Publié le 15/06/2008 à 12:00 par surfinbird
Edgar BLANCHARD 1917/1972
Edgar Blanchard fut l’un des plus talentueux guitaristes de R&B de la Nouvelle Orléans qui malheureusement a laissé peu de trace dans la cire.
Après sa démobilisation à la fin de la seconde guerre mondiale, il forme son propre orchestre les Gondoliers. C’est en 1949, alors qu’il se produisait au Bronze Peacok club à Houston au Texas qu’il est enregistré par le boss des lieux Don Robey. Le disque « Creole gal blues »/ « She’ll be mine » avec Blanchard au chant, Tommy Ridgley au piano et Silver Cook aux baguettes est publié sur le label Peacock sans succès. Blanchard retourne alors à New Orleans où il se produit dans le fameux club le Dew Dropp Inn. En 1950, il part en tournée avec Roy Brown et devient son chef d’orchestre jusqu’en 1951. Il participe à plusieurs enregistrements de Roy Brown durant cette période. Il reforme ensuite les Gondoliers et accompagne en tournée ou dans les clubs divers artistes tel ; Johnny Ace, Joe Turner ou Ray Charles. A partir de 1953, il travaille à la Nouvelle Orléans pour Atlantic ( Joe Turner,Ray Charles, Professor Longhair) et Specialty (Lloyd Price, Little Richard). Chez Specialty il met en boîte en 1956 deux disque instrumentaux sous son nom avec Roy Montrell à la seconde guitare “”Mr. Bumps”/“Ricki-Ticki-Too” (#585) et “Steppin’ High” / “Sweet Sue” (#586). Sous la direction de Paul Gayten il accompagne aussi dans les studios de la Nouvelle Orléans plusieurs artistes signés par Chess ; Eddie Bo, Bobby Charles, Clarence Frogman Henry et Paul Gayten lui-même. En 1958 Blanchard et quelques musiciens des Gondoliers enregistrent un simple pour Argo le sous label de Chess “Loud Mouth Annie” / “Heaven Or Heartbreak” publié sous le nom de Myles & Dupont qui sont : le pianiste Warren Myles et le saxophoniste August ‘Dimes’ Dupont..
En 1959,Edgar Blanchard collabore avec Joe Ruffino qui vient de créer le label Ric, le premier simple publié pour cette maison contient deux instrumentaux de Blanchard enregistrés pour Ace avec Huey Smith au piano et Lee Allen au sax “Let’s Get It”/ “Lonesome Guitar” (# 954) . Un autre 45 tours (# 957) est crédité aux Gondoliers avec un morceau chanté « You call everybody darling » avec Blanchard au banjo. Deux autres instrumentaux « Blues cha cha »avec son groove latino et « Bopsody in blue » qui a l’époque furent mis a l’écart pour promotionner le premier single de Johnny Adams accompagné par le band de Blanchard « I won’t cry » figure sur une compilation Rounder de 1988.
Blanchard est présent comme guitariste et arrangeur sur la plupart des enregistrements Ric et Ron (le second label de Ruffino).
En 1960, Edgar Blanchard enregistre avec les Gondoliers un album pour Ric avec notamment une version déjantée de « TomDooley » Les Gondoliers étaient alors composés de :
August Dupont (sax alto), Warren Hebrard (sax tenor), Lawrence Cotton(piano) Frank Fields (basse), Alonzo Stewart (bongo). Mac Rebennack alias Docteur John fut membre de sa formation dans les années soixante. On retrouve Blanchard dans les studios en 1964 pour accompagner à la guitare le chanteur Prince Royals (Bandy LP 70009-P1981)
Edgar Blanchard est mort d’une cirrhose du foie le mois de septembre 1972
en écoute: Lawdy Mama from LP New Orleans R&B
Publié le 02/06/2008 à 12:00 par surfinbird
ETTA JAMES
GOOD ROCKIN’ MAMA
The Modern & Kent recordings 1955/59
Etta James est née à Los Angeles le 25 janvier 1938. Elle se produit dès son enfance dans la chorale de l’église Saint Paul de L.A. A 15 ans elle chante avec les Peaches formées avec Abbye et Jean Mitchell deux filles plus âgées et fan des Midnighters de Hank Ballard. En réponse au hit très controversé des Midnighters « Work with me Annie », le trio compose « Roll with me Henry » et prend contact avec Johnny Otis. Ce dernier les convoque dans les studios Modern le jour du thanksgiving 1954. Johnny Otis va leur faire interpréter la chanson sous la forme d’un duo en utilisant le chanteur de R&B Richard Berry pour donner la réponse à Etta. Bénéficiant de l’accompagnement de l’orchestre de Johnny Otis, « Roll with me Henry » rebaptisé « The Walflower » (Modern 947) se classe quatre mois plus tard N°1 du R&B chart le mois de février 1955. Une reprise par la chanteuse blanche Georgia Gibbs intitulé sobrement « Dance with me Henry » se classe N°1 Pop. Etta James part alors en tournée a travers les Etats-Unis avec les plus grandes star du R&B
« Hey Henry » dont le fameux Henry est toujours la vedette est le titre de son second single Modern (957) en 1955 avec au piano Devonia Williams Suit « Good rockin Daddy » couplé à « Crazy Fellin » deux titres gravés avec le groupe de doo wop les Dreamers avec Jesse Belvin. « Good rockin’ Daddy » se classe N°5 du R&B fin 1955
Etta enregistre ensuite « W.O.M.A.N » (Modern 972) inspiré par le style de Muddy Water.
En 1956, sort « My one and only (Modern 984) couplé a une composition de Richard Berry le rock medium « I’m a fool ».
« Shortnin’ bread rock » (Modern 988) qui suit est un rock & roll basé sur une veille rime de chanson enfantine et est publié sous le nom de Etta « Miss Peaches » James. La ballade de la face B « Tear of joy » est une composition de Leiber & Stoller gravée à l’origine par Linda Hopkins en 1953.
Début 1956, les frères Bihari patrons de Modern emmènent plusieurs de leurs artistes
dont Etta James à la Nouvelle Orléans pour les faire enregistrer dans les studios de Cosimo Mattassa afin de recréer le son sauvage qui figure sur les disques de Little Richard. Dans les studios sont présents les meilleurs musiciens de la ville ; Lee Allen, Harold Battiste, Dave Bartholomew, Justin Adams et Earl Palmer.
Sa composition à la Little Richard « Tough lover » ( Modern 998) publiée en septembre 1956 avec un furieux solo de sax de Lee Allen est le titre le plus rock & roll and qui émerge de cette session. Sur le recto du disque une intense ballade soul « I’m a fool » composée par sa mère Dorothy Hawkins.
Le disque suivant « Good Lookin’ » (Modern 1007) a été écrit par Maxwell Davis qui dirigeait l’orchestre de studio de Modern.
Etta retourne à la Nouvelle Orléans une seconde fois en 1957 pour enregistrer le mid tempo « The Pick Up » (Modern 1016) une chanson sur la drague ou elle clame « les Cadillacs ne m’excite pas j’en ai déjà une ! » La face B du single « Market Place » évoque le marché de La Nouvelle Orléans avec un parfum de calypso.
Lors de son séjour à la Crescent city, Allen Toussaint lui avait offert une chanson qu’il venait d’écrire sous le pseudo de Frank Tableporter « Come what may ». Le disque comprenant le morceau de Toussaint est publié l’été 1957 (Modern 1022) avec en face B une reprise de « By the light of the silver moon » que venait d’enregistrer Little Richard. A la Nouvelle Orléans Etta réenregistre aussi son premier hit « Roll with me Henry » avec des arrangements plus rapides et rock and roll sous le titre « Dance with me Henry » pour capter l’attention des jeunes amateurs de rock and roll.
Après 10 singles publiés par Modern, la ballade soul « Sunshine of love » sort en 1958 sur le nouveau label Kent des frères Biharis. En 1959, elle enregistre en duo avec le leader des Monglows ; Harvey Fuqua sous le nom de Betty and Dupre une romance composée par le duo « I hope you’re satisfied » qui est couplée au plus énergique « If it ain’t one thing » (Kent 318)
Trois autres 45 tours seront publié par Kent en 1960, l’année ou Etta James signe chez Chess
Sa relecture de « Dance with me Henry » (Kent 345), les ballades « How big a fool » (Kent 352) et « Do Something crazy » (Kent 370) publiées avec la même face B « Good rockin daddy »
Sur les différentes rééditions de la période Modern/Kent par Ace Records on trouve d’autres titres non parus en simple à l’époque comme :
« Be my lovey dovey » écrit par Richard Berry qui date de 1955,« Strange things Happening » une composition de Sister Rosetta Tharpe ou l’on retrouve les racines gospel d’Etta James qui date de 1958. « That’s All » qui figure en face B de « Woman » est également une reprise de Rosetta Tharpe. Parmi les autres chansons ;
La déclaration d’amour « Nobody love you (like me) , l’entraînant « Hickory dickory dock », « You known what i mean » une composition de Berry Gordy, qui signe aussi avec Harvey Fuqua « We’re in love » et la ballade doo wop « Don’t you remember »
LP
Good rockin mama Ace CH 33 P 198 ?
Tuff lover Ace CH 73 P 1983
CD
The complete Modern and Kent recordings CD Ace P 2005
ETTA JAMES: "The wallflower (roll with me Henry) Modern 947 P 1955
Publié le 25/04/2008 à 12:00 par surfinbird
L’histoire de Nathaniel Mayer (il est né le 10 février 1944) commence un jour de 1961, lorsqu’il se rend à vélo chez Fortune records, armé de chansons adolescentes plein la tête et le désir brûlant de devenir une idole des jeunes.
Fortune était un label indépendant fondé par le couple Devora et Jack Brown qui régnait alors avec sa foule de labels satellites dans le Détroit pré Motown de la fin des années cinquante
Aux Brown’s, le jeune Nathaniel raconte son premier fait d’arme, à 15 ans il avait composé une chanson intitulée « Silly Millie » qu’il avait proposé à King/Federal qui la fait enregistrer à un groupe du coin sans contrepartie pour le garçon.
Chez Fortune, il a plus de chance, on lui signe un contrat et il enregistre un de ses textes « My Little darling ». Ce mid tempo à la veine pré soul renforcé par des chœurs féminins se démarque par ses arrangements incongrus maracas et flûte traversière plus quelques apparitions de sax. La face A de ce disque (Fortune 542) précurseur de la soul naissante est une magnifique ballade « My last dance With You » composée par Devora Brown et enregistrée avec des copines d’école les Fabulous Twilights .
Son second enregistrement l’utopiste « The village of love » (Fortune (545) est encore fortement marqué par le doo wop tout comme sa face B la ballade « I want a woman ». Distribué à travers le pays par United Artists « Village of love » est un hit en ce printemps 1962 et se classe N° 16 du R&B chart et 22 pop et lui vaut un passage dans American Bandstand l’émission TV de Dick Clark
Les artistes de chez Fortune formaient avec leur boss une véritable famille, Nathaniel fréquente l’autre déjanté du R&B André Williams et le leader des Diablos ; Nolan Strong.
Il est désormais une star à Detroit et rencontre même son idole James Brown, tout semble baigner pour Nathaniel pourtant son village de l’amour restera son seul et unique tube.
Son troisième disque comporte le sauvage et bluesy « Leave me alone » avec ses guitares surf et l’émouvante ballade « Hurting love » (Fortune 547)
Pour Noël, il demande a Santa Claus qu’il lui ramène sa belle dans « Mr Santa Claus » (Fortune 550) .
Trois singles sortent en 1963 ; «Well i’ve got news» toujours aussi merveilleux et ex face B de Mr Santa couplé au rayonnant « Work it out » brailler par Nathaniel sur une rythmique sauvage (Fortune 555)
Le magnifique « I had a dream » (Fortune 554) et sa ballade soul "I’m not gonna cry » et « Return to the Village of love » (Fortune 557) une suite carrément funky de « Village of love », ou il tente sans succès de recapitaliser son premier tube. Mais face à la domination de Motown ces simples sont éclipsés.
Fortune édite aussi en cette année 1963 un album, en fait deux quasi similaires l’un intitulé « Village of Love » - Nathaniel Mayer & Twilights (Fortune 8013) l’autre « (Going Back to the) Village of Love « - Nathaniel Mayer & Fabulous Twilights (Fortune 8014)
Ou parmi les titres de ses singles on trouve l’une des meilleures reprises soul du « Summertime » de Gerschwin
Un seul single paraît en 1964 « A place i know » (Fortune 562) ou l’on retrouve des réminiscences doo wop et qui est publié sous le nom de Nathaniel Mayer and the Dynamics with the Crescendals avec le funky « Don’t come back » calqué sur James Brown. Puis il faut attendre 1966, ou est publié son dernier 45 tours Fortune « I want love and affection (not the house of correction) » digne des pépites Stax. Ou il chante « J’ai été condamné en 1963 pour attaque a main armée mais j’ai besoin d’amour et d’affection pas de maison de correction ». La B side « From now on » est tout aussi groovy .
Dans sa production Fortune, il n’y a rien à jeter, de la pur soul des ghettos, l’intégrale de ses enregistrements Fortune a été rééditée par Vampi Soul !
Curieusement alors qu’à cette époque le nouveau son Motown de Detroit envahie le monde Nathaliel Mayer ne fait pas partie de la fête. Mayer déclare avoir été approché par Motown pour chanter avec le groupe vocal les Contours (N°1 en 1962 avec « Do you love me ») mais qu’il préférait se produire sous son nom (Soul bag N°190)
Après son départ de Fortune, Mayer enregistre en 1968 « Bald Headed Woman » un disque produit par GinoWashington resté inédit et que le label Norton va rééditer en 2002
Mayer traîne ensuite semble t’il avec le gang des Earl Flynns, des gangsters flamboyants qui prirent le nom de l’acteur qui Errol Flynn qui écumèrent Detroit dans les 70’s
Il faudra alors attendre 1980, pour retrouver Mayer dans un studio pour un single disco autoproduit « Super Boogie »/ »Raise the curtain high » (Love Dog 101)
En 1996, le groupe garage Detroit Cobras fait revivre son Village of love ( Human fly)
C’est sous l’impulsion de son ami Geno Washington qu’il retourne sur scène, pour le millénium concert puis il est invité à la Nouvel Orléans en 2003 pour le festival annuel the Ponderosa stomp qui célèbre les musiques roots
En 2004, Nathaniel Mayer signe chez Fat Possum et fait un come back remarquable avec l’excitant album « I just want to be held » qui nous ramène à la grande période de la soul urbaine.
Le CD démarre avec l’énergique « I wanna dance with you » suivit d’une première surprise une crade cover de « I Fount out » de John Lennon (du LP Plastic Ono Band 1970) « Satisfied Foll » seconde reprise est une petite perle remplie de cuivre avec un orgue Farfisa en contrepoint. « I’m in love » est un superbe mid tempo soul. Mayer a écrit sept des dix chansons que comporte cet album sur lequel il n’y a rien à jeter. « Leave me alone » relecture de son troisième simple Fortune de 1962 avec son solo de guitare vous donne la bougeotte tandis que « You gotta work » est plus rock.
« From Now On » dernière reprise est à nouveau de la soul pur jus, tout comme le dragueur « Stick it lick it ». « Your the one » une magnifique ballade soul. Le disque se termine avec « What’s your name » dans la veine garage rock
Sur son dernier opus toujours aussi excentrique « Why don’t you give it to me » paru en 2007 chez Alive Natural sounds sa voix caverneuse sonne usée et semble sortir d’outre tombe. Les cuivres sont abandonnés, place au rock garage teinté de psychédélisme à faire fuir les puristes soul. Mayer est entouré d’une paire de jeunes musiciens rock de Detroit ; les guitaristes Matthew Smith (Outrageous Cherry) et Dan Auerbach (Black Keys), le batteur Dave Shettler (SSM) et le bassiste Troy Gregory qui lui tissent une toile complexe avec leurs instruments
Plage 1 : « Why Don’t you give it to me » un mid tempo bluesy qui donne son nom au CD avec une superbe pochette, suit « White dress » un des titres forts de l’album qui sonne très garage voir punk « I’m a lonely man » a des accents psyché. « Please don’t drop the bomp » baigne dans un climat étrange. Fringant (ou pas ! vu son état) en tout cas le vieux briscard remarque encore les belles filles et le fait savoir dans «Everywhere a go » et devient encore plus salace avec « Why dontcha show me » et on a l’impression a tout moment qu’il va pousser son dernier râle !. « What would you do ? » enchaine sur « Doin’ it » est une longue fresque de plus de 8 minute qui baigne a nouveau dans le psychédélisme .Le disque se termine avec le cool « Dancing Mood » sur un air rock steady
Le 2 décembre 2007 Nathaniel Mayer s’est produit à la Maroquinerie à Paris accompagné par trois jeunes musiciens de la scène garage de la Motor city ; le guitariste Matthew Smith qui a participé à l’enregistrement de « Why don’t you give me », Chad Gildchrist (basse) et Bob Mulrooney (batterie)
Dans la salle au trois -quarts vides, il n’y guère qu’une centaine de spectateurs plutôt jeunes pour faire un triomphe à Nathaniel qui arrive impeccable en costard blanc marchant péniblement avec sa canne.
Nathaniel Mayer figure aussi au générique du film de Dan Rose « Wayne Country Ramblin’ »
Ses trois CD qu’on arrive à trouver à des prix corrects sont indispensables a tout amateur de R&B & Soul qui se respecte
actu: 22 avril 2008
Nathaniel Mayer est actuellement hospitalisé suite à une attaque cardiaque
Nathaniel is still in the hospital, slowly recovering from the stroke. His right side and speech have been affected. He is more alert now, and though speech and movement are difficult for him at the moment, the slight improvements he's made are encouraging. The X-rays reveal that the damage from the stroke was limited to a small area, so the doctors think a considerable recovery is possible. Nate is aware of the many messages he's recieved here. Knowing how much everyone cares about him is giving him strength. Also, listening to lots of James Brown on the CD player is doing him good.
CD
I JUST WANT TO BE HELD FAT POSSUM P 2004 *****
I WANT LOVE AND AFFECTION NOT THE HOUSE OF CORRECTION
VAMPI SOUL VAMPI 072 *****
WHY DON’T YOU GIVE IT TO ME ALIVE NATURAL SOUNDS 0079-2 P2007 ****
Publié le 28/03/2008 à 12:00 par surfinbird
Né à la Nouvelle Orléans le 10 mai 1935, Larry Williams apprend d’abord à jouer de la guitare basse avant d’être initié au piano par le chef d’orchestre Oscar Monroe. En 1954, il se produit au piano avec les Lemon Drops une formation vocale qui interprète des chansons de Fats Domino et Lloyd Price.
Un jour il rencontre son idole Lloyd Price qui l’embauche comme pianiste et valet pour ses tournées ! Lloyd Price demandera à son patron Art Rupe une audition pour les Lemon Drops qui restera sans suite en partie à cause de l’incorporation dans l’armée de Price.
En 1957, après son service militaire en Corée, Lloyd Price quitte Specialty pour fonder sa propre maison de disque KRC. Avec sa ballade mélodique dans le style New Orleans « Just Because » qui est distribué à travers le pays par la major ABC, il est a nouveau sur la route du succès.
Art Rupe et Bumps Blackwell font alors appel à Larry Williams et le convoque à Los Angeles pour enregistrer une reprise de « Just Because » (Sp. 597) pour contrer les ventes du 45 tours de Lloyd Price. Si la version originale se classe N°3 du R&B chart, elle va être talonnée par celle du nouveau venu Williams qui se positionne à une respectable 11 ème place. Sur ce premier disque Larry s’accompagne lui-même au piano et la face B du single est un jump bluesy bien soutenu par le saxophoniste Plas Johnson originaire comme lui de la Cresent City. Dans la foulée, Williams enregistre à Hollywood pour Specialty, le 26 avril 1957 avec Rene Hall (guitare) Ted Brinson (basse) Earl Palmer (batterie) et J.J.Jones (sax) « Short fat Fannie » un bon rock dans le genre « novelty » qu’il a composé a partir des titres de différents succès de rock and roll. « Short Fat Fannie » (Sp 608) se classe à la première place du R&B chart et N°5 Pop en juin 1957 et distribué par London rentre dans le top 25 britannique. La face B une ballade « High School dance » fait également un petit tour dans les classements américain. Lors de cette session d’avril, Larry avait aussi mis en boite une reprise du thème de carnaval « Jockomo » de James « Sugarboy » Crawford qui va rester dans les fonds de tiroir du label. En juin il fait une session à la Nouvelle Orléans et enregistre « Oh Baby » avec le saxophoniste Lee Allen et une bonne reprise du hit de Huey Piano Smith « Rockin’ Pneumonia » avec Art Neville. Une nouvelle fois ces deux titres ne seront pas publiés à l’époque. De retour à Hollywood il rentre en studio le mois de septembre 1957 avec la même section rythmique que « Sort Fat Fannie » pour graver les chansons de son troisième single Specialty. L’excellent rock « Bony Moronie » (Sp 615) est a nouveau un smash et se classe N°4 R&B et N°14 Pop et N° 11 en Angleterre. La face B « You bug me baby » du même acabit provenant d’une séquence de juin a été composée par Larry avec le renfort de Sonny Bono rentre dans le pop chart N°45. Avec l’argent gagné, Larry en bon flambeur s’achète quelques Cadillac, mais curieusement sa chute va être aussi rapide que sont ascension. Pourtant ce ne sont pas ses enregistrements qui peuvent être mis en cause, son nouveau disque avec ses deux fameuses compositions « Dizzy Miss Lizzy » et « Slow Dow » (Sp. 626) est fabuleux, mais il ne rentre même pas dans le R&B chart. « Dizzy Miss Lizzy » avec la guitare twangy de Rene Hall se classe N°69 pop le mois d’avril 1958. La face B le torride « Slow Down » tente de recapturer l’énergie de Little Richard qui vient de quitter le rock and roll pour entrer en religion
En avril 1958, Larry Williams tente de lancer une nouvelle danse « The Hootchy-koo » (Sp. 634) malgré un rock sauvage « The Dummy » en face B le disque est un flop. Le mois d’août il retourne dans les studios pour enregistrer « Peaches and Creams » (Sp.647) dans un style musical proche des Coasters et une belle ballade dans la tradition neworléanaise « I was a fool » en face B, le disque une nouvelle fois ne se vend pas. Suit, « Bad Boy » (Sp. 658) l’histoire d’un mauvais petit kid qui donne son canarie a manger au chat et met son chien dans la machine à laver et qui préfère avant tout le rock and roll à l’école s’approche encore plus du style des Coasters. La face B « She Said Yeah » un autre rock and roll frénétique a été composé par Sony Bono et Roddy Jackson.
Début 1959, les chœurs féminins font leur apparition sur « I Can’t stop loving you » (Sp. 665) couplé « Steal a little kiss » dans la même veine. Sort ensuite l’énergique « Give me love » (Sp.677) avec les Stewarts Singers couplé à l’intense romance « Teardrops »
Le banal « Ting a ling » (Sp. 682) publié avec sur l’autre face une version rock and roll du classique blues « Good Morning Scholl girl » va être son chant du cygne pour Specialty
Specialty publiera un album « Here’s Larry Williams » (Sp.2109) avec quelques titres nom paru en simple comme : « Make a little love » et sa relecture du hit de son ex boss Lloyd Price « Lawdy Miss Clawdy » datant de 1957. Il laissera dans les tiroirs de Specialty de nombreux inédits enregistrés entre 1957 et 1958. Ses reprises de « Zing Zing » de Art Neville, « Heeby Jeebies » de Little Richard et quelques compositions personnelles « Hocus Pocus », « Jelly Bellie Nellie » « Marie Marie » .
Après avoir été arrêté pour possession de drogue, il quitte Specialty fin 1959 et se rend à Chicago où il signe chez Chess. Il déclarera quelques années plus tard :
« Je ne suis pas un rocker. C’est le manager de Specialty qui m’a forcé à le devenir et à enregistrer des titres dans le style de ce que faisait Little Richard. Je reconnais que commercialement parlant, l’expérience fut intéressante, mais ce n’est pas sans contentement que je ne renouvelais pas mon contrat »
Pour Chess, il enregistre quelques faces en abordant librement différents genres avant d’atterrir à la case prison. « My baby’s got soul » une profonde ballade soul soutenue par une flutte (Ch. 1736) est le premier de la série dequatre singles. « Baby baby » (Ch.1745) ressemble à son « Peaches and cream », sa face B « Get ready » produite par Willie Dixon et Billy « the kid » Emerson est un pseudo gospel camouflant un commentaire social mais trop étrange pour le grand public. « I wanna know » (Ch. 1761) est un rock sauvage dans la veine de ses meilleurs titres pour Specialty, et offre de l’autre côté de la galette un rock teinté de blues « Like a gentleman oughta ». « Fresh out » (Chess 1805) en 1961 marque son chant du cygne pour la marque de Chicago. Pendant que Larry croupi en prison, ses chansons sont interprétés par tous combos de Liverpool qui affectionnaient particulièrement les rock'n'rollers frénétiques noirs comme Little Richard et Larry Williams. Parmi les aficionados de Larry Williams, les Beatles qui ont enregistré trois de ses chansons ; « Dizzy Miss Lizzy », « Slow Down » et « Bad Boy ». Même les Rolling Stones reprendront « She Said yeah » sur l’album « December Children ». Lorsqu’il sort de prison, Larry se dit il est temps d’aller faire un tour en Grande Bretagne, il s’y rend en 1965 accompagné par Johnny Guitar Watson et apparaît à l’affiche de nombreux clubs branchés londoniens comme « Le Marquee » et « Le Flamingo ». Accompagné par un combo anglais de Guilford les Stormsville Shakers et Watson, il enregistre un album pour Decca « The Larry Williams Show » (Decca 4691) où à part « Slow Down » tous les autres morceaux sont des inédits ; il reprend entre autre « Whole lotta Shakin’ going on » de Jerry Lee Lewis et une surprenante version du « For Your Love » des Yardbirds. Un autre disque enregistré live au Marques « On stage recording live » sur lequel Larry Williams interprète ses plus grands succès est publié par Sue (Sue 922).
Lorsqu’il retourne aux USA, Larry Williams confirme son orientation soul et enregistre pour Smash en 1966 « Boss Lovin ». En 1967, il signe pour OK label subsidiaire de Columbia et produit l’album soul de Little Richard « The Explosive Little Richard » publié le mois de janvier 1967. Pour Little Richard, Larry Williams fut le plus mauvais producteur du monde, « il voulait que je copie le style Motown, ! »
Chez OK Larry réenregistre aussi ses succès de rock and roll de chez Specialty pour un LP « Greatest Hits (Okeh 14123) . On trouve aussi sur cet album des titres soul plus contemporain comme : « Boss Lovin » et I hear my baby » et deux mornes reprises de Ray Charles « I got a Woman » et « Mary Ann ».
Larry enregistre ensuite en duo avec Johnny Guitar Watson « Mercy Mercy Mercy » (Okeh 7274) qui est a l’origine une composition instrumentale jazz de Cannonball Adderley. Et pour la première fois depuis huit ans il retourne dans les hits parades américains. « Mercy Mercy Mercy » rentre dans le top 25 R&B en mars 1967 et fait un petit tour dans le top 100 pop. Quelques mois plus tard le groupe pop les Buckinghams rentre dans le top 5 pop avec leur reprise de la chanson. Larry et Johnny gravent aussi l’excellent album « Two For the price of love » (Okeh 14122) la chanson qui donne son nom au disque va être reprise par les O’Jays chez Bell. Le dynamique duo retournera dans les classements R&B avec « Nobody » début 1968.
Parallèlement Larry Williams exerçait l’activité fructueuse de mac en faisait travailler une flotte de prostituées qui lui rapportait plus d’argent que ses ventes de disques.
Il était aussi un trafiquant de drogue notoire menacent un jour de flinguer Little Richard qui n’avait pas régler une dette de cocaïne.
En 1978, il réapparaît avec une version disco funk de « Borony Moronie » paru chez Fantasy, posant sur la pochette de ce disque sous titré « The resurrection of funk » en manteau de fourrure remplissant le réservoir d’une Rolls Ryce avec une bouteille de champagne !
Deux années plus tard, le 2 janvier 1980 Larry Williams est retrouvé chez lui à Los Angeles avec une balle dans la tête. Il avait 44 ans, la police conclura à un suicide mais pour ses associés il s’agirait plutôt d’un homicide !
Mais cette fin sordide ne doit pas nous faire oublier que Larry Williams fut un vocaliste incendiaire, un compositeur et pianiste parmi les plus grands du rock and roll noir
Source: Goldmine N°282 May 1991
DISCOGRAPHIE
http://koti.mbnet.fi/wdd/larrywilliams.htm
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par surfinbird
« The Son of the blues »
Cela fait trente ans que l’alsacien Jimmy Bock prêche en perfecto et mèche rebelle sur le front la bonne parole du rock and roll en martelant son piano ou son orgue dans les fêtes, clubs, festivals ou soirées privées. Jouer du rock and roll pour lui est un « kiff » terrible comme il le dit et il aime satisfaire et faire plaisir au gens qui le lui rendent bien.
En 2005, Jimmy Bock discute autour d’une bière avec l'un des associés de Johnny Hallyday
Il apprend ainsi que Johnny prépare un album de blues et le gars lui demande s’il a quelques titres. Jimmy se met au boulot et fait appel à un jeune guitariste mosellan Eric Starczan qui joue aussi avec le batteur Tony Coleman et qu’il a rencontré lors d’un bœuf.
Ensemble ils vont écrire et composer quelques chansons en français comme « J’ai retrouvé mes racines ». Les compos plaisent à Johnny et on les encourage à faire quelques morceaux supplémentaires. Au total Jimmy et Eric écrivent 18 chansons, ils rencontrent même Johnny mais finalement Warner rejette tous les titres. Cette histoire va finalement motiver Jimmy qui n’a plus fait de disque depuis des lustres à les enregistrer lui-même. Ne se sentant pas à l'aise dans le chant en français, il décide de retravailler les chansons en anglais avec Eric. Le résultat un excellent CD de 13 chansons intitulé « Blues for Johnny » Jimmy a mis du rock dans son blues, le rock est bien le fis du blues comme il le chante dans « Son of the blues ». Dans la chanson qui donne son titre à l’album sur laquelle Eric nous montre comment il est devenu un grand guitariste de blues, on sent quand même une certaine amertume quand on écoute Jimmy chanté : « J’ai composé cette chanson juste pour Johnny car il voulait chanté le blues- mais quelqu’un a dit ma chanson n’est pas bonne et maintenant c’est mois qui est le blues… ». L’ombre de Chuck Berry qui fut un de ses premiers chocs musicaux et avec qui il a joué de nombreuses fois rode souvent dans les thèmes et la construction des chansons.
A propos de « You will sing the blues » Jimmy raconte une anecdote assez drôle ; au départ il voulait faire chanter à Johnny « J’ai chanté la vie, j’ai chanté l’amour et j’ai souvent chanté n’importe quoi- mais si m’a vie commencerait là je chanterai le blues… » ce qui a naturellement fait tiquer la major! Jimmy chante maintenant « rouler avec en voiture avec ma baby à côté de moi ce n’est pas une raison de chanter le blues- mais si quelqu’un marche sur mes chaussures en daim bleue, je vais chanter le blues ! »
Parmi les autres réussites une agréable ballade bluesy « That’s my life »,
« Under my skin » a été réécrit sur le « J’ai retrouvé mes racines ; « Bye Bye Bluesman » qui termine le CD provient d’un fond de tiroir et n’avait pas été présenté à Johnny. Ce titre très authentique et roots a vu le jour dans l’appart de Jimmy, Eric gratouillait le morceau a la guitare sèche avant de l’enregistrer sur l’ordinateur. Puis Eric souffle par-dessus dans un vieil harmonica Hofner et Jimmy balance « Salut bluesman je ne reviendrai plus ». Le morceau est enregistrer avec le renfort de Pierre Metzger son bassiste de rock a la double basse et Yves Maillé aux baguettes et termine avec merveille ce CD à découvrir d’urgence !
60 beat

Né en 1948, Jean Michel Boch se met très jeune au piano encouragé par une mère prof de cet instrument. Il découvre le rock and roll à la fin de années cinquante dans les surprises parties ou il accompagne sa sœur plus âgée qu’il devait surveiller ! Un jour sa sœur lui ramène un disque de Ray Charles le fameux « What’d i say » et lui dit « t’arriveras jamais à jouer ce truc » En cachette de sa mère il se met alors à jouer ce morceau et chope le virus du rock an roll ! A 18 ans il lâche les études et rejoint pour les accompagner au piano la deuxième mouture des BLACK & WHITE de Strasbourg avec Dany Gentner (basse) Pierre Denard (batterie) Michel Spielmann (guitare solo) et Henri Elchinger (chant) Le groupe répète en puisant dans le répertoire d’un des groupes anglais les plus sauvages de l’époque les Pretty Things en prévision des éliminatoires du fameux concours d’orchestres organisé par le quotidien régional des Dernières Nouvelles d’Alsace. Le 12 juin 1966, les Black and White se présentent dans le hall du Wacken à Strasbourg, Jimmy a troqué son piano contre le fameux orgue Farfisa, tandis que Henri se démène avec son tambourin à la manière de Phil May, le public les consacre !
En prévision de la finale, les Black and White renouvelle leur matériel et leur garde robe pour un look mods ! Le jour de la finale, ils jouent « Sitting on my Sofa » des Kinks, « Midnight to six man » et « Get the picture » des Pretty Thing, l’ambiance dans la salle atteint son paroxysme et bien que le jury ne les apprécie qu’a moitié les spectateurs font exploser l’applaudimètre et font des Black and White les grands vainqueurs de ce concours ;
Suite à cette victoire on peut même les voir sur la seconde chaîne de TV dans l’émission d’Albert Raisner « Les moins de 20 ans »
Mais paradoxalement le succès va les mener à la séparation au début de l’année 1967
On retrouve Jimmy avec un orgue Hammond et Michel au sein des Inn Crowd monté par l’ex Rhythm Checkers l’allemand Dave Kelly avec le guitariste Gert et Charlie Kaufmann aux baguettes. Cette formation tourne essentiellement dans les bases américaines en Allemagne en jouant du R&B du rock et de la country ; Les Inn Crowd font même la première partie de Fats Domino.
A Kaiserlautern, Jimmy qui jouait avec les Inn Crowd dans le mess des officiers ricains fait la connaissance d’un chanteur écossais William « Billy » Thomson qui jouait en face avec son groupe pour les hommes de troupe. Le camion Bedford des écossais étant en panne Jimmy propose à Billy de venir avec lui à Strasbourg. Ensemble il fonde les LOVE avec Michaël Czeninga à la guitare solo, Dany Gentner à la basse et Charlie à la batterie. Les Love animent les clubs de la capitale alsacienne avec des morceaux comme « You keep me hangin’ on » des Vanilla Fudge, mais splitte rapidement. Billy fera finalement carrière avec les Falcons ou Jimmy jouera temporairement.
Jimmy, Dany, Michaël reprennent le flambeau des Rhythm and Checkers avec le retour de Roland « Bouboule » Bauer au chant et à la batterie. Au tournant de la décennie le groupe s’oriente vers le style pop français alors à la mode et c’est dans ce genre qu’il enregistre studios Barclay à Paris en 1972 un 45 tours sous le nom de Checkers.
Les deux chansons de ce disque « C’est un rêve » et « Ouanita » ont été écrite par André Schneider; Les Rhythm Checkers new look se produisent dans les divers festival pop de la région et deviennent les Crucifer l’un des meilleurs groupes pop progressif du grand Est.
A la fin des années 70, les Rhythm Checkers qui pour survivre animaient souvent des bals tout en jouant du Santana et du Deep Purple rangent leurs instruments.
ROCK AND ROLL IS HERE TO STAY
Jimmy décide alors de se mettre au service du rock and roll appliquant la maxime de Danny and the Juniors "Rock Roll is here to stay ».
Porté par la vague du rockabilly, Jimmy va prêcher la bonne parole du rock and roll made in Alsace martelant avec fureur les touches de son vieux piano dans un style proche de Jerry Lee Lewis. Il se produit avec trio les Blue Train et ouvre pour Rory Gallager à la foire au Vins de Colmar.
En 1982, il enregistre un premier 45 tours avec les Blue Train composé de: Richie Logel (batterie),JP Schall (basse) Frank Schatz (guitare).
Au menu de ce simple publié sur le label Guzze records du nom de leur manager deux boogies composés par Jimmy l’excellent « You gonna rock » et « Take a change with me » écrit autour des titres des différents classiques du rock.
En 1983, il est programmé en première partie de Docteur Feelgood au Creusot.
En 1984,il enregistre son premier album live au centre pénitentiaire de Toul accompagnés par les Crazy Rockets alias Gérard et ses Beaux Frères Sur ce LP publié par Omega une demi douzaine de covers de Little Richard, du Chuck Berry, Cochran Ray Charles et un Fever d’anthologie
« Jimmy Bock dont le nom rime avec rock a tout pour séduire, car il possède en outre ce feu sacré et cette présence sans lesquels un bon musiciens ne sera jamais qu’un bon musicien.
Jimmy est un grand rocker et cet album live restera pour attester de son charisme Go Jimmy Go rock ami »
Ecrit l’historien du rock Michel Rose au dos de la pochette.
Après l’enregistrement de ce premier album les Crazy Rocket deviennent pour un temps son backing band
Parallèlement il accompagne Chuck Berry lorsque celui débarque sans ses musicos lors de ses tournées européennes ; C’est au milieu des années 70 que l’organisateur Harry Lapp fait la première fois appel avec Jimmy pour accompagner Chuck au piano. Une relation d'amitié se nouera entre les deux hommes malgré la froideur et le mauvais caractère du pionnier. On les verra encore ensemble sur scène dans le cadre du festival de jazz à Vienne en 2004.
Jimmy enregistrera deux autres albums de rock and roll dans les années 80 « En concert » et « Story of rock and roll » avec des compositions personnelles. Ces trois CD de rock ont été réédités en CD par Omega
CD BLUES FOR JOHNNY COSMPOPOLITE RECORDS
http://www.jimmybock.com
Merci à David de "Route 66" sur RDL à Colmar et a Thierry complice du bouquin sur le rock en Alsace des sixties
Publié le 13/03/2008 à 12:00 par surfinbird
http://rickygonzales.blogspot.com
surfinbird radio show N°113 28 octobre
01 CALVIN RUSSELL : “Halloween” (Dawg eat dawg) XIII BIS Records 2009
02 BOO BOO DAVIS: “Silvermine” (Aint gotta dime (Black & Tan) 2009
03 MIGHTY MO RODGERS : “Blues in the White House”
04 MIGHTY MO RODGERS: “Africana blues” (Dispaches from the moon) Dixiefrog 2009
05 YELLOW DOG: “Do me right” (démo Tremlin Blues sur Seine) 2009
06 MOUNTAIN MEN: “My hanger” (Spring time coming) Mosaic 2009
07 BJORN BERGE: “Killing Floor “(Freetwork) Dixiefrog 2009
08 HOWLIN’ WOLF: “Killing Floor” (The Real Folk Blues) Chess 1966
09 JOE LOUIS WALKER: “Way to expensive” (Between a rock) Dixiefrog 2009
10 PURA FE: “Border” (Full moon rising) Dixiefrog 2009
11 ZORA YOUNG: “Better be ready” (The french connection) Mosaic 2009
12 NASTY NED: “Can’t be satisfied” (Roots 52) American Roots 2009
13 JOEL DAYDE: “St James Infirmary “(Spleen Blues) 1995
14 RICHARD KOECHLI: “My babe” (Live,real & laid-back) AMA 2009
15 DAVE RILEY &BOB CORRITORE”Lucky to be living” (Lucky to be living) Blue Witch 2009
16 LITTLE VICTOR: “Shakin’ the boogie” (Let’s get high) Wild Records 2009
SURFINBIRD RADIO SHOW N° 112 21 OCTOBRE
BEATLES: "PLEASE PLEASE ME" COVERS & ORIGINALS
01 THE BEATLES: “I saw her stanting There”
02 JOHNNY HALLYDAY: « Quand je l’ai vu devant moi » (I saw her standing there) (EP Philips 434830)
3 ARTHUR ALEXANDER : “Anna” (Dot 16387) P 1962
4 BEATLES : “Anna”
5 THE COOKIES : “Chains” (Dimension 1002) P 1962
6 BEATLES: “Chains”
7 THE SHIRELLES: “Boys” (Specter 1211) P 1960
8 BEATLES: “Boys”
9 BEATLES: “Ask me why”
10 LES LIONCEAUX: “Je suis fou” (Ask me why) (EP Mercury 152014) P.1964
11 BEATLES: “Please please Me”
12 FLAMING GROOVIES: “Please please Me” LP Jumpin’ in the night (Sire) P.1979
13 BEATLES: “Love me do”
14 DICK RIVERS: J’en suis fou” (Love me do) (EP Pathé 696) P.1963
15THE SHIRELLES: “Baby It’s You” (Specter 1227) P.1961
16 THE BEATLES: “Baby It’s You”
17 THE BEATLES: “Do You Want To Know a Secret”
18 BILLY J. KRAMER & THE DAKODAS
19 THE TOP NOTES: “Twist and Shout” (Atlantic 2115) P.1961
20 THE ISLEY BROTHERS: Twist and Shout (Wand 124) P.1962
21 THE BEATLES: “Twist and Shout”
22 THE BEATLES: “PS I love you”
23 LES MISSILES: « Ca reste entre nous » (PS I love you) EP Ducretet Thompson 460 V 631 P.1964
SURFINBIRD RADIO SHOW N°111 11 OCTOBRE
01 CALVIN RUSSELL: “Dawg eat dawg” (Dawg eat dawg) XIII Bis P.2009
02 DONALD RAY JOHNSON: Me & Jack (Daniels) (Travelin’ Man) MarVista P2006
03 JOHN MAYALL: “Train to my heart” (Tough) Eagle Records P.2009
04 The YARDBIRDS: “Over under sideways down” Roger the Engineer 1966
05 NICO BACKTON: “Dig that boogie” Roots and Stories P.2009
06 NICO WAYNE TOUSSAINT : « Pas dire non » (Blues entre les dents) Dixiefrog P.2009
07 JOEL DAYDE : « Peau de couleur » (Spleen Blues) Musique Marketing P.1995
Girls Girls Girls !
08 ANA POPOVIC: “Lives that don’t exist” (Blind For Love) Eclecto Groove P.2009
09 CANDYE KANE: Hey! toughen up! (Superhero) Delta Groove) P.2009
10 ZORA YOUNG/ Wang dang doodle live (The French Connection) Demark/Mosaic P.2009
11 DEBORAH COLEMAN: Seven days (Stop the game) JSP Records P.2007
Soul funk
12 BONEY FIELDS: “Hard Work” (Live a Vienne 2008) Blues Project P2009
13 ROY LEE JOHNSON: “Boogaloo #3” (Josie 965 – 1968) (When a Guitar Plays the Blues) Bear Family P.2009
14 VIGON: “The Pop corn” (Sp EGG 640005) P1970
15 THE DYNAMITES:The real deal (Burn it Down) Ter a Terre OP2009
RIP MARY TRAVERS 9/11/1936 – 16/09/2009
16 PETER PAUL & MARY: The times they are changin (EP Warner Bros 1439) P.1964
SURFINBIRD RADIO SHOW N° 110 7 OCTOBRE
01 CALVIN RUSSELL: “Dawg eat dawg” (Dawg eat dawg) XIII Bis P.2009
02 DONALD RAY JOHNSON: Me & Jack (Daniels) (Travelin’ Man) MarVista P2006
03 JOHN MAYALL: “Train to my heart” (Tough) Eagle Records P.2009
04 The YARDBIRDS: “Over under sideways down” Roger the Engineer 1966
05 NICO BACKTON: “Dig that boogie” Roots and Stories P.2009
06 NICO WAYNE TOUSSAINT : « Pas dire non » (Blues entre les dents) Dixiefrog P.2009
07 JOEL DAYDE : « Peau de couleur » (Spleen Blues) Musique Marketing P.1995
Girls Girls Girls !
08 ANA POPOVIC: “Lives that don’t exist” (Blind For Love) Eclecto Groove P.2009
09 CANDYE KANE: Hey! toughen up! (Superhero) Delta Groove) P.2009
10 ZORA YOUNG/ Wang dang doodle live (The French Connection) Demark/Mosaic P.2009
11 DEBORAH COLEMAN: Seven days (Stop the game) JSP Records P.2007
Soul funk
12 BONEY FIELDS: “Hard Work” (Live a Vienne 2008) Blues Project P2009
13 ROY LEE JOHNSON: “Boogaloo #3” (Josie 965 – 1968) (When a Guitar Plays the Blues) Bear Family P.2009
14 VIGON: “The Pop corn” (Sp EGG 640005) P1970
15 THE DYNAMITES:The real deal (Burn it Down) Ter a Terre OP2009
RIP MARY TRAVERS 9/11/1936 – 16/09/2009
16 PETER PAUL & MARY: The times they are changin (EP Warner Bros 1439) P.1964
Publié le 07/03/2008 à 12:00 par surfinbird
ANDRE WILLIAMS THE 60’s
Au début des années soixante, Andre Williams quitte le couple Brown les propriétaires du label Fortune. Il va collaborer avec Berry Gordy le fondateur de Motown dont il a fait connaissance grâce a son coiffeur. Williams va devenir producteur, compositeur et arrangeur,
il enregistre d’abord un single pour l’éphémère sous label Miracle qui n’opéra qu’en 1961 « Rosa Lee »/ « Shoo Oo » disponible aujourd’hui dans la collection Motown singles en CD . Willams revendique près de 90 compositions pour ce label, il signe par exemple : « Soldier’s Plea » (Tamla 54063) pour Marvin Gaye en 1962, co signe « Thank You For Loving Me » (Tamla 54090) face B du sixième single de Little Stevie Wonder fin 1963 et la face B du N°1 « My Guy » pour Marie Wells « Oh Little Boy ( What You Do To Me ) » (Motown 1056) en 1964.
Les relations de Berry Gordy avec l’électron libre Williams sont plutôt houleuse et Williams va être viré plusieurs fois mais souvent rappelé par le patron de Tamla Motown.
En 1963 Andre rejoint George Leaner propriétaires des labels Mar V Lus et One Derful où il écrit « Shake A Tail Feather » pour les Five Dutones. Ce morceau de R&B très brut et dansant se classe N°22 dans le R&B chart et N°51 pop l’été 1963 et sera repris par de nombreux artistes aux fils des années. Williams qui avait composé une musique destinée au disque suivant des Five Dutones essaye la voix de Alvin Cash présent dans le studio sur ce morceau intitulé « Twine Time ». Alvin Cash enregistre finalement le titre fin 1964 sur Mar-V-Lus et c’est a nouveau le jack pot pour Williams N °4 R&B et N°14 Pop en janvier 1965.
Chez Leaner, il travaille aussi avec les Du-Ettes et le pianiste de R&B Harold Burrage. Avec ces différentes réussites, Berry Gordy le rappelle pour relancer sans succès la carrière du groupe vocal les Contours.
Par la suite, il est contacté par la major Mercury en tant que directeur des enregistrements pour le Midwest du label subsidiaire Blue Rock. Il produit l’original de « Mustang Sally » pour l’ex membre des Falcons ; Mack Rice que ce dernier a écrit et enregistré avec le renfort des Meditation Singers avec Laura Lee (Blue Rock 4014- 1965).
Il travaille aussi avec la chanteuse de Detroit Johnnie Mae Mathews et tente de relancer sans succès la jeune chanteuse Joyce Kennedy dont il avait produit le premier single pour Blue Rock dès 1963
« Darling i still love you ». En 1966 Blue Rock cesse ces activités, Williams est embauché par Ed Wingate propriétaire des labels Golden Worl et Ric Tip toujours à Detroit
Avec son orchestre il enregistre quelques perles instrumentales soul funk comme « Loose Juice et « Dot It » en 1966 sur le label Wingate de son nouveau boss et promotionne Laura Lee et son compère de chez Fortune Gino Parks. « My Sophisticated Lady »/ « Talkin' About My Baby » sur le label Golden World. Pour Laura Lee il compose « So will I » qu’il a produit et il est le co producteur de l’autre face « To Win Your Heart » (Ric Tic 110 3/1966).
Chez Ric Tic Andre Williams enregistre aussi l’un de ses meilleurs morceaux de cette période « You Got It And I Want It ».Dés 1968 les petits labels de Wingate passent sous le giron de Tamla Motown.
Pour le label Avin, Andre Williams grave avec son orchestre l’instrumental funky « Rib Tips Part 1 & 2 » avec un sax immonde qui hurle qui fait un tour dans le fond du top 100 pop en janvier 1966. Un autre disque instrumental tout aussi funky suivra sur ce label « Hard Hustling »/ « Soul party ».
En 1967 Andre Williams fonde le label Sport avec un certain Shelly Stewart et enregistre le dansant « Pearl Time » qui se classe N° 90 du pop chart durant l été.
Puis il laisse son ami et se rend à Chicago et se fait embaucher par Chess en tant qu’artiste et producteur. Un premier single est enregistré sur Checker « The Stroke » dans la même veine funky que ses précédents singles avec des voix féminines surexcitées et un Andre bourré !
(You got it and i want it live Belgrade 2001)
Avec le mac« Cadillac Jack » (Checker 1205) enregistré avec le saxophoniste Monk Higgins et le groupe vocal les Dells, il retourne dans les classements des meilleures ventes R&B #46 en octobre 1968. Deux autres 45 tours seront publié par Checkers et deux chez Chess dont un avec la chanteuse soul Jo Ann Garrett.
En 1968 ? il collabore avec Natural Bridge Bunch pour le single « Pig Snoots » et produit le groupe soul de Chicago. Bull & the Matadors avec « The Funky Judge » sur le label Toddlin’ records qui se classe N° 9 du R&B chart et N°39 pop a la fin de l’année 1968.Il compose aussi quelques chansons pour les Parliament et Funkadelic.
Andre Williams participe aussi à la création du label Bamboo avec Mamie et Lee Hutt qui décroche un hit fin 1969avec Mell & Kim « Backfield in motion » N°3 R&B N°10 pop
Il s’occupe également du bluesman Bobby Bland chez Duke. Au tournant de la décenie, il s’installe en Calfornie et collabore avec Ike et Tina Turner et participe aux sessions de "Let Me Touch Your Mind"en 1973.
Mais cette collaboration avec Ike va le mener a sa perte, Williams va sombrer dans la drogue et suivra une longue période de déchéance et d’oublie !
DISCOGRAPHIE 60’s
Please Give Me A Chance/I Still Love You Ronald 1001 P19 ??
Rose Lee/Shoo Oo Miracle 4 P1961
Loose Juice/Sweet Little Pussycat Wingate 014 P1966
Do It ! Part 1/Do It Part 2 Wingate 021 P1966
Rib Tip’s Part1/Rib Tip Part 2 Avin 103 P 1967
Hard Hustling/Soul Party A Go Go Avin 105 P1967
Pearl Time/Soul Groove Sport 105 P1967
You Got It And I Want It/I Can’t Stop Crying Ric Tic 124 P1967
The Stroke/Humpin4 Bumpin’ & Thumpin’ Checker 1187 P1967
Cadillac Jack/Mrs Mother USA Checker 1205 P1968
Do The Popcorn/It’s Gonna Be Fine In 69 Checker 1214 P1969
Gridle UP Part 1/Gridle Up Part2 Checker 1219 P1969
Same Time,Same Thing,Same Place/A Rockin’ Good Way Chess 2079 P1969
The Stroke/Cadillac Jack Chess 9005 P196 ?
LP DETROIT SOUL VOL.3 DETROIT LP 1960 P 2002
Sweet Little Pussycat / Loose Juice / You Got It I Want It / I Can't Stop Cryin' / Pearl Time / Soul Groove / Humpin', Bumpin' & Thumpin' / The Stroke / Do It! Pt.1 / Shake A Tailfeather (by The Five Du-Tones) / Sugar Daddy (by The Du-ettes) / Do The Popcorn / It's Gonna Be Fine In '69 / Girdle Up (vocal) / Girdle Up (instrumental) / Rib Tip's, Pt.1 / The Concentration (by Johnny Sayles) / Divorce Court (by The Five Du-Tones) 2002 US
LP DETROIT SOUL VOL.4 DETROIT LP 1961 P 2002
Jo Ann Garrett & Andre: A Rockin' Good Way / J.J. Barnes: I Ain't Gonna Do It / Natural Bridge Bunch: Pig Snoots, Pt.1 / Natural Bridge Bunch: Pig Snoots, Pt.2 / Ray Scott: Lily White Mama, Jet Black Dad / Ray Scott: The Prayer / Jomo (=Andre Williams): Uhuru (African Twist) / Jomo (=Andre Williams): Hangin' Out / Sir Mack Rice: Mustang Sally / The Dramatics: Inky Dinky Wang Dang Doo / Andre Williams: Chicken Thighs / Sir Mack Rice: Daddy's Home To Stay / Jeanette Williams: Hound Dog / Jeanette Williams: Stuff / Bull & The Matadors: The Funky Judge / Bull & The Matadors: The Funky Judge (instrumental) / Mary Wells: Oh Little Boy
CD « Mr. RHYTHM IS BACK » Revolvo Records 2845503 P1994
25 titres dont le meilleur de la période soul funk des 60’s provenant de ses enregistrements de chez Wingate,Ric Tic,Sport,Avin,Checker et Chess avec deux inédits R&B des 50’s et deux relectures de 1986 de son hit de 1956 « Bacon Feat » et de sa face B « Just because of a kiss » déplacées sur ce disque essentiel sur sa seconde période de sa carrière.
1.Sweet Little Pussycat/2.Loose Juice/3.You Got It And I Want It/4.I Can't Stop Trying
5.Pearl Time/6.Soul Groove/7.Soul Party A Go G/8.Hard Hustling/9.Humpin'Bumpin' And Thumpin'
10.It's Gonna Be Fine In 69'/11.Do The Popcorn/12.Mrs.Mother U.S.A./13.Girdle Up (Vocal)
14.Girdle Up (Instrumental)/15.Rib Tips Part One/16.Rib Tips Part 2/17.Cadillac Jack
/18.Bacon Fat 86'/19.Just Because Of A Kiss/20.Please Give Me A Change
/21.I Still Love You (Alternate Version)/22.The Stroke
/23.The African Twist (Uhuru)/24.I'm Movin'On (Unissued)/25.I Just Wanna' Little Love Love Lovin' (Unissued
CD « RIB TIPS & PIG SNOOTS SOUL TAY » RARE & UNRELEASED AU-GO-GO SOUL, 1965-1971 Shus records 6345 ,P 2000,
Jivin' Around (take 1) / Rib Tips, Pts 1-2 / You Got It And I Want It / Do It (take 1) / Pearl Time / Pig Snoots, Pts 1-2 / I Heard It Through The Grapevine / Bassology (alt. take) / Hard Hustling / Soul Party A-Go-Go / Do It (take 2) / Soul Groove / Loose Juice / Sweet Little Pussy Cat / Black Bull / Chicken Thighs / Jivin' Around (take 2) / I Wake Up Crying / Christmas Wish
16 enregistrements de de nombreux instrumentaux crasseux et funky provenant de ses 45 tours Avin,Ric Tic, Sport,Wingate et d’origines plus obscurs
enregistrements 1965 - 1971 - 16 titres
Superbe compilation de 16 titres ce qu'il a enregistré et produit pendant sa période Chess. Une pochette terrible, pas mal d'instrumentaux greasy, funky & soul du meilleur effet , des parties de cuivres et des choeurs superbes tout au long du disque, une flûte du meilleur effet sur "Hard Hustling" et des vocaux qui tuent comme dans "Pearl Time" ou "Sweet Little Pussy Cat"
CD READ BEANS & BISCUITS RARE & UNRELEASED RECORDINGS 1966-1970 P 2005
1.Red Beans (Bo Hog Stomp)/2.Can You Deal With That/3.Andre's Guitar Groove/
4.Andre's Jam (Take 1)/5.If I Didn't Love You/6.Andre's Fender Rhodes Groove/
7.Thunder Thighs/8.Pass The Biscuits/9.I'm The Rock/10.Andre's Thang/11.I Miss You So/
12.Daniel Boone/13.Baby, Baby Baby/14.Lips/15. Streakin' Song/16.Andre's Bag
Quelques uns des meilleurs titres enregistrés par Andre parmi les plus rares comme ceux enregistrés chez Duo à Chicago. Beaucoup d’instrumentaux faisant le pont entre la soul de la fin des années soixante et le funk des 70’s. On retrouve aussi son travail en compagnie d’autres artistes Ann Garret, les Profiles, le Jimmy Ed Trio ou les Velvet Hammer
MOVIN’ON WITH ANDRE WILLIAMS GREASY & EXPLICIT SOUL MOVERS 1956 & 1970 VAMPI SOUL 073
Cette anthologie (pas toujours de bonne qualitée) semble être une bonne introduction à l’univers d’Andre Williams puisqu’elle couvre sa période R&B des 50’s chez Fortune et ses enregistrements soul funk des 60’s
1. Bacon Fat - Andre Williams & His New Group 2. I Just Want a Little Lovin' - Joe Weaver & His Blue Note Orchestra, , Andre Williams 3. Greasy Chicken - Ted Walker Orchestra, , Andre Williams 4. Jail Bait - Charlie Morris, , Andre Williams 5. (M M M M Andre Williams Is) M-M-Movin' - Five Dollars, , Andre Williams 6. I'm Movin' On [#] - Andre Williams 7. Bassology [#] - The Lancers, , Andre Williams 8. Jivin' Around [#] - The Lancers, , Andre Williams 9. Black Bull - The Lancers, , Andre Williams 10. Loose Juice - Andre Williams & His New Group 11. Sweet Little Pussycat - Andre Williams & His New Group 12. Rib Tips, Pt. 1 & 2 - Andre Williams & His New Group 13. Soul Party a Go-Go - Andre Williams & His New Group 14. Soul Groove - Andre Williams & His New Group 15. (Uhuru) African Twist - Andre Williams 16. Chicken Thighs [#] - Andre Williams 17. Hard Hustling - Andre Williams & His New Group 18. Humpin' Bumpin' and Thumpin' - Andre Williams 19. Stroke - Andre Williams 20. You Got It, I Want It - Andre Williams
[youtubevideo] [/youtubevideo]
Publié le 29/02/2008 à 12:00 par surfinbird
André Williams est né dans l’Alabama le mois de novembre 1936. Il passe une partie de son enfance dans le nord des Etats-Unis avant de retourner dans le sud vivre avec son grand père à la mort de sa mère en 1943. Son grand père étant trop autoritaire, il retourne à Chicago chez son père ouvrier dans une aciérie. Ce dernier ne s’occupant pas de lui il est obligé de faire la plonge après l’école pour survivre. C’est dans les clubs aux alentours de son lieu de travail qu’il découvre le R&B mais c’est surtout Cab Calloway qu’il voit dans un film musical qui l’impressionne.
Menacé d’être placé dans un centre, suite à ses absences scolaires, il s’engage dans l’armée à 14 ans avec les papiers de son frère. Il s’enfuit rapidement et on le retrouve chantant dans les rues de Chicago avec des groupes de doo wop. Entre temps son frère est incorporé dans l’armée et on découvre le pot au rose, le jeune Andre est recherché et traduit devant une cour martiale. Les juges le condamnent à un an d’emprisonnement mais son avocat soulignant sa jeunesse réussit à le tirer de là. Il s’installe alors à Detroit. Un soir, il se présente à un concours d’amateurs qu’il remporte grâce a sa prestation scénique. La semaine suivante le présentateur le surnomme « monsieur rythme » et l’organisateur le met en contact avec Jack & Devora Brown les patrons du label Fortune. L’été 1955, il signe un contrat en tant qu’artiste solo et membre d’un groupe vocal.
Il enregistre son premier single dans l’arrière boutique des Brown sous le nom de Andre Williams & the Don Juans dans le style Robins/Coasters « Goin down To Tia Juana » (Fort.824) . La face B « Pullin’ Time » est une chanson de taulard inspiré de son incarcération suite à sa désertion dans laquelle il chiale carrément !
Les Don Juans étaient en réalité les Five Dollars baptisés ainsi par la patronne de Fortune. Andre avait fait la connaissance des Five Dollars avec qui il harmonisait dans les rues de Détroit par l’intermédiaire de son beau frère Eddie Hunt le leader ténor du groupe .Les autres membres étaient , James Drayton (baryton/ténor) Lonnie Herd (ténor) Charles Evans (basse) et ils venaient d’enregistré l’été 1955 leur premier disque chez Fortune « Harmony of love » (Fort 821) Ce morceau avec Andre comme ténor avait l’originalité de ne pas avoir de texte, les membres utilisant leurs voix comme des instruments. Si certains membres des Five Dollars perçoivent Andre comme un intrus au sein de leur formation vocale pour Devora Brown il apporte un plus avec ses talents de danseur et d’animateur.
Les Five Dollars enregistrent ensuite avec le pianiste et chanteur Joe Weaver « Baby I love You So » (Fort 825) qui parait en janvier 1956 sous le nom de Joe Weaver and The Don Juans. En mars est publié sous le nom de Five Dollars « So Strange » ne comportant que des harmonies et qui un remake de leur premier enregistrement « Harmony of love » couplé à une reprise des Orchids « You Know I Can’t Refuse » (Fort 826). Le nom de Don Juans fut surtout utilisé lorsqu’ils faisaient les chœurs derrière d’autres artistes, et pour la scène la formation vocale utilisa les deux noms. Fortune publie ensuite le mid tempo « Mozelle » (Fort 827) single solo d’Andre Williams avec l’orchestre de Joe Weave avec l’excellent blues « Just want a little Lovin’ » en B side. C’est Williams qui est a nouveau le leader sur l’excellent « It’s All Over »/ « Bobby Jean » (Fort. 828) qui parait durant l’automne sous le nom de Andre Williams & The Don Juans. Le groupe harmonise aussi derrière Don Lane « Ooh Oh ! Those Eyes »/ « Cha Cha Of Love » (Fortune 520) deux titres également au menu du groupe phare du label Fortune les Diablos. Ils accompagnent aussi Chet Oliver sur « Cool As A Cucumber » (Fort 829) sans être mentionnés ;
C’est Eddie Hurt le leader sur les deux titres qui paraissent ensuite sous le nom de Five Dollars « I Will Wait » une reprise des Four Buddies (Fort. 830) et « Hard Working Mama »
Les Five Dollars font ensuite les chœurs pour Andre Williams sur ses deux nouveaux titres composés en commun « Bacon Feat » et « Just Because of You ». Mais quand le disque (Fort 831) paraît sous le nom de Andre Williams and the New Group le mois de novembre 1956 ses compagnons s’aperçoivent qu’il s’agit d’un autre enregistrement et l’accuseront de leur avoir piqué la chanson. Entre temps, Andre a effectivement formé et utilisé un nouveau groupe comprenant : Steve Gaston (second ténor), Bobby Calhoun (baryton) Jay Johnson (basse) tous ex Dexatones et un ami d’Andre Gino Purrify. Le disque se vendant bien localement Fortune passe un deal avec Columbia qui distribue une nouvelle prise de ce morceau dansant sur son label subsidiaire Epic à la fin de l’année 1956. Le très cool « Bacon Fat » (Epic 9196) est le disque de la semaine sur de nombreuses stations de radio en janvier et finalement se classe à la #9 du R&B chart le mois de février 1957. Les Five Dollars tentent alors de capitaliser le succès d’Andre en enregistrant « How To Do The Bacon Feat » (Fort.833) Fortune organisera même des concours de danse sur le thème de la chanson. Parait aussi en ce début d’année 1957 « Looka Here, Pretty Chicken » où ils chantent en tant que Don Juans derrière Joe Weaver (Fort 832)
Williams met ensuite en boite avec Gino « You are my sunshine » et « Mean Jean » crédité à Andre and the new group. Durant l’été Fortune publie deux titres « This is a Miracle »/ »Calypso Beat » (Fort.836) chanté par Eddie Hurt sous le nom Little Eddie and the Don Juans
Puis on retrouve les Don Juans alias Five Dollars sans qu’ils soit crédités derrière Andre sur « My Tears » (Fort 837) La face A « Jail Bait » qui est l’un de ses chefs d’œuvre ; un avertissement à ne pas être se faire allumer par des jeunes filles mineurs venant de la part d’un condamné sur un tempo R&B . Le disque avec l’accompagnement de l’orchestre de Charlie Morris que Andre avait rencontré lors d’un show à l’Apollo est aussi publié avec une autre face B « Going back to Memphis »
En novembre 1957 Fortune met sur le marché « Come on baby » (Fort 839) crédité à Andre Williams & the Don Juans avec le Ted Walker Orchestra avec au recto le bizarre mais amusant « The Greasy Chicken » interprété en duo par Andre et Gino. Sous le même numéro de référence 939 « Greazy Chicken » est publié avec une autre face A « Please Pass The Biscuit » un morceau parlé, qui est aussi gravé avec une autre face B « Don't Touch » !
En mai 1958 « My Last Dance For You » (Fort842) est publié sous le nom de Andre Williams & the Don Juans. Nathaliel Mayer reprendra « Dance » en 1961 sur le même label
Durant l’année les Five Dollars acompagnent un certain Jim Sands pour un single publié sur le label subsidiaire HI-Q
En 1959, les Five Dollars enregistrent « My Mama Said »/ « Yellow Moon » (Fort.845) deux chansons interprétées par Eddie Hurt et créditées Litlle Eddie & the Dollars. Andre Williams en duo avec Gino sort la même année « I’m All For You » (Fort.856)
En 1960, Fortune publie l’excellent doo wop « (MMM Andre Williams is) MM Movin » (Fort 851) avec l’accompagnement du Walter Hamilton Combo et publié sous le nom de Andre Williams and the Five Dollars . Mais il ne semble pas que se sont les Five Dollars qui assument les chœurs. La face B (Georgia Mae Is) Movin) dans le même style est crédité Andre,Gino & the Diablos. 1960, marque la dernière publication d’un disque sous le nom de Five Dollars « That’s The Way It Goes » (Fort 854) avec toujours Eddie en leader.
Durant l’année ils participent encore sous le nom de Don Juans à l’enregistrement de « Cha Lypso Of Love » un remake de « Mambo Of Love » pour une fille du voisinage Marsha Renay (HI-Q 5017) ; Le groupe vocal continuera à se produire encore un certain temps mais cessera d’enregistrer. Quant a Andre il enregistre encore pour Fortune « I’m All For You » (Fort 847 avec Gino et « Jailhouse blues » (Fort 856) qui est entièrement parlé avec le chœurs des Inspirations
EN ECOUTE: "BACON FAT " 1956
DISCOGRAPHIE FORTUNE
ANDRE WILLIAMS & THE FIVE DOLLARS
821 The 5 Dollars : Harmony of love/Docteur Baby P8/55
824 A.Williams & the Don Juans :Goin down to Tia juana/Pulling time P10/55
825 Joe Weaver & Don Juans : Baby i love you so/It must be love P1/56
826 The 5 Dollars : So strange/You know i can’t refuse P3/56
827 Andre Williams : Just want a little lovin’/Mozelle P4/56
828 A.Williams & the Don Juans : It’s all over/Bobby Jean P8/56
520 Don Lave & the Don Juans : Ooh ! ooh ! those eyes/Cha cha ol love P4/56
829 Chet Olivier : Cool as a cucumber/Going back to Chicago P9/56
830 The 5 Dollars : I will wait/Hard working mama P 10/56
831 A. Williams & New Group : Bacon Fat/Just because of a kiss P11/56
832 Joe Weaver & the Don Juans : Looka here,pretty baby/Baby chile P1/57
833 The 5 Dollars :How to do the bacon fat/You fool P3/57
834 A.Williams& G. Parks/ New Group : You are my sunshine/Mean Jean P3/57
836 Little Eddie & the Don Juans : This is a miracle/Calypso beat P7/57
837 Andre Williams :My tears/jail bait P8/57
839 A.Williams & the Don Juans /A. W & G.P : Come on baby/The greasy chicken P11/57
839 A.Williams/A.Williams & G.Parks :Please pass the biscuits/The greasy chicken P11/57
839 A.Williams /A.Williams &G.Parks :Please pass the biscuits/Don’t touch P11/57
842 A.Williams & the Don Juans :My last dance with you/Hey’ country girl P5/58
845 Little Eddie & the Don Juans : My mama said/Yellow moon P1959
847 Andre Williams & Gino Parks : I’m all for you/Put a chain on nit P1959
851 A.Willams,Gino Parks & the Five Dollars :(Mmmm Andre Williams is) movin’
A.Williams,G.Parks & the Diablos :(Georgia Mae is) movin’ P 1960
854 the Five Dollars : That’s the way itgoes/my baby goes P1960
856 A.Williams & the Inspirations : Jailhouse blues/I still love you P1960
HI-Q (label subsidiaire de Fortune)
5010 Jim Sands & the Five Dollars : You don’t know/We’re gonna rock P1958
5017 Marsha Renay & the Don Juans : It’s nice/Cha lypso of love P 1960
CD
Mr Rhythm CD Eagle Records 90124 P 1996
The Five Dollars (with Andre Williams) Motor city Detroit Doo Wop CD Regency 114 P1996
1Harmony Of Love/ 2.My Baby-O/3Yellow Moon/ 4.Bacon Fat/ 5How To Do The Bacon Fat/ 6.You Know I Can't Refuse/7.It's All Over/8.So Strange/9.Going Down To Tia Juana/10.You Fool/11.Doctor Baby/ 12.Come On Baby/13.Weekend Man/14.My Mama Said/15.Moving On/16.I Will Wait/ 17.Going Down To Tia Juana (Outtake)/18. The Bells/19.Hard Working Mama/20 Pulling Time/21. You Are My Sunshine/22.That's The Way It Goes / 23.Just Because Of A Kiss
Publié le 22/02/2008 à 12:00 par surfinbird
Chez Columbia, Dion enregistre des titres plus blues et du R&B comme « Ruby Baby » (Col. 42662) un succès R&B de 1956 pour les Drifters ; L’excellente reprise de Dion qui sort le mois de janvier 1963 bénéficie encore de l’appui des Del Satins, interprétée chez Dick Clark la chanson est à nouveau un énorme hit aux USA et se classe N°2 pop et N°5 dans le R&B chart. En France où les disques de Dion sont désormais publiés par CBS, « Ruby Baby » parait sur un EP avec deux faces de la chanteuse Eydie Gorme.

Dion enregistre ensuite une composition du tandem Goffing/King « This Little Girl » (Col.42776) qui connaît un succès plus modeste au printemps 1963 (N°21 pop). Ce morceau dans le style de ses enregistrements pour Laurie est le titre phare de son second EP français pour CBS. « Be Careful Of Stones That You Trows » (Col. 42810) qui suit publié durant l’été marque une orientation crooner sous la pression de son management. Le public n’est pas au rendez vous et la chanson ne se classe que N° 31 dans le pop chart. Dion va rapidement revenir au sommet avec son magnifique doo wop « Donna Prima Donna » (Col. 42852). Cette composition d’Ernie Maresca qu’il enregistre aussi en italien se positionne à la sixième place des meilleures ventes pop le mois d’octobre 1963 et rentre aussi dans le R&B chart N°17. En France « Donna Prima Donna » est publié avec sa reprise du classique « Fever » de Little Willie John avec un accompagnement au bongo. George Aber adapte « Donna Prima Donna » pour Jackie Moulière qui en livre une bonne prestation.
Columbia met aussi sur le marché son premier album au cours de l’année 1963 « Ruby Baby » (Col. 8810) N°20 dans le classement des meilleures ventes d’albums. Ce Lp comprend quelques perles comme « Go Away Little Girl » "Will Love Ever Come My Way" qui sera repris par les Mystics ou « Unloved, Unwanted Me » mais aussi plusieurs ballades sans grand intérêt.
Fin 1963, Dion puise à nouveau dans le répertoire des Drifters en reprenant « Drip Drop » gravé l’origine par le groupe vocal noir en 1958. « Drip Drop » (Col.42917)se classe N°6 pop dans son pays natal, la chanson figure sur son dernier EP français avec « Little Girl » qui comme « Drip Drop » est classé dans le hit parade du magazine Salut les Copains.
En Octobre 1963, Dion débarque en Angleterre dans un ‘package tour’ avec Brook Benton, Lesley Gore, Trini Lopez et Timi Yuro. Lors de ses shows, il désappointe ses fans en omettant de chanter ses deux plus grands succès « The Wanderer et « Runaround Sue » Le 5 novembre, il fait escale à Paris où il se produit lors d’un Musicorama d’Europe N°1 à l’Olympia. Selon le magazine Bonjour les amis il n’aurait rencontré qu’un succès d’estime. Dion reste pourtant très populaire en France, il est classé second d’un référendum organisé par Jacques Garnier dans l’émission « Balzac 10 deux fois » sur Radio Luxembourg à la fin de l’année 1963. De retour aux USA, John Hammond dont le bureau se situait à côté de producteur Bob Mersey lui fait écouter un album de Robert Johnson. Emballé, Dion enregistre contre l’avis de sa maison de disques d’excellentes reprises de classiques de blues et de folk rock.
Le 12 décembre 1963, il met en boite ses quatre premières chansons dans son nouveau style ; « Baby Please Don’t Go », « Work Song », « 24000 miles » et « If I Hade A Hammer » qui ne sont pas publiés à l’époque. C’est la session suivante du 7 janvier 1964 qui fournira la matière pour son premier single de blues le ‘Dylanesque’ « The Road I'm On (Gloria) » et « I'm Your Hoochie Coochie Man de Willie Dixon (Col. 42977) Le single ne rentre pas dans le top 100 du classement du magazine Bilboard mais se classe N°72 du concurrent Cash Box Le 45 tours suivant est sa reprise du « Johnny Be Good » de Chuck Berry couplé à « Chicago blues » de Lonnie Johnson enregistré en juin. « Johnny Be Good » se classe N°71 du pop chart l’été 1964.
Un second album est mis sur le marché par Columbia intitulé « Donna Prima Donna » (Columbia 8810) on y retrouve le titre qui donne son nom à l’ensemble et un autre hit « This Little girl ». Dion reprend aussi deux titres de 1956 du groupe de doo wop les Cleftones « Can’t We Be Sweethearts » et « Little Girl Of Mine ». Le LP se classe N°56 des ventes d’album. Cette année 1964, voit aussi Del Shannon reprendre son hit « Runaround Sue » et les Beach Boys « The Wanderer » dans une version live. Début 1965 sont publiés les singles « Knowing I won’t Go back » (Col. 43201) et la ballade « Unloved Unvented Me » (Col. 43213). Jonglant entre ballades, doo wop et blues, il a du mal à trouver son public et face a l’invasion des groupes britanniques ses disques se vendent de moins en moins. En mai est publié « Spoonful » (Col.43293) de Willie Dixon enregistré en avril qui marque le retour au blues avec en face B une de ses compositions de bonne facture « Kickin’ Child » . En juin il enregistre toujours de Willie Dixon « The Seventh Song » et « It’s All Over Now » de Bob Dylan. En octobre est publié un nouveau disque sous le nom de Dion & the Wanderers avec une belle ballade « Tomorrow Won’t Bring The Rain ». Suit dans le même genre « Time in my Heart For You » (Col. 43483) qui est publié le mois de février 1967 ; En juin paraît son dernier single pour Columbia le R&B « Two Ton Feather » (Col 43692)
Mais ce garçon malgré son image proprette est aussi un junkie et il se fait viré par Columbia dans l’année 1966, Dion disparaîtra de la scène pendant deux années, il suivra une cure de désintoxication avant de se mettre a boire !. Mais il reviendra en force en 1968 de retour sur son premier label Laurie dans le style folk avec « Abraham, Martin and John » qui se classe N°4 pop.
Columbia profitera de son retour pour publier un album « Wonder Where I’m Bound » (Col 9773) avec de vieux enregistrements folk et blues. Dion chante Tom Paxton (« I Can’t Help but Wonder Where I’m Bound ») Woodie Guthrie (« 900 miles ») et on y trouve aussi son premier enregistrement de blues « Baby Please Don’t Go » provenant de sa session de décembre 1963 et sa reprise de Dylan « It’s All Over Now Baby Blues ». Idoles des jeunes, roi du doo wop italo américain. Dion artiste complet est aussi l’un des pionniers oubliés du folk rock et l’un des premiers blancs américains à s’intéresser au blues électrique. En 1969 son ancienne maison de disque Columbia signe Mike Bloomfield et Al Koper pour des albums de blues !
Publié le 08/02/2008 à 12:00 par surfinbird
Disque 5 étoiles
THE PRETTY THINGS « BALBOA ISLAND » ZOHO P2007
« BACK IN 1964! »
Phil May (vocals) Dick Taylor (lead guitar, banjo) Frank Holland (acoustic & lead guitar, vocals), John Povey (keyboards, harp, vocals) Wally Waller (bass, vocals) Skip Alan, (drums, percussion) Mark St John (ancient Trixon drums, vocals)
Ce onzième opus des jolies choses paru en 2007 voit nos fringants sexagénaires retourner aux sources de leur musique. Il démarre magistralement avec Phil May qui clame avec rage « where back in 1964 » sur « The Beat Goes On », derrière lui Skin Allan matraque ses fûts comme un diables et des groupies hurlent dans le background. Malgré sa voix usée par les clopes, Phil nous fait revivre les Pretty de la grande époque avec le rock « Buried Alive »
« (Blues for) Robert Johnson » est un hommage de près de huit minutes à la légende de Clarksdale mais le vrai son du delta blues, est présent avec l’envoûtant classique « Feel like goin’ home ». « Mimi » et son beat à la Bo Diddley nous ramène à leur premier LP magique de 1965 quand les garçons sauvages étaient possédés par le jungle beat. Dans la même veine, l’irrésistible « Pretty Beat » qui était déjà sorti sur un 45 tours vinyle rouge chez Norton en 1999 avec le psychédélique « All light Up » et son intro a la Beatles période ’champ de fraises’ également présent sur ce disque. Quelques folk rock et ballades acoustiques complètent avec bonheur ce disque ; le combo revisite la sombre chanson de Dylan « The Ballad Of Holly Brown » tirée de « The time they are a changin » parue en 1964 l’année de leur premier hit « Rosalyn » que Phil transcende. « Freedom Song » baigne dans un climat plutôt jazzy, « Dearly Bevoled » est magnifique, « Livin’ in my Skin » a des accents psyché.
Le CD se termine avec « Balboa Island » qui donne son titre à l’ensemble et est interprété en duo avec la chanteuse Scarlett Wrench des Malchicks. A ranger d’urgence avec les rééditions CD de leurs albums mythiques des 60’s et des 70’s