Posté le 28.08.2007 par surfinbird
HANK AYALA & the MATADORS
Genre: Doo Wop
Betty Jo (Ayala)
Handsome (J.O Duncan/J.Jacobson)
Label Backbeat 530 USA 1960 (?)
Unique 45 tours sur le label Backbeat de Houston (Texas) de Hank Ayala et ses Matadors. Comme tous les 45 tours de doo wop on retrouve une face lente "Betty Jo"une romance adolescente composée par Hank et en face B un rock fort agréable "Handsome"
Posté le 27.08.2007 par surfinbird
THE CORSAIRS featuring JAY "BIRD" UZZELL
Genre: doo wop
I'll Take You Home (Hugo & Luigi/G.Weiss)
Sittin' On Your Doorstep (Sawyer/Weiss)
Label: TUFF/CHESS 1818 USA 1961
Quartette black originaire de La Grange en Caroline du Nord, composé des trois frères Jay, James, Moses UzZell et de leur cousin George Wooten. Les Corsairs formés en 1961 font partie de ces groupes qui firent le pont entre le doo wop des années 50 et la musique soul des 60’s.Découvert à New York par Abner Spector, les Corsairs enregistrent un 45 tours chez Smash avant de tenter leur chance chez Tuff records ou il gravent « Smokey Places » distribué par Chess. Cette ballade dans le style des Driftersqui raconte un rendez vous amoureux dans leur Smoky Mountain natale se classe N°12 Pop et N°10 R&B au début de l’année 1962; Le disque suivant « I’ll Take You Home » une ballade sophistiqué rentre dans le classement des meilleurs ventes R&B à la 26ème place. La face B "Sittin' On Your Doorstep" est un bon mid tempo. Au total les Corsairs enregistreront sept 45 tours.
Discographie The CORSAIRS
TimeWaits/It Won’t Be A Sin Smash 1715 (1961)
Smokey Places/Thinkin’ (Maybe She’s Changed Her Ways)Tuff/Chess 1808 (61)
I’ll Take You Home/Sittin’ On Your Doorstep Tuff/Chess 1818 (1962)
Dancing Shadows/While Tuff/Chess 1830 (1962)
At the Stroke Of Midnight/Listen To my Little Heart Tuff/Chess 1840 (1962)
Stormy (It’s Almost)/Sunday Morning Tuff/Chess 1847 (1963)
Save A Little Monkey/B side instrumental Tuff 375 (1963)
Landy Mc Neil & the Corsairs
The Change In You/On the Spanish Side Tuff 402 (1964)
CD Smokey Places 16 Original hits Dead Dog Records
Posté le 26.08.2007 par surfinbird
The RENAULTS
Genre : Doo Wop
“Only You “ (B.Ram/A.Rand) *****
“Hully Gully Lamb” (Bert Russel/D.Drowty) ****
Label : Wand 120 USA
Publ: 1/1962
Dans le sillon des Cadillacs, plus de 70 groupes de Doo Wop choisiront un nom de voiture pour désigner leurs formations. Les Renaults s’inspirent du constructeur français qui a tenté sans succès de vendre des 4cv puis des Dauphines entre 1955 et 1962 aux Américains.
Produit par Bert Russel, les Renaults enregistrent deux singles sur le label Wand, maison subsidiaire de Specter crée par Florence Greenberg qui avait découverte les Shirelles. Le premier 45 tours Wand comprend deux compositions de Bert, sur le second les Renaults revisitent le méga hit des Platters « Only You » avec des arrangements plus modernes. La face B est consacrée à la nouvelle danse à la mode le hully gully lancée par les Olympics.
Discographie : Renaults :
Stella/Melancholy Warner Bros.5094 (1959)
Just like Me/Another Train Pulled Out Wand 114 (1961)
Only You/Hully Gully Lamb Wand 120 (1962)
Two Faces/Ten Questions Chicory 160 (1963)
Posté le 25.08.2007 par surfinbird
Major Lance
Genre: R&B/Soul
Um,Um,Um,Um,Um,Um (C.Mayfield) *****
Sweet Music (O.Cobb/M.Lance/W.Bowie) ****
Label: Okeh 4-7187 USA
Publ. 1/1964
Major Lance 4/avril 1941 ( ?) 3 septembre 1994
Ex boxeur amateur à la date de naissance incertaine, Major Lance est une des personnalités majeures de la scène soul de Chicago. Il démarre dans la filière gospel et signe chez Okeh en 1962. Il cartonne avec son second simple « Monkey Time » composé par Curtis Mayfield.
« Um, Um,Um, Um, Um, Um, » son quatrième 45tours Okeh est un petit bijou soul composé par Curtis Mayfield, la face B « Sweet Music » est un bon mid tempo. C’est le plus gros succès de Major Lance N°5 du top 100 US et N°40 en Angleterre, en France la chanson est popularisée par le yéyé Frank Alamo. Major Lance séjourne en Angleterre ou il est une icône de la scène Northen soul entre 1972 et 1974.En 1978, Major Lance est condamné à 4 années de prison pour trafic de cocaïne ! Il est décédé d’une crise cardiaque le mois de septembre 1994
Posté le 25.08.2007 par surfinbird
"Nobody but you" est l'archétype du morceau que j'adore; mélange de rhythm & blues et de rock & roll.
Une intro parlée, un petit rire et puis c'est l'explosion le chanteur éructe "nobody" entrecoupée de petits cris stridents à la Little Richard. Cette chanson qui passait énormément dans les jukes box de l'hexagone en 1962-63 est l'oeuvre d'un des groupes américains les plus obscurs. Je n'avais jamais vu de photo du groupe et miracle grace au net dans un article d'un journal du Maryland daté de 2003 il y a une photo du combo et il s'agit donc bien d'une formation blanche de Baltimore composée de:
Frank Bonarrigo (chant)/Lee Bonner (guitare)/Steve Taylor (guitare)/Ben Proctor (drums)/Jamie Hess (piano)/Dick Svehla (sax)/Bob Kirscner (sax tenor)

Les Lafayettes n'ont enregistré en tout que deux 45 tours simples pour RCA aux USA en 1962 qui donneront naissance au fameux EP français a la pochette rouge. "Nobody but you" signé Lee Bonner et Frank Bonarigio figure donc sur leur premier single ricain avec l'excellent mid tempo "Life too short" qui fera un petit tour au fond du top 100 du Bilboard (N°87 juillet 1962). Ce titre inspirera Dick Rivers qui l'enregistre fin octobre 1962 sous le titre "Bien trop court" (paroles signées Geoeges Aber)Sur la face B du EP français on trouve donc les deux morceaux du second silmple américain. "Caravan of lonely man" est le titre le moins rock du disque. Cette composition du talentueux Jeff Barry est néanmoins bonne. Enregistré au départ par un certain Tony Richard ex leader du groupe de doo woper les Fascinators et par Jeff Barry lui même avec les Lovers un autre groupe vocal. Elle figure aussi au menu de Johnny Hallyday qui la grava lors de son séjour à Nashville en 1962 (face B de son single US Philips 400434).Le dernier titre des Lafayettes "I still doo" est un pur joyau de doo wop. Pour l'anectote le regretté Nino Ferrer grand amateur de rhythm & blues chantait "Nobody but you" sur scène en 1963 lorsqu'il accompagnait la chanteuse Nancy Holloway pendant que cette dernière se changeait. A signaler aussi la version sauvage d'un combo alsacien les fameux Lionets qui avaient enregistré "Nobody but you" le 16 octobre 1966 dans l'église des Dominicains de Guebwiller pour le label DMF (un sacré collector!)
Cette galette indispensable des Lafayettes que les lecteurs de Disco Revue (N°17 avril 1963) avaient classé second dans le classement du meilleur groupe instrumental ou vocal est aujourd'hui disponible en CD chez Magic.
Posté le 24.08.2007 par surfinbird
Petite histoire des pionniers méconnus du Tex Mex Mando & the Chili Peppers
L’histoire de ce combo est liée à celle Armendo Almendarez alias Mando, ce dernier a démarré sa carrière musicale en jouant de l’accordéon avec le Conjuto San Antonio Alegre et le Conjuto Mexico avec son compère Jesse « Chucho » Perales au bajo sexto. Le bajo sexto est une guitare de fabrication instrumentale qui est avec l’accordéon l’instrument de base du style conjunto, formé de petits ensembles de trois ou quatre musiciens dont le rythme de base est la Polka. Mando et ses Conjuntos font de nombreux enregistrements sur des petits labels tel : Rio, Corona ,Ideal (3 enregistrements de cette période figurent sur le CD « San Antonio’s Conjutos in the 50’s » Arhoolie 376) On y trouve « My Dolorcito » qui date de 1954 qui est une mixture de jump blues, western swing et guitare flamenco et leur version de « Boppin’ the rock » du roi du zydeco Clifton Chenier enregistrée en 1955 sous le nom de Almendarez & the Conjunto Mexico et qui à l’époque fut publié avec en face B la reprise de « Maybellene » de Chuck Berry sur le label Rio Record.
Puis Mando troque son accordéon pour une guitare basse et son pote Chucho abandonne le bajo sexto pour une guitare électrique et ils se rebaptisent Mando & the Latineer. Cette formation est composé de : Mando, Chucho, Rudy Martinez (piano) Juventino « Joe » Elizondo (saxophone) et Abel Garcia (drums) Les Latineers se mettent au rock and roll et inscrivent à leur répertoire des titres comme : « Just because » de Lloyd Price, « Lucille » tout en jouant polka et boléros
En 1956, ils animent leur propre show TV « Rock’n’Roll » sur la chaîne KCOR à San Antonio. Les Latineers se déplacent dans leur limousine noire Packard pour des concerts à Las Vegas et à Denver. En tournée il font la connaissance de Clark Galehouse le patron du label new-yorkais Golden Crest qui leur fait enregistrer en 1957 sous le nom de Mando & the Chili Peppers un 45 tours qui a la flaveur du R&B de la Nouvel Orléans pratiqué par Fats Domino avec une reprise du vieux standard « South of the Border » et la ballade « Don’t say Goodnight ». Suivra l’enregistrement d’un album « On the Road With Rock’n’Roll » fusionnant la musique country, conjuto et R&B. On y trouve une flopée de covers de vieux hits country auxquels ils ont donné un traitement R&B: « Candy Kisse » immense succès country de 1949, le classique de Bob Wills « San Antonio Rose », « I’m Walkin’ The Floor Over You » d’Ernest Tubb, « There’s a New Moon Over My Shoulder” de Jimmy Davis;, l’humoriste mambo « I Love To Eat Chil In Chili » composé par un flic de Denver, une reprise "Cherry Pie" de Marvin and Johnny et des versions rythmées de standard pop « Someday » ou « Harbor Lights »
Il y a quelques originaux comme la ballade “Why Can It Be” toujours dans le style caractéristique de la Cresent City, le rock and Roll “Swingin Baby “ et le sommet du disque une version instrumentale de « Congo Mombo » du louisianais Guitar Gable que ce dernier avait enregistré pour Excello en 1956. Le Lp est publié avec une magnifique pochette où on les voie sur la route avec leur limousine.
En 1959, après un long séjour en Californie la formation se sépare et restera longtemps un mystère pour les historiens du rock.
Pendant ce temps, Mando et Chucho entament une nouvelle carrière musicale, ils s’installent à Chicago ou ils travaillent avec un nouveau batteur chicanos et le saxophoniste noir Chuck Smith. Ayant fait la connaissance d’Eddy Clearwater par l’intermédiaire de Chuck, Mando va jouer de la basse et participer a de nombreux enregistrements avec Eddy Clearwater.En 1998, le label anglais Ace a réédité en CD (Ace 684) cette pièce historique avec en bonus quatre titres de la période 1957/58 qui ne figuraient pas sur le 33 tours et leur 45 tours de 1955 ; « Boppin’ the Rock » / « Maybellene »
Après un break de 46 ans Mando et ses Chilli Peppers refont surface à l’occasion du Ponderosa Stomp en 2005, un festival qui célèbre les musiques roots à New Orleans
Posté le 21.08.2007 par surfinbird

Toujours fringante malgré son âge la chanteuse de gospel Marie Knight née le mois de juin 1925 à Brooklyn vient d’enregistrer un émouvant album hommage au Reverend Gary Davis « Let Us Get Together ». En 2003 le producteur américain Mark Carpentieri qui veut produire un album hommage à Sister Rosetta Tharpe « Shout Sister Shout » retrouve la trace de Marie Knight et découvre qu’elle a toujours un timbre et un phrasé parfait. Il a alors l’idée de lui faire enregistrer un album de chansons du Reverend Gary Davis. Il recrute le guitariste de Bob Dylan Larry Campbell passionné par le Piemond blues que jouait le Reverend. Le résultat est un pur moment de bonheur, sur un fond musical très sobre, mandoline, basse, violon, percussions et l’harmonica de Kim Wilson des Fabulous Thunderbirds présent sur deux titres. Marie Knight revisite magistralement avec son complice Larry Campbell l’œuvre de Gary Davis. Gary Davis ministre baptiste aveugle, né en 1896 en Caroline du Sud prêchait dans les rues accompagné par sa seule guitare. Il pratiquait un mélange de gospel, blues et de rag soutenue par une voix puissante. Dans les années quarante, il continue ses prêches dans Harlem, et à la fin des années cinquante il se lie au mouvement des musiciens de folk blues, on le verra au festival de blues de Newport en 1959. Le Reverend Gary Davis est mort l’année 1972
Petit rappel de la carrière de cette fine chanteuse de gospel qui se fait remarquer lorsqu'elle chante dans la chorale de l’église baptiste de Newark dans le New Jersey. Marie Knight se produira sur disque et en tournée entre 1947 et 1954 avec Sister Rosetta Tharpe qui électrisait les foules avec son jeu de guitare énergique. Elle chante en contre alto sur les enregistrements historiques de Rosetta Tharpe comme « This Train», «Didn’t In The Rain », « Precious Memories » ou « Up Above My Head » qui fut un grand succès sur le marché R&B en 1948.
En 1949 Marie Knight se classe dans le top 10 du R&B chart avec « Gospel Train » enregistré chez avec les Dependable boys. En 1951 elle enregistre « Have Faith » avec le champion de boxe Jersey Joe Walcott.
A partir du mois d’avril 1954, elle enregistre plusieurs 45 tours de R&B chez Decca « I Know Every Move You Make », « This Old Soul Of Mine », « Trouble in Mind ». Ces enregistrements R&B déconcerteront le public gospel. Elle enregistrera encore sporadiquement avec Rosetta Tharpe comme « Stand the Storm »en mars 1955. En octobre 1955, elle fait partie de la tournée « Lucky Seven Blues Tour » avec entre autre Little Willie John qui démarre à l’Apollo Théâtre de Harlem.
Lors de cette tournée qui durent plusieurs semaines et qui se terminera en janvier 1956 à Los Angeles, elle interprète à la fois du gospel et du R&B. Puis elle partira avec le « Rock and Roll Jubilee tour ». En 1956 elle quitte Decca pour passer chez Mercury ou elle enregistre « Tell Me Why » puis renoue avec le gospel avec « Stand Here Baby ». Toujours en 1956, elle apparaît dans le film Rockin the blues. Elle enregistre encore un bon R&B « Look At Me ».
En 1958, Marie enregistre chez Baton Records à New York avant de signer l’année suivante sur le label Carlton. En 1959, elle enregistre en duo avec Rex Garvin sous le nom de Marie & Rex le très gospel "I Can't Sit Down" qui se classera dans le fond du top 100 Pop. Une de ses chansons « Come Tomorrow » enregistré en 1961 chez Carlton sera reprise par le groupe anglais Manfred Man en 1965. On la retrouve dans les classements R&B en 1965 avec sa version du standard « Cry me a river » gravé pour Musicor. Elle émerge à nouveau en 1975 avec l’album gospel « Today »
Et puis c’est la rencontre avec Mark Carpentieri pour l’album hommage à Sister Rosetta Tharpe sur lequel elle chante en solo « Didn’t In The Rain » qui va aboutir à la réalisation de ce magnifique disque hommage au Reverend Gary Davis.
Posté le 13.08.2007 par surfinbird
Photo Les Meats en 1968 avec Yves Sinclair au chant (photo coll. R. Bauer)
On a annoncé dimanche le 12 août 2007 dans la presse régionale (DNA)la disparition de Yves Sinclair à l’âge de 60 ans.
Il fut son frère Dany un des personnages importants des sixties en Alsace.
C’est en 1961, que Dany Sinclair découvre le groupe de rock & twist strasbourgeois Dan et les Rockets. Il se lie d’amitié avec Claude Boukobza des Rockets qui lui donne des leçons de guitare. C’est avec son frère Yves qu’il forment les Chouchous, mais lorsque déboulent les Animals avec leur « House Of Rising Sun », une nouvelle formation est crée les Black & White. On y trouve les frères Sinclair, Yves au chant, et Dany à la guitare rythmique, Pierre Denard à la batterie et recrue de choix les deux ex Rockets Claude Boukobza (basse) et Robby Stierheim (guitare solo) qui viennent de terminer leur service militaire.
La formation répète au Café Bauzin place Broglie à Strasbourg et se veut résolument anti yéyé,leur répertoire comprend des reprises des Stones, Beatles, Chuck Berry ou de Buddy Holly. Suite à un concours d’orchestres au Stéréo Club de Strasbourg l’hiver 1964-65, ils ont l’opportunité de se produire à La Locomotive haut lieu branché parisien pendant trois jour le mois d’avril 1965. Le 28 juillet 1965, on peut voir les Black and White dans l’émission télé franco allemande d’Albert Raisner « Rendez-vous sur le Rhin ». Les frères Sinclair qui ont visité durant l’été un cousin londonien qui venait d’ouvrir une discothèque du nom de « Purple & the Pussycat » décident à leur retour de vacances d’adopter ce nom après avoir changé de matériel et de batteur. L’ancien Mylords André Hincker remplace désormais aux baguettes Pierre Denard qui va former une nouvelle formation de Black & White. L’automne 1965, Purple & The Pussycat qui se revendique du R&B anglais (les affiches précisent « en direct de Londres !) se produisent au Palais des fêtes de Mulhouse et à l’Atlantis de Bâle en Suisse. Début 1966, Claude Boukobza, jeune papa quitte le groupe et Robby Stierheim rejoint les Rhythm Checkers. Ils seront remplacés par Sylvain Simon un ancien Jivaros à la basse et par un excellent pianiste Guy Guermeur. On peut les voir au Poney Club de Zurich et une bande est enregistrée dans un studio de Bâle pour les disques Young. Malheureusement le disque ne verra jamais le jour. Jean Luc Young qui avait fondé en Alsace le « Beat Club Young » (avant de participer à l’aventure du label BYG et fondé Charly Records), organisera de nombreux concerts où on retrouve régulièrement nos Purple and the Pussycat. L’été 1966, ils se produisent dans le Sud, au Macumba de Montpellier. A la rentrée, Sylvain Simon quitte le groupe et on le retrouvera chez les Skat Five. Purple and the Pussycat connaîtra par la suite différents changements de personnel (Lucien Schweitzer à la batterie, Dominique Marco à la guitare) toujours autour des frères Sinclair, deux anciens Skat Five Max Weiss et Albert Weiss en feront également partie. A la séparation du groupe leur pianiste Guy Guermeur rejoignit l’orchestre Etoile Jazz, puis Herbert Leonard. Purple and the Pussycat se distingua par le jeu de scène d’Yves et la qualité de leurs musiciens. Après cette aventure, les frères Sinclair s’allient avec deux Rhythm Checkers, Roland Bauer le batteur chanteur et Robby Stierheim leur premier guitariste pour former les Meats avec l’organiste anglais Chris Hadfield. Ils sont filmés par Jean Louis Bertucelli au Lido de Nancy pour l’émission télé mythique consacrée à la musique Pop « Bouton Rouge ». Après le Midem de Cannes, les Meats se produisent sur le Palladium Olympique lors des jeux Olympique d’hiver de Grenoble. Annoncé comme un groupe anglais, ils se produisent en alternance avec le Manhattan Set, Vigon et les Lemons et les Fleurs de Pavot. Les Meats passent les évènements de mai 1968 en Espagne et ouvre pour Los Bravos à Barcelone. A la rentrée, ils se produisent au Bus Palladium à Paris mais de nouvelles tensions mettent fin à cette formation talentueuse. En 1969, les frères Sinclair montent Clock avec leur premier batteur Pierre Denard. Un combo qui se forgent une réputation en Espagne.
Posté le 11.08.2007 par surfinbird
THE ELECTRAS (JOHN KERRY)
DISQUE COLLECTOR Part1 the Electras
Il y a quelques années en me promenant sur le marché aux puces de Casablanca, j'ai été attiré par un disque du chanteur sourd Johnny Ray. Derrière ce disque il y avait un autre album à la pochette dessinée peu attrayante, mais sur le dos il y avait la photo d'un combo rock, en consultant les titres je n'hésite pas pour quelques dirhams à prendre le disque. Ce LP fut longtemps un mystère pour moi car on ne trouvais aucune trace de ce disque dans les catalogues.Et un jour dans la revue anglaise MOJO N°133 du mois de décembre 2004, je vois un petit article sur les Electras. J'apprends que le candidat démocrate aux élections américaines John Kerry a fait partie de ce groupe comme bassiste!! Né en 1943 John Forbes Kerry rejoint les Etats Unis en 1958 après avoir vécu à Oslo, il s'inscrit à l'école St Paul de Concord dans le New Hampshire. C'est là qu'il rejoint les Electras comme bassiste. En 1961 la formation autoproduit un album de 13 titres gravé à 500 exemplaires !! A l'époque de l'article un exemplaire c'est vendu sur E bay à 2500$ Au recto de la pochette la bio nous raconte qu'ils se sont formés en 1959 sous la direction de Larry Rand. On apprend que pendant les vacances de noël 1961 (ce qui laisserait supposer que le disque serait plutôt sortit début 1962) ils ont animé avec succès une party dans la Chapin sholl à New York. Suit aussi la liste des membres:
Larry Grand (leader/guitare/chant)
John Prouty (guitare rythmique)
John Radcliffe (piano)
Johnn Kerry (basse)
Peter Lang (batterie)
Andy Gagarin (macaras et technique)
Les Electras interprètent 11 morceaux instrumentaux; des succès de la période 1959-61. Larry Lang chante deux morceaux "yaya" et "Summertime blues". Rien d'exceptionnel une petite formation de jeunes gens de bonnes familles qui joue un rock instrumental dans l'air du temps (de l'époque) avec manisfestement une attirence pour les précurseurs du surf les Fireballs de Jimmy Gilmer dont ils reprennent deux titres.
TRACKS LISTING
1 "Guitar boogie shuffle" (relecture du vieux hit de 1948 par les Virtues en 1959
2 "Three blind mice" (chanson enfantine réarrangée par Radcliffe et Rand)
3 "You can't sit down (cover du succès du guitariste Philip Upchurp combo 1961)
4 "Greenfields" version instrumentale du succès folk des Brothers Four)
5 "Shanghaied" (?)
6 Summertime blues" (reprise chantée du succès d'Eddie Cochran)
7 "Bulldog" (reprise des Fireballs)
8 "Ya ya" (reprise chantée du hit de Lee Dorsey)
9 "Sleepwalk" (du fabuleux duo Santo & Johnny N°1 POP 1961)
10 "Electra" (compo du groupe)
11 "Because they're young" (d'aporès le thème du film par Duane Eddy)
12 "Torquay" (autre reprise des Fireballs)
13 "Yellow Jacket" (?)
Posté le 11.08.2007 par surfinbird
CHAN ROMERO
"Je veux danser avec la fille qui me plait…et tu le sais c'est toi la fille qui me plait »
En juin 1959, un jeune chicanos de 18 ans enregistre une de ses compositions « Hippy hippy shake » un rock irrésistible ignoré dans son pays mais qui sera porté au pinacle par les combos de Liverpool.
Chan Romero de son vrai nom Robert Lee Romero né le 7 juillet 1941 à Billings Montana de parents mexicains et indiens eut la révélation en voyant le King chanter « houng dog » dans le Steve Allen Show en1956 . Mais c'est en découvrant son semblable Ritchie Valens avec « Come on let's go » qu'il compose sa chanson au texte minimaliste « Hippy Hippy Shake »
Grâce à un Dee Jay du coin Don Redfield, il enregistre une bande démo que Don envoie chez Del Phi le label de Ritchie Valens. Le boss Bob Keane impressionné le convoque à Los Angeles avec l'ambition d'en faire un nouveau Ritchie Valens qui venait de disparaître tragiquement en février dans le crash du petit coucou avec Buddy Holly. C'est dans le légendaire Gold Star Studio qu'il enregistre son « Hippy hippy shake » accompagné par les mêmes musiciens qui jouèrent derrière Ritchie Valens : Rene Hall (lead guitar), Irving Ashby (bass) Barney Kissel ( rhythm guitar) Earl Palmer (drums) ; Le single est publié avec la traditionnelle ballade en face B « If i had a way » . Malgré un bon accueil, il ne se classera pas dans les charts américains.
Hippy hippy shake de Chan Romero aura un certain impact en Australie ou il effectuera une tournée en 1960 avec Jerry Lee Lewis. Columbia distribuera le disque en Angleterre en 1959. En septembre de cette année Chan Romero retourne dans les studios pour son second single qui est dans la même veine que le premier une face rock an roll et une face ballade sans plus de résultat !
Curieusement le premier qui reprendra « Hippy hippy shake » sera le hurlatori italien Little Tony lors de son escapade anglaise en 1959 suite a sa rencontre avec le producteur Jack Good . Sa version fut même proposée aux oreilles françaises sur son quatrième EP publié par le label Pop en1960. Arrivé un peu trop tôt dans l'arène du rock and twist « Hippy hippy shake » ne sera vraiment découvert en France qu'en 1964 avec la version française des Lionceaux qui l'avaient emprunté au Swingin Blue Jeans
Les Lionceaux avaient connut leur heure de gloire en bataillant pour la coupe age tendre dans l'émission télé Age tendre et tête de bois du gentillet Albert Raisner. Sur le petit écran les Lionceaux livrent bataille avec « Spotnick theme » dans le créneau instrumentale grande tendance de cette année 1963 contre les Bourgeois de Calais et gagnent la coupe trois mois d'affilés. Mais avec l'explosion du yéyé en France les maisons de disques ne voulaient plus d'orchestres, alors que paradoxalement de l'autre côté de la Manche les formations de Liverpool qui pratiquaient le chant à plusieurs voix triomphaient, démodant rapidement les Shadows référence vénérée des combos hexagonaux.
Lee Hallyday en bon opportuniste pris ces quatre provinciaux sous ses ailes pour en faire des Beatles à la française. En novembre 1963 Alain Hattat (guitare solo), J.C Dubois (basse), Michel Thaymond (guitare rythmique) et Bob Mathieu (batterie) enregistrent leur premier disque « Ton nom » d'après « Peter Gun ». La pochette les montre sautant en l'air dans des costumes étriqués à la Beatles. Leur second EP est entièrement consacré au fab four, et c'est sur le troisième alors que Papillon les a rejoint qu'ils reprennent « La fille qui me plait » Adapté par Frank Gérald, ce cri d'amour adolescent qui vous colle à la peau devient chouchou de la semaine dans Salut les copains, gage de succès! A noter, aussi la version d'un jeune rocker assez talentueux Gérard Brent qui sera occultée par le succès des rémois.
Les Swinging Blue Jeans comme tous les groupes de merseybeat de Liverpool vénéraient les rockers et les chanteurs de R&B américains adoptèrent « hippy hippy shake », les Beatles l'interprétaient au Star club avant de le graver pour la BBC, leurs concurrents Gerry & the Pacemaker, Searchers, Merseybeats l'avaient également à leur répertoire
Les Swingin Blue Jeans, un ex combo de skiffle de Liverpool qui avait fait ses classes au Star club de Hambourg placeront « Hippy hippy shake » à la seconde place des classements anglais le mois décembre 1963 une ascension au top qui ne fut stoppé que par l'imprenable « I want to hold your hand » des Beatles. Quelques mois plus tard, le mois d'avril 1964 la reprise de « Hippy hippy shake » des Swingin Blue Jeans se classera N°24 des charts Pop aux USA. Billy Fury l'un des rockers anglais les plus authentiques l'enregistrera sans succès en 1964. Dans les années 80 quelques groupes de rockabilly reprendront le titre et Chan Roméro redécouvert sur le tard se produira en Europe lors de festival de rock and roll revival. En 1988 les Georgia Satellites interprètent « Hippy hippy shake » dans le film Cocktail. En 1995 est publié par le label Del –Fi un CD de 15 titres de Chan Romero comprenant tous ses enregistrements studios et sept titres live enregistrés à Los Angeles le mois d'avril 1959.
Discographie
Chan Romero :
*Hippy hippy shake /If i had a way Delphi USA 1959
*Hippy hippy shake /If i had a way Columbia 4341 UK
*Chan Romero CD 15 titres Del-Fi 71251 2 USA 1995
*Chan Romero CD 10 titres Collectable USA 2006
Little Tony:
*The hippy hippy shake/hey little girl Decca 1164 UK 1959
*The hippy hippy shake/Hey little girl Duruim 6682 Italie 1959
* I can't help it/Arrivederci
The hippy hippy shake/Hey litlle girl EP Pop 3012 Fr 1960
Beatles:
*Live at the Star club Hamburg 1962 Lingason RFA 1977
*Live at BBC 2 CD Apple 7243 831796 2 6 UK 1994
Swingin Blue Jeans :
*Hippy hippy shake/Now I must go HMV POP 1242 UK 1963
*Hippy hippy shake/Do you know
Too late now/Now I must go EP La voix de son maitre 707 France 1964 (réédition CD EP par Magic records)
Billy Fury :
*Hippy hippy shake/Glad all over Decca 40719 UK 1964
Lionceaux:
* Je ne peux l'acheter:La nuit n'en finit plus
La fille qui me plait/Je suis fou Mercury 152014 France 1964
*Le rock c'est ça CD Polygram 842057 (28 titres) France 1990
*Twistin the rock vol.16 CD Mercury 548 931 (29 titres) France 2002
Gérard Brent :
*La fille qui me plait/Pas de larmes entre nous
Comment veux tu que je t'oublie/J'ai bien tord Columbia 1530 France 1964 (Réédition : cd EP)