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Blues, Rhythm & blues,
Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage Catégorie : Blog Musique Date de création :
10.08.2007 Dernière mise à jour :
25.04.2008
L’histoire de Nathaniel Mayer (il est né le 10 février 1944) commence un jour de 1961, lorsqu’il se rend à vélo chez Fortune records, armé de chansons adolescentes plein la tête et le désir brûlant de devenir une idole des jeunes.
Fortune était un label indépendant fondé par le couple Devora et Jack Brown qui régnait alors avec sa foule de labels satellites dans le Détroit pré Motown de la fin des années cinquante
Aux Brown’s, le jeune Nathaniel raconte son premier fait d’arme, à 15 ans il avait composé une chanson intitulée « Silly Millie » qu’il avait proposé à King/Federal qui la fait enregistrer à un groupe du coin sans contrepartie pour le garçon.
Chez Fortune, il a plus de chance, on lui signe un contrat et il enregistre un de ses textes « My Little darling ». Ce mid tempo à la veine pré soul renforcé par des chœurs féminins se démarque par ses arrangements incongrus maracas et flûte traversière plus quelques apparitions de sax. La face A de ce disque (Fortune 542) précurseur de la soul naissante est une magnifique ballade « My last dance With You » composée par Devora Brown et enregistrée avec des copines d’école les Fabulous Twilights .
Son second enregistrement l’utopiste « The village of love » (Fortune (545) est encore fortement marqué par le doo wop tout comme sa face B la ballade « I want a woman ». Distribué à travers le pays par United Artists « Village of love » est un hit en ce printemps 1962 et se classe N° 16 du R&B chart et 22 pop et lui vaut un passage dans American Bandstand l’émission TV de Dick Clark
Les artistes de chez Fortune formaient avec leur boss une véritable famille, Nathaniel fréquente l’autre déjanté du R&B André Williams et le leader des Diablos ; Nolan Strong.
Il est désormais une star à Detroit et rencontre même son idole James Brown, tout semble baigner pour Nathaniel pourtant son village de l’amour restera son seul et unique tube.
Son troisième disque comporte le sauvage et bluesy « Leave me alone » avec ses guitares surf et l’émouvante ballade « Hurting love » (Fortune 547)
Pour Noël, il demande a Santa Claus qu’il lui ramène sa belle dans « Mr Santa Claus » (Fortune 550) .
Trois singles sortent en 1963 ; «Well i’ve got news» toujours aussi merveilleux et ex face B de Mr Santa couplé au rayonnant « Work it out » brailler par Nathaniel sur une rythmique sauvage (Fortune 555)
Le magnifique « I had a dream » (Fortune 554) et sa ballade soul "I’m not gonna cry » et « Return to the Village of love » (Fortune 557) une suite carrément funky de « Village of love », ou il tente sans succès de recapitaliser son premier tube. Mais face à la domination de Motown ces simples sont éclipsés.
Fortune édite aussi en cette année 1963 un album, en fait deux quasi similaires l’un intitulé « Village of Love » - Nathaniel Mayer & Twilights (Fortune 8013) l’autre « (Going Back to the) Village of Love « - Nathaniel Mayer & Fabulous Twilights (Fortune 8014)
Ou parmi les titres de ses singles on trouve l’une des meilleures reprises soul du « Summertime » de Gerschwin
Un seul single paraît en 1964 « A place i know » (Fortune 562) ou l’on retrouve des réminiscences doo wop et qui est publié sous le nom de Nathaniel Mayer and the Dynamics with the Crescendals avec le funky « Don’t come back » calqué sur James Brown. Puis il faut attendre 1966, ou est publié son dernier 45 tours Fortune « I want love and affection (not the house of correction) » digne des pépites Stax. Ou il chante « J’ai été condamné en 1963 pour attaque a main armée mais j’ai besoin d’amour et d’affection pas de maison de correction ». La B side « From now on » est tout aussi groovy .
Dans sa production Fortune, il n’y a rien à jeter, de la pur soul des ghettos, l’intégrale de ses enregistrements Fortune a été rééditée par Vampi Soul !
Curieusement alors qu’à cette époque le nouveau son Motown de Detroit envahie le monde Nathaliel Mayer ne fait pas partie de la fête. Mayer déclare avoir été approché par Motown pour chanter avec le groupe vocal les Contours (N°1 en 1962 avec « Do you love me ») mais qu’il préférait se produire sous son nom (Soul bag N°190)
Après son départ de Fortune, Mayer enregistre en 1968 « Bald Headed Woman » un disque produit par GinoWashington resté inédit et que le label Norton va rééditer en 2002
Mayer traîne ensuite semble t’il avec le gang des Earl Flynns, des gangsters flamboyants qui prirent le nom de l’acteur qui Errol Flynn qui écumèrent Detroit dans les 70’s
Il faudra alors attendre 1980, pour retrouver Mayer dans un studio pour un single disco autoproduit « Super Boogie »/ »Raise the curtain high » (Love Dog 101)
En 1996, le groupe garage Detroit Cobras fait revivre son Village of love ( Human fly)
C’est sous l’impulsion de son ami Geno Washington qu’il retourne sur scène, pour le millénium concert puis il est invité à la Nouvel Orléans en 2003 pour le festival annuel the Ponderosa stomp qui célèbre les musiques roots
En 2004, Nathaniel Mayer signe chez Fat Possum et fait un come back remarquable avec l’excitant album « I just want to be held » qui nous ramène à la grande période de la soul urbaine.
Le CD démarre avec l’énergique « I wanna dance with you » suivit d’une première surprise une crade cover de « I Fount out » de John Lennon (du LP Plastic Ono Band 1970) « Satisfied Foll » seconde reprise est une petite perle remplie de cuivre avec un orgue Farfisa en contrepoint. « I’m in love » est un superbe mid tempo soul. Mayer a écrit sept des dix chansons que comporte cet album sur lequel il n’y a rien à jeter. « Leave me alone » relecture de son troisième simple Fortune de 1962 avec son solo de guitare vous donne la bougeotte tandis que « You gotta work » est plus rock.
« From Now On » dernière reprise est à nouveau de la soul pur jus, tout comme le dragueur « Stick it lick it ». « Your the one » une magnifique ballade soul. Le disque se termine avec « What’s your name » dans la veine garage rock
Sur son dernier opus toujours aussi excentrique « Why don’t you give it to me » paru en 2007 chez Alive Natural sounds sa voix caverneuse sonne usée et semble sortir d’outre tombe. Les cuivres sont abandonnés, place au rock garage teinté de psychédélisme à faire fuir les puristes soul. Mayer est entouré d’une paire de jeunes musiciens rock de Detroit ; les guitaristes Matthew Smith (Outrageous Cherry) et Dan Auerbach (Black Keys), le batteur Dave Shettler (SSM) et le bassiste Troy Gregory qui lui tissent une toile complexe avec leurs instruments
Plage 1 : « Why Don’t you give it to me » un mid tempo bluesy qui donne son nom au CD avec une superbe pochette, suit « White dress » un des titres forts de l’album qui sonne très garage voir punk « I’m a lonely man » a des accents psyché. « Please don’t drop the bomp » baigne dans un climat étrange. Fringant (ou pas ! vu son état) en tout cas le vieux briscard remarque encore les belles filles et le fait savoir dans «Everywhere a go » et devient encore plus salace avec « Why dontcha show me » et on a l’impression a tout moment qu’il va pousser son dernier râle !. « What would you do ? » enchaine sur « Doin’ it » est une longue fresque de plus de 8 minute qui baigne a nouveau dans le psychédélisme .Le disque se termine avec le cool « Dancing Mood » sur un air rock steady
Le 2 décembre 2007 Nathaniel Mayer s’est produit à la Maroquinerie à Paris accompagné par trois jeunes musiciens de la scène garage de la Motor city ; le guitariste Matthew Smith qui a participé à l’enregistrement de « Why don’t you give me », Chad Gildchrist (basse) et Bob Mulrooney (batterie)
Dans la salle au trois -quarts vides, il n’y guère qu’une centaine de spectateurs plutôt jeunes pour faire un triomphe à Nathaniel qui arrive impeccable en costard blanc marchant péniblement avec sa canne.
Nathaniel Mayer figure aussi au générique du film de Dan Rose « Wayne Country Ramblin’ »
Ses trois CD qu’on arrive à trouver à des prix corrects sont indispensables a tout amateur de R&B & Soul qui se respecte
actu: 22 avril 2008
Nathaniel Mayer est actuellement hospitalisé suite à une attaque cardiaque
Nathaniel is still in the hospital, slowly recovering from the stroke. His right side and speech have been affected. He is more alert now, and though speech and movement are difficult for him at the moment, the slight improvements he's made are encouraging. The X-rays reveal that the damage from the stroke was limited to a small area, so the doctors think a considerable recovery is possible. Nate is aware of the many messages he's recieved here. Knowing how much everyone cares about him is giving him strength. Also, listening to lots of James Brown on the CD player is doing him good.
CD
I JUST WANT TO BE HELD FAT POSSUM P 2004 *****
I WANT LOVE AND AFFECTION NOT THE HOUSE OF CORRECTION
VAMPI SOUL VAMPI 072 *****
WHY DON’T YOU GIVE IT TO ME ALIVE NATURAL SOUNDS 0079-2 P2007 ****
Né à la Nouvelle Orléans le 10 mai 1935, Larry Williams apprend d’abord à jouer de la guitare basse avant d’être initié au piano par le chef d’orchestre Oscar Monroe. En 1954, il se produit au piano avec les Lemon Drops une formation vocale qui interprète des chansons de Fats Domino et Lloyd Price.
Un jour il rencontre son idole Lloyd Price qui l’embauche comme pianiste et valet pour ses tournées ! Lloyd Price demandera à son patron Art Rupe une audition pour les Lemon Drops qui restera sans suite en partie à cause de l’incorporation dans l’armée de Price.
En 1957, après son service militaire en Corée, Lloyd Price quitte Specialty pour fonder sa propre maison de disque KRC. Avec sa ballade mélodique dans le style New Orleans « Just Because » qui est distribué à travers le pays par la major ABC, il est a nouveau sur la route du succès.
Art Rupe et Bumps Blackwell font alors appel à Larry Williams et le convoque à Los Angeles pour enregistrer une reprise de « Just Because » (Sp. 597) pour contrer les ventes du 45 tours de Lloyd Price. Si la version originale se classe N°3 du R&B chart, elle va être talonnée par celle du nouveau venu Williams qui se positionne à une respectable 11 ème place. Sur ce premier disque Larry s’accompagne lui-même au piano et la face B du single est un jump bluesy bien soutenu par le saxophoniste Plas Johnson originaire comme lui de la Cresent City. Dans la foulée, Williams enregistre à Hollywood pour Specialty, le 26 avril 1957 avec Rene Hall (guitare) Ted Brinson (basse) Earl Palmer (batterie) et J.J.Jones (sax) « Short fat Fannie » un bon rock dans le genre « novelty » qu’il a composé a partir des titres de différents succès de rock and roll. « Short Fat Fannie » (Sp 608) se classe à la première place du R&B chart et N°5 Pop en juin 1957 et distribué par London rentre dans le top 25 britannique. La face B une ballade « High School dance » fait également un petit tour dans les classements américain. Lors de cette session d’avril, Larry avait aussi mis en boite une reprise du thème de carnaval « Jockomo » de James « Sugarboy » Crawford qui va rester dans les fonds de tiroir du label. En juin il fait une session à la Nouvelle Orléans et enregistre « Oh Baby » avec le saxophoniste Lee Allen et une bonne reprise du hit de Huey Piano Smith « Rockin’ Pneumonia » avec Art Neville. Une nouvelle fois ces deux titres ne seront pas publiés à l’époque. De retour à Hollywood il rentre en studio le mois de septembre 1957 avec la même section rythmique que « Sort Fat Fannie » pour graver les chansons de son troisième single Specialty. L’excellent rock « Bony Moronie » (Sp 615) est a nouveau un smash et se classe N°4 R&B et N°14 Pop et N° 11 en Angleterre. La face B « You bug me baby » du même acabit provenant d’une séquence de juin a été composée par Larry avec le renfort de Sonny Bono rentre dans le pop chart N°45. Avec l’argent gagné, Larry en bon flambeur s’achète quelques Cadillac, mais curieusement sa chute va être aussi rapide que sont ascension. Pourtant ce ne sont pas ses enregistrements qui peuvent être mis en cause, son nouveau disque avec ses deux fameuses compositions « Dizzy Miss Lizzy » et « Slow Dow » (Sp. 626) est fabuleux, mais il ne rentre même pas dans le R&B chart. « Dizzy Miss Lizzy » avec la guitare twangy de Rene Hall se classe N°69 pop le mois d’avril 1958. La face B le torride « Slow Down » tente de recapturer l’énergie de Little Richard qui vient de quitter le rock and roll pour entrer en religion
En avril 1958, Larry Williams tente de lancer une nouvelle danse « The Hootchy-koo » (Sp. 634) malgré un rock sauvage « The Dummy » en face B le disque est un flop. Le mois d’août il retourne dans les studios pour enregistrer « Peaches and Creams » (Sp.647) dans un style musical proche des Coasters et une belle ballade dans la tradition neworléanaise « I was a fool » en face B, le disque une nouvelle fois ne se vend pas. Suit, « Bad Boy » (Sp. 658) l’histoire d’un mauvais petit kid qui donne son canarie a manger au chat et met son chien dans la machine à laver et qui préfère avant tout le rock and roll à l’école s’approche encore plus du style des Coasters. La face B « She Said Yeah » un autre rock and roll frénétique a été composé par Sony Bono et Roddy Jackson.
Début 1959, les chœurs féminins font leur apparition sur « I Can’t stop loving you » (Sp. 665) couplé « Steal a little kiss » dans la même veine. Sort ensuite l’énergique « Give me love » (Sp.677) avec les Stewarts Singers couplé à l’intense romance « Teardrops »
Le banal « Ting a ling » (Sp. 682) publié avec sur l’autre face une version rock and roll du classique blues « Good Morning Scholl girl » va être son chant du cygne pour Specialty
Specialty publiera un album « Here’s Larry Williams » (Sp.2109) avec quelques titres nom paru en simple comme : « Make a little love » et sa relecture du hit de son ex boss Lloyd Price « Lawdy Miss Clawdy » datant de 1957. Il laissera dans les tiroirs de Specialty de nombreux inédits enregistrés entre 1957 et 1958. Ses reprises de « Zing Zing » de Art Neville, « Heeby Jeebies » de Little Richard et quelques compositions personnelles « Hocus Pocus », « Jelly Bellie Nellie » « Marie Marie » .
Après avoir été arrêté pour possession de drogue, il quitte Specialty fin 1959 et se rend à Chicago où il signe chez Chess. Il déclarera quelques années plus tard :
« Je ne suis pas un rocker. C’est le manager de Specialty qui m’a forcé à le devenir et à enregistrer des titres dans le style de ce que faisait Little Richard. Je reconnais que commercialement parlant, l’expérience fut intéressante, mais ce n’est pas sans contentement que je ne renouvelais pas mon contrat »
Pour Chess, il enregistre quelques faces en abordant librement différents genres avant d’atterrir à la case prison. « My baby’s got soul » une profonde ballade soul soutenue par une flutte (Ch. 1736) est le premier de la série dequatre singles. « Baby baby » (Ch.1745) ressemble à son « Peaches and cream », sa face B « Get ready » produite par Willie Dixon et Billy « the kid » Emerson est un pseudo gospel camouflant un commentaire social mais trop étrange pour le grand public. « I wanna know » (Ch. 1761) est un rock sauvage dans la veine de ses meilleurs titres pour Specialty, et offre de l’autre côté de la galette un rock teinté de blues « Like a gentleman oughta ». « Fresh out » (Chess 1805) en 1961 marque son chant du cygne pour la marque de Chicago. Pendant que Larry croupi en prison, ses chansons sont interprétés par tous combos de Liverpool qui affectionnaient particulièrement les rock'n'rollers frénétiques noirs comme Little Richard et Larry Williams. Parmi les aficionados de Larry Williams, les Beatles qui ont enregistré trois de ses chansons ; « Dizzy Miss Lizzy », « Slow Down » et « Bad Boy ». Même les Rolling Stones reprendront « She Said yeah » sur l’album « December Children ». Lorsqu’il sort de prison, Larry se dit il est temps d’aller faire un tour en Grande Bretagne, il s’y rend en 1965 accompagné par Johnny Guitar Watson et apparaît à l’affiche de nombreux clubs branchés londoniens comme « Le Marquee » et « Le Flamingo ». Accompagné par un combo anglais de Guilford les Stormsville Shakers et Watson, il enregistre un album pour Decca « The Larry Williams Show » (Decca 4691) où à part « Slow Down » tous les autres morceaux sont des inédits ; il reprend entre autre « Whole lotta Shakin’ going on » de Jerry Lee Lewis et une surprenante version du « For Your Love » des Yardbirds. Un autre disque enregistré live au Marques « On stage recording live » sur lequel Larry Williams interprète ses plus grands succès est publié par Sue (Sue 922).
Lorsqu’il retourne aux USA, Larry Williams confirme son orientation soul et enregistre pour Smash en 1966 « Boss Lovin ». En 1967, il signe pour OK label subsidiaire de Columbia et produit l’album soul de Little Richard « The Explosive Little Richard » publié le mois de janvier 1967. Pour Little Richard, Larry Williams fut le plus mauvais producteur du monde, « il voulait que je copie le style Motown, ! »
Chez OK Larry réenregistre aussi ses succès de rock and roll de chez Specialty pour un LP « Greatest Hits (Okeh 14123) . On trouve aussi sur cet album des titres soul plus contemporain comme : « Boss Lovin » et I hear my baby » et deux mornes reprises de Ray Charles « I got a Woman » et « Mary Ann ».
Larry enregistre ensuite en duo avec Johnny Guitar Watson « Mercy Mercy Mercy » (Okeh 7274) qui est a l’origine une composition instrumentale jazz de Cannonball Adderley. Et pour la première fois depuis huit ans il retourne dans les hits parades américains. « Mercy Mercy Mercy » rentre dans le top 25 R&B en mars 1967 et fait un petit tour dans le top 100 pop. Quelques mois plus tard le groupe pop les Buckinghams rentre dans le top 5 pop avec leur reprise de la chanson. Larry et Johnny gravent aussi l’excellent album « Two For the price of love » (Okeh 14122) la chanson qui donne son nom au disque va être reprise par les O’Jays chez Bell. Le dynamique duo retournera dans les classements R&B avec « Nobody » début 1968.
Parallèlement Larry Williams exerçait l’activité fructueuse de mac en faisait travailler une flotte de prostituées qui lui rapportait plus d’argent que ses ventes de disques.
Il était aussi un trafiquant de drogue notoire menacent un jour de flinguer Little Richard qui n’avait pas régler une dette de cocaïne.
En 1978, il réapparaît avec une version disco funk de « Borony Moronie » paru chez Fantasy, posant sur la pochette de ce disque sous titré « The resurrection of funk » en manteau de fourrure remplissant le réservoir d’une Rolls Ryce avec une bouteille de champagne !
Deux années plus tard, le 2 janvier 1980 Larry Williams est retrouvé chez lui à Los Angeles avec une balle dans la tête. Il avait 44 ans, la police conclura à un suicide mais pour ses associés il s’agirait plutôt d’un homicide !
Mais cette fin sordide ne doit pas nous faire oublier que Larry Williams fut un vocaliste incendiaire, un compositeur et pianiste parmi les plus grands du rock and roll noir
Cela fait trente ans que l’alsacien Jimmy Bock prêche en perfecto et mèche rebelle sur le front la bonne parole du rock and roll en martelant son piano ou son orgue dans les fêtes, clubs, festivals ou soirées privées. Jouer du rock and roll pour lui est un « kiff » terrible comme il le dit et il aime satisfaire et faire plaisir au gens qui le lui rendent bien.
En 2005, Jimmy Bock discute autour d’une bière avec l'un des associés de Johnny Hallyday
Il apprend ainsi que Johnny prépare un album de blues et le gars lui demande s’il a quelques titres. Jimmy se met au boulot et fait appel à un jeune guitariste mosellan Eric Starczan qui joue aussi avec le batteur Tony Coleman et qu’il a rencontré lors d’un bœuf.
Ensemble ils vont écrire et composer quelques chansons en français comme « J’ai retrouvé mes racines ». Les compos plaisent à Johnny et on les encourage à faire quelques morceaux supplémentaires. Au total Jimmy et Eric écrivent 18 chansons, ils rencontrent même Johnny mais finalement Warner rejette tous les titres. Cette histoire va finalement motiver Jimmy qui n’a plus fait de disque depuis des lustres à les enregistrer lui-même. Ne se sentant pas à l'aise dans le chant en français, il décide de retravailler les chansons en anglais avec Eric. Le résultat un excellent CD de 13 chansons intitulé « Blues for Johnny » Jimmy a mis du rock dans son blues, le rock est bien le fis du blues comme il le chante dans « Son of the blues ». Dans la chanson qui donne son titre à l’album sur laquelle Eric nous montre comment il est devenu un grand guitariste de blues, on sent quand même une certaine amertume quand on écoute Jimmy chanté : « J’ai composé cette chanson juste pour Johnny car il voulait chanté le blues- mais quelqu’un a dit ma chanson n’est pas bonne et maintenant c’est mois qui est le blues… ». L’ombre de Chuck Berry qui fut un de ses premiers chocs musicaux et avec qui il a joué de nombreuses fois rode souvent dans les thèmes et la construction des chansons.
A propos de « You will sing the blues » Jimmy raconte une anecdote assez drôle ; au départ il voulait faire chanter à Johnny « J’ai chanté la vie, j’ai chanté l’amour et j’ai souvent chanté n’importe quoi- mais si m’a vie commencerait là je chanterai le blues… » ce qui a naturellement fait tiquer la major! Jimmy chante maintenant « rouler avec en voiture avec ma baby à côté de moi ce n’est pas une raison de chanter le blues- mais si quelqu’un marche sur mes chaussures en daim bleue, je vais chanter le blues ! »
Parmi les autres réussites une agréable ballade bluesy « That’s my life »,
« Under my skin » a été réécrit sur le « J’ai retrouvé mes racines ; « Bye Bye Bluesman » qui termine le CD provient d’un fond de tiroir et n’avait pas été présenté à Johnny. Ce titre très authentique et roots a vu le jour dans l’appart de Jimmy, Eric gratouillait le morceau a la guitare sèche avant de l’enregistrer sur l’ordinateur. Puis Eric souffle par-dessus dans un vieil harmonica Hofner et Jimmy balance « Salut bluesman je ne reviendrai plus ». Le morceau est enregistrer avec le renfort de Pierre Metzger son bassiste de rock a la double basse et Yves Maillé aux baguettes et termine avec merveille ce CD à découvrir d’urgence !
60 beat
Né en 1948, Jean Michel Boch se met très jeune au piano encouragé par une mère prof de cet instrument. Il découvre le rock and roll à la fin de années cinquante dans les surprises parties ou il accompagne sa sœur plus âgée qu’il devait surveiller ! Un jour sa sœur lui ramène un disque de Ray Charles le fameux « What’d i say » et lui dit « t’arriveras jamais à jouer ce truc » En cachette de sa mère il se met alors à jouer ce morceau et chope le virus du rock an roll ! A 18 ans il lâche les études et rejoint pour les accompagner au piano la deuxième mouture des BLACK & WHITE de Strasbourg avec Dany Gentner (basse) Pierre Denard (batterie) Michel Spielmann (guitare solo) et Henri Elchinger (chant) Le groupe répète en puisant dans le répertoire d’un des groupes anglais les plus sauvages de l’époque les Pretty Things en prévision des éliminatoires du fameux concours d’orchestres organisé par le quotidien régional des Dernières Nouvelles d’Alsace. Le 12 juin 1966, les Black and White se présentent dans le hall du Wacken à Strasbourg, Jimmy a troqué son piano contre le fameux orgue Farfisa, tandis que Henri se démène avec son tambourin à la manière de Phil May, le public les consacre !
En prévision de la finale, les Black and White renouvelle leur matériel et leur garde robe pour un look mods ! Le jour de la finale, ils jouent « Sitting on my Sofa » des Kinks, « Midnight to six man » et « Get the picture » des Pretty Thing, l’ambiance dans la salle atteint son paroxysme et bien que le jury ne les apprécie qu’a moitié les spectateurs font exploser l’applaudimètre et font des Black and White les grands vainqueurs de ce concours ;
Suite à cette victoire on peut même les voir sur la seconde chaîne de TV dans l’émission d’Albert Raisner « Les moins de 20 ans »
Mais paradoxalement le succès va les mener à la séparation au début de l’année 1967
On retrouve Jimmy avec un orgue Hammond et Michel au sein des Inn Crowd monté par l’ex Rhythm Checkers l’allemand Dave Kelly avec le guitariste Gert et Charlie Kaufmann aux baguettes. Cette formation tourne essentiellement dans les bases américaines en Allemagne en jouant du R&B du rock et de la country ; Les Inn Crowd font même la première partie de Fats Domino.
A Kaiserlautern, Jimmy qui jouait avec les Inn Crowd dans le mess des officiers ricains fait la connaissance d’un chanteur écossais William « Billy » Thomson qui jouait en face avec son groupe pour les hommes de troupe. Le camion Bedford des écossais étant en panne Jimmy propose à Billy de venir avec lui à Strasbourg. Ensemble il fonde les LOVE avec Michaël Czeninga à la guitare solo, Dany Gentner à la basse et Charlie à la batterie. Les Love animent les clubs de la capitale alsacienne avec des morceaux comme « You keep me hangin’ on » des Vanilla Fudge, mais splitte rapidement. Billy fera finalement carrière avec les Falcons ou Jimmy jouera temporairement.
Jimmy, Dany, Michaël reprennent le flambeau des Rhythm and Checkers avec le retour de Roland « Bouboule » Bauer au chant et à la batterie. Au tournant de la décennie le groupe s’oriente vers le style pop français alors à la mode et c’est dans ce genre qu’il enregistre studios Barclay à Paris en 1972 un 45 tours sous le nom de Checkers.
Les deux chansons de ce disque « C’est un rêve » et « Ouanita » ont été écrite par André Schneider; Les Rhythm Checkers new look se produisent dans les divers festival pop de la région et deviennent les Crucifer l’un des meilleurs groupes pop progressif du grand Est.
A la fin des années 70, les Rhythm Checkers qui pour survivre animaient souvent des bals tout en jouant du Santana et du Deep Purple rangent leurs instruments.
ROCK AND ROLL IS HERE TO STAY
Jimmy décide alors de se mettre au service du rock and roll appliquant la maxime de Danny and the Juniors "Rock Roll is here to stay ».
Porté par la vague du rockabilly, Jimmy va prêcher la bonne parole du rock and roll made in Alsace martelant avec fureur les touches de son vieux piano dans un style proche de Jerry Lee Lewis. Il se produit avec trio les Blue Train et ouvre pour Rory Gallager à la foire au Vins de Colmar.
En 1982, il enregistre un premier 45 tours avec les Blue Train composé de: Richie Logel (batterie),JP Schall (basse) Frank Schatz (guitare).
Au menu de ce simple publié sur le label Guzze records du nom de leur manager deux boogies composés par Jimmy l’excellent « You gonna rock » et « Take a change with me » écrit autour des titres des différents classiques du rock.
En 1983, il est programmé en première partie de Docteur Feelgood au Creusot.
En 1984,il enregistre son premier album live au centre pénitentiaire de Toul accompagnés par les Crazy Rockets alias Gérard et ses Beaux Frères Sur ce LP publié par Omega une demi douzaine de covers de Little Richard, du Chuck Berry, Cochran Ray Charles et un Fever d’anthologie
« Jimmy Bock dont le nom rime avec rock a tout pour séduire, car il possède en outre ce feu sacré et cette présence sans lesquels un bon musiciens ne sera jamais qu’un bon musicien.
Jimmy est un grand rocker et cet album live restera pour attester de son charisme Go Jimmy Go rock ami »
Ecrit l’historien du rock Michel Rose au dos de la pochette.
Après l’enregistrement de ce premier album les Crazy Rocket deviennent pour un temps son backing band
Parallèlement il accompagne Chuck Berry lorsque celui débarque sans ses musicos lors de ses tournées européennes ; C’est au milieu des années 70 que l’organisateur Harry Lapp fait la première fois appel avec Jimmy pour accompagner Chuck au piano. Une relation d'amitié se nouera entre les deux hommes malgré la froideur et le mauvais caractère du pionnier. On les verra encore ensemble sur scène dans le cadre du festival de jazz à Vienne en 2004.
Jimmy enregistrera deux autres albums de rock and roll dans les années 80 « En concert » et « Story of rock and roll » avec des compositions personnelles. Ces trois CD de rock ont été réédités en CD par Omega
pour écouter l'émission du 30 avril + anciennes émissions cliquer sur le lien
Surfinbird playliste 30 avril
Rock & roll en France Part 8 « Rock loufoque et nouvelle vague » (1957/58)
Rock Failair et son orchestre de P’tits Milliardaires
1 « Rock and roll sérénade »
2 « Tangage et roulis » EP Barclay 72095 P 1957
Danny Boy
3 « Mon cœur bat »
4 « Le juke box est en panne » EP Ducretet Thomson 418 P 1958
Roger Pierre et Jean Marc Thibault
5 « Le cuirassier de Reichshoffen » EP Ducretet Thompson 274 P 1957
CD SELECTION FROM YELLOW DOG RECORDS MEMPHIS TN
6 Asylum Street Spankers : « Breathin’ » CD Yellow Dog 1403 P2002
7 Eden Brent : « Mississippi number one » CD Yellow Dog 1616 P2008
8 The Bo-Keys : « Deuce and a quarter » CD Yellow Dog 1061 P2004
9 The soul of John Black : « The hole » CD Yellow Dog 1576 P2007
10 Big Joe Duskin : « Beer drinkin woman » CD Yellow Dog 1133 P 2005
11 Chris Cotton : « Blues for Big Bill » CD Yellow Dog 1146 P 2005
SPOTLIGHT : MICKEY BAKER
12 Mickey Baker Orchestra : « Love you baby » Savoy 874 P 1953
13 Big Red Mc Houston & his Orchestra : « I’m tired » Groove 20 P1954
14 Larry Dale with the Mickey Baker Orch. : « You better heed my warning » Groove 0029 P 1954
15 Larry Dale with the Mickey Baker Orchestra « Midnight Hours Groove (unis.1954)
16 Mickey Baker and his House Rockers : « Greasy Spoon » (instr.) Rainbown 288 P 1955
17 Mickey & Sylvia : « Where is the money » Rainbow 330 P 1955
18 Mickey & Sylvia : « No good lover » Groove 164 P 1956
19 Mickey & sylvia: « Love is strange » Groove 175 P 1956
Surfinbird playliste 23 avril 08
Couleurs FM
Set 1 Rock & Roll en France part 7 (1956/58)
1 Colette Renard : « l’âge atomique » EP Vogue 7273 P1957
2 Arman Mestral « 16 Tonnes » EP Philips 43290 P1956
3 Georges Richard « 16 Tons » LP Paris Microsillon P1956
4 Clarence Palmer & the Jive Bombers « Bad Boy » EP Barclay 70134 P1958
5 Didier Lapeyrere : « Sale gosse » (bad boy) EP Philips 432249 P1958
Set 2 NEW CD SELECTION
6 Sam Costello : « Same old game » CD We can get together Delta groove P 2008
7 The Rolling Stones : « Paint it black » CD BO Shine a light P2008
8 Charles Musselwhite : « River hip mama » CD Rough Dried Live at the Triple door P2008
9 Lee Rocker : « Gone » CD Black cat bone Alligator P2008
Set 3 SPOTLIGHT : NATHANIEL MAYER
10 Nathaniel Mayer : « Village of Love » SP Fortune 545 P1962
11 Nathaniel Mayer : « I had a dream » SP Fortune 554 P 1963
12 Nathaniel Mayer : « I want love and affection (not the house of correction) » Fortune 567 P1966
13 Nathaniel Mayer : « I wanna dance with you » CD I just wand to be held P 2005
14 Nathaniel Mayer : « You gotta work » CD I just wand to be held P 2005
15 Nathaniel Mayer : I ‘m a lonely man » CD Why don’t You give it to me P2007
INSTRUMENTAL
16 Les Champions : « Galaxie » EP Bel Air 221177 P1963
SURFINBIRD 16 AVRIL 2008
ROCK & ROLL EN FRANCE PART 6 „DOO WOP „ 1957 /58
1 les Platters: „Goodnight sweethart“ (recorded in Paris 1957) EP Barclay 14191 P1957
2 Les 4 de Paris: „Daisy (la pin-up des juke-box)“ EP Ducretet Thompson P 1957
3 Les Diamonds: „Little Darlin“ EP Mercury 14189 P 1957
4 Francis Linel: „Little Darlin“ EP RGM 10142 P 1958
BLUES RADIO AIRPLAY MARS 2008
5 N°1 Jean Chartron : « Appelle moi » Blues bleus (Dixiefrog 2008)
6 N°2 Eric Bibb : « Goodnight Irene » Spirit I am (Dixiefrog 2008)
7 N°3 Honey Boy Edwards : « Roamin & Ramblin » (Earwig 2007)
8 N°4 Big Dez : « You can smile » (Why note 2007)
9 N°5 Jeff Healey « Jambalaya » Mess of blues (Ruf 2008 )
SPOTLIGHT CLYDE Mc PHATTER
10 The Dominoes ; « That’s what you’re doing to me » Federal 12059 P1952
11 The Dominoes : « Have mercy baby » Federal 12068 P 1952
12 Clyde Mc Phetter & the Drifters : « Money Honey » Atlantic 1006 P1953
13 Clyde Mc Phatter & the Drifters : « Such a night » Atlantic 1019 P1954
14 Clyde Mc Phatter & the Drifters : « Honey love » Atlantic 1029 P 1954
15 Clyde Mc Phatter & the Drifters : « Bim Bam » Atlantic 1043 P1954
16 Clyde Mc Phatter : « Seven days » Atlantic 1081 P1956
17 Clyde Mc Phatter : « Rock and cry » Atlantic 1158 P1957
18 Clyde Mc Phatter : « A lover question » Atlantic 1199 P1958
19 Clyde Mc Phatter : « Lover please » Mercury 71941 P1962
INSTRUMENTAL
20 Popa Chubby : « Walk don’t run » Flashed back Dixiefrog P2001
PLAYLIST SURFINBIRD 9 AVRIL
Rock & Roll en France : Du jazz au rock 1956/57 Part 5
1 Georges Guetary : « Georges viens danser le rock and roll » EP Pathé 224 P1956
2 Georges Richard : « Hound dog » LP Paris microsillon 81 P1956
3 Elvis Presley : « Don’t be cruel » EP RCA 753
4 Georges Ulmer : Sois pas cruelle » EP Vega 1867 P1957
DRUNK !
5 Mitch Woods : « Drunk » CD Jukebox drive El Toro P 2008
6 Hometown Gambler : « Drunk tonight » CD Dysomania El Toro P 2008
7 Billy Boy Arnold : « Two drink of wine » Live blues from rhythm room in Phoenix P 2007
8 R.J.Mischo : « Cheap Wine » CD King of a mighty good time » P2008
9 Eddy Taylor Junior : « Pink Champagne » Mind Game Wolf P2006
10 Joe Liggins : « Pink Champagne » Specialty 355 P1950
N° 1 R&B N°30 Pop 5/1950
11Laurel Aitken & the Bluebeats : « Drinkin’ Whisky » Starlite 014 (UK) P1960
12 Amos Milburn : « Let me go home whisky » Aladdin 3164 P1952
N° 3 R&B 2/1953
SPOTLIGHT GRAHAM BOND
13 Graham Bond : « First time i meet the blues » Live 1964 CD Génies du rock
14 Graham Bond : « Walking in the park » P 1966 CD Solid bond
15 Graham Bond : « Springtime in the city » P1966 CD Solid bond
16 Graham Bond : « Only Sixteen » P 966 CD Solid Bond
17 Graham Bond : « Wade in the water » Live 1964 CD Génies du rock
SURFIN BIRD 2 AVRIL 2008
Rock and Roll en France : Du jazz au rock 1956 Part 4
« Les adaptations de rock and roll en France semblent réussir dans la mesure où elles sont burlesque ! Boris Vian 1956
1 Christian Garros : « Et la bas » Sp Columbia 90118 P 1956
2 Chou Rave Hageur et ses Hot Dogs : « Rock aïe » EP Pacific 90118 P1956
3 Raymond Le Senechal et son orch.de Roquets : « Mimi tord boyaux » EP Barclay 72076 P1956
4 Eddie Constantine : « Rock Rock » EP Barclay 70037 P 1956
New CD Selection
5 Lurrie Bell : « Let’s talk about love » CD ‘Let’s talk about love’ Aria 2007
6 Tom Principato : « Fish Fry » CD ‘ Raisin the roof ! ‘ Dixiefrog P2008
7 Larry Garner : « Heavy pieces » CD ‘Here today gone tomorrow’ Dixiefrog P2008
8 Richard Koechli : « Ce soir » CD Laid back AMA Verlag P2008
Spotlight on Larry Williams
Cover and original
9 Beatles : Dizzy Miss Lizzy Live BBC 1965 CD Live at the BBC P1994
10 Larry Williams : « Dizzy Miss Lizzy » Specialty 626 P 1958 N° 69 Pop 4/1958
11 Larry Williams : « Just Because » Specialty 597 N°11 R&B 4/1957
12 Larry Williams : « Slow down » Specialty 626 P1958
13 Larry Williams : « Sort Fat Fannie » Specialty 608 N°1 R&B/N°5 Pop 6/1957
14 Larry Williams : « Bony Moronie » Specialty 615 N°4 R&B/N°14 Pop 11/1957
15 Larry Williams : « Bad Boy » Specialty 658 P 1959
16 Larry Williams/Johnny Guitar Watson : « Two for the price of one » LP Okeh 12123 P1967
17 Larry Williams/Johnny Guitar Watson : Mercy mercy mercy » Okeh 7274
N°23 R&N / N°96 Pop 3/1967
ACTU : Fred Chapelier & Friends Salaise Blues Festival 4 AVRIL
18 Fred Chapelier : « Reelin’ and rockin’ » CD A Tribute to Roy Buchanan CD Dixiefrog P2007
Instrumental
19 The Gladiators : « Tram » EP La Voix de son Maître 659 P1963
CD Instrumental sixties magic records 1995
SURFIN BIRD 26 MARS 2008
http://rickygonzales.blogspot.com
ROCK en France du jazz au rock 1956 (Part 3 )
1 Georges Richard : « Rock around the clock » LP Paris Microsillon 81 P1956
2 Peb Roc & the Rocking boys : « Toutes les heures sonnent » EP Trianon 45018 P1956
3 Peb Rock & the Rockin boys : « Chaperon rock » EP Trianon 45018 P1956
4 Mac Kac : « J’ai j’té ma cle dans un tonneau de goudron » EP Versailles 1956
Special Soul
NEW CD SELECTION
5 Eli Paperboy Reed & the True Loves : « Doin’ the boom boom » (Roll with you P2008)
6 Orgone : « Who knows who » The Killion Floor (Ubiquity P2007)
7 Naomi Shelton & the Gospel Queens : What have you done ? ( Sp Daptone P2008)
8 Sharon Jones & the Dap Kings : 100 days 100nights CD Daptone P2008)
9 Boscoe : « He keeps you « Bosco P1973 (CD Asterisk P2007)
10 OC Blues Band : « Pack it up » Live P2008
STAX NUGGETS
11 Otis Reding : The doc of the bay Volt 157
N°1 R&B N°1 Pop 2/1968
12 Sam & Dave : « Hold on i’m comin’ » Stax 189
N°1 R&B N°21 Pop 4/1966
13 Rufus Thomas : « Walkin the dog » Stax 140
N°5 R&B N°10 Pop 10/1963
14 Johnny Taylor : « Jody’s got your girl and gone » Stax 0085
N°1 R&B N°28 Pop 1/1971
The Detroit Survivors
15Nathaniel Mayers : « White Dress » Why don’t you give it to me (Alive Natural 2007)
16Andre Williams : « I don’t need Mary (Juana) Aphrodisiac (Vampi Soul P2007 )
INSTRUMENTAL
17 The Mar keys : Last Night Satellite 107 P1961
Playlist surfin bird 19 mars 2008
Freddy Bell (RIP) (29/09/1931- 10/02/2008)
1 Freddy Bell & the Bell Boys : « Hound Dog » Teen 101 P1955
ROCK en FRANCE : Du jazz au rock - 1956 part 2
2 Trio Raisner : « Voici le rock and roll » 25 cm Festival 17 P1956
3 Hubert Rostaing : « J’ai perdu la tête » EP Vega 1723 P1956
4 Moustache : « Le rock de Paris » EP Véga 1758 P1956
5 Magali Noël : « Fais moi mal Johnny » EP Philips 432131 P1956
6 Georges Richard : « Mambo Rock » LP Paris Microsillon 81 P1956
NEW CD SELECTION
7 Eric Lindell « Low on cash » ‘Low on cash rich in love’ Alligators records P2008
8 Jean Chartron : « Rambling On my mind » ‘Blues Bleus’ Dixiefrog P2008-03-16
Disque coup de cœur : JIMMY BOCK : Blues for Johnny
9 Jimmy Bock : « Under my Skin » ‘Blues for Johnny’ Cosmopolites Records P2007
10Jimmy Bock « The son of the blues » ‘Blues for Johnny ‘Cosmopolites Records P2007
collector bonus
11 Jimmy Bock : « You gonna rock » Sp Guzze records 1701 P1982
SPOTLIGHT ON RICHARD BERRY « MISTER LOUIE LOUIE »
Cover and original
12 The Kingsmen : « Louie Louie » Wand 143 P1963
13 Richard Berry : « Louie Louie » Flip 321 P 1957
story
14 Richard Berry : « Yama Yama pretty mama » RPM 465 P1956
15 Richard Berry ; « The Watusi » Class 202 P1956
16 The Robins (with R.Berry) : « Riot in cell bloc N°9 » Spark 103 P1954
17 Etta James (with R.Berry) / « Roll with me Henry » Modern 947 P1954
18 Richard Berry : «Rock Rock Rock » Flip 321 P1959
19Richard Berry : « Have Love will travel » Flip 349 P1959
INSTRUMENTAL
20 The Barkey’s « Soul Finger » Volt 148 P1967
PLAYLIST SURFINBIRD 12 MARS 2008
Rest.In .Peace
1 Buddy Miles : « Memphis Train » LP Them Change P 1970
2 Jeff Healey : « Mess of blues » CD Mess of blues P2008
ROCK EN FRANCE : Du jazz au rock 1956 (Part 1)
3Edith Piaf : « L’homme a la moto » (Black denim trousers- Leiber & Stoller) P1956
4Michel Legrand : « Rock around the clock » P1956 CDMagali Noel Rock and Roll
5Mack Kac : « Rock Rock » EP Versailles 135 P1956
6Henri Salvador : « Rock Hoquet » P 1956 CD Henri Cording (R2002)
7Septuor Jack Dieval: « Church Bells May Ring » P1956 CD Le rock en France (R 1993)
8Magali Noël : « Alambra rock » P 1956 CD Magali Noël Rock and Roll (R2002)
NEWS CD SELECTION
9 Honeyboy Edwards « The Army blues » P 1942 CD Roamin’ & Ramblin’ (Earwig P2007)
10 Luther Allison : « You gonna miss me » P19 ?? CD Underground (Ruf records P2007)
11 Rene Trossman : Aint gonna hurt me more CD Postmarked Illinois (Faust rec.P2007)
12 North Mississippi Allstars : « Shake » CD Hernando (Song of the south P2008)
SPOTLIGHT ON ANDRE WILLIAMS
13 Andre Williams : Bacon Feat Sp Fortune 831 P1956
14 Five Dollars Docteur Baby Sp Fortune 821 P1955
15 Andre Williams : Jail bait Sp Fortune 837 P1957
16 Andre Williams : « Andre Williams is movin » Sp Fortune 851 P1960
17 Andre Williams Cadillac Jack Sp Checker 1219 P1969
18 Andre Williams « Hold up » CD Aphrodisiac Wampi Soul P2007
INSTRUMENTAL
19Fred Chapelier : « Rockin’ Roy » CD A Tribute to Roy Buchanan (Dixiefrog P2007)
Au début des années soixante, Andre Williams quitte le couple Brown les propriétaires du label Fortune. Il va collaborer avec Berry Gordy le fondateur de Motown dont il a fait connaissance grâce a son coiffeur. Williams va devenir producteur, compositeur et arrangeur,
il enregistre d’abord un single pour l’éphémère sous label Miracle qui n’opéra qu’en 1961 « Rosa Lee »/ « Shoo Oo » disponible aujourd’hui dans la collection Motown singles en CD . Willams revendique près de 90 compositions pour ce label, il signe par exemple : « Soldier’s Plea » (Tamla 54063) pour Marvin Gaye en 1962, co signe « Thank You For Loving Me » (Tamla 54090) face B du sixième single de Little Stevie Wonder fin 1963 et la face B du N°1 « My Guy » pour Marie Wells « Oh Little Boy ( What You Do To Me ) » (Motown 1056) en 1964.
Les relations de Berry Gordy avec l’électron libre Williams sont plutôt houleuse et Williams va être viré plusieurs fois mais souvent rappelé par le patron de Tamla Motown.
En 1963 Andre rejoint George Leaner propriétaires des labels Mar V Lus et One Derful où il écrit « Shake A Tail Feather » pour les Five Dutones. Ce morceau de R&B très brut et dansant se classe N°22 dans le R&B chart et N°51 pop l’été 1963 et sera repris par de nombreux artistes aux fils des années. Williams qui avait composé une musique destinée au disque suivant des Five Dutones essaye la voix de Alvin Cash présent dans le studio sur ce morceau intitulé « Twine Time ». Alvin Cash enregistre finalement le titre fin 1964 sur Mar-V-Lus et c’est a nouveau le jack pot pour Williams N °4 R&B et N°14 Pop en janvier 1965.
Chez Leaner, il travaille aussi avec les Du-Ettes et le pianiste de R&B Harold Burrage. Avec ces différentes réussites, Berry Gordy le rappelle pour relancer sans succès la carrière du groupe vocal les Contours.
Par la suite, il est contacté par la major Mercury en tant que directeur des enregistrements pour le Midwest du label subsidiaire Blue Rock. Il produit l’original de « Mustang Sally » pour l’ex membre des Falcons ; Mack Rice que ce dernier a écrit et enregistré avec le renfort des Meditation Singers avec Laura Lee (Blue Rock 4014- 1965).
Il travaille aussi avec la chanteuse de Detroit Johnnie Mae Mathews et tente de relancer sans succès la jeune chanteuse Joyce Kennedy dont il avait produit le premier single pour Blue Rock dès 1963
« Darling i still love you ». En 1966 Blue Rock cesse ces activités, Williams est embauché par Ed Wingate propriétaire des labels Golden Worl et Ric Tip toujours à Detroit
Avec son orchestre il enregistre quelques perles instrumentales soul funk comme « Loose Juice et « Dot It » en 1966 sur le label Wingate de son nouveau boss et promotionne Laura Lee et son compère de chez Fortune Gino Parks. « My Sophisticated Lady »/ « Talkin' About My Baby » sur le label Golden World. Pour Laura Lee il compose « So will I » qu’il a produit et il est le co producteur de l’autre face « To Win Your Heart » (Ric Tic 110 3/1966).
Chez Ric Tic Andre Williams enregistre aussi l’un de ses meilleurs morceaux de cette période « You Got It And I Want It ».Dés 1968 les petits labels de Wingate passent sous le giron de Tamla Motown.
Pour le label Avin, Andre Williams grave avec son orchestre l’instrumental funky « Rib Tips Part 1 & 2 » avec un sax immonde qui hurle qui fait un tour dans le fond du top 100 pop en janvier 1966. Un autre disque instrumental tout aussi funky suivra sur ce label « Hard Hustling »/ « Soul party ».
En 1967 Andre Williams fonde le label Sport avec un certain Shelly Stewart et enregistre le dansant « Pearl Time » qui se classe N° 90 du pop chart durant l été.
Puis il laisse son ami et se rend à Chicago et se fait embaucher par Chess en tant qu’artiste et producteur. Un premier single est enregistré sur Checker « The Stroke » dans la même veine funky que ses précédents singles avec des voix féminines surexcitées et un Andre bourré !
(You got it and i want it live Belgrade 2001)
Avec le mac« Cadillac Jack » (Checker 1205) enregistré avec le saxophoniste Monk Higgins et le groupe vocal les Dells, il retourne dans les classements des meilleures ventes R&B #46 en octobre 1968. Deux autres 45 tours seront publié par Checkers et deux chez Chess dont un avec la chanteuse soul Jo Ann Garrett.
En 1968 ? il collabore avec Natural Bridge Bunch pour le single « Pig Snoots » et produit le groupe soul de Chicago. Bull & the Matadors avec « The Funky Judge » sur le label Toddlin’ records qui se classe N° 9 du R&B chart et N°39 pop a la fin de l’année 1968.Il compose aussi quelques chansons pour les Parliament et Funkadelic.
Andre Williams participe aussi à la création du label Bamboo avec Mamie et Lee Hutt qui décroche un hit fin 1969avec Mell & Kim « Backfield in motion » N°3 R&B N°10 pop
Il s’occupe également du bluesman Bobby Bland chez Duke. Au tournant de la décenie, il s’installe en Calfornie et collabore avec Ike et Tina Turner et participe aux sessions de "Let Me Touch Your Mind"en 1973.
Mais cette collaboration avec Ike va le mener a sa perte, Williams va sombrer dans la drogue et suivra une longue période de déchéance et d’oublie !
DISCOGRAPHIE 60’s
Please Give Me A Chance/I Still Love You Ronald 1001 P19 ??
Rose Lee/Shoo Oo Miracle 4 P1961
Loose Juice/Sweet Little Pussycat Wingate 014 P1966
Do It ! Part 1/Do It Part 2 Wingate 021 P1966
Rib Tip’s Part1/Rib Tip Part 2 Avin 103 P 1967
Hard Hustling/Soul Party A Go Go Avin 105 P1967
Pearl Time/Soul Groove Sport 105 P1967
You Got It And I Want It/I Can’t Stop Crying Ric Tic 124 P1967
The Stroke/Humpin4 Bumpin’ & Thumpin’ Checker 1187 P1967
Cadillac Jack/Mrs Mother USA Checker 1205 P1968
Do The Popcorn/It’s Gonna Be Fine In 69 Checker 1214 P1969
Gridle UP Part 1/Gridle Up Part2 Checker 1219 P1969
Same Time,Same Thing,Same Place/A Rockin’ Good Way Chess 2079 P1969
The Stroke/Cadillac Jack Chess 9005 P196 ?
LP DETROIT SOUL VOL.3 DETROIT LP 1960 P 2002
Sweet Little Pussycat / Loose Juice / You Got It I Want It / I Can't Stop Cryin' / Pearl Time / Soul Groove / Humpin', Bumpin' & Thumpin' / The Stroke / Do It! Pt.1 / Shake A Tailfeather (by The Five Du-Tones) / Sugar Daddy (by The Du-ettes) / Do The Popcorn / It's Gonna Be Fine In '69 / Girdle Up (vocal) / Girdle Up (instrumental) / Rib Tip's, Pt.1 / The Concentration (by Johnny Sayles) / Divorce Court (by The Five Du-Tones) 2002 US
LP DETROIT SOUL VOL.4 DETROIT LP 1961 P 2002
Jo Ann Garrett & Andre: A Rockin' Good Way / J.J. Barnes: I Ain't Gonna Do It / Natural Bridge Bunch: Pig Snoots, Pt.1 / Natural Bridge Bunch: Pig Snoots, Pt.2 / Ray Scott: Lily White Mama, Jet Black Dad / Ray Scott: The Prayer / Jomo (=Andre Williams): Uhuru (African Twist) / Jomo (=Andre Williams): Hangin' Out / Sir Mack Rice: Mustang Sally / The Dramatics: Inky Dinky Wang Dang Doo / Andre Williams: Chicken Thighs / Sir Mack Rice: Daddy's Home To Stay / Jeanette Williams: Hound Dog / Jeanette Williams: Stuff / Bull & The Matadors: The Funky Judge / Bull & The Matadors: The Funky Judge (instrumental) / Mary Wells: Oh Little Boy
CD « Mr. RHYTHM IS BACK » Revolvo Records 2845503 P1994
25 titres dont le meilleur de la période soul funk des 60’s provenant de ses enregistrements de chez Wingate,Ric Tic,Sport,Avin,Checker et Chess avec deux inédits R&B des 50’s et deux relectures de 1986 de son hit de 1956 « Bacon Feat » et de sa face B « Just because of a kiss » déplacées sur ce disque essentiel sur sa seconde période de sa carrière.
1.Sweet Little Pussycat/2.Loose Juice/3.You Got It And I Want It/4.I Can't Stop Trying
5.Pearl Time/6.Soul Groove/7.Soul Party A Go G/8.Hard Hustling/9.Humpin'Bumpin' And Thumpin'
10.It's Gonna Be Fine In 69'/11.Do The Popcorn/12.Mrs.Mother U.S.A./13.Girdle Up (Vocal)
14.Girdle Up (Instrumental)/15.Rib Tips Part One/16.Rib Tips Part 2/17.Cadillac Jack
/18.Bacon Fat 86'/19.Just Because Of A Kiss/20.Please Give Me A Change
/21.I Still Love You (Alternate Version)/22.The Stroke
/23.The African Twist (Uhuru)/24.I'm Movin'On (Unissued)/25.I Just Wanna' Little Love Love Lovin' (Unissued
CD « RIB TIPS & PIG SNOOTS SOUL TAY » RARE & UNRELEASED AU-GO-GO SOUL, 1965-1971 Shus records 6345 ,P 2000,
Jivin' Around (take 1) / Rib Tips, Pts 1-2 / You Got It And I Want It / Do It (take 1) / Pearl Time / Pig Snoots, Pts 1-2 / I Heard It Through The Grapevine / Bassology (alt. take) / Hard Hustling / Soul Party A-Go-Go / Do It (take 2) / Soul Groove / Loose Juice / Sweet Little Pussy Cat / Black Bull / Chicken Thighs / Jivin' Around (take 2) / I Wake Up Crying / Christmas Wish
16 enregistrements de de nombreux instrumentaux crasseux et funky provenant de ses 45 tours Avin,Ric Tic, Sport,Wingate et d’origines plus obscurs
enregistrements 1965 - 1971 - 16 titres
Superbe compilation de 16 titres ce qu'il a enregistré et produit pendant sa période Chess. Une pochette terrible, pas mal d'instrumentaux greasy, funky & soul du meilleur effet , des parties de cuivres et des choeurs superbes tout au long du disque, une flûte du meilleur effet sur "Hard Hustling" et des vocaux qui tuent comme dans "Pearl Time" ou "Sweet Little Pussy Cat"
CD READ BEANS & BISCUITS RARE & UNRELEASED RECORDINGS 1966-1970 P 2005
1.Red Beans (Bo Hog Stomp)/2.Can You Deal With That/3.Andre's Guitar Groove/
4.Andre's Jam (Take 1)/5.If I Didn't Love You/6.Andre's Fender Rhodes Groove/
7.Thunder Thighs/8.Pass The Biscuits/9.I'm The Rock/10.Andre's Thang/11.I Miss You So/
12.Daniel Boone/13.Baby, Baby Baby/14.Lips/15. Streakin' Song/16.Andre's Bag
Quelques uns des meilleurs titres enregistrés par Andre parmi les plus rares comme ceux enregistrés chez Duo à Chicago. Beaucoup d’instrumentaux faisant le pont entre la soul de la fin des années soixante et le funk des 70’s. On retrouve aussi son travail en compagnie d’autres artistes Ann Garret, les Profiles, le Jimmy Ed Trio ou les Velvet Hammer
MOVIN’ON WITH ANDRE WILLIAMS GREASY & EXPLICIT SOUL MOVERS 1956 & 1970 VAMPI SOUL 073
Cette anthologie (pas toujours de bonne qualitée) semble être une bonne introduction à l’univers d’Andre Williams puisqu’elle couvre sa période R&B des 50’s chez Fortune et ses enregistrements soul funk des 60’s
1. Bacon Fat - Andre Williams & His New Group 2. I Just Want a Little Lovin' - Joe Weaver & His Blue Note Orchestra, , Andre Williams 3. Greasy Chicken - Ted Walker Orchestra, , Andre Williams 4. Jail Bait - Charlie Morris, , Andre Williams 5. (M M M M Andre Williams Is) M-M-Movin' - Five Dollars, , Andre Williams 6. I'm Movin' On [#] - Andre Williams 7. Bassology [#] - The Lancers, , Andre Williams 8. Jivin' Around [#] - The Lancers, , Andre Williams 9. Black Bull - The Lancers, , Andre Williams 10. Loose Juice - Andre Williams & His New Group 11. Sweet Little Pussycat - Andre Williams & His New Group 12. Rib Tips, Pt. 1 & 2 - Andre Williams & His New Group 13. Soul Party a Go-Go - Andre Williams & His New Group 14. Soul Groove - Andre Williams & His New Group 15. (Uhuru) African Twist - Andre Williams 16. Chicken Thighs [#] - Andre Williams 17. Hard Hustling - Andre Williams & His New Group 18. Humpin' Bumpin' and Thumpin' - Andre Williams 19. Stroke - Andre Williams 20. You Got It, I Want It - Andre Williams
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André Williams est né dans l’Alabama le mois de novembre 1936. Il passe une partie de son enfance dans le nord des Etats-Unis avant de retourner dans le sud vivre avec son grand père à la mort de sa mère en 1943. Son grand père étant trop autoritaire, il retourne à Chicago chez son père ouvrier dans une aciérie. Ce dernier ne s’occupant pas de lui il est obligé de faire la plonge après l’école pour survivre. C’est dans les clubs aux alentours de son lieu de travail qu’il découvre le R&B mais c’est surtout Cab Calloway qu’il voit dans un film musical qui l’impressionne.
Menacé d’être placé dans un centre, suite à ses absences scolaires, il s’engage dans l’armée à 14 ans avec les papiers de son frère. Il s’enfuit rapidement et on le retrouve chantant dans les rues de Chicago avec des groupes de doo wop. Entre temps son frère est incorporé dans l’armée et on découvre le pot au rose, le jeune Andre est recherché et traduit devant une cour martiale. Les juges le condamnent à un an d’emprisonnement mais son avocat soulignant sa jeunesse réussit à le tirer de là. Il s’installe alors à Detroit. Un soir, il se présente à un concours d’amateurs qu’il remporte grâce a sa prestation scénique. La semaine suivante le présentateur le surnomme « monsieur rythme » et l’organisateur le met en contact avec Jack & Devora Brown les patrons du label Fortune. L’été 1955, il signe un contrat en tant qu’artiste solo et membre d’un groupe vocal.
Il enregistre son premier single dans l’arrière boutique des Brown sous le nom de Andre Williams & the Don Juans dans le style Robins/Coasters « Goin down To Tia Juana » (Fort.824) . La face B « Pullin’ Time » est une chanson de taulard inspiré de son incarcération suite à sa désertion dans laquelle il chiale carrément !
Les Don Juans étaient en réalité les Five Dollars baptisés ainsi par la patronne de Fortune. Andre avait fait la connaissance des Five Dollars avec qui il harmonisait dans les rues de Détroit par l’intermédiaire de son beau frère Eddie Hunt le leader ténor du groupe .Les autres membres étaient , James Drayton (baryton/ténor) Lonnie Herd (ténor) Charles Evans (basse) et ils venaient d’enregistré l’été 1955 leur premier disque chez Fortune « Harmony of love » (Fort 821) Ce morceau avec Andre comme ténor avait l’originalité de ne pas avoir de texte, les membres utilisant leurs voix comme des instruments. Si certains membres des Five Dollars perçoivent Andre comme un intrus au sein de leur formation vocale pour Devora Brown il apporte un plus avec ses talents de danseur et d’animateur.
Les Five Dollars enregistrent ensuite avec le pianiste et chanteur Joe Weaver « Baby I love You So » (Fort 825) qui parait en janvier 1956 sous le nom de Joe Weaver and The Don Juans. En mars est publié sous le nom de Five Dollars « So Strange » ne comportant que des harmonies et qui un remake de leur premier enregistrement « Harmony of love » couplé à une reprise des Orchids « You Know I Can’t Refuse » (Fort 826). Le nom de Don Juans fut surtout utilisé lorsqu’ils faisaient les chœurs derrière d’autres artistes, et pour la scène la formation vocale utilisa les deux noms. Fortune publie ensuite le mid tempo « Mozelle » (Fort 827) single solo d’Andre Williams avec l’orchestre de Joe Weave avec l’excellent blues « Just want a little Lovin’ » en B side. C’est Williams qui est a nouveau le leader sur l’excellent « It’s All Over »/ « Bobby Jean » (Fort. 828) qui parait durant l’automne sous le nom de Andre Williams & The Don Juans. Le groupe harmonise aussi derrière Don Lane « Ooh Oh ! Those Eyes »/ « Cha Cha Of Love » (Fortune 520) deux titres également au menu du groupe phare du label Fortune les Diablos. Ils accompagnent aussi Chet Oliver sur « Cool As A Cucumber » (Fort 829) sans être mentionnés ;
C’est Eddie Hurt le leader sur les deux titres qui paraissent ensuite sous le nom de Five Dollars « I Will Wait » une reprise des Four Buddies (Fort. 830) et « Hard Working Mama »
Les Five Dollars font ensuite les chœurs pour Andre Williams sur ses deux nouveaux titres composés en commun « Bacon Feat » et « Just Because of You ». Mais quand le disque (Fort 831) paraît sous le nom de Andre Williams and the New Group le mois de novembre 1956 ses compagnons s’aperçoivent qu’il s’agit d’un autre enregistrement et l’accuseront de leur avoir piqué la chanson. Entre temps, Andre a effectivement formé et utilisé un nouveau groupe comprenant : Steve Gaston (second ténor), Bobby Calhoun (baryton) Jay Johnson (basse) tous ex Dexatones et un ami d’Andre Gino Purrify. Le disque se vendant bien localement Fortune passe un deal avec Columbia qui distribue une nouvelle prise de ce morceau dansant sur son label subsidiaire Epic à la fin de l’année 1956. Le très cool « Bacon Fat » (Epic 9196) est le disque de la semaine sur de nombreuses stations de radio en janvier et finalement se classe à la #9 du R&B chart le mois de février 1957. Les Five Dollars tentent alors de capitaliser le succès d’Andre en enregistrant « How To Do The Bacon Feat » (Fort.833) Fortune organisera même des concours de danse sur le thème de la chanson. Parait aussi en ce début d’année 1957 « Looka Here, Pretty Chicken » où ils chantent en tant que Don Juans derrière Joe Weaver (Fort 832)
Williams met ensuite en boite avec Gino « You are my sunshine » et « Mean Jean » crédité à Andre and the new group. Durant l’été Fortune publie deux titres « This is a Miracle »/ »Calypso Beat » (Fort.836) chanté par Eddie Hurt sous le nom Little Eddie and the Don Juans
Puis on retrouve les Don Juans alias Five Dollars sans qu’ils soit crédités derrière Andre sur « My Tears » (Fort 837) La face A « Jail Bait » qui est l’un de ses chefs d’œuvre ; un avertissement à ne pas être se faire allumer par des jeunes filles mineurs venant de la part d’un condamné sur un tempo R&B . Le disque avec l’accompagnement de l’orchestre de Charlie Morris que Andre avait rencontré lors d’un show à l’Apollo est aussi publié avec une autre face B « Going back to Memphis »
En novembre 1957 Fortune met sur le marché « Come on baby » (Fort 839) crédité à Andre Williams & the Don Juans avec le Ted Walker Orchestra avec au recto le bizarre mais amusant « The Greasy Chicken » interprété en duo par Andre et Gino. Sous le même numéro de référence 939 « Greazy Chicken » est publié avec une autre face A « Please Pass The Biscuit » un morceau parlé, qui est aussi gravé avec une autre face B « Don't Touch » !
En mai 1958 « My Last Dance For You » (Fort842) est publié sous le nom de Andre Williams & the Don Juans. Nathaliel Mayer reprendra « Dance » en 1961 sur le même label
Durant l’année les Five Dollars acompagnent un certain Jim Sands pour un single publié sur le label subsidiaire HI-Q
En 1959, les Five Dollars enregistrent « My Mama Said »/ « Yellow Moon » (Fort.845) deux chansons interprétées par Eddie Hurt et créditées Litlle Eddie & the Dollars. Andre Williams en duo avec Gino sort la même année « I’m All For You » (Fort.856)
En 1960, Fortune publie l’excellent doo wop « (MMM Andre Williams is) MM Movin » (Fort 851) avec l’accompagnement du Walter Hamilton Combo et publié sous le nom de Andre Williams and the Five Dollars . Mais il ne semble pas que se sont les Five Dollars qui assument les chœurs. La face B (Georgia Mae Is) Movin) dans le même style est crédité Andre,Gino & the Diablos. 1960, marque la dernière publication d’un disque sous le nom de Five Dollars « That’s The Way It Goes » (Fort 854) avec toujours Eddie en leader.
Durant l’année ils participent encore sous le nom de Don Juans à l’enregistrement de « Cha Lypso Of Love » un remake de « Mambo Of Love » pour une fille du voisinage Marsha Renay (HI-Q 5017) ; Le groupe vocal continuera à se produire encore un certain temps mais cessera d’enregistrer. Quant a Andre il enregistre encore pour Fortune « I’m All For You » (Fort 847 avec Gino et « Jailhouse blues » (Fort 856) qui est entièrement parlé avec le chœurs des Inspirations
EN ECOUTE: "BACON FAT " 1956
DISCOGRAPHIE FORTUNE
ANDRE WILLIAMS & THE FIVE DOLLARS
821 The 5 Dollars : Harmony of love/Docteur Baby P8/55
824 A.Williams & the Don Juans :Goin down to Tia juana/Pulling time P10/55
825 Joe Weaver & Don Juans : Baby i love you so/It must be love P1/56
826 The 5 Dollars : So strange/You know i can’t refuse P3/56
827 Andre Williams : Just want a little lovin’/Mozelle P4/56
828 A.Williams & the Don Juans : It’s all over/Bobby Jean P8/56
520 Don Lave & the Don Juans : Ooh ! ooh ! those eyes/Cha cha ol love P4/56
829 Chet Olivier : Cool as a cucumber/Going back to Chicago P9/56
830 The 5 Dollars : I will wait/Hard working mama P 10/56
831 A. Williams & New Group : Bacon Fat/Just because of a kiss P11/56
832 Joe Weaver & the Don Juans : Looka here,pretty baby/Baby chile P1/57
833 The 5 Dollars :How to do the bacon fat/You fool P3/57
834 A.Williams& G. Parks/ New Group : You are my sunshine/Mean Jean P3/57
836 Little Eddie & the Don Juans : This is a miracle/Calypso beat P7/57
837 Andre Williams :My tears/jail bait P8/57
839 A.Williams & the Don Juans /A. W & G.P : Come on baby/The greasy chicken P11/57
839 A.Williams/A.Williams & G.Parks :Please pass the biscuits/The greasy chicken P11/57
839 A.Williams /A.Williams &G.Parks :Please pass the biscuits/Don’t touch P11/57
842 A.Williams & the Don Juans :My last dance with you/Hey’ country girl P5/58
845 Little Eddie & the Don Juans : My mama said/Yellow moon P1959
847 Andre Williams & Gino Parks : I’m all for you/Put a chain on nit P1959
851 A.Willams,Gino Parks & the Five Dollars :(Mmmm Andre Williams is) movin’
A.Williams,G.Parks & the Diablos :(Georgia Mae is) movin’ P 1960
854 the Five Dollars : That’s the way itgoes/my baby goes P1960
856 A.Williams & the Inspirations : Jailhouse blues/I still love you P1960
HI-Q (label subsidiaire de Fortune)
5010 Jim Sands & the Five Dollars : You don’t know/We’re gonna rock P1958
5017 Marsha Renay & the Don Juans : It’s nice/Cha lypso of love P 1960
CD
Mr Rhythm CD Eagle Records 90124 P 1996
The Five Dollars (with Andre Williams) Motor city Detroit Doo Wop CD Regency 114 P1996
1Harmony Of Love/ 2.My Baby-O/3Yellow Moon/ 4.Bacon Fat/ 5How To Do The Bacon Fat/ 6.You Know I Can't Refuse/7.It's All Over/8.So Strange/9.Going Down To Tia Juana/10.You Fool/11.Doctor Baby/ 12.Come On Baby/13.Weekend Man/14.My Mama Said/15.Moving On/16.I Will Wait/ 17.Going Down To Tia Juana (Outtake)/18. The Bells/19.Hard Working Mama/20 Pulling Time/21. You Are My Sunshine/22.That's The Way It Goes / 23.Just Because Of A Kiss
Chez Columbia, Dion enregistre des titres plus blues et du R&B comme « Ruby Baby » (Col. 42662) un succès R&B de 1956 pour les Drifters ; L’excellente reprise de Dion qui sort le mois de janvier 1963 bénéficie encore de l’appui des Del Satins, interprétée chez Dick Clark la chanson est à nouveau un énorme hit aux USA et se classe N°2 pop et N°5 dans le R&B chart. En France où les disques de Dion sont désormais publiés par CBS, « Ruby Baby » parait sur un EP avec deux faces de la chanteuse Eydie Gorme.
Dion enregistre ensuite une composition du tandem Goffing/King « This Little Girl » (Col.42776) qui connaît un succès plus modeste au printemps 1963 (N°21 pop). Ce morceau dans le style de ses enregistrements pour Laurie est le titre phare de son second EP français pour CBS. « Be Careful Of Stones That You Trows » (Col. 42810) qui suit publié durant l’été marque une orientation crooner sous la pression de son management. Le public n’est pas au rendez vous et la chanson ne se classe que N° 31 dans le pop chart. Dion va rapidement revenir au sommet avec son magnifique doo wop « Donna Prima Donna » (Col. 42852). Cette composition d’Ernie Maresca qu’il enregistre aussi en italien se positionne à la sixième place des meilleures ventes pop le mois d’octobre 1963 et rentre aussi dans le R&B chart N°17. En France « Donna Prima Donna » est publié avec sa reprise du classique « Fever » de Little Willie John avec un accompagnement au bongo. George Aber adapte « Donna Prima Donna » pour Jackie Moulière qui en livre une bonne prestation.
Columbia met aussi sur le marché son premier album au cours de l’année 1963 « Ruby Baby » (Col. 8810) N°20 dans le classement des meilleures ventes d’albums. Ce Lp comprend quelques perles comme « Go Away Little Girl » "Will Love Ever Come My Way" qui sera repris par les Mystics ou « Unloved, Unwanted Me » mais aussi plusieurs ballades sans grand intérêt.
Fin 1963, Dion puise à nouveau dans le répertoire des Drifters en reprenant « Drip Drop » gravé l’origine par le groupe vocal noir en 1958. « Drip Drop » (Col.42917)se classe N°6 pop dans son pays natal, la chanson figure sur son dernier EP français avec « Little Girl » qui comme « Drip Drop » est classé dans le hit parade du magazine Salut les Copains.
En Octobre 1963, Dion débarque en Angleterre dans un ‘package tour’ avec Brook Benton, Lesley Gore, Trini Lopez et Timi Yuro. Lors de ses shows, il désappointe ses fans en omettant de chanter ses deux plus grands succès « The Wanderer et « Runaround Sue » Le 5 novembre, il fait escale à Paris où il se produit lors d’un Musicorama d’Europe N°1 à l’Olympia. Selon le magazine Bonjour les amis il n’aurait rencontré qu’un succès d’estime. Dion reste pourtant très populaire en France, il est classé second d’un référendum organisé par Jacques Garnier dans l’émission « Balzac 10 deux fois » sur Radio Luxembourg à la fin de l’année 1963. De retour aux USA, John Hammond dont le bureau se situait à côté de producteur Bob Mersey lui fait écouter un album de Robert Johnson. Emballé, Dion enregistre contre l’avis de sa maison de disques d’excellentes reprises de classiques de blues et de folk rock.
Le 12 décembre 1963, il met en boite ses quatre premières chansons dans son nouveau style ; « Baby Please Don’t Go », « Work Song », « 24000 miles » et « If I Hade A Hammer » qui ne sont pas publiés à l’époque. C’est la session suivante du 7 janvier 1964 qui fournira la matière pour son premier single de blues le ‘Dylanesque’ « The Road I'm On (Gloria) » et « I'm Your Hoochie Coochie Man de Willie Dixon (Col. 42977) Le single ne rentre pas dans le top 100 du classement du magazine Bilboard mais se classe N°72 du concurrent Cash Box Le 45 tours suivant est sa reprise du « Johnny Be Good » de Chuck Berry couplé à « Chicago blues » de Lonnie Johnson enregistré en juin. « Johnny Be Good » se classe N°71 du pop chart l’été 1964.
Un second album est mis sur le marché par Columbia intitulé « Donna Prima Donna » (Columbia 8810) on y retrouve le titre qui donne son nom à l’ensemble et un autre hit « This Little girl ». Dion reprend aussi deux titres de 1956 du groupe de doo wop les Cleftones « Can’t We Be Sweethearts » et « Little Girl Of Mine ». Le LP se classe N°56 des ventes d’album. Cette année 1964, voit aussi Del Shannon reprendre son hit « Runaround Sue » et les Beach Boys « The Wanderer » dans une version live. Début 1965 sont publiés les singles « Knowing I won’t Go back » (Col. 43201) et la ballade « Unloved Unvented Me » (Col. 43213). Jonglant entre ballades, doo wop et blues, il a du mal à trouver son public et face a l’invasion des groupes britanniques ses disques se vendent de moins en moins. En mai est publié « Spoonful » (Col.43293) de Willie Dixon enregistré en avril qui marque le retour au blues avec en face B une de ses compositions de bonne facture « Kickin’ Child » . En juin il enregistre toujours de Willie Dixon « The Seventh Song » et « It’s All Over Now » de Bob Dylan. En octobre est publié un nouveau disque sous le nom de Dion & the Wanderers avec une belle ballade « Tomorrow Won’t Bring The Rain ». Suit dans le même genre « Time in my Heart For You » (Col. 43483) qui est publié le mois de février 1967 ; En juin paraît son dernier single pour Columbia le R&B « Two Ton Feather » (Col 43692)
Mais ce garçon malgré son image proprette est aussi un junkie et il se fait viré par Columbia dans l’année 1966, Dion disparaîtra de la scène pendant deux années, il suivra une cure de désintoxication avant de se mettre a boire !. Mais il reviendra en force en 1968 de retour sur son premier label Laurie dans le style folk avec « Abraham, Martin and John » qui se classe N°4 pop.
Columbia profitera de son retour pour publier un album « Wonder Where I’m Bound » (Col 9773) avec de vieux enregistrements folk et blues. Dion chante Tom Paxton (« I Can’t Help but Wonder Where I’m Bound ») Woodie Guthrie (« 900 miles ») et on y trouve aussi son premier enregistrement de blues « Baby Please Don’t Go » provenant de sa session de décembre 1963 et sa reprise de Dylan « It’s All Over Now Baby Blues ». Idoles des jeunes, roi du doo wop italo américain. Dion artiste complet est aussi l’un des pionniers oubliés du folk rock et l’un des premiers blancs américains à s’intéresser au blues électrique. En 1969 son ancienne maison de disque Columbia signe Mike Bloomfield et Al Koper pour des albums de blues !
Phil May (vocals) Dick Taylor (lead guitar, banjo) Frank Holland (acoustic & lead guitar, vocals), John Povey (keyboards, harp, vocals) Wally Waller (bass, vocals) Skip Alan, (drums, percussion) Mark St John (ancient Trixon drums, vocals)
Ce onzième opus des jolies choses paru en 2007 voit nos fringants sexagénaires retourner aux sources de leur musique. Il démarre magistralement avec Phil May qui clame avec rage « where back in 1964 » sur « The Beat Goes On », derrière lui Skin Allan matraque ses fûts comme un diables et des groupies hurlent dans le background. Malgré sa voix usée par les clopes, Phil nous fait revivre les Pretty de la grande époque avec le rock « Buried Alive »
« (Blues for) Robert Johnson » est un hommage de près de huit minutes à la légende de Clarksdale mais le vrai son du delta blues, est présent avec l’envoûtant classique « Feel like goin’ home ». « Mimi » et son beat à la Bo Diddley nous ramène à leur premier LP magique de 1965 quand les garçons sauvages étaient possédés par le jungle beat. Dans la même veine, l’irrésistible « Pretty Beat » qui était déjà sorti sur un 45 tours vinyle rouge chez Norton en 1999 avec le psychédélique « All light Up » et son intro a la Beatles période ’champ de fraises’ également présent sur ce disque. Quelques folk rock et ballades acoustiques complètent avec bonheur ce disque ; le combo revisite la sombre chanson de Dylan « The Ballad Of Holly Brown » tirée de « The time they are a changin » parue en 1964 l’année de leur premier hit « Rosalyn » que Phil transcende. « Freedom Song » baigne dans un climat plutôt jazzy, « Dearly Bevoled » est magnifique, « Livin’ in my Skin » a des accents psyché.
Le CD se termine avec « Balboa Island » qui donne son titre à l’ensemble et est interprété en duo avec la chanteuse Scarlett Wrench des Malchicks. A ranger d’urgence avec les rééditions CD de leurs albums mythiques des 60’s et des 70’s
Parmi les méconnus du R&B Melvin Smith figure en bonne place, malgré de nombreux et excellents enregistrements, ce chanteur n’a eu en plus de 15 ans de carrière aucun succès commercial !
Mel Smith est né à Atlanta le 19 mars 1936, il découvre à la fin des années quarante les blues shouters Roy Brown et Wynonie Harris qui deviendront ses références. Adolescent, il remporte un concours de talent dans la région d’Atlanta et se produit avec le Arstell Allen Sextet.
En 1951, il est présenté par le chef d’orchestre et saxophoniste Clyde Lynn à des agents de RCA Victor à la recherche de nouveau talent dans la sphère R&B. Ceux ci sont impressionnés par Smith qui n’a que 15 ans a l’époque. Le 11 janvier 1951 le jeune Smith enregistre quatre titres accompagné par l’orchestre de Clyde « Blow top » Lynn ; les Houses Rockers
Le premier single, le R&B « Reliefin Blues » couplé à la ballade bluesy « School boy blues » (RCA 0110) ou Mel chante : ma mère me dit « fils il vaudrait mieux que tu ailles à l’école » est publié en mars 1951 suivit de « Up on the hill » (RCA 0124)
Smith commence à ce faire un nom et se produit dans divers clubs de sa Georgie natale. Il quitte l’école au courant de l’année 1951, à l’époque on le surnomme Little Melvin et il chante aussi avec les Tommy Brown’s Maroon Notes
Au printemps 1952, Il enregistre avec le Freddy Jackson’s orchestra le fougueux R&B « Rampaging Mama » et le slow « Real True Gal » qu’il co signe.
Cinq autres simples sous son nom seront publiés en 1952 : « Homesick blues » (RCA 4328),
Suivi par sa composition le jump « California Baby » et le blues lent « Everybody ‘s got the blues » (RCA 4558) un disque bien accueilli par les critiques mais qui ne se vend pas ! Pourtant RCA croit toujours au potentiel de son chanteur, le mois de mars 1952, il le convoque pour une session à New York où il est accompagné par les meilleurs musiciens de studio ; Tyree Gleen (trombone) Taft Jordan (trompette), Eddie Barefield (sax) et le chef d’orchestre Howard Biggs au piano. L’excellent R&B « Looped » (RCA 4735) issu de cette séance va une nouvelle fois être acclamé par les critiques et devient un hit régional. « Looped » sera repris par Tommy Ridgley, Wally Mercer et Calvin Booze
A New York, Melvin Smith se produit dans de nombreux clubs devant un public toujours plus nombreux. Mais comme les disques ne se vendent pas RCA lui adjoint un trio de choriste sur le single suivant « Sarra Kelly (from plummelly) » (RCA 5058) qui est un nouveau flop ! RCA continuera à sortir des disques de Melvin jusqu ‘n 1954 et on trouve sur ses enregistrements des musiciens talentueux comme Mickey Baker, Sam Taylor ou Al Sear. Au total il enregistrera 32 titres chez RCA entre 1951 et 1954 dont des petites merveilles « Hot Ziggetty zag », « Crazy bay » ou « It went down easy ». Tous ces titres ont été réédités par le label allemand Bear Family
Viré par RCA Mel Davis se rend à Philadelphie où il va devenir à 18 ans le soliste des Nite Riters de James Starkes avec Van Walls au piano.
Le pianiste Van ‘Piano Man’ Walls (08/1918-01/1999) avait déjà une sacré carrière derrière lui. Remarqué par le saxophoniste Frank Culley, il devient en 1949 pianiste de studio chez Atlantic. On peut l’entendre jouer sur quelques classiques de R&B de Joe Turner, Ruth Brown, les Clovers ou Lavern Baker. Il enregistre aussi sous son nom en 1950 « Tee Nah Nah » avec le chanteur Spider Sam chez Atlantic (A904) Il grave aussi pour le label Derby « Air Mail Boogie » avec le saxophoniste Freddie Mitchell, « Chocolate Candy blues » chez Columbia. « After Midnight » est publié sous le nom de « Van « Piano Man » Wall en décembre 1952 et « Big Leg Mama » en 1953 sous le nom de Rockets
Les Nitgh Riders sont composés de James « Doc » Starkes (leader/basse), Mel Smith (vocal/sax) Joe Sewell (sax tenor) Van Walls (piano) Harry Crafton (guitare) Jimmy Johnson (drums)
Harry « Fats » Crafton fut un des meilleurs guitaristes d’après guerre et avait enregistré avec le jeune organiste Jimy Smith sous le nom de Sonotones. En 1954 , il était le leader des Craf Tones qui vont devenir les Night Riders avec l’arrivé de Walls et Smith
La formation signe chez Apollo où elle enregistre en 1954 le sauvage « Women and Cadillacs (Ap460), qui figure au générique du film Cry Baby en 1990 et « Doctor Velvet » (Ap466). A partir de 1955 l’orchestre enregistre toute une série de singles pour Teen Records avec des titres irrésistibles comme « Got me a six button Benny ». En 1957 les Night Riders gravent un simple « Tank Town » sur la major MGM « Rockin to school » est publié chez Linda et « Pretty plaid skirt » chez Sue en 1959
Les Night Riders passent la plupart de leurs temps au Canada surtout à Montréal où ils sont très populaires. La formation enregistrera encore pour différents labels dans les années soixante ; Cherry, Chime, Smash et Courtesy
Smith continuera de travailler avec différents orchestres avant de quitter le monde de la musique pour un emploi plus stable. Wan restera au Canada ou il fondera le groupe Captain Van & the Pirates. En 1997 Van Valls est enfin reconnu et reçoit un award de la R&B fondation.
Discographie 45 tours
CLYDE "BLOW TOP" LYNN & HIS HOUSE ROCKERS (feat. Melvin Smith on vocals)
School Boy Blues / Reliefin' Blues RCA 0110 P1951
Up On The Hill / They Ain't Gonna Tell It Right RCA 0124 P1951
MELVIN SMITH (with Freddy Jackson's Orchestra
Rampaging Mama / Real True Gal1 RCA 0139 P1952
Homesick Blues / Come Back My Darlin' RCA VICTOR 20/47 4328 P1952
Everybody's Got The Blues / California Baby RCA VICTOR 20/47-4558 P1952
Looped / Woman Trainer RCA VICTOR 20/47-4735 P1952
Baby I'll Be There / I'm Out Of My Mind RCA VICTOR 20/47-4907 P1952
JOHN GREER & THE RHYTHM ROCKERS (feat. Melvin Smith on vocals)
I'm The Fat Man / Since You Went Away From Me RCA VICTOR 20/47 5037 P 1952
MELVIN SMITH
Sarah Kelly (From Plumnelly) / Call Me Darling, Call Me Sweetheart, Call Me Dear RCA VICTOR 20/47-5058 P1952
I Don't Have To Hunt No More / Every Pound RCA VICTOR 20/47-5226 P1953
It Went Down Easy / Why Do These Things Have To RCA VICTOR 20/47-5406 P1953
Letter To My Baby / I Feel Like Goin' Home RCA VICTOR 20/47 5578 P1953
No Baby / You Can't Stay Here GROOVE 0010 P 1954
FAY SIMMONS & THE NIGHTRIDERS ORCHESTRA
Whim, Wham, Whop / Makin' A Fast Get-A-Way GRAND 111 P1954
THE NITE RIDERS
Women And Cadillacs / Say Hey! (A Tribute To Willie Mayes) APOLLO 460 P1954
Rags / Doctor Velvet1954 APOLLO 466 P1954
DOC STARKES & HIS NITE RIDERS
Apple Cider / Way In The Middle Of A Dream TEEN 114 P1955
THE NITE RIDERS
I Know You're In There / Starlight And You TEEN 116 P1955
Got Me A Six Button Benny / Don't Hang Up The Phone TEEN118 P1955
Waiting In The Schoolroom / When A Man Cries TEEN 120 P1955
DOC STARKS AND THE NIGHTRIDERS
The Vacation Train / Night Ridin' SOUND 119 P1955
The Vacation Train / Night Ridin' CAPITOL 3236 P1955
THE NITE RIDERS
Tell The Truth / Never SOUND 128 P1955
Sittin' Sippin' Coffee / Tank Town MGM 12487 P1957
DOC STARKES & HIS NITE RIDERS
Apple Cider / Six Button Benny SWAN S-4003 P1957
THE NITE RIDERS
Women And Cadillacs / B side The Five Roayles: Take All Of Me RONNEX 1094 P1957 Belgique
DOC STARKES & THE NITE RIDERS
Apple Cider / Six Button Benny ITZY 9 P1957 ?
DOC STARKES
Love Me Like Crazy / Rockin' To Schooll LINDA 109 P1958
DOC STARKES & THE NITE RIDERS
Love Me Like Crazy / Rockin' To School1 MODERN SOUND 6908 P1958
MEL SMITH
Open The Doot Richard / Zukie Sue CAMEO 135 P1958
A Tree And A Love Will Grow / Oh Promise METRO 2023 P5/1959
THE NITE RIDERS
Pretty Plaid Skirt (And Long Black Socks) / I'll Never Change me SUE 713 P 6/1959
Lookin' For My Baby / St. Loo SUE 719 P1959
Night Ridin' / Talk To Me Baby SUE 731 P 1960
Aleph Beth / Ko-Ko-Nut Breed CHERRY 7886 P 1961 ?
MEL SMITH
Yes Love / Honker's Dream CHERRY 7887 P 1961?
THE NITE RIDERS PRESENT MELVIN SMITH
Ugly George / Nobody's Fault1962 CHIME 101 P1962
MEL SMITH
Ugly George / Nobody's Fault1962 SMASH 1775 P1962
THE NITE RIDERS
I've Been Thinkin' Pt.1 / I've Been Thinkin' Pt.2 COURTESY 1001 P1964
MEL SMITH
Chicken Backs / Love Is Gone COURTESY ? P1964
CD
MELVIN SMITH: MELVIN SMITH AT HIS BEST (2-CD) BEAR FAMILY BCD 15703 P1994 Germany
Up On The Hill / School Boy Blues / Reliefin' Blues / They Ain't Gonna Tell It Right / Rampaging Mama / Homesick Blues / Come Back My Darlin' / Real True Gal / Everybody's Got The Blues / I Remember (prev. unissued) / California Baby / Looped / Baby I'll Be There / I'm Out Of My Mind / Woman Trainer / Business Man's Blues (prev. unissued) / Sarah Kelly (From Plumnelly) / Six Times Six (prev. unissued) / Call Me Darling, Call Me Sweetheart, Call Me Dear / What's To Became Of Me (prev. unissued) / Hot Ziggety Zag (prev. unissued) / Letter To My Baby / I Don't Have To Hunt No More / Every Pound / Miss Brown (prev. unissued) / I Feel Like Goin' Home / It Went Down Easy / Why Do These Things Have To Be / Things You Oughta Know (prev. unissued) / No Baby / You Can't Stay Here / Crazy Baby (prev. unissued) 1994 GER
DOC STARKES & HIS NITE RIDERS FAMOUS GROOVE FG 971014
Apple Cider / Got Me A Six Button Benny / Don't Hang Up The Phone / Way In The Middle Of A Dream / Keep It A Secret (prev. unissued) / Say Hey / I Know You're In There / Starlight And You / Women And Cadillacs / Never / Tell The Truth / Rags / Vacation Train / Doctor Velvet / Night Riding / Talk To Me Baby / Looking For My Baby / St. Loo / Night Riding / Pretty Plaid Skirt / I'll Never Change / Waiting In The Classroom / When A Man Cries / Sittin' Sippin' Coffee / Talk Town / Whim Wham Whop (with Faye Simmons) / Making A Fast Get-A-Way (with Faye Simmons) / I've Been Thinking Pt.1 - 2
C’est Jackie Wilson un ancien boxeur qui possédait une remarquable voix de ténor qui remplace Clyde Mc Phatter au sein des Dominoes. Il effectue sa première session avec des Dominoes complètement remaniés le moins de juin 1953. James Van Loan est le seul survivant de la formation originale, les nouveaux membres aux cotés de Jackie Wilson (leader ténor) sont : Milton Murril (second ténor), Cliff Givens (basse)
Deux titres de cette séance sont publiés sur le disque Federal 12129 ; Jackie Wilson interprète « You can’t keep a good man down » et « Where now little heart » qui semble t’il est chanté par le boss Billy Ward. Durant l’été Billy embauche un autre chanteur Ralph Hockster un ex GI blanc qui bossait comme portier dans un hôtel ou le groupe séjournait !
En octobre neuf nouvelles chansons sont mises en boîte ; la ballade « Rags to to riches » une reprise d’un succès populaire de Tony Bennett chantée par Jackie avec « Don’t thank me » en face B est publiée sur le label King (K 1280) parent de Federal dans l’intention de séduire le public blanc. « Rags to riches » est un bon succès et se classe N°2 dans les classements R&B en décembre 1953 mais fut le seul hit de Jacky Wilson avec les Dominoes et le dernier pour la maison Federal/King. En décembre est publié toujours chez King un disque de Noël « Christmas in Heaven » (K 1280)
Le même mois sont enregistrées deux ballades « Until the real thing comes along » / « One moment with you » pressées par Federal. La première est publiée avec le R& B « My baby 3-D » sur la folie du cinéma en trois dimensions qui sévissait alors (Federal 12162) et la seconde sur le single Federal 12184
Les Dominoes retournent dans les studios le 2 mars 1954, deux simples extraits de cette sessions sont publiés en avril l’un chez Federal spécialisé dans le R&B avec « Tootsie Roll » (F 12178) avec Billy Ward en solo couplé « I’m gonna move to the outskirts » une des meilleures chansons de Jackie Wilson. Dans l’intention de séduire le public blanc « Tenderly » par Jacky Wilson est publié sous l’étiquette King (K 1342)
En mai une autre chanson de variété sirupeuse est enregistrée « Three coins in the fountain » et publiée par King (K 1364). En juin est enregistré « Little things mean a lot » (King 1368) un duo Jacky et Billy. Billy Ward est alors en train de faire des Dominoes qui fut l’un des plus grands groupes de R&B un groupe de variété pop spécialisé dans les ballades sirupeuses. En août grâce à leur renommé antérieure, ils sont au programme du Moondog Jubilee of stars organisé par Alan Freed.
Alors que Federal publie durant l’été « Above Jacob’s later » (F 12193) sans succès, Billy Ward annonce qu’il veut quitter Federal/King dont le contrat arrive bientôt à expiration
Sans attendre l’échéance du contrat, il signe avec Jerry Blaine le patron de Jubilee où les Dominoes enregistrent cinq titres en septembre. Le premier single « Gimme gimme gimme » (J 5163) est mis sur le marché en octobre.
Mais King ne se laissera pas faire surtout que contractuellement les Dominoes devaient encore 12 chansons pour ce label. Finalement le groupe enregistre ces 12 faces en trois séances.
En novembre 1954, James Van Loan unique survivant de la formation originale quitte à son tour les Dominoes. Il est remplacé dans un premier temps par Brother Joe des Ravens puis par Prentice Moreland, le groupe s’adjoint aussi à cette époque le guitariste Rene Hall
En janvier 1955, les Dominoes avec Jackie Wilson, Prentice Moreland, Milton Merle, et Cliff Givens enregistrent sur le même air que leur classique « Sixty minute man » ; « Can’t do sixty no more » (Federal 12209) avec Cliff comme soliste. Malgré que le titre soit identique à la chanson réponse des Du Droppers de 1952, la chanson est différente et le coureur Dan annonce qu’il est temps de se reposer après toute ces années de sexualité effrénée
Les Dominoes avaient deux managers Rose Mars qui avait l’argent et Billy Ward qui s’occupait des contrats. Billy signe un contrat de16 semaines au Sahara de Las Vegas qui démarre le mois de février 1955. Les Dominoes se produisent de six heures du soir à minuit et c’est Louis Prima qui assure la suite. Désormais c’est Billy Ward se met en avant, il ouvre le show avec « When you’re smiling » et se réfugie au piano lorsqu’une chanson est interprétée par un autre chanteur.
Prentice Moreland quitte également le groupe remplacé par le baryton Milton Grayson. Le mois d’avril Federal publie « Cave man » (F1221) Le mois de juin 1954 les Dominoes effectuent leur dernière session pour King avec « Learnin’ the blues » (K1492) et « Over the Rainbown » (K 1502) avec Milton en soliste plus proche de l’opéra que du R&B !
En juillet 1955 Jubilee sort le second et dernier simple des Dominoes « Take me back to heaven » (J 5213) et King continue de publier du matériel des Dominoes. Le contrat de King/Federal ayant expiré pour de bon, Billy Ward signe chez Decca en souhaitant pénétrer pour de bon le marché blanc tournant plus ou moins le dos au R&B
Le premier simple Decca « St Therese of the rose » (D 29933) une ballade noyée sous les violons chantée par Jackie se classe N°13 Pop en septembre 1956. Cinq autres simples et un album suivront chez Decca sans succès.
Au début de l’année 1957 Jackie Wilson est viré suite à une bagarre avec Billy Ward.
Apparemment Billy n’avait signé chez Decca que pour un an, car au début de 1957, il passe chez Liberty. Suite au départ de Jackie Wilson après divers essais c’est Gene Mumford ex leader des Larks qui le remplace. Leur premier single Liberty « Stardust » (L 55071) une ballade pop interprétée par Mumford retourne dans le pop chart l’été 1957 (# 12) et se classe # 5 du R&B chart. Les Dominoes enregistrent ensuite un album « Sea of glass » contenant des chansons d’inspiration religieuse. Les Dominoes classent encore deux titres dans le pop chart « Deep Purple » (L 55099) #20 octobre 1957 et « Jennie Lee » (L 55136) #55 en mai 1958
Billy Ward continuera a maintenir les Dominoes en activité malgré de nombreux changements de personnel jusqu’en 1965, mais on était bien loin du flamboyant R&B du début des fiftie’s
Clyde Mc Phatter 19/11/1932 – 13/06/1972
Jackie Wilson 09/06/1934 – 21/01/1984
Billy Ward 09/1921 - 16/02/2002