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Blues, Rhythm & blues,
Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage Catégorie : Blog Musique Date de création :
10.08.2007 Dernière mise à jour :
25.04.2008
New York 1950, Billy Ward professeur de chant, organiste, compositeur et excellent manager forme un nouveau groupe vocal les Dominoes avec : Joe Lamount (baryton), Bill Brown (basse) qui chantait du gospel avec les International Gospel Singers, Charlie White (second ténor) et engage comme chanteur soliste ténor le jeune Clyde Mc Phatter âgé de 17 ans fils de pasteur qui ne connaissait jusque là qu’une seule voix pour chanter, celle du gospel puisqu’il officiait avec Charlie dans les Mount Lebanon Singers. Billy Ward devient leur pianiste et s’occupe des arrangements. Après avoir remporté un concours d’amateur à l’Apollo Théâtre Le groupe signe chez Federal et rentre dans les studios le 14 novembre 1950 pour mettre en boîte quatre chansons. Le premier single extrait de cette session comprend: « Do Something For Me » (Fed 12001) une ballade gospel plaintive interprétée par Mc Phatter qui grimpe # 6 du R&B chart, la face B l’excellent R&B « Chicken Blues » est chanté en lead par Bill Brown. Clyde Mc Phatter déclarera a propos de cette première session : « le groupe était très stressé dans le studio d’enregistrement, Billy Ward nous enseignait comment interpréter « Do Someting For Me » dans le style des Ink Spots, on ne se sentait pas à l’aise en essayant de sonner comme Bill Kenny » Ward demandera alors à Mc Phatter d’essayer son propre style, c’est comme qu'ils démarrèrent le style gospel. Le second simple (Fed 12010) comprend deux ballades « No’ Say My Heart » et « Harbor Light » un titre qui sera repris par la suite par les Platters.
En janvier 1951, ils enregistrent deux chansons avec la chanteuse Little Esther « The Deacon Move »/ « Heart To Heart ». L’excellent R&B « The Deacon Moves In » (Fed 12016) avec sa merveilleuse répartie entre Little Esther et Charlie White est publié avec en face B « Other Lips Other Arms par Little Esther en solo.
Puis est publié le licencieux « Sixty Minute Man » (Fed 12022) enregistré à New York le 30 décembre 1950 lors de la session « Harbor Lights ». « Sixty Minute Man est interprété par Bill Brown avec sa voix basse provocatrice dans le plus pur style des Ravens, Mc Phatter se contentant de chanter « don’t stop » dans le background. La chanson est rapidement un succès et grimpe à la première place du R&B chart et reste dans ce classement pendant trente semaines et est le premier morceau de pur R&B interprété par un groupe vocal noir a se classé dans le pop chart le mois de septembre 1951 (# 17). Ce qui est surprenant vu le contenu sexuel des paroles :
Look a here girls I'm telling you now
They call me "Lovin' Dan"
I rock 'em, roll 'em all night long
I'm a sixty-minute man
If you don't believe I'mm all that I say
Come up and take my hand
When I let you go you'll cry "Oh yes,"
"He's a sixty-minute man
Avec un refrain encore plus explicite qui peut se résumer par : Il y aura 15 mn à t’embrasser, 15 mn à te taquiner, 15 mn d’étreinte et 15 mn à souffler !
There'll be 15 minutes of kissing
Then you'll holler "please don't stop"
There'll be 15 minutes of teasing
And 15 minutes of squeezing
And 15 minutes of blowing my top
Malgré ce succès chez les Dominoes c’est pas la joie, Billy Ward ex capitaine de l’armée fait régner une discipline de fer et à la moindre faute il taxe ses chanteurs
En juillet 1951 Federal publie deux nouveaux disques la ballade « Heart To Heart » (Fed 12035) avec Little
Esther en duo avec Mc Phatter et Esther en solo sur l’autre face et le 45 tours des Dominoes deux titres enregistrés en mai le R& B « Weeping Willow Blues » avec la ballade « I Am With You » (Fed 12039) qui se classe dans le R&B chart quelques mois plus tard # 8
En septembre 1951, Charlie White quitte les Dominoes signé par le manager des Clovers.
Il forme d’abord les Checkers avant de remplacer John Bailey au sein des Clovers.
C’est le ténor Baryton James Van Loan qui le remplace chez les Dominoes
Le 28 janvier 1952, les Dominoes sont de retour dans les studios , premier titre publié de cette séance la romance « When The Swallows Come Back To Capistrano » (Fed 12059) couplé avec That’s What You’re Doing To Me » un bon R&B enregistré en mai 1951 ; A cette époque c’est Bill Brown qui ne supporte plus la discipline de fer qu’impose Billy Ward et rejoint son copain Charlie White au sein des Checkers Raymond Johnson qui a fait partie de différents groupes le remplace temporairement avant d’être remplacé par David Mc Neil des Larks. En mai 1952 est publié « Have Mercy Baby » (Fed 12068) interprété par Clyde Mc Phatter qui pratique le traditionnel « call and response » dialogue vocal entre le soliste et les chœurs typique du chant gospel et termine la chanson en larme pris d’une ferveur religieuse. « Have Mercy Baby » peut être considéré comme l’archétype de ce qu’on appelle le rhythm and gospel dont les Dominoes se sont fait une spécialité. Rien que le titre de la chanson résume sommairement toute l’idée du rhythm and gospel. Baby étant interchangeable avec Lord, avec un petit effort on pourrait transformer les paroles en une prière gospel
« Have Mercy Baby » avec « Deep Sea Blues » en B side est de nouveau un énorme succès, il rentre dans le R&B chart en mai 1952 et culmine pendant dix semaines au top.
Le mois de septembre 1952 les Dominoes enregistrent huit nouvelles chansons. L’une d’elle « No Room » est interprétée par Johnny Olivier le valet de Billy Ward que ce dernier autorisait occasionnellement à chanter avec le groupe ; Après cette session Dave Mc Neil est incorporé dans l’armée. En octobre est publié la ballade « No Room » et le vitaminé « I’d Be Satisfied » (Fed 12105) qui se classe N#8 du R&B chart et le single avec les mid tempo « I’m Lonely » et « Yours Forever » (Fed 12106) qui ne se classent pas.
A la fin de l’année est mis sur le marché « The Bells » (Fed 12114) ou Mc Phatter pleurniche tout au long de la chanson alternant le chant avec des pleurs tordus pendant qu’un sax ténor hurle de pair avec un orgue gospel. « The Bells » se classe # 3 du R&B chart et la face B « Pedal Pushin’ Mama » # 4 le mois de mars 1954.
Alors que les Dominoes sont au sommet de leur carrière Clyde Mc Phatter qui en avait marre de la discipline militaire que faisait régner Billy Ward et s’estimant sous payé s’en va le mois d’avril 1953. Mc Phatter reprochait aussi à Ward dont la contribution vocale au sein des Dominoes était infime d’avoir mis sont nom en avant puisque les derniers disques étaient publié sous le nom de Billy Ward & the Dominoes. A l’époque Ward affirmait que c’est lui qui la viré Mc Phatter mais on peut raisonnablement penser qu’il n’allait pas virer celui qui faisait son gagne pain
Clyde Mc Phatter va fonder les prestigieux Drifters chez Atlantic et est remplacé chez les Dominoes par Jackie Wilson
Après sa séparation avec les Belmonts, Dion essaye de faire peau neuve Il enregistre avec un groupe vocal mené par une fille une histoire de délinquant déprimé « Lonely Teenager » (Laurie 3970). Cette ballade beat est sa première apparition solo dans les hit parades en novembre 1960 # 12 pop US et # 47 en Angleterre.
A la fin de l’année 1960 Laurie sort son premier album solo Alone with Dion qui comporte quelques reprises comme « Save The Last Dance For Me ».
Les 45 tours suivant marcheront moins bien « Havin fun » (Laurie 3081- janvier 1961 # 41) « Kissin Game » (Laurie 3090 - avril 1961 # 82) avec ses chœurs féminins et ses violons ou le mid tempo « Somebody Nobody Wants » (Laurie 3101 – 1961) qui ne se classe pas.
Laurie recrute alors un groupe vocal de Manhattan les Del Satins en tant que choriste, c’est avec eux que Dion enregistre en 1961 dans un style plus rock « Runaround Sue » qu’il a composé avec l’appui de Ernie Maresca. « Runaround Sue » dont l’arrangement instrumental et l’accompagnement vocal étaient copiés sur le « Quarter To Three » de Gary US Bond devient le hit de l’automne 1961 et se classe #1 du pop chart, # 4 du R&B chart et # 12 des classements anglais. « Runaround Sue » est publié en France par Vogue sur un EP avec la face B du single du single US « Runaway Girl » et les deux faces de son troisième single solo « Kissin’ Game » / « Heaven Help Me ». Désormais les enregistrements de Dion se feront avec les Del Satins. Le follow up « The Wanderer » est basé sur l’histoire d’un gars nommé Jackie qui s’est engagé dans la Navy et a tatoué sur son bras le nom de sa copine. Cette composition d’ Ernie Maresca est a nouveau un énorme hit et se classe # 2 pop et # 10 en Angleterre. La face B le dansant « The Majestic » écrit par le duo Jean & Dean rentre également dans le top 40 au début de l’année 1962. « The Wanderer » donne aussi son titre à un LP qui sort le mois de décembre 1961 avec une reprise du classique doo wop des Five Satins « In the Still Of The Night »
Dion qui est un habitué de American Bandstand à la TV chante aussi « The Wanderer », « Runaround Sue » et « The Majestic » dans le film Twist Around The Clock (Le twist est roi) ou il apparait aux côtés de Chubby Checker et des Marcels. Dion est aussi au générique de la série B Teenage millionaire avec Jimmy Clanton ou il interprète « Somebody Nobody Wants » et « Kissin Game »
En cette période de folie du twist dans l’hexagone on se jette sur les chansons de Dion, les Chaussettes Noires et les Vautours reprennent « Runaround Sue » qui devient « Volage » et Richard Anthony va faire un carton avec sa reprise copier coller du « Wanderer » sous le titre « Le Vagabond - je suis un genre de gars qui ne pense qu’à s’amuser - je coure de fille en fille essayant de les tomber » également au menu de El Toro et les Cyclones. De l’autre côté du Rhin « The wanderer » est repris en allemand par Ted Herold et Peter Kraus sous le titre « Ich Bin Ein Wanderer »
« Runaround Sue » et « « The Wanderer resteront dans l’histoire comme deux grands classiques de cette époque de transition entre Elvis et les Beatles.
La recette de Dion ; des histoires d’amour adolescente, de cœurs brisés, de solitude…le tout sur un rythme twist ! Bien que non crédité sur les disques de Dion, les Del Satins ont sans doute contribué grâce à leur talentueux accompagnement vocal dans le style doo wop au succès de ces deux chansons chargées de R&B. Il faut aussi mentionner l’excellent apport du saxophoniste Buddy Lucas. Dion apparaît alors infaillible commercialement et enchaîne les succès.
Avec « Lover Who Wander » signé Dion/Maresca dans la lignée de « The Wanderer » il se classe # 3 le mois de juin 1962, la face B du simple « Born To Cry » ( # 42 pop) est repris en France par José Salcy sous le titre « Je suis né pour pleuré ». Ces deux titres sont édités en France avec sa reprise de « Dream Lover » de Bobby Darin. Suit en 1962 sa composition « Little Diane »qui bénéficie des harmonies musclées des Del Satins et de l’emploie d’un kazoo et malgré ses paroles machistes se classe (#18 pop août), « Little Diane » sort chez nous avec les deux faces de son premier single solo « Lonely Teenager »/ « Little Miss Blue ». Un nouveau album est également publié durant l’été « Lovers Who Wander » (# 12). Sur ce LP à côté de ses compositions on trouve de chaudes reprises de quelques classiques ; « The Twist » (Hank Ballard), « Stagger Lee » (Lloyd Price), « Shout » (Isley Brothers), « Queen Of the Hop » (Bobby Darin) « Come Go With Me » (Del Vikings) « Tonight tonight » (Mello Kings)
En décembre l’excellent mid tempo « Love Came to me » rentre dans le top 10 pop, mais entre temps son contrat chez Laurie arrivant à expiration Dion a signé chez Columbia ; Laurie continuera a sortir des enregistrements de Dion, « Sandy » sera son dernier simple pour cette marque à se classer dans les charts # 21 le mois d’avril 1963. « Sandy » et sa face B « Faith » sont publiés par Vogue avec deux titres enregistré avec les Belmonts « I Wonder why » qui date de 1958 et « Don’t Pity Me ». Laurie publie aussi un LP Dion sings to Sandy
et profitant de la popularité de Dion chez Columbia publiera régulièrement des compilations de ses enregistrements.
Single Laurie USA
Lonely Teenager/Little Miss Blue Laurie 3070 10/1960
Havin’ fun/Northeast End Of The Corner Laurie 3041 1/1961
Kissin’ Game/Heaven Help Me Laurie 3090 4/1961
Somebody Nobody Wants/Could Somebody Take My Place Tonight ? Laurie 3101 P1961
Runaround Sue/Runaway Girl Laurie 3110 P10/1961
The Wanderer/The Majestic Laurie 3115 P 11/1961
Lovers Who Wander/(I Was) Born To Cry Laurie 3123 P 04/1962
Little Diane/Lost For Sure Laurie 3134 P 06/1962
Love Came To Me/Little Girl Laurie 3145 P 12/1962
Sandy/Faith Laurie 3153 P 1963
Come Go With Me/King Without A Queen Laurie 3171 P1963
Lonely Word/Tag Along Laurie 3187 P1963
Then I Get Tired Of You/After The Dance Laurie 3225 P1964
Shout/Little Girl Laurie 3240 P 1964
I Got The Blues/(I Was) Born To Cry Laurie 3303 P1965
EP France
Runaround Sue/Heaven Help Me
The Kissin’ game/Runaway Girl Vogue 7905
The Wanderer/Twist Around The Clock
The Majestic/Kansas City/Little Star Vogue 7924
Born To Cry/Lover who Wander
Lonely World/Dream Lover Vogue 7970
Little Diane/Lonely Teenager
Lost For Sure/Little Miss Blue Vogue 8009
Love Came To Me/Little Girl
Candy Man/I’m Gonna Make It Somehow Vogue 8066
Sandy/Don’t Pity Me
Faith/I Wonder Why Vogue 8092
Queen Of The Hop/Come Go With Me
Rosalie/King Without A Queen Vogue 8118
LP
ALONE WITH DION Laurie LLP 2004 P USA Late 1960
Lonely Teenager/After The Dance/P.S. I Love You/Save The Last Dance For Me/Little Miss Blue/Havin' Fun//Close Your Eyes/Fools Rush In/My One And Only Love/North East End Of The Corner/One For My Baby/Then I'll Be Tired Of You
RUNAROUND SUE Laurie LLP 2009 P USA 12/1961 (#11)
Runaround Sue/Somebody Nobody Wants/Dream Lover/Life Is But A Dream/The Wanderer/Runaway Girl//The Majestic/Little Star/Lonely World/(I'll Remember) In The Still Of The Night/Kansas City/Take Good Care Of My Baby
LOVERS WHO WANDER Laurie LLP 2012 P USA 07/1962 (#12)
Lovers Who Wander/Come Go With Me/King Without A Queen/The Twist/Little Diane/Stagger Lee//Shout/Tonight Tonight/(I Was) Born To Cry/Queen Of The Hop/Sandy/Lost For Sure
DION SINGS HIS GREATEST HITS Laurie LLP 2013 P USA 12/1962 ( #29)
A Teenager In Love (Dion & Belmonts) /Teen Angel (Dion & Belmonts)/Little Miss Blue (Dion) /Don't Pity Me (Dion & Belmonts) /That's My Desire (Dion & Belmonts)/Where Or When (Dion & Belmonts)/I Wonder Why (Dion & Belmonts)/Lonely Teenager (Dion)/In The Still Of The Night (Dion & Belmonts)/No One Knows (Dion & Belmonts)/When You Wish Upon A Star (Dion & Belmonts)/A Lover's Prayer (Dion & Belmonts)
DION SINGS LOVE CAME TO ME Laurie LLP 2115 P USA 1963
Love Came To Me/So Long Friend/Heaven Help Me/Then I'll Be Tired Of You/Kissin' Game/Candy Man//Little Girl/I'm Gonna Make It Somehow/P.S. I Love You/Little Miss Blue/Could Somebody Take My Place Tonight/Save The Last Dance For Me
DION SINGS TO SANDY Laurie LLP 2017 P USA 06/1963 (#115)
Sandy/Teen Angel/Little Diane/Runaway Girl/My Private Joy/Wonderful Girl//Queen Of The Hop/I've Cried Before/Love Came To Me/Just You/I Can't Go On (Rosalie)/Little Girl
DION SINGS THE 15 MILLION SELLERS Laurie 2019 P USA 1963
Fly Me To The Moon/Kansas City/In The Still Of The Night/Queen Of The Hop/Come Go With Me/The Twist/Stagger Lee/Shout//Save The Last Dance For Me/Dream Lover/P.S. I Love You/Tonight Tonight/Take Good Care Of My Baby/Candy Man/Little Star
LES GRANDS SUCCES DE DION VOGUE LD 61930 FRANCE P 196?
Queen Of The Hop/The Majestic/Love Came To Me/Runaway Girl/The Wanderer/Rosalie/Come Go With Me/Lovers Who Wander/Little Diane/Sandy/Kansas City/Runaround Sue
Ace ayant mis la clef sous le paillasson, on perd la trace de Huey’s Smith. Entre temps musicalement les donnes ont changé, les groupes anglais sont maintenant les rois des hit parades américain et la musique soul émerge.
C’est dans ce genre qu’on retrouve Huey Smith dans la deuxième partie des années soixante
En 1966, Smith signe sur le label Instant filiale de Minit fondé en 1961 à la Nouvelle Orléans par Joe Bonashak Sous le nom de Pitters Pats, Huey avec Gloria Franklin et Alex Scott enregistrent « It Do Me God part 1& 2 ». Suivront avec un personnel fluctuant toute une série de perles soul funk avec toujours cette touche humoristique enregistrées soit sous le nom de Pitters Pats comme « Coo Coo Over You », « Smile For me » ou sous le nom de Huey’s .
Huey Smith fonde même son propre label Pitter Pats qui connaît une carrière éphémère ou caché sous le pseudo de Shin Dig Smith and the Soul Shakers, il grave le soul funk “Trough Fooling Around” l’histoire d’une femme qui flingue son dragueur de mari interprétée par une chanteuse. En 1967 il enregistre un autre excellent morceau soul « Blues 67 » part 1 & 2 sur le label White Cliffs avec la chanteuse Brenda Brandon James Rivers au sax et le guitariste James Rivers.
En 1969 toujours pour Instant il reprend son nom d'origine Huey Smith & the Clowns avec le mystérieux Little Buck au chant et met en boîte le fabuleux « You Got To Part 1 & 2 »
Mais rien n’y fait, le succès n’est plus au rendez vous malgré la qualité de ces 45 tours qui sont aujourd’hui convoités par les amateurs de funk.
Ses compagnons de route des Clowns ont eux aussi pris le virage de la musique soul.
Bobby Marchan qui effectuait une tournée avec Otis Reding est recommandé par ce dernier chez Stax. Marchan y enregistre deux singles dont l’original « Get Down and Get With It » (futur hit des Slades). Son partenaire des Clowns Johnny « Scarface » Williams qui a également fait partie des Tick Tocks de Bobby Marchan grave avec ce groupe deux bons disques de Soul chez Sansu comme cette composition d’Allen Toussaint « Do Me Like You Do Me. « Scarface » (Williams sera assassiné au début des années 70)
Au début des années 70, Huey Smith se met à la production avec les artistes du label Instant, il travaille avec le chanteur soul Lee Bates, le chanteur « bue eye soul » Skip Easterling avec sa relecture funky de «I’m Your Hoochie Koochie Man » (Instant 3309) dernier succès marquant pour le label Instant en 1970, Larry Darnell « Stomp Down Soul » (Instant 1126)
Après un dernier 45 tours au début des 70’s et alors que la même année Johnny Rivers rentre dans le top 10 pop US en 1972 avec sa reprise de « Rocking Pneumonia & the Boogie Woogie Flue » Huey Smith se retire, devient témoin de Jehova et désapointé quitte définitivement le monde de la musique à la fin des années 70 après une dernière tournée en1979
En 2000, Huey Smith reçoit un award par la Rhythm & Blues Fondation
Quelques reprises :
Rockin Pneumonia:
P.J Proby (1965), Chris Farlowe (1966), The Flamin’ Groovies (1969), Eddy Mitchell (Pneumonie rock and boogie woggie toux 1971 Johnny Rivers (1972)
Professor Longhair (1977) Patti Labelle (1981), The Crickets,,Art Neville, Johnny Winter, Jelly Bread Lonnie Mack Jerry Lee Lewis Aerosmith (1987) , Frankie Ford
“Don’t you just know it”
fut un grand succès en Allemagne en 1965 avec la reprise de Casey Jones & the Governors autres covers; The Sonics, The Kingsmen, Paul Revere & the Raiders, the Premier (live) Dr Feelgood,Clifton Chenier (1996)
-figure au générique du film Snatch en 2001
A cette époque Bobby Marchan quitte Huey Smith pour entamer une nouvelle carrière sous son nom tout en continuant à travailler avec les Clowns. En 1959, il sort sous le nom de Bobby Marchan & the Clowns « Rockin’ Behind The Iron Curtain » un regard loufoque sur le communisme toujours dans la ligné du « Rocking » suivit par « Quit My Job » en 1960.
Bobby Marchan obtient un hit solo avec « There’s Is Something On Your Mind » de Big Joe Mc Neely sur le label Fire une chanson qui se classe N°1 du R&B chart et N°31 Pop l’été 1960.
Chez Imperial, Huey Smith travaille avec le producteur Dave Bartholomew . Chez les Clowns, Bobby Marchan est remplacé par le vocaliste Curley Moore tandis Gerri Hall prend la place de leader sur certaines chansons, sont aussi présent Benny Spellman (le créateur de « Fortune Teller ») et Roosevelt Wright.
C’est dans les studios Cosimo à la Nouvelle Orléans que Huey et ses Clowns accompagnés par : Justin « Scarecrow » Adams, George David (guitare) George French (basse), Robert Allen, Parker,James Rivers, Walter Kimble (Sax ténor), Robert French (drums) effectuent leurs enregistrements. Quatre simples sont publiés par Impérial entre 1960 et 1961, « The Little Moron » (Impérial 5721) avec son rythme contagieux, « Behind The Weel Part 1 &2 » (Impérial 5747) une composition de Huey’s qui tourne autour de la voiture influencé par « Stick Shifts » des Duals. L’autobiographique « Sassy Sara » (Imperial 5772) interprété par la délicieuse Gerry Hall et l’hilarant « Snag A Tooth Jeannie » (Impérial 5789). De nombreuses chansons resteront inédites et apparaîtront sur un LP de réédition français dans les années 80 comme l’excellent « Somebody Told It », la ballade « I Din’t Do It » que Johnny Vincent avait enregistré en son temps avec son somptueux accompagnement de guitare par Justin Adams, « Psycho » inspiré par le film de Hitchcock basé sur le standard du blues « I Can’t Lose With The Stuff I Use » que du bon !
Ces morceaux irrésistibles avec toujours le même brin d’humour sont un nouvel échec commercial. A l’époque « Behind the Wheel (Part 1 &2) », « The Little Mormon », et « Someone To Love” sont publiés en France sur 45 tours EP Polydor avec la mention Twist !.
Huey Smith revient rapidement chez Ace et avec « Pop-Eye » retourne dans les classements des meilleure s ventes du marché pop à la position N° 52 le mois de mars 1962. Pour ce morceau dansant, Vincent avait mis les voix des Clowns sur une veille bande avec Lee Allen et Red Tyler. « Popeye » devient la danse la plus folle de ce début des années soixante à la Nouvelle Orléans. Des dizaine de chansons inspirées par le héros mangeur d’épinard des dessins animés voient le jour, il semble que c’est Eddie Bo qui le premier s’est lancé dans la création d’une danse sur ce thème avec « Now Let’s Popey’s » mise en boîte quelques mois plutôt chez Ric Records
En 1961,Vincent publie un second LP de Huey Smith « For Dancing » on y trouve « Doin’ the Beatnick twist » une cover de Suzy Q.
Comme c’est de tradition aux Etats-Unis, Huey et ses Clowns enregistrent en 1962 un album de chansons de Noël « ‘Twas The Night Before Christmas ». On y trouve les traditionnels « Jingle Bells », « Silent Night », « White Christmas » à la sauce R&B de la Nouvelle Orléans enregistrés avec quelques guest stars comme les Heartbeats, ou Jesse Thomas. Huey Smith a composé quelques originaux comme « All I Want For Christmas » chanté par Curley Moore avec à la guitare Marc Rebennack le futur Dr John, le « Rock ‘N’ Roll Santa Claus » est lui signé Earl King.
On raconte que les réactions à ce traitement de thèmes sacrés furent tellement mauvaises que Vincent retira l’album de la vente peu de temps après sa publication l’hiver 1962. Mais en réalité, il s’avère que le disque n’a bénéficié d’aucune publicité et fut très mal distribué par Vee Jay qui venait de signer un accord de distribution avec Ace. L’objet devenu culte, va être réédité en vinyle dans les années 80
En 1963 Ace publie encore le simple « Quiet As It’s Kept » et « At the Mardi Gras » sous le nom de Huey & Curley duo formé par Huey Smith et le soliste Curley Moore.
Mais à cette époque l’association de Johnny Vincent avec la maison de disque de Chicago Vee Jay qui contrairement aux apparences était mal géré va mener Ace à sa perte. Leur première production commune « Vénus In Blue Jeans » de Jimmy Clanton est pourtant un énorme hit mais Vincent ne touchera aucun centime. Ayant perdu beaucoup d’argent dans l’affaire et faute de moyen financier, Johnny Vincent se retire du showbiz signant l’arrêt de mort de sa compagnie Ace, le label Vee Jay de son côté allait bientôt faire faillite !
Figure marquante de la Nouvelle Orléans, le pianiste, producteur et arrangeur Huey Smith a composé quelques purs joyaux du R&B comme « Rocking Pneumonia & Boogie Woogie Flue » ou « Don’t You Just Know It ». Des classiques irrésistibles remplis de bonne humeur interprétés par sa formation vocale les Clowns soutenus par son jeu de piano bien léché et les riff des saxophones des meilleurs musiciens de la ville.
Né le 26 janvier 1934 à la Nouvelle Orléans, Huey Smith influencé par le Professor Longhair se produit dès l ‘âge de 15 ans avec le guitariste Eddie Jones alias « Guitar Slim » puis fait tandem avec Earl King.
En 1953, Huey Smith signe chez Savoy et enregistre à la Nouvelle Orléans en juin son premier disque une ballade dans le style de la Nouvelle Orléans « You Made Me Cry » qu’il interprète au piano avec Robert Caffery (sax ténor), Earl King (guitare) Roland Cook (basse) et Charles Williams (drums). La même équipe enregistre lors de cette session « Have You Gone Crazy » publié en 78 tours sous le nom de Earl Johnson et qui est considéré comme le premier disque du jeune guitariste Earl King
Excellent pianiste, on le retrouve en studio sur les enregistrements de Little Richard, Lloyd Price, Shirley & Lee (« Those Lonely Lonely Night » N°7 R&B 1955) , Smiley Lewis c’est lui qui joue l’introduction au piano de « I Hear You Knocking » (N°2 R&B 1955)
Huey Smith qui n’aimait pas chanter forme par la suite un groupe vocal les Clowns, avec le renfort des saxophonistes Lee Allen, Alvin « Red » Tyler et de Charles Williams aux baguettes, ils vont faire les beaux soirs du club Tijuana de la Nouvelle Orléans.
Les premiers membres des Clowns sont : Junior Gordon (Izzy Cougarten), Dave Dixon et Roland Cook qui apparaissent sous le nom de Rhythm Aces sur le premier enregistrement que Smith réalise chez Ace le nouveau label fondé l’été 1955 par Johnny Vincent l’ancien producteur de Specialty.
Mais le personnel est assez fluide, le ténor Bobby Marchan rejoint le groupe en 1957 comme leader et apporte au Clowns une touche originale. Bobby était arrivé à la Nouvelle Orléans dans une troupe de travestis au début des années cinquante. Il reste dans la ville, enregistre deux 45 tours pour Aladdin en 1954 sans grand impact. Remarqué par Huey Smith, ce dernier emmène son patron Johnny Vincent voir Bobby qui passait au Tijuana. Vincent qui le prend pour une femme, lui file 200 $ et lui signe un contrat. Chez Ace Bobby Marchan enregistre en solo le rock « Little Chickee Wah Wah ». Cette composition de Smith connaît un certain succès a la Nouvelle Orléans, Huey Smith embauche alors Bobby Marchan au sein des Clowns remaniés avec John « Scarface » Williams et James Black. Ave eux, il enregistre à Jackson (Mississippi) où opère Ace « Rocking Pneumonia & the Boogie Woogie Flue” Part 1 et 2. Johnny Vincent avait aimé la phrase « I Got The Rockin‘ Pneumonia » que chantait Chuck Berry dans « Roll Over Beethoven », il demande alors à Huey d’écrire une chanson autour de ces mots. Le succès de « Rocking Pneumonia » est immédiat, le titre se classe N°5 du R&B chart et N° 52 des classements pop chart l’été 1957 et va ainsi consolider la compagnie Ace et renforcer son implantation dans la Crescent city.
Après ce premier hit, les Clowns continuent d’enregistrer des morceaux dans le même style « novelty » un style vocal humoristique proche des Coasters. Huey Smith ne voulait pas que son groupe vocal chante en harmonie dans le style doo wop trouvant qu’il y avait déjà suffisamment de groupe de ce genre sur le marché.
La première mouture des Clowns ne tient pas longtemps et sur les futurs enregistrements de Huey Smith et les Clowns on trouve gravitant autour de Bobby Marchan, la chanteuse Gerri Hall, Eugène Francis avec ses cheveux teints en vert ! et Billy Roosevelt.
Dans les studios Huey Smith est la force dirigeante et les enregistrements se font dans une ambiance joyeuse. « Just A Lonely Clown » qui suit « Rocking Pneumonia » ne marche pas mais leur troisième single « Don’t You Just Know it » couplé à « Hight Blood Pressure » du même acabit devient un énorme smash. La voix basse de Bill Roosevelt qui répond par les onomatopées « Ah ha ha ha hey you gooba gooba gooba » à la voix haute et volatile de Bobby Marchan soutenue par les riffs de sax de Lee Allen et Red Tayler provoque une alchimie explosive. C’est le chauffeur de la formation qui utilisait régulièrement la phrase « Don’t You Just Know It » qui inspirera Huey Smith pour l’écriture de ce morceau. Huey et son groupe interprète la chanson le 15 mars 1958 dans la populaire émission pour teenagers de Dick Clark « American Bandstand » suite ce coup pouce « Don’t You Just Know It » se classe N° 9 pop et N° 4 R&B.
Puis sous le nom de Huey & Jerry un duo formé par Huey Smith avec la chanteuse des Clowns Gerry Hall, il grave sa version de « Little Chickee Wah Wah » sur le label subsidiaire de Vincent Vin Records. Gerry Hall quitte un temps les Clowns pour partir en tournée avec le saxophoniste Lee Allen suite à son succès avec « Walkin’ With Mister Lee » au début de l’année 1958
A la Fin de l’année 1958 est publié « Havin’ A Good Time » qui marque le pas, Hueys et ses Clowns retournent dans le pop chart (N°56) au tout début de 1959 avec « Don’t You Know, Yockomo”.
Toujours en 1958 un jeune chanteur blanc de 19 ans Frankie Ford enregistre son premier disque chez Ace « Cheatin’ Woman » accompagné par Huey Smith, Red Tyler, Frank Fields, Charlie Williams et Robert Parker. A cette époque Huey Smith enregistre la musique pour son prochain disque avec Bobby Marchan « Sea Cruise » et « Loberta ». Johnny Vincent fait ensuite enregistrer en une dizaine de prises « Sea Cruise » à Frankie Ford, et fait remarquer à Huey qu’il n’avait pas besoin de sortir un disque en ce moment. Il fait coller la voix de Frankie sur la bande instrumentale de « Sea Cruise » de Huey et fait de même avec « Loberta » rebaptisé « Roberta » que Frankie avait chanté avec le chœur des Clowns présent dans les studios. « Sea Cruise » qui démarre avec le son d’une sirène est d’abord distribué localement et c’est « Roberta » qui figure en face A. Petit à petit des DJs programment « Sea Cruise » sur leurs platines et le morceau devient un énorme hit (N°11 R&B /N°14 Pop mai 1959). Ford enregistre ensuite le R&B « Alimony » toujours sur une bande de Huey Smith sans grand succès. Après 5 singles chez Ace, Frankie grave avec Huey Smith, Mac Rebennack et Robert Parker « Morgous the Magnifcent sous le pseudo de Morgus and the Three Ghouls avant de passer chez Impérial déçu par le versement des royalties qu’il juge trop modeste !
En 1959 Ace publie leur premier album de Huey Smith & the Clowns « Having a Good Times » qui comprend 12 titres déjà paru en 45 tours entre 1956 et 1959. Un EP « Havin Fun » est aussi publié avec « Little Liza Jane » face B de leur premier single Ace de 1956, leur hit « Rockin Pneumonia », plus deux titres de leur simple de 1961 « She Got Low Down » et « Mean Mean Mean »
Huey et ses Clowns enregistrent ensuite « Genevieve », « Tu Ber Cu Lucas & The Sinus Blues » une variation de « Rocking Pneumonia » couplée à « Dearest Darling » une de leur rare ballade doo wop où l’irrésistible et social « Beatnick Blues » et sa face B « For Cryin’ Out Lound » qui sonne très « Coasters ». Sur scène les Clowns se surpassent et malgré leur popularité ces derniers enregistrements de la même veine que leurs précédents hits sont ignorés. Johnny Vincent se désintéresse progressivement de la formation qui passe chez Imperial en 1960
En 1956 non satisfait des ses royalties Richard Berry quitte les frère Biharis et forme les Pharaohs (Godoy Colbert (1st tenor), Robert Harris (2nd tenor), Noel Collins (baryton). Il va signer chez Flip mais avant il enregistre chez Class sous le nom de The Pharaohs featuring Rickey une nouvelle une petite merveille « Teenager’s Love Song » (Class 2002) un doo wop médium avec en face b « The Watusi » une incroyable histoire de lune de miel dans la jungle sur fond de cris d’animaux sauvages. Le thème du « Watusi « sera relancé avec succès en 1961 par les Vibrations et les Orlons. Un autre disque est publié sous le nom de Rickey «Baby Please Come Home » (Empire 106), tandis que Flip met sur le marché la ballade doo wop « Take The Key » (Flip 318) sous le nom de Richard Berry & the Pharaohs
Durant l’été 1956 Richard Berry est séduit par un calypso instrumental « El Loco Cha Cha » d’un certain René Touzet que joue sur scène les Rhythm Rockers de Ricky Rillera avec lesquels il se produit chaque dimanche soir. Berry empruntera les « duh duh duh » du rif d’ouverture de « El Loco » tout en s’inspirant de l’air et de l’idée du « Havana Moon » de Chuck Berry qui raconte l’histoire d’un gars qui essaye de retourner à Cuba. Il compose un texte sur l’histoire d’un type qui a envie de retourner chez lui en Jamaïque pour revoir sa petite amie qu’il baptise « Louie Louie ». Lors de cet enregistrement historique, Gloria Jones des Dreamers est présente et rajoute sa voix de soprano aux Pharaohs, les musiciens de la séance sont : Plas Johnson , Jewel Grant (sax) John Anderson (trompette) Irving Ashby (guitare),Red Callender (basse) et Ray Martinez (batterie)
« Louie Louie » va être publié le mois de mars 1957 en face B du second 45 tours Flip « You Are The Sunshine » (Flip 321) une version R&B d’un country hit de Jimmie Davis.
Le disque est un modeste succès local, et lorsque le D .J. de Los Angeles Hunter Hancock retourne le disque pour jouer « Louie Louie », le 45 tours est repressé avec « Rock Rock Rock » un titre qui figure aussi sur le 45 tours solo de Berry « Sweet Sugar You » (Flip 327) qui sonne comme du Coasters. « Louie Louie » se vendra autour de 130000 exemplaires de ce qui n’était pas si mal mais insuffisant pour figurer dans les classement des meilleures ventes
Début 1957, Richard Berry vend pour la somme de 750 $ les droits de quatre de ses compositions incluant « Louie Louie » pour se procurer de l’argent à l’occasion de son mariage avec Dorothy Adams.
Entre 1957 et 1959 l’année ou il quitte le label, Richard Berry enregistre plusieurs 45 tours chez Flip avec les Pharoahs « You’re the girl »/ « You Look So Good » (Flip 331) et une version amusante et rythmée de « Besame Mucho » couplée à la ballade « Do I, Do I, Do I » (Flip 339). Le doo wop « Have Love Will Travel » (Flip 349) l’un de ses meilleurs morceaux est produit avec les Pharaohs et Gloria Jones. Sous le nom Richard Berry & the Lockettes il enregistre deux autres excellentes chansons particulièrement énergiques « The Mess around » avec Jennell Hawkins et « Heaven on wheels » (Flip 336). Il est aussi présent sur le “Hey Pretty girl” des Crowns (Flip 330) et sur les deux simples Class des Rollettes (alias les Dreamers)
A part Los Angeles, Richard Berry connaît une certaine popularité dans le Nord Est des Etats-Unis grâce au disc jockey de Seattle Bob Summerrise. Berry se produit d’ailleurs dans cette région lors d’une tournée avec Junior Parker, Bobby Bland et Etta James. Au fil du temps, plusieurs formations rock de Seattle mettent « Louie Louie » à leur répertoire parmi lesquels celle d’un certain Rockin’ Robin Roberts.
En 1961, ce dernier enregistre cette histoire de ce type qui se lamente sur son sort seul en mer sur un label local « Etiquette » accompagné par les Wailers connut pour leur hit instrumental de 1959 « That Cool One » et qui ont réarrangé le morceau avec une certaine créativité.
Un jour à Portland dans l’Oregon deux groupes de la ville les Kingsmen et Paul Revere et les Raiders se produisent dans une soirée dansante, lorsqu’ils remarquent qu’une bande de jeune se démène devant le juke-box ou tournait le « Louie louie » de Rockin Roberts. Les deux formations décident alors d’apprendre la chanson pour la mettre à leur répertoire et finalement l’enregistrer à quelques jours d’intervalles ! La version de Paul Revere distribuée par Columbia connaît quelques bons passages radio. Celle des Kingsmen gravée en mono sur un magnéto une piste en deux prises sur le label Jerden passe à la radio locale, avant d’être matraquée par un DJ d’une station R&B de Boston. Finalement distribuée nationalement par Wand, la version crue et rauque des Kingsmen rentre dans le fond du top 100 en septembre1963 et grimpe rapidement à la seconde place à la fin de l’année. Jack Ely le chanteur des Kingsmen qui ne connaissait pas bien les paroles et portait un appareil dentaire avait enregistré « Louie Louie » d’une façon incompréhensible. Rapidement le bruit couru que les paroles de « Louie Louie » contiennent des textes obscènes, provoquant une investigation du F.B.I. dont les agents écouteront le disque à toutes les vitesses possibles pour arriver à la conclusion au bout de deux années de recherches ( !) que les paroles étaient incompréhensibles
Pour Richard Berry comparé à son importante discographie des fifties les années soixante seront peu prolifiques Lorsqu’il a quitté Flip, Richard Berry a fait la connaissance de Gary Paxton et de Kim Fowley, Gary était alors dans les classements avec le « Alley Oop » des Hollywood Argyles. Avec ces deux producteurs, Berry enregistre plusieurs 45 tours simples pour 5 différents labels entre 1960 et 1963. « It’s All Right » (Warner 5164) marque une orientation plus soul, mais il n’y aura pas de suite. L’année suivante Richard Berry enregistre la tendre ballade soul « I’m Your Fool » couplée à un super doo wop « I’m A Really Big Way » pour la maison de disque K&G (K&G 9901) propriétés de Kim Fowley et Gary Paxton. Puis est mis en boîte le rock « Give It Up » chez Paxley (Paxley 751) un autre label du duo. Deux autres simples de qualités sont publiés par Smash mais le succès n’est pas au rendez vous.
Le label Crown publie aux USA en 1963 un LP Richard Berry & the Dreamers comprenant des faces enregistrées pour Flair et RPM en solo ou avec le girl group les Dreamers entre 1954 et 1956 et un album des Flairs. L’année suivante en 1964 « Loui Louie » est publié en Grande Bretagne sur un rarissime EP par Ember (Emb 4527) dans la série R&B.
Entre 1965 et 1967 Richard Berry enregistre six singles avec une nouvelle formation les Soul Searchers. Trois albums live captés dans des clubs de la Californie du Sud avec les Soul Searchers sont publiés sur de petits labels en 1968/69. («Wild Berry » (Pam 1002) a été réédité en vinyle en 2007). Pendant ce temps « Louie Louie » devient un classique des groupes beat et garage et retourne au top des charts US dans une version plus soft par les Sandpipers en 1966, mais Richard Berry reste un inconnu pour le grand public
Le mois d’août 1983 une radio californienne organise un marathon de 63 heures passant plus de 800 versions différentes de « Louie Louie ». Richard Berry est invité pour l’événement et à l’occasion il rencontre pour la première fois le chanteur des Kingsmen Jack Ely. Grâce à cet évènement largement médiatisé il va récupérer une partie de ses droits d’auteurs. En 1992 lorsque « Louie Louie » est vendu à l’agence Windswep Pacific, il touche de subséquentes royalties. En octobre 1995, il se produit pour la première fois en Angleterre à l’occasion du festival rock & roll de Hemsby. Il enchante l’audience avec une longue version de « Louie Louie » interprété au piano accompagné par une section de cuivres
Richard Berry s’est produit une dernière fois sur scène le mois de février 1996 lors d’un concert de charité, il décédera d’une crise cardiaque l’année suivante le 23 janvier 1997
DISCOGRAPHIE PART 2
Richard Berry & the Pharaohs 1957
Flip 321 Louie Louie
Flip 321 You are my Sunshine
Richard Berry & the Pharaohs 1957
Flip 321 Louie Louie
Flip 321 Rock Rock Rock
Richard Berry 1957
Flip 327 Sweet Sugar You
Flip 327 Rock Rock Rock (This Dance Is Crazy)
Richard Berry & the Pharaohs 1957
Flip 331 You’re The Girl
Flip 331 You lock so Good
Richard Berry/Jennel Hawkinks & the Lockettes 1958
Flip 336 The Mess Around
Flip 336 Heaven On Wheels
Richard Berry & the Pharoahs 1958
Flip 339 Besame Mucho
Flip 339 Do I,Do I, Do I
Richard Berry & the Pharaohs with Gloria Jones 1959
Flip 349 Have Love Will Travel
Flip 349 No Room
Richard Berry 1960
Flip 352 I’ll Never Ever Love Again
Flip 352 Somewhere Over The Rainbown
Richard Berry 1960
Warner Bros 5164 Walk Right In
Warner Bros 5164 It’s All Right
Richard Berry 1961
K&G 9001 I’m Your fool
K&G 9001 I’m A Real Big Way
Richard Berry 1961
Paxley 751 Give It Up
Paxley 751 I want You To Be My Girl
Richard Berry 1962
Smash 1789 What Good Is A Heart
Smash 1789 Everybody’s Got A Lover But Me
Richard Berry 1963
Smash 1811 I’m Learning
Smash 1811 Empty Chair
Discographie LP
The Flairs Crown 5356/356 USA P.1963
The Best of the Flairs Flair 1000 (bootleg) P.196?
Richard Berry & the Dreamers Crown 5371/ Crown 371 USA P.1963
Rock’N’ Roll Hits of the 50’s United Superior 7798 USA P.19?? (réédition du LP Crown)
Richard Berry & The Soul Searchers: Casino Club Presents…Combo Live Session Casino PR 1501/1502 P 1968?
Richard Berry & the Soul Searchers:Live from H.D. Hover Century Restaurant Pam 1001 USA P1968?
Richard Berry & the Soul Searchers: Wild Berry! (Live From H.D Hover Century Restaurant ) Pam 1002 USA 1969?
(Cet album a été réédité en 2007)
Richard Berry : Great Rhythm & Blues Oldies Vol 12 Blues Spectrum BS 112 USA P.1977
Richard Berry : Get Out Of The Car Ace CH 59 UK P.1982
Richard Berry : Louie Louie Earth Angel JD 901 Sweden P. 1986
Discographie CD
Get Out Of The Car Ace 355 P.1992 UK
Richard Berry “Daddy Daddy 50’s R&B” P-VINE PCD 4774 P.1995 Japan
Richard Berry : “Baby, Please Come Home” NILE 101 P. 1998 USA
The Flairs: The Ultimate Flairs Featuring Richard Berry Ace 829 P 2001 UK
The Dreamers:“They Sing Like Angel 1954-59” Ace 829 P. 2001 UK
Yama Yama ! The Modern Recording 1954-1956 Ace 2004 UK
Have « Louie » Will Travel The 1956-1962 Recording Ace 977 P.2004 UK
Même s’il n’aurait pas composé le fameux “Louie Louie” l’un des titres les plus repris de l’histoire du rock Richard Berry mériterait de figurer au panthéon du rhythm & blues. Cet artiste touche à tout n’a malheureusement jamais été reconnu à sa juste valeur pourtant il a dans les années cinquante composé et enregistré une incroyable série de joyeuses perles dans divers style ; r&b, doo wop et rock and roll.
Richard Berry est né le 11 avril 1935 à Extension en Louisiane, il s’installe rapidement en Californie ou il est élevé par une tante. Au tout début des années 50, il devient l’un des membres important de la communauté doo wop qui fréquentait la Jefferson High School de Los Angeles. En 1952 il fait la voix basse avec les Flamingos de Cornel Gunter, puis il rejoint les Debonairs d’Arthur Lee Maye. Lorsque Arthur qui était aussi un joueur de baseball réputé décide de se consacrer à son sport favori la formation est remaniée.
Les Debonairs sont alors formés de : Cornel Gunter (1er tenor), Richard Berry (basse), Obadiah “Young” Jessie (baryton) Thomas “Pete » Fox(tenor) Beverly Thompson (tenor)
Ce quintette passe une audition le mois de décembre 1952 pour John Dolphin dont le magasin de musique se situait près de leur école. La bande est publiée sans leurs autorisations sous le nom de Hollywood Bluejays en janvier 1953 sur le label Recorded in Hollywood avec « I Had A Love » (led by Cornel Gunter) et « Tell Me You Love Me » (led by Richard Berry) N’étant pas satisfait par l’attitude de John Dolphin, la formation auditionne ensuite pour les frères Biharis les patrons de Modern. Ils sont alors placés sous la coupole de Joe Bihari qui les rebaptise les Flairs d’après le nom de son label Flair. L’été 1953, les Flairs réenregistrent « I Had A Love » avec en face B « She Wants To Rock » chanté par Richard Berry (Flair 1012) . Le mois de septembre 1953 Richard Berry enregistre en solo une ballade dans le style de la Nouvelle Orléans : ‘I’m Still In Love With You” (Flair 1016). Le même mois est publié sous le nom de the Hunters “Rabbit On A Log” (Flair 1017) et en novembre « Tell Me You Love Me » sous le nom de Flairs (Flair 1019). En 1954 Richard Berry tout en enregistrant avec les Flairs « Love Me Girl »/ « Gettin’ High » (Flair 1028) enregistre aussi en trio (Arthur Lee Maye/Richard Berry/Johnny Coleman) « The Fine One » publié sous le nom de Five Hearts (Flair 1026). Deux autres chansons de cette séance seront publiées sous le nom de Rams en mars 1955 (Flair 1066). Avec la chanteuse Jennell Hawkins, Richard Berry enregistre en duo sous le nom de Ricky & Jennell « This Time It’s Real » accompagné par les Flairs (Flair 1033). En mai 1954, il remplace Bobby Nunn le soliste des Robins pour le rôle du condamné dur et crâneur qui interprète le super hard blues « Riot In Cell Block N°9 » (Spark 103) une composition de Leiber & Stoller qui raconte l’histoire d’une émeute dans une prison sur fond de sirènes et de mitraillettes qui claquent. Alors que les Robins vont se muer en Coasters, les frères Biharis vont demander à Berry de composer une suite à « Riot », c’est ainsi qu’il compose l’automne 1954 dans le même style « The Big Break » qui sera enregistré avecArthur Lee Maye & the Crowns (Flair 1055). A cette époque Richard Berry se produit aussi avec le groupe féminin les Dreamers avec lesquels il grave le single « Bye, Bye Baby »/ « At Last » (Flair 1052). On le retrouve encore comme leader sur deux 45tours des Flairs publiés l’été 1954 « Baby Wants You » (Flair 1041) accompagné par l’orchestre de Ike Turner et « This Is The Night For Love (Flair 1044) avant de les quitter définitivement suite à de nombreuses frictions dû à ses escapades, il sera remplacé par Randy Jones.
Richard Berry va aussi chanter en duo avec Etta James « Roll With Me Henry » (Modern 947) une chanson réponse au hit de Hank Ballard et ses Midnighters « Work With Me Annie» qu’Etta James avait composé avec ses copines des Peaches. L’orchestre de Johnny Otis les accompagne sur cet enregistrement et la chanson rebaptisée « The Walflower » se place au top du R&B chart en février 1955. Richard Berry retournera en studio pour un autre duo avec Etta James « Hey Henry ! » (Modern 957). Il fait aussi la voix basse sur les premiers enregistrements d’Arthur Lee Maye et son groupe les Crowns chez Modern
En 1955, pour brouiller encore un peu plus les pistes, Berry grave un 45 tours « God Gave Me You/Don’t Cha Go » (Flair 1068) accompagné par le groupe vocal les Cadets. Sur la face B de l’excellent « Get Out Of The Car » (Flair 1064) interprété en solo on trouve la ballade « Please Tell Me » sur laquelle il est accompagné par les Crowns et les Dreamers.
Toujours en solo il chante le bluesy « Crazy lover » pompé sur le « Im Ready » de Muddy Water et « Nex Time » où il s’inspire de la mélodie de « I Don’t Know » de Willie Mabon (Flair 1071). Deux nouveaux simples sont aussi publiés avec le girl group de Gloria Jones sous le nom de Richard Berry and the Dreamers. « Daddy Daddy”/”Baby Darling” (Flair 1058) et « Together »/ « Jelly Roll » (b side les Cadets) (Flair 1075)
Les quatre 45 tours suivant paraissent sous l’étiquette RPM un label subsidiaire de Modern des frères Biharis. Trois disques sont produits en solo ; « Rockin Man » (RPM 448) ou il bénéficie de l’accompagnement du Ike Turner Orchestra, « Pretty Brown Eyes » /« I Am Bewildered » (RPM 452) sont deux ballades, « Yama Yama Pretty Mama » est un rock and roll à la Little Richard (RPM 465) et « Wait For Me » une ballade avec les Dreamers qui renoue avec le genre girl groups.
RICHARD BERRY DISCOGRAPHIE SINGLES 1953 - 1956
The Hollywood Blue Jays 1953
Recorded in Hollywood 396 I Had Love
Recorded in Hollywood 396 Tell Me You Love Me
The Flairs 7/1953
Flair 1012 I Had A Love (lead Cornel Gunter)
Flair 1012 She Wants To Rock (lead Richard Berry)
Richard Berry & Group 1953
Flair 1016 I’m Still In Love With You
Flair 1016 One Little Prayer
The Hunters (aka The Flairs) 1953
Flair 1017 Down At Hayden’s
Flair 1017 Rabbit On A Log
The Flairs 11/1953
Flair 1019 You Should Care For Me (lead Cornel Gunter)
Flair 1019 Tell me you Love Me (lead Richard Berry)
The Wips (aka the Flairs) 1954
Flair 1025 Pleadin’ Heart
Flair 1025 She Done Me Wrong
The Five Hearts 1954
Flair 1026 The Fine One
Flair 1026 Please Please Baby
The Flairs 2/1954
Flair 1028 Love Me Girl (Cornel Gunter/Richard Betty)
Flair 1028 Getting’ Hight (lead Richard Berry)
Ricky & Jennell (Richard Berry & Jennel Hawkins backed by the Flairs) 1/1954
Flair 1033 This Time It’s Real
Flair 1033 Each Step
The Flairs 5/1954
Flair 1041 Baby Wants (lead Richard Berry)
Flair 1041 You Where Untrue (lead Richard Berry)
The Flairs 7/1954
Flair 1044 This Is The Night For Love ( Cornel Gunter/Richard Berry)
Flair 1044 Let’s Make With Some Love (lead Richard Berry)
The Dreamers feat. Richard Berry 1954
Flair 1052 Bye Bye Baby
Flair 1052 At Last
Richard Berry (with Arthur Lee Maye & the Crowns 1954
Flair 1055 What You Do To Me
Flair 1055 The Big Break
Etta James & the Peaches 1954
Modern 947 The Wallfower (Roll With Me Henry) with Richard Berry
Modern 947 Hold Me Squeeze Me (Etta James)
The Robins 1954
Spark 103 Riot Cell Block N°9 (lead Richard Berry)
Spark 103 Wrap It Up
Richard Berry & the Dreamers 1955
Flair 1058 Daddy Daddy
Flair 1058 Baby Darling (aka baby baby)
Richard Berry (with Arthur Lee May & the Crowns + The Dreamers on b-side) 1955
Flair 1064 Oh Oh Get Out Of The Car
Flair 1064 Please Tell Me
Richard Berry (with the Cadets) 1955
Flair 1068 God Gave Me You
Flair 1068 Don’t Cha Go
Richard Berry 1955
Flair 1071 Nex Time
Flair 1071 Crazy Lover
Richard Berry & the Dreamers 1955
Flair 1075 Together
Flair 1075 Jelly Roll
Richard Berry (with Ike Turner Orchestra) 1955
RPM 448 Rockin’ man
RPM 448 Big John
Etta James With Maxwell Davis & Orchestra 1955
Modern 957 Hey Henry§ (with Rich Berry)
Modern 957 Be Mine (Etta James)
Richard Berry 1956
RPM 452 Pretty Brown Eyes
RPM 452 I Am Bewildered
Richard Berry 1956
RPM 465 Angel On My Life
RPM 465 Yama Yama Pretty Mama
Richard Berry & the Dreamers 1956
RPM 477 Wait For Me
RPM 477 Good love
The Pharaohs featuring Rickey 1956
Class 202 Teenager’s Love Song
Class 202 Watusi
Rickey (aka Richard Berry) 1956
Empire 106 Baby Please Come Home
Empire 106 Tender Love
A l’origine les Rhythm Checkers sont un groupe allemand de Beat music de Sarrelouis une ville à côté de Sarrebruck composé de trois allemands et d’un hollandais : Dave Kelly (guitare/chant),Kurth Horbach, (basse) Norbert Hohlweg (batterie) et Eddy Van Nelfen (guitare rythmique). Le combo est parfois rejoint aux claviers par Frank Farian le fondateur du label Hansa. Au cours de l’année 1965, les Rhythm Checkers se produisent souvent à Strasbourg, lors d’un show au Kibitz rue des tonneliers en mars 1966 Dave Kelly est absent. Les Checkers recrutent alors le strasbourgeois Robby Stierheim qui a fait partie des Black and White. Quelques temps plus tard, Robby emmène ses amis voir les Skat Five avec l’extraordinaire batteur chanteur Roland « bouboule » Bauer, les allemands sont séduit et le débauche sur le champs ! Cette nouvelle mouture des Rhythm Checkers répète en puisant dans le répertoire du british beat, du rhythm and blues noir et du rock and roll. En mai 1966, ils signent un contrat pour la saison d’été du Puce Palladium à Juan les Pins. Lieu branché de l’époque, le Palladium accueillait surtout des formations anglaises, les Rhythm Checkers remplacent d’ailleurs les Dead Sea Fruit qui connaissaient alors un petit succès avec « Loulou ». Par contrat Bouboule ne devait pas dévoilé qu’il était français, lors de leur première prestation, ils s’imposent facilement avec « Slow down » de Larry Williams et « Don’t ha ha » de Casey Jones. Ils deviennent rapidement la coqueluche des nuits de Juan.
Avec cette renommé, ils sont programmés en lever de rideau du Musicorama de Jerry Lee Lewis le 8 novembre 1966 à l’Olympia. Les Rhythm Checkers passent avant Vince Taylor et commencent leur set avec « Ride your Pony » de Lee Dorsey, qui semble avoir peut d’impact sur le public, Bouboule enchaîne alors avec le « I got crazy » de James Brown alors au menu de tout groupe beat qui se respectait, le public de rockers commence à se réveiller et lorsque Bouboule attaque « Long Tall Sally » son titre fétiche c’est le délire dans la salle. Repéré par le boss de la Locomotive Kiki Chauvières présent à l’Olympia, ils sont engagés pour le reste du mois dans ce lieu mythique parisien. De retour à Strasbourg en décembre, ils se produisent au Kibitz et c’est la qu’ils enregistrent leur premier 45 tours avec Alain Dubois à la prise de son. Au menu deux compositions de Roby Stierheim et du néerlandais Van Nelfen « Cause I need you » et « The of Rhytm Checkers »
La voix de Bouboule sonne très noire, mais techniquement un peu trop en retrait lors de la prise de son. « Cause I need you » est vraie perle garage digne des morceaux du coffret Nuggets qui ignore honteusement les combos frenchies ! mais qui ne circulait jusqu'à présent que sur quelques compilations du genre. « Theme of Rhythm Checkers » est plus anecdotique mais néanmoins intéressant
Les deux compositions originales figurent en face A du 45 toours, sur le recto une version époustouflante de « Said oh Yeah » de Bo Diddley digne des Pretty Things et une cover peu connu de « On your way down the drain » du combo new-yorkais des King Bee. Le Ep est pressé à environ 2000 exemplaires sur le label AGD.
Les Rhytm Checkers se produisent ensuite à la Western Farm de Brumath la nouvelle boite bas-rhinoise à la mode. Le 21 février 1967, ils retournent à Paris pour un nouveau Musicorama ou ils sont programmés en première partie d’un autre pionnier du rock Chuck Berry. Entre temps le bassiste allemand Kurt Horbach est remplacé par un autre Black and White ; le strasbourgeois Danny Gentner. Jacques Barsamian écrira dans le mensuel Rock & Folk N°6 à propos du show : « Sur la scène de l’Olympia, après les Rockers, les Rhythm Checkers, en vestes rayées, prennent le relais, très applaudis dès leur apparition. C’est une formation de rock and roll classique avec un chanteur. Bien que très fort, le chanteur remue beaucoup et rappelle par moments Screaming Lord Sutch. La salle rythme des mains « Long tall Sally » tandis que le leader s’agenouille et enlève sa veste pour interpréter à la façon de Little Richard un terrible « Kansas City ». Le public reprend ses « hey hey hey ». Suit « Land of Thousand Dances »morceau qui chauffe lorsqu’il est bien fait ! c’est le cas ici. Un quatrième titre fut exécuté « I can’t dance with you » des Small Faces ».
Ce grand moment du rock français est enregistré et sera publié à nouveau par les disque AGD avec la magnifique pochette rouge les montrant sur la scène de l’Olympia.
Les Rhythm Checkers restent dans la capitale pour jouer dans différents clubs comme le Tchoo Tchoo à Plessis Robinson, le Poporama ou le Bus Palladium. Par la suite ils recrutent l’organiste anglais Chris Hadfield qu’ils avaient rencontré à Juan les Pins. Le 5 septembre 1967, les Rhythm Checkers se produisent à Strasbourg à l’occasion de la semaine anglaise avec les Artwoods et Sandie Shaw. Mais malheureusement le groupe splitte à la fin de l’année 1967.
L'intégralité des enregistrements des Rhyth Checkers bientôt disponible sous la
forme d'un LP vinyl chez Groovie Records
Modeste succès à sa sortie en 1957 « Tonite Tonite » des Mellokings va devenir au fil des années une des chansons oldies favorites des américains
Les Mellokings sont à l’origine un trio formé par les deux frangins Bob et Jerry Scholl et leur copain Eddie qui mettent leurs voix à l’unisson pour un spectacle dans leur école de Mount Vernont à New York juste à l’extérieur du Bronx. Remarqué par l’arrangeur noir Dick Levister qui souhaite faire d’eux un groupe à harmonie dans la tradition des groupes blancs de variété style Four Freshmen. Mais les garçons qui prennent le nom de Mello Tones avec l’adjonction de deux nouveaux membres sont plutôt des amateurs de musique noire.
Ils sont alors composés de:
Bob Scholl (lead)
Jerry Scholl (tenor)
Eddie Quinn (second tenor)
Neil Arena (baryton)
Larry Esposito (basse)
Levister part à la recherche d’une maison de disque pour ses poulains et rencontre Al Silver patron de Herald et de Ember Records. Ce dernier avec beaucoup de flair venait de signer les Nutmegs, les Turbans et les Five Satins qui ont tous cartonnés.
Dans le studio, Silver les fait travailler avec l’arrangeur et pianiste William Myles Nobles, il y a là ; un guitariste, un batteur et quatre micros pour l’ensemble. Cette séance va donner naissance à leur premier 45 tours avec la ballade adolescente « Tonite Tonite » couplée au rock « Do Baby Do » signé par Levister (Ember 502) Le disque est publié le mois de mars 1957. Entre temps, on s’est rendu compte qu’un autre groupe de Mellotones venait de se classer dans le pop chart avec « Rosie Lee » chez Gee, pour éviter toute confusion la formation est rebaptisée Mellokings d’après le nom du big band que dirigeait Levister (King Levister) .
Le groupe part en tournée pour promotionner son disque et passe chez Dick Clark dans American Bandstand le 3 septembre 1957. Ils se produisent même à l’Apollo Théâtre le 4 octobre 1957. Les Mellokings retournent chez Clark le 16 et le 21 septembre. Malgré ce coup de pouce « Tonite Tonite » ne fait qu’un un petit tour dans le pop chart en se positionnant # 77 le mois d’octobre 1957.Pourtant dans certaines villes comme Los Angeles ou Philadelphie le titre figurait au top des ventes locales. Un des problèmes du label Herald était ses carences dans la distribution et puis à cette époque le marché du R&B et du R&R était surtout dominé par les formations vocales noires bien qu’on est souvent confondu les Mellokings avec un groupe noir. Le second disque (Ember 507) perpétue la tradition de tout groupe doo wop une face lente avec le thème de l’amour juvénile « Chapel On the Hill » et l’autre rapide « Sassafras » avec son accompagnement rock. En janvier 1958, ils partent en tournée avec les Everly Brothers et Eddie Cochran.
Deux autres singles sont publiés cette année 1958, l’énergique « Baby Tell Me » en face A avec la très belle romance « The only Girl » (Ember 511) et « Valérie » où les Mello Kings se montre au sommet de leur créativité, une chanson couplée à l’excellent « She’s Real Cool » (Ember 518) Mais malgré une bonne promotion le succès n’est pas au rendez vous. Herald publie aussi un EP sur lequel on retrouve « Tonite » ce qui relance à nouveau la chanson.
Toujours en 1958, Herald sort son premier album de compilation « Herald The Beat » qui contient trois de leurs morceaux. C’est à cette époque que Neil et Larry quittent les Mellokings remplacés par Louis Janacone et Tony Pinto. Ces deux nouveaux membres sont présents sur le seul disque publié en 1959 « Running to you » et l‘excellent « Chip Chip » avec ses riffs de basse électrique (Ember 536)
Quatre autres simples seront encore publiés entre 1960 et 1961. La ballade « Our Love Is Beautiful » et le plaisant mid tempo « Dear Mr Jock » sont issus d’une séance de novembre 1958 (Ember 548). Alors que sur leurs disques les Mellokings sonnent très noir « Kid Stuff » (Ember 554) enregistré en quartette sans Eddie Quinn parti tenter une carrière solo .marque une rupture étant plus dans le style variété.
Fin 1960, Herald édite un album avec deux inédits "Once On A Windy Day" et "Starbright,". Profitant de la vague du néo doo wop leur première chanson “Tonite Tonite” fait un petit retour dans les charts en se classant au fond du top 100 # 95 le mois de janvier 1961
En 1961Les violons font leurs apparitions sur «Till There Were None » (Herald (561). « Love At The First Sight » (Herald 567) couplé à la face B de leur quatrième single est leur dernière publication chez Herald. En 1962 les Mellokings enregistrent un disque sur le label Lescay et en 1966 ils réenregistrent une nouvelle version de « Tonite Tonite » et « Chip Chip » pour Lana.
Les Mellokings continuent à se produire dans des shows revival malgré le déces accidentel de Bob Scholl en 1975
DISCOGRAPHIE:
Mellotones
Tonite, Tonite/Do Baby Do Herald 502 P 4/57
Mellokings
Tonite, Tonite/Do Baby Do Herald 502 P 4/57
Chapel On The Hill/Sassafras Herald 507 P 9/57
Baby Tell Me Why, Why, Why/The Only Girl Herald 511 P12/57
Valerie/She's Real Cool Herald 518 P 3/58
Chip Chip /Running To You Herald 536 1/59
Our Love Is Beautiful/Dear Mr. Jock Herald 548 P 1960
Kid Stuff/I Promise Herald 554 P 9/60
Penny/'Till There Were None Herald 561 P 3/61
Love At First Sight/She's Real Cool Herald 567 P10/61
But You Lied/Walk Softly Lescay P10/62 (as Mello-Kings)
Tonight, Tonight/Thrill Me Flashback 2 P1965
Tonite Tonite/Chip Chip Lana 124 P 1966
Tonight, Tonight/Chapel On The Hill Janus 722 P1977
EP
Tonite Tonite/She's Real Cool/
/The Only Girl/Do Baby Do Ep Herald HEP 451 P 1958 (as "Mello-Kings"]
LP
The Mellokings Sing Herald HLP 1013 P1960
Tonight Tonight/ I Promise/ Our Love Is Beautiful/ Sassafras/ The Only Girl/ Once On A Windy Day/Kid Stuff/ Chapel On The Hill/ Starbright/ Valarie/ Chip Chip/Baby Tell Me (Why, Why, Why)
The Mellokings Relic 5035 P1981
Tonite Tonite/ She's Real Cool/ The Only Girl (I'll Ever Love)/ Do Baby Do/ Chapel On The Hill/ Dear Mr. Jock/ Kid Stuff/ Thrill Me/ Valerie/,Love At First Sight/ Running To You/ Baby Tell Me/ Til There Were None/
Sassafras/ Our Love Is Beautiful/ I Promise/ Chip Chip/ Penny
CD
Mello Kings meet the Five Satins BLUE SVP 50972 P2007
17 titres provenant de le leurs 9 singles Herald, manque la ballade sirupeuse « Penny » mais on trouve l’excellent « Thrill Me » à la flaveur latine qui figurait sur le LP Relic
+ 13 chansons des Fives Satins
The Cashmeres
Boom Mag Azeno Vip Vay:Don’t Let It Happen Again
The Platters
You’ll Never Never Know/It Ist’nt Right EP Mercury 14161 France 1956
Le groupe se forme sous le nom de Crooners en 1949 à l’occasion d’un concours de talent qui a lieu dans leur école de la banlieue d’Atlanta en Georgie
Formé en quartette et mené par le ténor Dodd Hicks, la formation répète pas mal et rapidement commence à se produire dans les clubs d’Atlanta. Le groupe change son nom en Cashmeres après que les membres ont découvert qu’un autre groupe portait déjà ce nom. Par la suite, un DJs d’Atlanta Mark Allan leur décroche une audition pour Mercury records. Le mois d’octobre 1954, les Cashmeres se rendent à New York en train pour enregistrer quatre titres avec le producteur Leroy Kirkland.
Le groupe est alors composé de :
Dodd Hicks (leader tenor)
Henry Boyd (tenor)
Romeo Shuler (basse)
Ralph Riley (baryton)
En novembre 1954, la major met sur le marché leur premier simple « My Sentimental Heart »/ « Yes Yes Yes » qui passe régulièrement sur la station locale WAOK.
Le mois d’avril 1955, les Cashmeres retournent à New York pour une nouvelle session. Quatre nouvelles chansons sont mises en boîte ; « Don’t let It Happen »/ « Boom Mag Azeno Vip Vay » deux faces publiés le même mois sans grand impact. Les deux autres titres de cette séance « There’s A Rumor »/ « Second Hand Heart » sortent en juillet. Le succès n’étant pas au rendez vous Dodd quitte la formation et s’engage dans l’US Air force. Les Cashmeres recrutent alors Grover Mitchell, leur contrat de un an chez Mercury arrivant à son terme, ils signent chez Herald. Chez Herald, ils enregistrent six chansons, mais le label n’en publiera que deux : « Little Dream Girl »/ « Do I Upset You » au printemps 1956 toujours sans succès et le groupe splitte dans les mois qui suivent.
En France en 1956 les Platters sont les rois des hits parade et des jukes box et curieusement sur la face B de leur hit « You’ll Never Know » publié durant l’automne on trouve les deux titres du simple Mercury des Cashmeres l’excellent doo wop « Bom Mag Azeno Vip Vay » et la ballade « Don’t Let It Happen Again ». Aux Etats-Unis leur manager publie encore deux titres des sessions Herald sous le nom de Marktones, tandis que Dood de retour de l’armée forme un nouveau groupe de Cashmeres début 1958. Ces derniers enregistrent « Tippi Tippi Wang Wang » qui sera publié sous le nom de Kashmirs sur le label Wonder.
Diuscographie
My Sentimental Heart/Yes Yes Yes Mercury 70501 P 11/1954
Don’t Let Happen Again/Boom Mag Azeno Vip Vay Mercury 70617 P4/1955
There’s A Rumor/Second Hand Heart Mercury 70679 P 7/1955
The Platters
You’ll Never Necer Know/It Ist’nt Right
The Cashmeres
Boom Mag Azeno Vip Vay:Don’t Let It Happen Again EP Mercury 14161 France 1956
Little Dream Girl/Do I Upset You Herald 474 P 4/1956
The Marktones
Hold Me Close/Talk It Over Herald 1022 P8/1957
The Kashmirs
Heaven Only Knows/Tippi Tippi Wang Wang Wonder 104 P 8/1958