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surfinbird Description du blog :
Blues, Rhythm & blues,
Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage Catégorie : Blog Musique Date de création :
10.08.2007 Dernière mise à jour :
25.04.2008
L’histoire des Jayhawks démarre en 1955 dans une high school de Los Angeles, quand des membres de différents groupes vocaux décident de fonder une nouvelle formation composé de :
James Johnson (1er tenor)
Cléo White (1er et second tenor)
Carl Fisher (second tenor)
Rene Beard (baryton)
Carver Bunum (basse)
Nos cinq gaillards après quelques mois d’entraînement décident de pousser la porte du label Flash Record situé dans les parages. Le Doo woop était alors à la mode et le boss est séduit, il les convoque le 2 octobre 1955 pour une première session. Les Jayhawks enregistrent quatre titres : « Counting My Teartrops », « The Devil’s Cousin », “My Only Darling” et une composition de James “Stranded In The Jungle”. Dans cette chanson pleine de non sens dans le style novelty (humoristique) le narrateur raconte qu’il a atterit dans la jungle alors qu’il allait a un rendez vous avec sa petite amie. Il se réveille en train de cuire dans un pot et s’échappe par la mer !
Au bout de quelques semaines les deux premiers titres sont publiés par Flash, mais rien ne se passe. Rene et Cleo quittent alors la formation. Le groupe recrute un nouveau baryton Dave Govan et devient un quartette. « Stranded in the Jungle » sera publié le mois de mai 1956 et les Jayhawks promotionnent leur chanson dans le show TV de Johnny Otis
Le disque commence à se vendre et rentre dans les classements des meilleures ventes en juin et se positionne # 9 dans le R&B chart et #18 pop le mois de juillet 1956. Entre temps un autre groupe vocal noir les Cadets a repris la chanson chez Modern (M 994) bénéficiant de plus de moyen de la part de leur maison de disque et pistonnés par le dj Alan Freed, les Cadets se classeront même un peu mieux que l’original #4 R&B et #15 pop. Le même mois, la major Mercury fera reprendre aussi « Stranded in the Jungle » par les Gadabouts
Suite à ce succès, les Jayhawks partent en tournée tout l’été, et l’automne venu ils retournent sur les bancs de l’école. Carver quitte ses copains et est remplacé à la voix basse par Don Bradley, le groupe en profite pour rajouter un ténor Richard Owens.
En septembre 1956 est publié leur troisième et dernier simple Flash « Don’t mind Dyin » sans succès. Les Jayhawks vont alors frappé à la porte de Aladdin records. Le 20 avril 1957, ils enregistrent avec le légendaire batteur Earl Palmer « Johnny House Party » qui reçoit un accueil favorable de la critique. Durant la même séance ils ont gravé deux titres « Everyone Should go » et « The Creature » publié durant l’été. Le succès ne venant pas, ils décident de changer leur image de groupe à chansons humoristiques et ils commencent par changer leur nom en Vibes. Ils enregistrent sous ce nom deux simples chez Allied. En 1959 deux 45 tours sortent chez Eastman à nouveau sous le nom de Jayhawks. En 1960, ils deviennent les Vibrations et retrouvent le succès avec « The Watusi » (# 13 R&R / # 25 pop mars 1961) dont la mélodie est pompée sur le « Let’s Go Let’s Go Let’s Go » de Hank Ballard et « Peanut Butter » qui était au départ une démo pour les Olympics (#25 R&B / # 20 pop juin 1961) sous le nom de Marathons ! Profitant de leur nouvelle popularité, ils réenregistrent « Stranded In The Jungle » en 1961.
En 1974 les New York Dolls enregistrent une version de « Stranded In The Jungle » sur leur album “Too Much Too Soon”
Discographie 45 tours :
The Jayhawks
Counting My Teardrops/The Devil’s Cousin Flash 105 10/1955
Stranded In The Jungle/My Only Darling Flash 109 5/1956
Love Train/Don4t Mind Dyin’ Flash 111 09/1956
Johnny’s House Party Pt.1/Pat2 (with Earl Palmer) Aladdin 3379 04/1957
Everyone Should Know/The Creature Aladdin 3393 08/1957
Start The Fire/I wish The World Owed Me A Living Eastman 792 04/1959
Betty Brown/New Love Eastman 798 1959
The Vibes
What’s Her Name/You are Allied 10006 09/1958
Misunderstood/Let The Old Folks Talk Allied 1007 02/1959
The Vibrations
Don’t Say Goodbye/Stranded In The Jungle Checker 982 06/1961
CD THE JAYHAWKS "STRANDED IN THE JUNGLE"
1. Stranded In The Jungle
2. Counting My Teardrops
3. Everyone Should Know
4. My Only Darling
5. Don't Mind Dying
6. The Devil's Cousin
7. Love Train
8. New Love
9. Start The Fire
10. The Creature From Outer Space
11. Betty Brown
12. Misunderstanding (as The Vibes)
13. I Wish The World Owed Me A Living
14. Let's Walk, Let's Talk (w/Danny Tyrell)
15. Lipstick Kisses (w/Sonny Knight)
16. What's Her Name (as The Vibes)
17. You're Only Seventeen (w/Danny Tyrell)
18. Eat Your Mush And Hush (w/Sonny Knight)
19. Let The Old Folks Talk (as The Vibes)
20. You Are (as The Vibes)
21. Johnnies House Party - Pt. 1 (w/Earl Palmer)
22. Johnnies House Party - Pt. 2 (w/Earl Palmer)
23. Counting My Teardrops (unreleased)
24. The Devils' Cousin (unreleased)
25. Stranded In The Jungle (Rehearsal Fragment)
Joe Barry 1939/2004
Né le 13 juillet 1939 à Cut Off en Louisiane Joe Barry de son vrai nom Joseph Barrios est un de ces pionniers du swamp pop jamais reconnus à sa juste valeur. Dès son plus jeune âge il joue de la guitare avec son cousin Vin Bruce célèbre artiste cajun. Barry écoutait aussi du gospel noir et se dit qu’il y a moyen de mélanger ce genre avec la musique cajun. En ajoutant des éléments de R&B empruntés essentiellement à Fats Domino et Ray Charles, il commence à jouer une musique hybride qui va donner naissance au swamp pop un terme utilisé à partir du milieu des années 50. Dans la deuxième partie des fiftie’s Joe Barry se rend souvent à la Nouvelle Orléans pour visiter les studios d’enregistrements et les clubs, il rencontre des musiciens de la ville Edgar « Big Boys » Myles, Smiley Lewis, James « Sugar Boy » Crawford et Tommy Ridgley qui vont l’influencer fortement. Il enregistre un premier disque sur le label Houma « I’m Walking Behind You » publié vers 1956/57. Il grave aussi deux autres singles en 1958 sur le petit label Show Biz fondé par le DJ de la Nouvelle Orléans Jim Stewart. Toujours en 1958, il prend le pseudo de Rockin’ Roland et forme son premier orchestre avec neuf musiciens nommé les Dukes of Rhythm. Suite à une dispute avec les Dukes, il prend le nom de Joe Barry et fonde les Delphis composés de huit musiciens avec lesquels il grave en 1960 pour le label Jin « Greatest Moment of My Life ».Le disque enregistré dans le petit studio de Floyd Soileau à Ville Platte ne se vendra qu’à environ 1000 exemplaires. Quelques temps plus tard Lee Martin un des cousins de Barry envoie au boss de Jin une démo de « I got A feeling ». Cette composition de Barry sonnait comme un classique de Ray Charles, Soileau décide cette fois de programmer une session dans les studios de Cosimo Matassa à New Orleans. Joe Barry accompagné par les Viking un groupe éphémère formé d’étudiants enregistre « I Got The Feeling » et un de ses morceaux qu’il jouait sur scène « I’m A Fool To Care ». Soileau est impressionné par cette ballade mélancolique et s’associe avec le producteur Huey Meaux pour promouvoir « I’m Fool To Care » ; Comme prévu le single Jin (144) se vend bien dans le sud de la Louisiane et l’est du Texas. Soileau et Meaux cède le titre à Mercury pour une distribution nationale, publié sur le nouveau label subsidiaire Smash « I’m Fool To Care » se place # 24 dans le pop chart le mois d’avril1961 et # 15 du R&B chart. Joe Barry se produit alors dans American Bandstand l'émission la plus regardée par les teenagers américains. Publié par Mercury en Angleterre « Fool To Care » rentre aussi dans le top 50 britannique
Après le succès de « Fool to Care » il enregistre sous son vrai nom une version en français cajun de son hit intitulée « Je suis bêt pour d’aimer » avec en face B une reprise du roi du zydeco Clifton Chenier « Oh Teet Fille ». D’après Joe Barry « Fool To Care » se serait vendu à plus d’un million d’exemplaires et suite à ce succès il part en tournée à travers le pays.
Le disque suivant distribué par Jin et Smash « Teardrops in My Heart » est un succès mineur et se classe # 62 Pop durant l’été 1961 puis sort « Till The End Of The World » qui marche moins bien. L’excellent « Little Papoose » et sa reprise de « Just Because » de Lloyd Price paraissent sur Smash dont l’agent de liaison en Louisiane était Huey Meaux qui le publie aussi sur son label Princess. Pour des raisons contractuelles et pour cacher son origine raciale, il enregistre à la même époque sous les pseudo de Tee C.Bee où Roosevelt Jones chez Jamie « I Say That’s Alright » En 1963/64, il met en boîte une dizaine de titres pour Princess avec le guitariste Joe Long et la chanteuse cajun Mary Mc Coy dont une version de « Big Mamou ». En 1965, il se produit au Papa Joe’s un club de la Crescent City avec Freddy Fender et Docteur John. Dans cette boîte ils se produisent après le spectacle des stripteaseuses jouant toute la nuit en prenant des pilules pour tenir. En 1967, Barry quitte le monde de la musique et retourne chez lui à Cutt Off et va bosser sur une plateforme pétrolière. Mais l’envie de la musique le reprend bientôt et il retourne dans les studios Houma où il avait fait un premier enregistrement dans les années cinquante pour enregistrer un album. Malheureusement les bandes seront détruites lors d’un incendie. En 1968, Joe se rend à Nashville et travaille comme guitariste de session, il enregistre aussi six titres pour la maison Nugget dont “Today I Started Loving You” de Merle Haggard et le classique de Big Bopper “Chantilly Lace”. Mais suite à une querelle avec le management, il décide de ne plus enregistrer pour ce label qui en contrepartie refuse de le libérer du contrat de cinq ans qu’il avait signé. Désappointé, il retourne en Louisiane et retourne travailler dans le pétrole. Au début des années 70, il abandonne sa vie de saltimbanque et ses excès pour se consacrer à la religion. En 1976 avec l’aide deHuey Meaux et de Freddy Fender il retourne dans les studios pour enregistrer un album de ballades country publié par ABC/Dot. Dans les années 80, Joe Barry vend des voitures d’occasions et enregistre un album religieux « Sweet Rose of Sharon », il devient missionnaire en Afrique et dans les Caraïbes mais découragé par la corruption des évangélistes il se retire à nouveau dans sa ville natale. Il vit alors dans la misère dans une maison sans eau ni électricité. En 1993, à lieu Lafayette un concert de soutient à Jeff Barry avec les grands noms du swamp pop : Jivin’ Gene, Clin West, Rod Bernard, John Fred etc.
Après la publication de l’intégrale de Joe Barry par Night Train en 1999, un producteur local Michael Vice décide de retrouver Barry. Lorsqu’il frappe à sa porte, il découvre un homme affaibli par la maladie. Vice décide d’enregistrer quelques démos avec son orchestre les Blue Eyed Soul. Et il monte un projet pour l’enregistrement d’un album qui va mettre trois ans à aboutir. Les Blue Eyed Soul enregistrent en studio la musique, et le chant de Joe Barry est enregistré chez lui. Mais le résultat sera à la hauteur de l’attende.
« Been Down That Muddy Road » démarre avec une seule reprise un remake de « Every Breath You Take » de Police à la sauce swamp et propose également une version en français. Tous les autres morceaux ont été composé par Joe qui a écrit de magnifiques textes inspirés de sa vie cahotique « A Smoke Filled Barrom » raconte comment l’alcoolisme peut détruire une famille et le splendide « Lousiana Moon »
« Muddy Road » est un blues avec une guitare slide « Tchoupitoulas Road » toujours dans la veine blues « Watching Raindrops » est une perle swamp et « Hey La La » ou « Handle With Care » ont une flaveur plus cajun et une petite touche de Fats Domino dont le style de Barry a toujours été proche. C’est album à découvrir d’urgence a été publié le mois d’août 2003. Un an plus tard le 31 août 2004 Joe Barry décède à son domicile.
Discographie 45 tours
I'm walking behind you/My Shoes Walking Back To You Houma 1008 P1956/57
Greatest Moment Of My Life / Heartbroken Love Jin 132 1960
I’m Fool to Care/I Got A Feeling Jin 144 1961/Smash 1702 /61
Je Suis Bêt Pour T'Aimer / Oh, Teet Fille (as Josef Barrios Jin 150 1961
Teardrops In My Heart / For You, Sunshine Jin 152/Smash 1710 1961
Till The End Of The World / You Don't Have To Be A Baby To Cry Jin 157 /Smash 1727 /61
Why Did You Say Goodbye?/Little Papoose Smash 1745/Princess 4005 1962
Just Because/Little Jewel of the Veaux Care Smash 1762/Princess 4010 1962
I Say That’s Alright (as Roosevelt Jones) Jamie 196?
Big Mamou/ ? Princess 4017
Beg Your Pardon/Don’t Close The Door Princess 4023 1963
Today I Starded Loving You Again/ ? Nugget 1023 P1968?
Chantilly Lace/? Nugget 1027 P 1968?
Today I Strarted Loving You Again/Three’s A Crowd Crazy Cajun 2008 1976
Heart broken Love/You Call Everybody (1964 recording) Crazy Cajun 9013 197?
If You Really Want Me To,I’ll Go/Beg Your Pardon (1963 record) Crazy Cajun 90141977
Lp
Joe Barry Lp DOT DOSD-2085 P 1977
You're Why I'm So Lonely /Tomorrow Never Comes /Think It Over /Always Late (With Your Kisses) /I Almost Lost My Mind /It's A Sin To Tell A Lie /Cold Cold Heart (/The Prisoner's Song /I Let happy Pass Me By /If You Really Want Me To, I'll Go
Sweet Rose Of Sharon LP ? P 1980
Cd
I’m a fool to care: the complete recordings 1958-1977 2Cd Night Train P1999
The Loneliest Boy in Town: Crazy Cajun Recording Vol 1 Edsel 610 P 1999
Aka Roosevelt Jones:Crazy Cajun Recording Vol 2 Edsel 617 P 2000
I’m A Fool To Care: Classic performance from the 1960’s Music Club P 2001
Been Down That Muddy Road Night Train International 7140 P 2003
Considéré comme l’un des pionniers du swamp pop Robert Charles Guidry est né à Abbeville en Louisiane le 21 février 1938
Il grandit en écoutant de la musique traditionnelle Cajun, mais c’est la découverte de Fats Domino qui va changer sa vie
Durant son adolescence il avait l’habitude d’utiliser l’expression « See you later alligator » avec ses copains, un jour après une fête à l’école une fille lui répondit « after a while crocodile »
Le jeune Robert compose alors sur ce thème «Later Alligator ». Le morceau va être mis en boîte dans les studios de Cosimo Matassa avec un son typique de la Nouvelle Orléans joué par son orchestre les Cardinals
Le disque sera édité au début de l’année 1956 par Chess spécialisé dans la musique noire, sous le pseudo Bobby Charles et se classe dans le top 15 du R&B chart, mais lorsqu’une photo de Bobby paraît dans le magazine Bilboard il disparaît des classements ! Embarqué dans une tournée entièrement composé de musiciens noirs il va subir la discrimination raciale à l’envers !
Entre temps Bill Haley lui a repris son « See You Later Alligator » sur la major Decca et va en faire un hit mondial N°7 Pop et le comble pour Bobby N°6 R&B
C’est sous la direction de Willie Dixon que Bobby Charles enregistre son second simple Chess la ballade plaintive « Why did You Leave » couplée à « Don’t You Know I Love You » . Pour son troisième disque il grave le rock « Take It Easy Greasy » un titre où il reprend les ingrédients qui ont fait le succès de « Alligator », mais c’est l’autre face « Time Will Well » une composition de Paul Gayten qui a les ferveurs du R&B chart #11 l’été 1956 ; Quatre autres singles Chess vont suivre sans succès, laché par Chess, il signe chez Imperial où ils enregistrent plusieurs morceaux écrits par le tandem Dave Bartholomew /Fat Domino, soit six simples Impérial entre 1958 et 59 sans plus de succès. En avril 1960 Fats Domino enregistre une composition de Bobby « Walking to New Orleans » et se classe #2 du R&B .chart et # 6 pop. En 1961 il écrit « But I Do” pour Clarence « Frogman Henry » qui est également un énorme tube (#9 R&B /#4 pop mars 1961). Entre 1963 et 1965 Bobby Charles retournent dans les studios pour enregistrer quelques singles pour différents labels sans impact. Au début des années 70 sous le coup d’une inculpation pour possession de drogue il se retire à Woodstock sous une fausse identité, il fait la connaissance fortuite de Paul Butterfield qui le met en contact avec le manager Albert Grossman qui le persuade de revenir à la musique. Il enregistre alors l’album « Bobby Charles » produit Rick Danko du Band accompagné par les musiciens de Paul et de Dr John au piano. Un album à redécouvrir où figure l’une de ses meilleures compositions « Tennessee Blues ». En 1976 Bobby Charles chante “Down South in New Orleans sur l’album: "The Last Waltz,"du Band. Depuis, il a enregistré quatre autres CD, dont dernièrement “Last Train to Memphis une rétrospective de sa vie en musique.
Discographie
- Later, Alligator / On Bended Knee (Chess 1609 1955)
-Why Did You Leave / Don't You Know I Love You (Chess 1617 1956)
-Time Will Tell / Take It Easy, Greasy (Chess 1628 1956)
-Laura Lee / No Use Knocking (Chess 1638 1956)
-Why Can't You/ Put Your Arms Around Me Honey (Chess 1647 1957)
-You Can Suit Yourself / No More (I Ain't Gonna Love You) (Chess 1658 1957)
-One Eyed Jack / Yea Yea, Baby (Chess 1670 1957)
-Since She's Gone / At The Jamboree (Imperial 5542 1958)
-Since I Lost You / Oh ! Yeah (Imperial 5557 1958)
-What Can I Do / The Town Is Talking (Imperial 5559 1958)
-Bye Bye Baby / Those Eyes (Imperial 5642 1959)
-What A Party / I Just Want You (Imperial 5681 1959)
-Four Wind / Nothing Sweet As You (Imperial 5591 1959)
-Goodnight Irene/I don’t know (Farie 21018 1959)
-Big boys Cry/You Made Me Love You (Hub City 715 1963)
-Sometimes/24 Hours (Hub City 716 1963)
-Everybody's Laughing / Everyone Knows (Jewel 728 1964)
-I Hope / Goodnight Irene (Jewel 729 1964)
-Ain't Misbehavin' / Preacher's Daughter (Jewel 735 1964)
-One More Glass Of Wine / Oh ! Lonesome Me (Jewel 740 1964)
-Worrying Over You/The Walk (Paula 226 1965)
- Small Town Talk/Grown Too Old (Bearsville 0010 1972)
-Lonsesome Christmas/Lonesome Christmas (Rice N Gravy 22139 1986
-Lil’ Cajun/Secrets (Rice N Gravy 23138 1986)
LP/CD
-Bobby Charles - (Bearsville BR2104 vinyl LP 1972)
-Clear Water (Zensor Lp 35 cd 42 1987
-Wish You Where Here Right Nown (Cd Rice N Gravy 1035 1994)
-Secrets Of The Heart (Cd Rice N Gravy 1240 1998)
-Last Train To Memphis (Cd Rice N Gravy 010 2004)
Petit hommage à Bruno Cogoni guitariste des Sunlights décédé le 30 septembre 2007 à l’âge de 64 ans
Principalement connut pour leur hit « Le déserteur » en 1966, les Sunlights furent un excellent groupe de rock instrumental au début des années soixante
Originaire de Roubaix les trois frères Cogoni Bruno (guitare solo) , Serge (guitare rythmique) et Aldo à la batterie se produisent sur scène dès 1959. En 1962, le bassiste belge Jean-Paul Van Houtte les rejoint. Le groupe signe chez Decca ou il enregistre l’instrumental « Day Train » sous le nom de Sunlights. Ce titre qui démarre avec le bruit du passage du train Mistral connaît un succès d’estime. Dans le courant de l’année 1963, ils mettent en boîte une version rapide du classique « Cavalier du ciel ». Ils composent l’indicatif du feuilleton radiophonique d’Europe N°1 « Les malheurs de Sylvie ». Les Sunlights auront le privilège d’accompagner Gene Vincent lors de sa tournée française de l’automne 1963. Après un dernier disque en 1964 comportant une version de « Surf Beat » de Dick Dale, ils mettent fin à leur carrière instrumentale pour cause de vente insuffisante.
En 1965, avec un nouveau bassiste Tony Manteau ils enregistrent à Londres une reprise de « Do the Dog » de Rufus Thomas et la composition de Bruno « I’m Lonely » deux titres chantés dans sans le style british beat et publié en 45 tours par le label belge Sachem. Cette pépite introuvable est aujourd’hui disponible sur un cd Magic avec tous leurs morceaux instrumentaux
En 1966, changement de style ils remettent au goût du jour « Le déserteur » de Boris Vian le folk rock engagé était à la mode et c’est le carton. Ils se spécialiseront ensuite dans la reprise de chansons françaises d’avant guerre pas toujours au goût des amateurs de rock. Mais en retournant la galette on trouvait parfois quelques perles beat comme« C’est fini » face B du déserteur ou « Gadget Suspect » en b side de « Ne joue pas au soldat » des morceaux que le DJ Healer fait encore tourner sur sa platine dans les boîtes londoniennes
The Sunlights Instrumental EP Collection Magic P2000
Dan Silas
Huey Darby
Randy David
Oran Richard
Dennis Norris
Artistes météorites du swamp pop cette musique du sud de la Louisiane qui brasse le R&B de la Nouvelle Orléans, la country et la musique Cajun
Randy David et ses Rockets gravent en 1959 une superbe ballade swamp “Genevieve” sur le label Viking . En 1962, ils enregistrent pour le label Jin de Ville Platte fondé par Floyd Soileau en 1958 « Do the Cajun Twist » en plaquant des paroles en anglais sur le vieux classique cajun « Allons à Lafayettes ». Un second simple suivra « No More Trouble »
Genevieve/If you Really Care Viking 1000 1959
Let’s Do The Cajun Twist/Rocket’s Twist Jin 161 1962
No More Trouble/Bye Bye Baby Jin 165 1962
Cd Blast from the past Randy & the Rockets Jin P2002
the Raindrops
1 Book Of Love
2 I Won't Cry
The Chic-Lets
3 I Want You To Be My Boyfriend
4 Don't Goof On Me
EP VOGUE 8240 France P 1964
Genre: girl groups.
Jeff Barry (3 avril 1939) et Ellie Greenwich (23 août 1940) écrivent ensemble des chansons dans le célèbre Brill Building à New York. Parallèlement Ellie pousse la chansonnette sous divers pseudos Ellie Gaye « Cha cha charming en 1958, Ellie Gee « Red Corvette » en 1961 Kellie Douglas « Big Honky Baby »
En 1963, le duo de compositeur, Ellie au piano et Jeff à la batterie travaille sur une chanson intitulée « What A Guy » pour le groupe vocal les Sensations. Lorsqu’ils font écouter leur démo à Leiber & Stoller, ils pensent que c’est dommage de la donner à quelqu’un d’autre. La chanson « What A Guy » va être publiée sur le label Jubilee sous le nom de Raindrops d’après le hit de Dee Clark. « What A Guy » dans le pur style girl groups est publiée le mois d’avril 1963 avec en face B « It’s A Wonderful World » un mid tempo dans l’esprit doo wop des 50’s. A la surprise générale « What A Guy » se classe dans le pop chart # 41 et monte dans les classements R&B à la position # 25
En septembre 1963 sort leur second 45 tours le up tempo « The Kind Of Boy You Can’t Forget » qui fait encore mieux dans les classements en se positionnant # 17 pop et # 27 R&B
Une formation de Raindrops pour la scène est alors montée, Jeff Barry ne voulant pas faire de la scène est remplacé par Bobby Bosco, Ellie appelle en renfort sa jeune sœur Laura et une autre chanteuse de session Beverly Waren.
Avec le succès, les Raindrops enregistrent un album publié en décembre 1963 par Jubilee. Un disque caractéristique du genre girl groups avec en prime la voix basse de Jeff qui apporte une touche originale. Compositeurs prolifiques, ils ne sont pas en manque de matériel, ils reprennent entre autre « Da Doo Ron Ron » qu’ils ont composé avec Phil Spector pour les Crystals, « Every Little Beat » qu’ils ont écrit pour les Fleetwood. On trouve aussi la version originale de « Hanky Panky » que reprendra Tommy James en 1966. « Hanky Panky » est aussi publié en simple avec le rock « That Boy John » avec un saxo hurleur, qui se classe # 64. Début 1964 est publiée leur reprise du classique doo wop des Monotones de 1957 qui se classe # 62. « Book Of Love » et « I won’t Cry » les deux titres du 45 tours Jubilee 5469 donnent naissance à un EP Français distribué par Vogue avec en face B un autre groupe de filles les Chic – Lets avec leur unique simple Josie. Les Raindrops classent un dernier titre dans le fond du top 100 « One More Tear » en septembre 1964. Après avoir suivit Leiber & Stoller lors de la fondation du label Red Birl en 1964, Jeff et Ellie mettent fin à l’aventure des Raindrops en 1965
CD
The complete Raindrops Sequel 1995
The Raindrops Collectables 1999
The Raindrops Collectables 2005
Wild Thing
Cadillac
I’m Not Like Everybody Else
Nobody But You
45 tours EP DMF 26964 P 1966
Genre: 60’s beat
Le 45 tours des Lionets enregistré le 16 septembre 1966 pour la maison de disque normande « Disques Microsillons Français » (DMF) figure parmi les 45 tours français les plus rares. Tiré à 500 exemplaires et vendu lors des concerts il est un bel exemple de ces combos français fascinés par le british beat. Ces alsaciens ont porté leurs choix sur les standards de l’époque, le sauvage « Wild Thing » des Troggs ou le classique « Cadillac » popularisé par les Shamrocks et les Renegates. « I’m Not Like Everybody Else » est interprété par leur batteur fan des Kinks. Le dernier morceaux est plus ancien puisqu’il date de 1962, la reprise du fabuleux « Nobody but You » des Lafayettes (voir billet concernant cette formation) que vient d’ailleurs de remettre au gout du jour l’harmoniciste Freddy Della.
Le 10 octobre 1965, la tournée allemande Musik Parade fait escale à Mulhouse, au menu Tony Sheridan, les Lords et les Kinks ! Dans la salle Richard Betzler batteur et chanteur des Rockers. Jusque là fan des Beatles, il va devenir un inconditionnels des frères Davies.
Les Rockers qui joue à la MJC Drouot de Mulhouse sont composés de : Robert Fimbel (guitare solo/chant) René Wagner (guitare rythmique), Daniel Schlosser (basse/chant) et Richard alias Ringo à la batterie. Les débuts sont durs, à la Bourse où ils passent devant les Skat Five avec Bouboule le futur chanteur des légendaires Rhythm Checkers, les Rockers quittent la scène sous les sifflets. En 1966 le quotidien régional les Dernières nouvelles d’Alsace organise un concours pour les orchestres de la région, il y a des éliminatoires dans différentes villes et les gagnants sont désignés par l’applaudimètre. Les Rockers participent avec un nouveau bassiste Gérard Murat à la sélection mulhousienne le 16 juillet 1966, mais se font battre par les Jaguars de Saint Louis. Le groupe ne s’en remettra pas.
Richard Betzler rejoint alors les Lionets un combo de Guebwiller fondé par Robert Rost qui se sont également inscrit au concours et se présentent à la sélection de Thann le 23 juillet. Robert dit Lolo est un jeune organiste talentueux qui baignait dans la musique depuis son enfance et il connaissait bien Richard pour avoir prêté main forte aux Rockers. Les autres musiciens des Lionets sont Harold Klapper un jeune autrichien à la guitare solo et Fréderic Boehme d’origine suisse à la basse. A Thann la formation locale les Lords bénéficie du soutient des jeunes du coin, mais lorsque les Lionets montent sur scène et attaquent « Gloria » des Them et enchaîne avec « L’amour nous rend fou » de Ronnie Bird l’applaudimètre explose ! et les Lionets sont qualifiés pour la finale strasbourgeoise. C’est le directeur de l’école d’accordéon de Wittenheim qui avait déjà fait enregistrer un disque à de jeunes accordéonistes qui leur suggère d’en faire de même André Forler leur manager séduit par l’idée concrétise l’affaire.
Le 16 septembre 1966, les Lionets se retrouvent dans l’église des Dominicains de Guebwiller réputée pour l’acoustique pour enregistrer une bande.
Frederic va chanté trois des morceaux, « Wild Things » des Troggs, « Cadillac » d’après la version des Renegades et le fantastique « Nobody but You » des Lafayettes. Le quatrième titre « I’m Not Like Everybody Else » des Kinks est chanté par Richard qui pour l’occasion est remplacé aux baguettes par Jean Paul Bibian sur ce morceau.
Le disque va être publié par le label DMF dans la collection Dauphin, leur manager a signé un contrat d’exclusivité avec cette maison précisant qu’elle ne devait enregistrer aucun autre groupe du même genre dans la région.
Le mois d’octobre les Lionets se rendent au Wacken à Strasbourg pour la finale du concours d’orchestre avec dans leurs bagages des perruques louées au théâtre de Mulhouse mais sans Frederic qui vient de quitter le groupe
« Leur interprétation de Gloria laissera les milliers de spectateurs dans un état d’hypnose… leur musique est rude, brutale, presque un rythme à l’état pur qui agit comme une véritable drogue » écrit le journaliste des DNA Igor. Mais la concurrence est rude, et les Lionets ne se classeront qu’à la sixième place du concours remporté par les Black and White.
En mai 1967, les Lionets partent en minibus Wolkswagen à Armentières pour une nouvelle aventure battre le record du monde d’endurance pour orchestre. Avec le renfort des frères Fellinger du groupe colmarien des Thunderstorms, ils vont jouer cinquante huit heures d’affilés et remporter leur défit. Le dernier fait d’arme des Lionets est leur passage en première partie avec les Jaguars du spectacle de Gene Vincent le 11 septembre 1967 au Palais des Fêtes de Mulhouse.
Source: Le Temps des Copains La Nuée Bleue P 1996
Le regretté Richard "Ringo" Betzler "I'm not like everybody else"
THE MONOTONES
Book Of Love
You Never Loved Me
ARGO 5290 USA 1958
Genre:Doo Wop
“Well I wonder, wonder whoom de doo doo who, boom,who wrote the book of love…”
Charles Patrick : leader (1938)
Warren Davis : premier tenor (1939)
George Malone : second tenor (1940)
Frank Smith : basse (1938)
Warren Ryanes : baryton (1937/1982)
John Ryanes : second basse (1940/1972)
The Book Of Love classique du doo wop et du rock and roll fut l’unique succès du groupe de doo wop de Newark (New Jersey) les Monotones
Les six membres du groupe habitaient tous le même quartier, en 1956, les Monotones remportent un concours de talent en interprétant « Zoom » des Cadillacs. Ils songent alors à aborder leur carrière plus sérieusement, c’est une publicité pour la marque de dentifrice Pepsodent qui les inspire pour l’écriture de « Book of love ». La formation enregistre une bande démo et la fait écouter à un représentant du label de New York Hull qui les invite à enregistrer la chanson dans le studio Bell Sound. Lors de la séance, pendant que le groupe travaillait l’intro de « Book Of Love » une balle de baseball tirée par des gamins qui jouaient à l’extérieur vient s’écraser sur la fenêtre A L’écoute de la bande on entend le boom de la balle juste avant de « who wrote the book of love », les membres aimèrent ce boom surprise, et il fut stimulé à la batterie pour l’enregistrement final. « Book of love » sera publié sur le petit label Mascot subsidiaire de Hull en décembre 1957. Mascot ne pouvant assumer une bonne distribution la licence sera vendue à Chess qui publie « Book of love » sur son sous label Argo début 1958 ;
Le succès est immédiat « Book of Love » se classe N°3 du R&B chart et N°5 pop le mois d’avril 1958.
Les Monotones partent en tournée avec Bobby Darin et les Teenagers de Frankie Lymon.
En juin 1958, ils enregistrent leurs second single « Tom Foolery »/ « Zombi » sans impact.
Le groupe enregistrera plusieurs autre 45 tours sans retrouver le succès. Au début des années soixante, les Monotones se lancent dans la chanson réponse avec « Reading The Book Of Love » et « Daddy’s Home, But Mama’s Gone » en réponse au hit de Shep & the Limelites « Daddy’ Home »
Le groupe se sépare en 1962, « Book of love » retournera dans les charts en 1964 avec la reprise des Raindrops
Discographie
Book Of Love/You Never Loved Me Mascot 124 1957
Book Of Love/You Never Loved Me Argo 5290 1958
Tom Foolery/Zombi Argo 5301 1958
The Legend Of Sleepy Hollow/Soft Shadows Argo 5321 1958
Tell It To The Judge/Fools Will Be Fools Argo 5339 1959
Reading the book of love/Dream Hull 735 1960
Daddy’s home, But Momma’s Gone/Tattle Tale Hull 743 1961
CD
The Monotones: Who wrote the book of love Collectables P1992