help Falling In Love
07 We Five - You Were On My Mind
08 Caterina Caselli - Perdono
09 We Five - My Favorite Things
10 Caterina Caselli - La Ragazza Del Piper
11 We Five - Tonight
12 Caterina Caselli - L'Uomo D'Oro
CASCO D'ORO CGD FG 5029 (1966)
01 Tutto Nero (Paint It Black) (Jagger-Richard-Beretta)
02 Perdono (Soffici-Mogol)
03 E' La Pioggia Che Va (Remember In The Rain) (Lind-Mogol)
04 Come Mai (Pace-Panzeri-Pilat)
05 Cantastorie (Monegasco-Beretta)
06 L'Uomo D'Oro (Pace-Panzeri-Guatelli)
07 Cento Giorni (Soffici-Mogol)
08 Kicks (Mann-Weil-Limiti)
09 Puoi Farmi Piangere (I Put A Spell On You)(Price-Mogol-Pallavicini)
10 I Believe To My Soul (Ray Charles)
11 Oh No (Monaldi-Mogol)
12 Nessuno Mi Può Giudicare (Pace-Panzeri-Beretta-Del Prete)
en écoute: Puoi Farmi Piangere (I Put A Spell On You)
Posté le 16/04/2009 à 12:00 par surfinbird
Dr Feelgood and the Interns
1 Right string but the wrong yo yo
2 What’s up doc
SP OK 7156 USA 1962
Genre: R&B
Connu sous les noms de Piano Red et Dr Feelgood ; William Perryman est né le 19 octobre 1911, dans une ferme de Georgie. Enfant, il observe son frère Rufus beaucoup plus âgé que lui qui jouait du piano. William se met lui aussi au piano et dans les années trente, influencé par Fats Waller, il joue dans les juke joints de la région et travaille avec d’autres bluesmen originaires de Georgie. En 1934, il se produit dans les clubs blancs d’Atlanta avec un répertoire pop. Autour de 1936, il commence à se produire sous le nom de Piano Red et effectue son premier enregistrement avec Blind Willie Mc Tell pour Vocalion, mais le disque ne verra jamais le jour. Il se consacre alors au métier de tapissier tout en se produisant les week- ends dans les clubs.
En 1950, il enregistre dans les studios de la radio WGST d’Atlanta deux faces crues de piano boogie woogie chantées dans le style hurleur. Publiées par RCA « Rockin’ with Red » se classe N°5 du R&B chart le mois de décembre 1950 et début 1951 c’est la face B l’instrumental « Red’s Boogie » qui atteint la quatrième place du même chart. « Rockin’ with Red » fait partie de ces morceaux à la base du rock and roll, il va être repris au fil des années sous diverses formes et divers titres ; en 1953, on note deux versions rockabilly par Lucky Joe Almond et Little Jimmy Dickens sous le titre « Rock me » . En 1957, c’est Little Richard qui s’en inspire sous le titre de « She knows how to rock ». Les deux faces de ce disque sont parues en France dans les années cinquante sous étiquette La voix de son maître (N°143)
Au cours de l’année 1951, Piano Red place trois autres morceaux dans le top 10 R&B “The wrong yo yo » (que reprendra Carl Perkins), « Just right bounce » et « Laying the boogie ». Au milieu des années cinquante, il anime son propre show sur les stations de radio WGST et WAOK à Atlanta tout en enregistrant pour différentes compagnies Columbia, Checker, Groove.
En 1961, il signe chez OK ou il enregistre sous le nom de Dr. Feelgood & the Interns : « Mr Moonlight »/ « Dr Feelgood » (OK 7144). A la guitare rythmique on trouve la jeune Beverly « Guitar » Watkins ». « Mr Moonlight » publié en Angleterre est très populaire parmi les groupes beat, les Beatles reprennent la chanson en 1964 (Beatles for sale), elle est aussi gravée par les Hollies. « Doctor feelgood » ou il clame son amour pour les femmes fortes se classe dans le pop chart US (N° 66) . Le 45 tours suivant "Bald Headed "/ “What’s up doc” est dans la même veine R&B. On retrouve « What’s up doc » en face B de son troisième simple OK avec l’humoristique « Right string but the wrong yo yo » qui retourne dans le fond des classements du top 100 Pop en 1962.
Dans les années soixante dix, Piano Red viendra plusieurs fois en Europe,
Le pianiste albinos est mort d’un cancer en 1984
Posté le 02/04/2009 à 12:00 par surfinbird
The Chevrons
Come go with me
I’m in love again/All shook up
Time Records 1
P.1960
Genre: doo wop
Groupe blanc de doo wop formé en 1959 à la Washington Heights à Manhattan
Denis Minogue : (leader)
Marty Trautman : (premier tenor)
Frank Williams: (second tenor)
Gary Giordon: (baryton)
Al Conde (basse)
Les Chevrons enregistrent un premier disque produit par Jim Croce le mid tempo “That comes with love” pour le label Brend (subsidiaire de Shad de Bobby Shad)
Leur second single « Lullabye » archétype doo wop connaît un grand succès sur la côte Est.
Suite a ce succès, ils participent à une tournée menée par le célèbre animateur radio Bruce « Cousin Brucie » Morrow et à de nombreux passages TV, dont une apparition chez Dick Clark.
Sur leur troisième 45 tours Brent, on trouve la reprise des deux méga hits « Little Darlin’ » (Gladiolas/Diamonds) et Little Star (Elegants).
En 1960, les Chevrons reprennent le hit de 1957 des Del Vikings « Come go with me » couplé au medley “I’m in love again/”All shook up” sur un 45 tours publié par le la bel Time. Ces deux chansons ainsi que les deux titres du dernier simple Brent figurent sur un Lp « Sing A Long Rock An Roll » pour le label Time ou le quintette reprend à la sauce doo wop plus d’une vingtaine de classiques du rock and roll. Mais le groupe va se disloquer peu de temps après la publication de ce 33 tours.
Leur leader Denis Minogue change alors son son prénom en Terry et compose avec Gene Pistelli le hit « Sunday Will never be the same » pour Spanky & Our Gang (N° 9 Pop 1967)
En 1969 Terry avec la complicité de Gene Pistelli et Tommy West se classe N° 22 Pop avec « Medecine Man » sous le nom de Buchanan Brothers. En 1972 ils retournent dans le top 30, sous le nom de Cashman dans le registre pop folk avec American City Suite »
D’autres 45 tours paraîtront sous le nom de Chevrons dans les années soixante.
Les Chevrons se retrouvent en 1989 pour un show sur une radio new-yorkaise
Discography :
That Comes with love / Don't be Heartless (Brent 7000) 1959
Lullabye / day after forever (Brent 7007) 1959
Little Darlin' / little Star (Brent 7015) 1960
Come go with me / I'm in love again-All shook up (Time 1) 1960
For your love / Good good Lovin' (Cuca 6381) 1961
Please don't make me cry / Still in love with you (Sara 6462) 1962
Who does he cry to / The Jones girl (Kiski 2065) 1964
Mine forever more / In the depths of my soul (Independence 84) 1968
LP SING A LONG ROCK & ROLL TIME 10008 P.1961
Posté le 28/03/2009 à 12:00 par surfinbird
Un des meilleurs groupes beat espagnol fondé en Barcelone au début des années soixante
Composé de :
Antonio Miquel "Leslie" : (chant)
José Fontsere : (guitare rythmique)
Guillermo Rodríguez (basse)
Manolo Madruga (guitare solo)
Luis Gomis (batteríe)
A leur début, les Sirex pratiquent un rock and roll pur et dur sur des guitares Jomadi fabriquées à Bilbao. Malgré la censure et les vexations, ils deviennent rapidement très populaire en Catalogne. En 1963, ils signent pour la maison de disque Vergara et adoptent le style anglais.
Le thème principale de leur premier disque est une version espagnole du thème folk « If i had a hammer » remis au goût du jour par Trini Lopez « Si tu viera un martillo », popularisé en France par Cloclo, les groupes espagnols puisaient dans les succès anglo saxons mais lorgnaient aussi de l’autre coté des Pyrénées. Si ce morceau est assez anecdotique, on trouve sur la même face du 45 tours « Quiero ser dichoso » une bonne reprise du « Glad all over » du Dave Clark Five. De l’autre côté de la galette los Sirex reprennent avec peine le « Please please me » des Beatles en espagnol, et surprise une version brute « Nobody but you » des Lafayettes interprétée en anglais.
Le titre vedette de leur second 45 tours est une superbe ballade bluesy « Muchacha bonita » et on y trouve aussi les reprises de « Da do ron ron » et « Twist and Shout ». Sur leur troisième 45 tours, ils reprennent « Ciao Ragazzi » de Celentano et une autre chanson italienne « Motivo de amor » une ballade interprétée par Pino Donaggio lors du festival de San Remo en 1964 à côté d’une curieuse reprise du « Jambalaya » de Hank Williams.
Pour leur quatrième EP, los Sirex rendent hommage sur un morceau beat de leur composition au San Carlos Club situé dans le barrio de Gracia ou se produisaient tous les grands groupes Catalans comme los Mustangs, los Lone Star. Ils apparaissent aussi dans le documentaire Noches de Universo (1964)
Le 2 et 3 juillet 1965, les Sirex ouvrent pour les Beatles lors de leurs deux dates espagnoles à Madrid et Barcelone. En 1966, on retrouve le quintette dans un autre film « El ultimo Sabado ». En 1968, renforcés par des cuivres, ils se tournent vers la musique pop, leurs compos personnelles ne rencontrant pas le succès escompté, ils reviennent vers les adaptations et puisent chez Arthur Brown « Fuego » ou Rocky Roberts « Soy Tremendo » avant de séparer au tournant de la décennie !
Posté le 26/03/2009 à 12:00 par surfinbird
Rocky Volcano y sus Volcano Twisters
Pequeno elefante (baby elephan walk) Mancini/Mapel)
Hoy es el fin (que vais je faire ?) (R.Volcano)
Hey Baby Madison (hey baby) (Cobb/Channel/Mapel)
Johnny Angel (Pockriss/Duddy/Mapel)
EP BELTER 50624 Espagne
P.1962
ROCKY ANGEL
Evincé par Philips qui lui a préféré un jeune blondinet, Rocky Volcano se réfugie dans l’Espagne Franquiste en manque de rockers en ce début des sixties.
Il va enregistrer avec ses Volcano Twisters (!) quatre 45 tours chez Belter à Barcelone.
En cette année 1962, la vague des idoles yéyé submerge le rock and roll originel sauvage et spontané. Pour son chant du cygne, Rocky comme tout le monde se met au Madison une danse qui tente avec un certain succès de détrôner le twist.
Après avoir chassé sur le terrain de son rival avec « My tonta Mano » sa version de « Shake a hand of a fool » sur son premier EP Belter, il reprend pour les jeunes ibériques un autre titre que Johnny sublime le « Hey Baby » de Bruce Channel. Mais soyons honnête sa version est un cran en dessous. Deux autres reprises figurent au menu de son dernier 45 tours ; « Pequeno elefante » bien soutenue par le saxophoniste des Volcanos d’après le « Baby elephan walk » d’Henri Mancini extraite de la B.O du film « Hatari » de 1962, une chanson popularisée dans l’hexagone par Dalida sous le titre « Petit éléphant twist » et la ballade « Johnny Angel » un N°1 américain pour la chanteuse actrice Shelley Fabares en avril 1962 et qui devient Rocky Angel !
Finalement c’est sa compo « Hoy es el fin » un madison qui sent bon le rock and roll qui sort du lot, traduit sur la pochette en (Que vais-je faire ?) qui est certainement la question existentielle que se pose alors notre rocker au moment où il jette l’éponge !
Posté le 17/03/2009 à 12:00 par surfinbird
R.I.P Rocky Volcano (Jean Joseph Nicolas) 09/12/1935 -07/01/2009
« Et puis il y avait un rock présenté par un rockman authentique Rocky Volcano aux jambes tremblantes, au costume d’aluminium étincelant et à la voix où se mêlent les explosions, les gloussements et les hoquets. Il chanta « toi, toi, toi, toujours toi, toi, toi, rien que toi, toi, toi » on trouva que c’était tout de même un peu exclusif. Cependant les étudiants de Rennes devaient le soutenir vigoureusement… »
C’est ainsi que le journal le Figaro relate la prestation de Rocky Volcano lors du festival de la chanson du coq d’or à l’Olympia remporté par John Williams avec « Le voyageur sans étoiles » fin mai 1961.
Lancé au tout début de 1961 par Philips qui ne possède pas encore de rockers dans son écurie, Rocky éructe sur son premier 45 tours le très sauvage et sexuel «Comme un volcan » et le rock transalpin « 24000 baisers » accompagnés par les Rock ‘n’ Rollers musiciens confirmés venu du Jazz qui jouent très 50’s.
La belle photo de la pochette nous le montre les cheveux court en veste de smoking blanc avec pantalon et chemise noire au col relevé dans une pose à la Elvis. Comme le veut la tradition Philips lui crée une bio imaginaire (père sicilien,mère américaine !) et le rajeunit (19 ans) car apparemment 26 ans faisait déjà un peu trop vieux ?
Est ce son allure déjà trop mûre, son accent ou sa sauvagerie extrême, le rocker au nom magique fut boudé par les médias. Son premier disque comme les suivants passent relativement inaperçu, trop pur ou trop en avance le public n’a rien compris à ses hoquets, sa façon de se rouler sur scène dans son costume en poussière d’or. Condamné à l’exil il poursuivra sa carrière incendiaire en Espagne en manque de rockers !
CD
Le rock c’est ça Polygram 1990
Twistin the rock Mercury 2002
En écoute 24000 baisers
Posté le 09/03/2009 à 12:00 par surfinbird
THE MIRETTES
LP “IN THE MIDNIGHT HOUR” REVUE RS7205 USA P.1968
01 Take Me For A Little While
02 The Real Thing
03 I'm A Whole New Thing
04 On The Good Ship Lollipop
05 Somewhere
06 Keep On Running
07 First Love
08 Tweedle Dee
09 To Love Somebody
10 In The Midnight Hour
Suite au succès de « In the midnight hour » les Mirettes enregistrent un album pour Revue, dix chansons composent le disque, on y retrouve bien sur leur reprise sexy du hit de Wilson Pickett qui donne son nom a l’ensemble.
Le disque démarre superbement avec "Take me for a little while", une reprise de la trop méconnue Evie Sand entre soul et girl group. « The real thing » est une intense ballade soul, d’autres douceurs figurent sur ce disque à une époque où on dansait encore le slow ; une cover de « To love somebody » des Bee Gees, un « Somewhere » tiré de West Side Story assez classique ou « First love » qui figurait en face B du 45 tours français de « In the midnight hour ».
"I'm a Whole New Thing" face B de leur troisième simple Uni comporte de fabuleuses parties de basse sur un tempo R&B. L’amusant « On the good ship lollipop » est plus anecdotique quoique superbement orchestré, il s’agit d’une chanson que Shirley Temple interprétait dans le film Bright Eyes de 1934 ! Les Mirettes remettent aussi au goût du jour le vieux hit R&B de 1955 de Lavern Baker « Tweedle Dee » Mais la chanson la plus surprenante de cet opus est leur excellente version avec renfort de sax de « Keep on running » du jamaïcain Jackie Edward popularisée par le Spencer Davis Group.
Peu promotionné, ce petit bijou indispensable aux amateurs de soul music ou de girl group après avoir traîné dans les bacs à solde des 70’s a disparu dans les oubliettes de l’histoire !
Posté le 08/03/2009 à 12:00 par surfinbird
The Mirettes
In the midnight hour (s.cropper/w.pickett)
First love (j.goldstein)
CBS série Gemini 17528
France 1968
Genre: Soul/Girl Group
Note de pochette
Ce groupe de 4 charmantes jeunes filles, élevées dans les chorales des églises noires des USA n’est pas totalement inconnu des amateurs fervents du RHYTHM & BLUES puisque ces chanteuses au talent merveilleux firent partie des IKETTES, groupe qui accompagne IKE et TINA TURNER le couple le plus extraordinaire de la SOUL MUSIC.
La version de « IN THE MIDNIGHT HOUR » de Wilson Pickett est interprétée brillamment
Sur un rythme irrésistible. L’atmosphère évoque les chaleureux NEGRO SPIRITUALS avec toutefois un son très accentué par l’excellent accompagnement basse – guitare- batterie.
Michel ROMANET (DISC JOCKEY)
Discographie the Mirettes USA
45 tours
He's Alright with Me / Your Kind Ain't No Good MIRWOOD 5514 1966
He's Alright With Me / Now that I Found You Baby MIRWOOD 5531 1967
In the Midnight Hour / To Love Somebody REVUE 1104 1968
Take me for a Little While / The Real Thing REVUE 11017 1968
First Love / I'm a Whole New Thing REVUE 11029 1968
Help Wanted / Play Fair MINIT 32045 1968
Stand by Your Man / If Everybody'd Help Somebody UNI 55110 1969
Ain't You Trying to Cross Over / Heart Full of Gladness UNI 55126 1969
Whirlpool / Ain't you Trying to Cross Over UNI 55147 1969
Rap Run It on Down / Sweet Soul Sister UNI 55161 1969
Ain't My Stuff Good Enough / The Time and the Season ZEA 5000 1970
LP
IN THE MIDNIGHT HOUR -REVUE RS7205 P.1968
WHIRLPOOL - UNI 73062 P.1969
Posté le 08/03/2009 à 12:00 par surfinbird
The Mirettes
Now that i found you, baby (s.mathews)
He's all right with me (j.thomas)
Festival SPX 141 P1967
Genre: Soul/Girl Group
En 1966, Robbie Montgomery, Vanetta Fields et Jessie Smith trois membres de la seconde mouture des Ikettes les choristes attitrées de Ike et Tina Turner décident de voler de leurs propres ailes.
Managées par Alline Bullock (la sœur de Tina) le trio enregistre sous le nom de Mirettes un premier 45 tours « He's Alright with Me », pour Mirwood un label basé à L.A.
Le 45 tours sera réédité l’année suivante avec une nouvelle face B « Now that i found you baby » composée par Sherlie Matthews et publié en France chez Festival avec la mention « Au festival de jazz d’Antibes »
Les Mirettes signent ensuite chez Revue où elles reprennent une version sexy du hit de Wilson Pickett « In the midnight hour ». Le disque rentre dans le top 20 R&B et se classe N°45 pop au début de l’année 1968. « In the midnight hour » est également publié en France par CBS avec en face B la ballade soul « First love » qui provient de leur troisième et dernier 45 tours Revue .
Ce label publiera fin 1968 un LP des Mirettes « In the Midnight Hour ». Après trois 45 tours pour Revue, elles enregistrent un disque chez Minit. En 1969, les Mirettes signent chez Uni, quatre singles seront publiés, dont une reprise du standard country « Stand by your man » ainsi qu’un LP « Whirpool ». Malgré la qualité des chansons, les Mirettes n’arrivent pas à percer et se séparent en 1970 après un dernier simple pour Zea. Vanetta Fields fonde ensuite les Blackberries avec Clydie King qui deviennent entre autre les choristes d’Humble Pie de Steve Marriot