ETTA JAMES
GOOD ROCKIN’ MAMA
The Modern & Kent recordings 1955/59
Etta James est née à Los Angeles le 25 janvier 1938. Elle se produit dès son enfance dans la chorale de l’église Saint Paul de L.A. A 15 ans elle chante avec les Peaches formées avec Abbye et Jean Mitchell deux filles plus âgées et fan des Midnighters de Hank Ballard. En réponse au hit très controversé des Midnighters « Work with me Annie », le trio compose « Roll with me Henry » et prend contact avec Johnny Otis. Ce dernier les convoque dans les studios Modern le jour du thanksgiving 1954. Johnny Otis va leur faire interpréter la chanson sous la forme d’un duo en utilisant le chanteur de R&B Richard Berry pour donner la réponse à Etta. Bénéficiant de l’accompagnement de l’orchestre de Johnny Otis, « Roll with me Henry » rebaptisé « The Walflower » (Modern 947) se classe quatre mois plus tard N°1 du R&B chart le mois de février 1955. Une reprise par la chanteuse blanche Georgia Gibbs intitulé sobrement « Dance with me Henry » se classe N°1 Pop. Etta James part alors en tournée a travers les Etats-Unis avec les plus grandes star du R&B
« Hey Henry » dont le fameux Henry est toujours la vedette est le titre de son second single Modern (957) en 1955 avec au piano Devonia Williams Suit « Good rockin Daddy » couplé à « Crazy Fellin » deux titres gravés avec le groupe de doo wop les Dreamers avec Jesse Belvin. « Good rockin’ Daddy » se classe N°5 du R&B fin 1955
Etta enregistre ensuite « W.O.M.A.N » (Modern 972) inspiré par le style de Muddy Water.
En 1956, sort « My one and only (Modern 984) couplé a une composition de Richard Berry le rock medium « I’m a fool ».
« Shortnin’ bread rock » (Modern 988) qui suit est un rock & roll basé sur une veille rime de chanson enfantine et est publié sous le nom de Etta « Miss Peaches » James. La ballade de la face B « Tear of joy » est une composition de Leiber & Stoller gravée à l’origine par Linda Hopkins en 1953.
Début 1956, les frères Bihari patrons de Modern emmènent plusieurs de leurs artistes
dont Etta James à la Nouvelle Orléans pour les faire enregistrer dans les studios de Cosimo Mattassa afin de recréer le son sauvage qui figure sur les disques de Little Richard. Dans les studios sont présents les meilleurs musiciens de la ville ; Lee Allen, Harold Battiste, Dave Bartholomew, Justin Adams et Earl Palmer.
Sa composition à la Little Richard « Tough lover » ( Modern 998) publiée en septembre 1956 avec un furieux solo de sax de Lee Allen est le titre le plus rock & roll and qui émerge de cette session. Sur le recto du disque une intense ballade soul « I’m a fool » composée par sa mère Dorothy Hawkins.
Le disque suivant « Good Lookin’ » (Modern 1007) a été écrit par Maxwell Davis qui dirigeait l’orchestre de studio de Modern.
Etta retourne à la Nouvelle Orléans une seconde fois en 1957 pour enregistrer le mid tempo « The Pick Up » (Modern 1016) une chanson sur la drague ou elle clame « les Cadillacs ne m’excite pas j’en ai déjà une ! » La face B du single « Market Place » évoque le marché de La Nouvelle Orléans avec un parfum de calypso.
Lors de son séjour à la Crescent city, Allen Toussaint lui avait offert une chanson qu’il venait d’écrire sous le pseudo de Frank Tableporter « Come what may ». Le disque comprenant le morceau de Toussaint est publié l’été 1957 (Modern 1022) avec en face B une reprise de « By the light of the silver moon » que venait d’enregistrer Little Richard. A la Nouvelle Orléans Etta réenregistre aussi son premier hit « Roll with me Henry » avec des arrangements plus rapides et rock and roll sous le titre « Dance with me Henry » pour capter l’attention des jeunes amateurs de rock and roll.
Après 10 singles publiés par Modern, la ballade soul « Sunshine of love » sort en 1958 sur le nouveau label Kent des frères Biharis. En 1959, elle enregistre en duo avec le leader des Monglows ; Harvey Fuqua sous le nom de Betty and Dupre une romance composée par le duo « I hope you’re satisfied » qui est couplée au plus énergique « If it ain’t one thing » (Kent 318)
Trois autres 45 tours seront publié par Kent en 1960, l’année ou Etta James signe chez Chess
Sa relecture de « Dance with me Henry » (Kent 345), les ballades « How big a fool » (Kent 352) et « Do Something crazy » (Kent 370) publiées avec la même face B « Good rockin daddy »
Sur les différentes rééditions de la période Modern/Kent par Ace Records on trouve d’autres titres non parus en simple à l’époque comme :
« Be my lovey dovey » écrit par Richard Berry qui date de 1955,« Strange things Happening » une composition de Sister Rosetta Tharpe ou l’on retrouve les racines gospel d’Etta James qui date de 1958. « That’s All » qui figure en face B de « Woman » est également une reprise de Rosetta Tharpe. Parmi les autres chansons ;
La déclaration d’amour « Nobody love you (like me) , l’entraînant « Hickory dickory dock », « You known what i mean » une composition de Berry Gordy, qui signe aussi avec Harvey Fuqua « We’re in love » et la ballade doo wop « Don’t you remember »
LP
Good rockin mama Ace CH 33 P 198 ?
Tuff lover Ace CH 73 P 1983
CD
The complete Modern and Kent recordings CD Ace P 2005
ETTA JAMES: "The wallflower (roll with me Henry) Modern 947 P 1955
qui sevit dans une carriere blues.le lp 25cm que tu presentes et que j ai la ref est ACE CH33;le 32 c est Patt Cupp