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surfinbird
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Blues, Rhythm & blues, Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage
Catégorie :
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Date de création :
10.08.2007
Dernière mise à jour :
25.04.2008
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60 s Beat

THE PRETTY THINGS: BALBOA ISLAND

Posté le 08.02.2008 par surfinbird
Disque 5 étoiles

THE PRETTY THINGS « BALBOA ISLAND » ZOHO P2007

« BACK IN 1964! »

Phil May (vocals) Dick Taylor (lead guitar, banjo) Frank Holland (acoustic & lead guitar, vocals), John Povey (keyboards, harp, vocals) Wally Waller (bass, vocals) Skip Alan, (drums, percussion) Mark St John (ancient Trixon drums, vocals)

Ce onzième opus des jolies choses paru en 2007 voit nos fringants sexagénaires retourner aux sources de leur musique. Il démarre magistralement avec Phil May qui clame avec rage « where back in 1964 » sur « The Beat Goes On », derrière lui Skin Allan matraque ses fûts comme un diables et des groupies hurlent dans le background. Malgré sa voix usée par les clopes, Phil nous fait revivre les Pretty de la grande époque avec le rock « Buried Alive »
« (Blues for) Robert Johnson » est un hommage de près de huit minutes à la légende de Clarksdale mais le vrai son du delta blues, est présent avec l’envoûtant classique « Feel like goin’ home ». « Mimi » et son beat à la Bo Diddley nous ramène à leur premier LP magique de 1965 quand les garçons sauvages étaient possédés par le jungle beat. Dans la même veine, l’irrésistible « Pretty Beat » qui était déjà sorti sur un 45 tours vinyle rouge chez Norton en 1999 avec le psychédélique « All light Up » et son intro a la Beatles période ’champ de fraises’ également présent sur ce disque. Quelques folk rock et ballades acoustiques complètent avec bonheur ce disque ; le combo revisite la sombre chanson de Dylan « The Ballad Of Holly Brown » tirée de « The time they are a changin » parue en 1964 l’année de leur premier hit « Rosalyn » que Phil transcende. « Freedom Song » baigne dans un climat plutôt jazzy, « Dearly Bevoled » est magnifique, « Livin’ in my Skin » a des accents psyché.
Le CD se termine avec « Balboa Island » qui donne son titre à l’ensemble et est interprété en duo avec la chanteuse Scarlett Wrench des Malchicks. A ranger d’urgence avec les rééditions CD de leurs albums mythiques des 60’s et des 70’s

THE RHYTHM CHECKERS: CAUSE I NEED YOU 12/1966

Posté le 17.12.2007 par surfinbird
The Rhythm Checkers Story

A l’origine les Rhythm Checkers sont un groupe allemand de Beat music de Sarrelouis une ville à côté de Sarrebruck composé de trois allemands et d’un hollandais : Dave Kelly (guitare/chant),Kurth Horbach, (basse) Norbert Hohlweg (batterie) et Eddy Van Nelfen (guitare rythmique). Le combo est parfois rejoint aux claviers par Frank Farian le fondateur du label Hansa. Au cours de l’année 1965, les Rhythm Checkers se produisent souvent à Strasbourg, lors d’un show au Kibitz rue des tonneliers en mars 1966 Dave Kelly est absent. Les Checkers recrutent alors le strasbourgeois Robby Stierheim qui a fait partie des Black and White. Quelques temps plus tard, Robby emmène ses amis voir les Skat Five avec l’extraordinaire batteur chanteur Roland « bouboule » Bauer, les allemands sont séduit et le débauche sur le champs ! Cette nouvelle mouture des Rhythm Checkers répète en puisant dans le répertoire du british beat, du rhythm and blues noir et du rock and roll. En mai 1966, ils signent un contrat pour la saison d’été du Puce Palladium à Juan les Pins. Lieu branché de l’époque, le Palladium accueillait surtout des formations anglaises, les Rhythm Checkers remplacent d’ailleurs les Dead Sea Fruit qui connaissaient alors un petit succès avec « Loulou ». Par contrat Bouboule ne devait pas dévoilé qu’il était français, lors de leur première prestation, ils s’imposent facilement avec « Slow down » de Larry Williams et « Don’t ha ha » de Casey Jones. Ils deviennent rapidement la coqueluche des nuits de Juan.
Avec cette renommé, ils sont programmés en lever de rideau du Musicorama de Jerry Lee Lewis le 8 novembre 1966 à l’Olympia. Les Rhythm Checkers passent avant Vince Taylor et commencent leur set avec « Ride your Pony » de Lee Dorsey, qui semble avoir peut d’impact sur le public, Bouboule enchaîne alors avec le « I got crazy » de James Brown alors au menu de tout groupe beat qui se respectait, le public de rockers commence à se réveiller et lorsque Bouboule attaque « Long Tall Sally » son titre fétiche c’est le délire dans la salle. Repéré par le boss de la Locomotive Kiki Chauvières présent à l’Olympia, ils sont engagés pour le reste du mois dans ce lieu mythique parisien. De retour à Strasbourg en décembre, ils se produisent au Kibitz et c’est la qu’ils enregistrent leur premier 45 tours avec Alain Dubois à la prise de son. Au menu deux compositions de Roby Stierheim et du néerlandais Van Nelfen « Cause I need you » et « The of Rhytm Checkers »
La voix de Bouboule sonne très noire, mais techniquement un peu trop en retrait lors de la prise de son. « Cause I need you » est vraie perle garage digne des morceaux du coffret Nuggets qui ignore honteusement les combos frenchies ! mais qui ne circulait jusqu'à présent que sur quelques compilations du genre. « Theme of Rhythm Checkers » est plus anecdotique mais néanmoins intéressant
Les deux compositions originales figurent en face A du 45 toours, sur le recto une version époustouflante de « Said oh Yeah » de Bo Diddley digne des Pretty Things et une cover peu connu de « On your way down the drain » du combo new-yorkais des King Bee. Le Ep est pressé à environ 2000 exemplaires sur le label AGD.
Les Rhytm Checkers se produisent ensuite à la Western Farm de Brumath la nouvelle boite bas-rhinoise à la mode. Le 21 février 1967, ils retournent à Paris pour un nouveau Musicorama ou ils sont programmés en première partie d’un autre pionnier du rock Chuck Berry. Entre temps le bassiste allemand Kurt Horbach est remplacé par un autre Black and White ; le strasbourgeois Danny Gentner. Jacques Barsamian écrira dans le mensuel Rock & Folk N°6 à propos du show : « Sur la scène de l’Olympia, après les Rockers, les Rhythm Checkers, en vestes rayées, prennent le relais, très applaudis dès leur apparition. C’est une formation de rock and roll classique avec un chanteur. Bien que très fort, le chanteur remue beaucoup et rappelle par moments Screaming Lord Sutch. La salle rythme des mains « Long tall Sally » tandis que le leader s’agenouille et enlève sa veste pour interpréter à la façon de Little Richard un terrible « Kansas City ». Le public reprend ses « hey hey hey ». Suit « Land of Thousand Dances »morceau qui chauffe lorsqu’il est bien fait ! c’est le cas ici. Un quatrième titre fut exécuté « I can’t dance with you » des Small Faces ».
Ce grand moment du rock français est enregistré et sera publié à nouveau par les disque AGD avec la magnifique pochette rouge les montrant sur la scène de l’Olympia.
Les Rhythm Checkers restent dans la capitale pour jouer dans différents clubs comme le Tchoo Tchoo à Plessis Robinson, le Poporama ou le Bus Palladium. Par la suite ils recrutent l’organiste anglais Chris Hadfield qu’ils avaient rencontré à Juan les Pins. Le 5 septembre 1967, les Rhythm Checkers se produisent à Strasbourg à l’occasion de la semaine anglaise avec les Artwoods et Sandie Shaw. Mais malheureusement le groupe splitte à la fin de l’année 1967.

L'intégralité des enregistrements des Rhyth Checkers bientôt disponible sous la
forme d'un LP vinyl chez Groovie Records




Son associé au billet :

LES CHEYENS TU NE MERITES PAS 1965

Posté le 10.12.2007 par surfinbird
Groupe de Beat musique suisse du Jura francophone qui a enregistré l’un des 45 tours les plus rares du genre. Cet EP tiré à très peu d’exemplaires a été mis en boîte en 1965 à Bâle sur le label Ruba Beerli. La face A démarre avec une compo personnelle en français entre Hector et Ronnie Bird « Tu ne mérites pas » suivit de l’instrumental « Whig Wham » également composé par les Cheyens. Sur la face B la reprise instrumentale du « Memphis » de Chuck Berry et celle de « Balla Balla ». « Balla Balla » un titre dansant au texte minimaliste « my baby baby balla balla » fut un énorme hit en Allemagne et en Suisse en 1965 par le groupe allemand les Rainbowns et repris aussi à l’époque par les mythiques Sevens de Bâle. La photo du EP est signée Ruedi Bertschi qui était aussi le photographe des Sevens
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LES LIONETS: "NOBODY BUT YOU" 1966

Posté le 23.10.2007 par surfinbird
Wild Thing
Cadillac
I’m Not Like Everybody Else
Nobody But You
45 tours EP DMF 26964 P 1966
Genre: 60’s beat

Le 45 tours des Lionets enregistré le 16 septembre 1966 pour la maison de disque normande « Disques Microsillons Français » (DMF) figure parmi les 45 tours français les plus rares. Tiré à 500 exemplaires et vendu lors des concerts il est un bel exemple de ces combos français fascinés par le british beat. Ces alsaciens ont porté leurs choix sur les standards de l’époque, le sauvage « Wild Thing » des Troggs ou le classique « Cadillac » popularisé par les Shamrocks et les Renegates. « I’m Not Like Everybody Else » est interprété par leur batteur fan des Kinks. Le dernier morceaux est plus ancien puisqu’il date de 1962, la reprise du fabuleux « Nobody but You » des Lafayettes (voir billet concernant cette formation) que vient d’ailleurs de remettre au gout du jour l’harmoniciste Freddy Della.
Son associé au billet :

LES LIONETS: I'M NOT LIKE EVERYBODY ELSE (1966)

Posté le 23.10.2007 par surfinbird
Le 10 octobre 1965, la tournée allemande Musik Parade fait escale à Mulhouse, au menu Tony Sheridan, les Lords et les Kinks ! Dans la salle Richard Betzler batteur et chanteur des Rockers. Jusque là fan des Beatles, il va devenir un inconditionnels des frères Davies.
Les Rockers qui joue à la MJC Drouot de Mulhouse sont composés de : Robert Fimbel (guitare solo/chant) René Wagner (guitare rythmique), Daniel Schlosser (basse/chant) et Richard alias Ringo à la batterie. Les débuts sont durs, à la Bourse où ils passent devant les Skat Five avec Bouboule le futur chanteur des légendaires Rhythm Checkers, les Rockers quittent la scène sous les sifflets. En 1966 le quotidien régional les Dernières nouvelles d’Alsace organise un concours pour les orchestres de la région, il y a des éliminatoires dans différentes villes et les gagnants sont désignés par l’applaudimètre. Les Rockers participent avec un nouveau bassiste Gérard Murat à la sélection mulhousienne le 16 juillet 1966, mais se font battre par les Jaguars de Saint Louis. Le groupe ne s’en remettra pas.
Richard Betzler rejoint alors les Lionets un combo de Guebwiller fondé par Robert Rost qui se sont également inscrit au concours et se présentent à la sélection de Thann le 23 juillet. Robert dit Lolo est un jeune organiste talentueux qui baignait dans la musique depuis son enfance et il connaissait bien Richard pour avoir prêté main forte aux Rockers. Les autres musiciens des Lionets sont Harold Klapper un jeune autrichien à la guitare solo et Fréderic Boehme d’origine suisse à la basse. A Thann la formation locale les Lords bénéficie du soutient des jeunes du coin, mais lorsque les Lionets montent sur scène et attaquent « Gloria » des Them et enchaîne avec « L’amour nous rend fou » de Ronnie Bird l’applaudimètre explose ! et les Lionets sont qualifiés pour la finale strasbourgeoise. C’est le directeur de l’école d’accordéon de Wittenheim qui avait déjà fait enregistrer un disque à de jeunes accordéonistes qui leur suggère d’en faire de même André Forler leur manager séduit par l’idée concrétise l’affaire.
Le 16 septembre 1966, les Lionets se retrouvent dans l’église des Dominicains de Guebwiller réputée pour l’acoustique pour enregistrer une bande.
Frederic va chanté trois des morceaux, « Wild Things » des Troggs, « Cadillac » d’après la version des Renegades et le fantastique « Nobody but You » des Lafayettes. Le quatrième titre « I’m Not Like Everybody Else » des Kinks est chanté par Richard qui pour l’occasion est remplacé aux baguettes par Jean Paul Bibian sur ce morceau.
Le disque va être publié par le label DMF dans la collection Dauphin, leur manager a signé un contrat d’exclusivité avec cette maison précisant qu’elle ne devait enregistrer aucun autre groupe du même genre dans la région.
Le mois d’octobre les Lionets se rendent au Wacken à Strasbourg pour la finale du concours d’orchestre avec dans leurs bagages des perruques louées au théâtre de Mulhouse mais sans Frederic qui vient de quitter le groupe
« Leur interprétation de Gloria laissera les milliers de spectateurs dans un état d’hypnose… leur musique est rude, brutale, presque un rythme à l’état pur qui agit comme une véritable drogue » écrit le journaliste des DNA Igor. Mais la concurrence est rude, et les Lionets ne se classeront qu’à la sixième place du concours remporté par les Black and White.
En mai 1967, les Lionets partent en minibus Wolkswagen à Armentières pour une nouvelle aventure battre le record du monde d’endurance pour orchestre. Avec le renfort des frères Fellinger du groupe colmarien des Thunderstorms, ils vont jouer cinquante huit heures d’affilés et remporter leur défit. Le dernier fait d’arme des Lionets est leur passage en première partie avec les Jaguars du spectacle de Gene Vincent le 11 septembre 1967 au Palais des Fêtes de Mulhouse.
Source: Le Temps des Copains La Nuée Bleue P 1996



Le regretté Richard "Ringo" Betzler "I'm not like everybody else"
Son associé au billet :

THE UNDERBEATS: BOOK OF LOVE (1965)

Posté le 25.09.2007 par surfinbird
THE UNDERBEATS
Book Of Love (Davis/Malone/Patrick)
SOMA 1137 P 1965 USA
Genre: Beat/Doo Wop
(Face B The Fendermen Mule Skinner Blues)


Minneapolis dans le Midwest des Etats-Unis a connu au début des 60’s une floraison de combos rock qui faisaient danser les teenagers le samedi après midi dans les ballrooms. Les Trahsmen avec l’ultime hit surf « Surfin bird » plagiat de deux morceaux du groupe de doo wop les Rivingtons sont les plus célèbres.



Les Underbeats puisent eux aussi dans le répertoire doo wop dès leur premier single en 1964, ils reprennent « Foot Stompin » des Flares (top 20 R&B en 1961) mais contrairement au style déjanté des Trashmen, leur reprise est plus cool juste un peu plus électrique que l’originale. Même constat pour leur cover de 1965 du hit doo wop des Monotones (N°3 R&B et N°5 pop avril 1958) copie conforme avec un accompagnement plus moderne. La version de « Book of Love » des Underbeats figure d’ailleurs sur de nombreuses compilations doo wop. (Explosive Doo Wop Vol3)
Membre des Underbeats
James « Calvin » Johnson : guitare/vocal
Don Larson : basse
Ray Berg : guitare (remplacé en 1965 par Rico Rosenbaum)
Rod Eaton : drums (remplacé en 1965 par Tom Green)
Le succès des Underbeats restera localisé dans leur région. En 1969, lorsque le guitariste James Johnson revient de l’armée il va chercher fortune en Californie avec deux anciens Underbeats Don Larson (basse), Enrico Rosenbaum (guitare)
Il fonde avec James Walsh (Keyboards/vocal) et le batteur Jay Epstein le groupe pop les Gypsy. Plusieurs albums sont enregistrés et les Gypsy eurent un modeste hit avec « Gypsy Queen » N° 62 pop en décembre 1970


Discographie: Underbeats

Foot Stompin/Route 66 Garrett 4004 P1964
Annie Do the Dog/Sweet words of love Banger 0632 P 1964
Little Romance/Broken Arrow Banger 0657 P1964
Our Love/Jo Jo Gune Banger Twin Town 706 P1965
Book Of Love/Darling Lorraine Soma 1449 P1965
I Can’t Stand It/Shake It For Me Garrett 1458 P1966
It’s Gonna Rain Today/Sweetest Girl In The World Metrobeat 4449 P1967
Darkness/Your Losing Me Pip 8909 P1968

CD
The big hits of Mid America
The Soma Records Story (1963-67) Plum Records 14132 p 1998
The Underbeats: “Foot Stompin”/”Book Of Love”/”I Cant’ Stand It”
Son associé au billet :

ROCKIN' ROBIN ROBERTS: LOUIE LOUIE (1961)

Posté le 24.09.2007 par surfinbird
ROCKIN' ROBIN ROBERTS & THE WAILERS
LOUIE LOUIE (Richard Berry)
MARY ANN (Ray Charles)
ETIQUETTE ET1 USA 1961
Genre: Beat/R&B



Rockin’Robin Robert de son vrai nom Lawrence Roberts né en 1940 aura contribué d’une manière significative à l’histoire du rock and roll pour avoir eu l’idée en 1961 de reprendre le « Louie Louie » du chanteur de R&B Richard Berry .
Robert s’installe très jeune avec ses parents à Tacoma (Washington), vers 1957 il devient le chanteur du groupe Little Bill & The Blue Notes
En 1959, un autre groupe d’étudiants de la région, les Fabulous Wailers décrochent un hit instrumental # 36 pop avec l’énergique « Tall Cool One » enregistré sur le label Golden Crest à New York sur lequel ils essayent de sonner comme un orchestre de R&B . La formation qui connaîtra beaucoup de fluctuation de personnel au fil du temps tourne autour Kent Morrill organiste et chanteur, un excellent batteur Mike Burk et le guitariste Rick Dangel. Leur second 45 tours « Mau Mau » toujours un instrumental de leur composition rentre également dans les classements pop # 68 le mois de septembre 1959
Sur la lancée les Wailers enregistrent un album instrumental avec un unique titre chanté à la Little Richard « Dirty Robber ».
Mais déçu par l’attitude de leur maison de disque, ils décident de fonder leur propre label Etiquette. Entre temps, le groupe a débauché Rockin’ Robin Roberts et enregistre avec lui en 1961 un single avec la reprise de « Louie Louie » publié sous le nom de Rockin’ Robert. Richard Berry avait composé ce morceau sur un type qui retourne voir sa bien aimé en Jamaïque et se lamente seul en mer d’après un calypso instrumental d’un certain René Touzet que jouait sur scène les Rhythm Rockers de Ricky Rillera avec lesquels Berry jouait chaque dimanche. « Louie Louie » de Berry est un modeste succès en Californie et est venu aux oreilles de Roberts grâce à Bob Summerrise un disc jockey de Seattle qui le passait souvent dans son show. La version de Rockin’ Robin Roberts réarrangée avec une certaine créativité par les Wailers avec en face B « Mary Ann » un bon R&B de Ray Charles ne fera pas grand bruit ;
En 1962 les Wailers enregistrent un album en direct « Live At The Castel » publié sur leur label Etiquette. Excellent témoignage de la scène rock du nord est des Etats-Unis avec son rock and roll à forte influence rhythm and blues ; Roberts interprète: « Rosalie », « Since You have gone », le pianiste Kent Morril chante sur certains morceaux tel « Dirty Robber ». Les Wailers jouent naturellement leur hit instrumental « Tall Cool One » mais accompagnent aussi une jeune adolescente fantastique Little Gail Harris sur deux reprises de R&B « All I Could Do » d’Etta James et « I Idolize You » de Ike & Tina Turner
Un jour à Portland dans l’Oregon deux groupes de la ville les Kingsmen et Paul Revere & the Raiders se produisent dans une soirée dansante, lorsqu’ils remarquent qu’une bande de jeune se démène devant un juke box où tournait le « Louie Louie » de Rockin Roberts. Les deux combos décident alors d’apprendre ce morceau sur le champ, et de l’enregistrer à quelques jours d’intervalles. Les Raiders le gravent pour Columbia et les Kingsmen sur le label Jerden en deux prises sur un magnéto à une piste. Si le « Louie Louie » des Raiders connaît quelques bons passages radios, celle crue et rauque des Kingsmen distribuée à travers le pays par Wand sera matraquée par un DJ de Boston. En septembre 1963 « Louie Louie » des Kingsmen rentre dans le top 100 et grimpe rapidement à la seconde place. Jack Ely le chanteur des Kingsmen qui ne connaissait pas bien les paroles et portait un appareil dentaire avait enregistré le morceau d’une façon incompréhensible. Rapidement, le bruit couru que les paroles de « Louie Louie » contiennent des paroles obscènes provoquant une investigation du FBI. Ces fins limiers concluront après deux ans de recherche et écouté le disque à toutes les vitesses que les paroles étaient finalement incompréhensibles !
Les Wailers en profitent pour republier leur version de « Louie Louie » sur un LP Etiquette intitulé « the Wailers and Company » qui propose les faces de leurs singles publiés entre 1961 et 1963, dont une autre superbe imitation de Little Richard « Isabella » quelques instrumentaux ou prédomine l’orgue
En 1966 Robin Roberts s’installe en Californie pour enseigner, il trouvera la mort tragiquement dans un accident de voiture le 22 décembre 1967
Les Wailers vont devenir au fil des années un groupe culte et « Louie Louie » un classique
Son associé au billet :

THE FALCONS: Please Unerstand Me

Posté le 06.09.2007 par surfinbird
Les Falcons ont vu le jour en début de l’année 1963 dans un lycée de Sarralbe près de Sarreguemines,en Moselle. Ils pratiquent le style instrumental des Shadows la grande tendance de l’époque et répètent dans le sous sol de la maison des jeunes de Sarralbe.
Michel Perraut (guitare solo)
Jean Philippe Beckrich (basse)
Jean Claude Auert (batterie)
Roger Jourdain (orgue)
L’arrivé des Beatles va profondément changer l’orientation des Falcons qui deviennent une formation vocale qui puise allègrement dans le répertoire des quatre garçons de Liverpool
Le père de Michel, Charles Perrault ayant pris en charge la destiné du combo, les Falcons participent au championnat de France de la guitare électrique en 1964 et pour l’été 1965 il leur déniche un contrat dans un club de la Costa Brava en Espagne.Les Falcons se produisent en première partie des Kinks à la Locomotive de Paris, et ouvrent pour Chuck Berry, Antoine et les Lionceaux à Nancy.
En 1966, le quotidien régional les Dernières Nouvelles d’Alsace organise un concours d’orchestres, les Falcons se présentent à Haguenau et remportent les éliminatoires. Mais les supporters du groupe local les Sharkies protestent prétextant que les lorrains étaient avantagés du fait de leur matériel professionnel avec amplification surpuissante. Finalement le jury sélectionnera les deux groupes pour la finale strasbourgeoise qui sera remporté par les Black & White, les Falcons se classeront honorablement à la quatrième place. Lorsque l’organiste Roger Jourdain est incorporé à l’armée l’été 1966 c’est Bruno Masselon qui possède un orgue Hammond et ex Méteors un des premiers groupe de rock de Sarreguemines qui le remplace, ce dernier était monté à Paris ou il avait accompagné entre autre Billy Bridge. Début 1967, ils se rendent à Bâle en Suisse pour l’enregistrement d’un disque pour le label Young de Jean Luc Young, quatre compositions originales de bonne facture sont mises en boîte. L’excellent « Please Understand » et « El Camel » sont proche du style des Yardbirds et « Two Hearts Have Took The Lead » subit plus l’influence des Kinks. Le quatrième titre « Geneviève » est une ballade plus conventionnelle. Le EP sort le mois d’avril 1967 avec une photo prise dans un château de Strasbourg.
Au cours de l’année 1967, alors que le groupe s’ouvre au R&B, Jean Philippe en conflit avec le management est remplacé à la basse par le strasbourgeois Sylvain Simon ex Skat Five et Purple and the Pussycat. Aux baguettes l’écossais Bill Thomson (disparu dans un accident de la route quelques années plus tard) ex Love qui va aussi faire office de chanteur remplace Jean Claude Auert incorporé dans l’armée. Avec l’arrivée d’un second écossais Allan Rodgers qui remplace Sylvain on peut parler de formation franco britannique. Très pros, les Falcons deviennent l’orchestre du plateau de télévision Champagne Ardennes et les galas à l’étranger se multiplient.
En 1970, Sylvain Simon de retour de l’armée reprend la basse chez les Falcons qui enregistrent plusieurs 45 tours et un album « Falcons Fever » dans un style pop plus commercial pour le label allemand Hansa de Frank Farian. D’autres 45 tours publiés sur des labels allemands suivront, mais chez les musiciens c’est la valse des membres et après un long séjour en Espagne en 1974, les Falcons se séparent l’année suivante.
On peut écouter d’autres titres inédits des Falcons enregistrer en 1966 trouver dans les archives du label lyonnais Soder publié en 2002 en forme de EP vinyle par le label alsacien Saphyr. On trouve sur ce bel objet « Help me girl » un titre peu connu d’Eric Burdon & the Animals, « Dies Irae » la reprise du groupe belge des Mec Op Singers, une relecture du « Good Day Sunshine » des Beatles et une composition originale « We’re Hip »
Le groupe s’est reformé sous l’initiative de Roger Jourdain en 2003 à sa libération du service militaire ce dernier avait fondé avec Jean Philippe Beckrich et trois membres de leur concurrent de l’époque les Jets le groupe New Soul Group
source:

Le temps des copains( La Nuée Bleue 1996)
Le club des années 60 N°33 mai 2002
monsite.wanadoo.fr/falcons (site de Roger Jourdain)
LE SITE DES FALCONS
http://www.falcons.fr/

DISCOGRAPHIE

45 Tours EP

Please Understand Me/Two Hearts Have Took The Lead
ElCamel/Geneviève Young 670104 (04/1967)

Help Me Girl/Dies Irae
Good Day Sunshine/We’re hip Saphyr 6003 (2002)




45 tours simple
Speady Jack/Jeannie Hansa 14598 (c.1970)
Don’t let Me Be Misunderstood/Fever Hansa 10295 (c.1971)
Under The Boardwalk/Sing Sing Barbara Altaxon 4714 (197?)
Rocking Horse/Papa’ Donkey SGS (197?)
Mississippi Lady/Both Of Us SGS (1972)

LP
The Falcons Fever:
Fever/Girl On My Mind/Fire Higher Than The Mountain
Don’t Let Me Be Misunderstood/Water On The Brain
Looking Glass Room/On Boadway Hansa 85067 (c.1971)

Compilations:
El camel LP Ils sont fous ces gaulois N°1
Please Understand Me LP Diggin' for gold N°8
Please Understand Me CD Groupes de rock alsaciens 1960-1969
Two Heart Have Took The Lead LP Don't turn me off
Son associé au billet :

I RAGAZZI DEL SOLE: GLORIA

Posté le 02.09.2007 par surfinbird



Groupe italien de Beat music formé en 1965 à Turin
Composé de:
Piercato Bettini (clavier)
Carlo Marcoz (basse)
Franco Castellani (chant)
Arcangelo Aluffi (batterie)
Danilo Pennone (guitare)
En 1966, ils obtiennent un succès en Italie avec « So che tu non credi » chanté par Paolo Melfi, d'après "Something You got" une composition de Kriss Kenner pour Wilson Pickett et repris entre autre par les Moody Blues. La face B du simple « Atto di Forca N°10 » est une chanson dédicace à un rocker mort en moto à l'époque des batailles entre mods et rockers britanniques.
I Raggazzi del Sole enregistre cette année 1966 un LP de reprises sur le label Joly . Au menu, les Stones, les Kinks, Animals, Them, Spencer Davis. Trois morceaux sont interprétés en italien « Se Mi Chiamerai » du chanteur soul Alvin Robinson, « Non Ridere Di Me » une reprise du hit folk rock « Laught At Me » de Sony Bono en solo (1965) et leur version de « Keep on Running » popularisée par le Spencer DavisGroup. Plus curieux le choix de « She’s about A Mover » de Doug Sam avec le Sir Douglas Quintet qui du fond de leur Texas copiaient les groupes anglais. Cet album culte de l’Euro beat a été réédité en vinyl en 1992

Tracks list LP JOLLY 5068
Side One
1 Se mi chiamerai (Tell’em you never will) (Calimero/Day/Wayne) Alvin Robinson
2 Get off my Cloud (Jagger/Richard) Rolling Stones
3 We gotta get out of this place (Mann/Weill) Animals
4 All Day and All Of The Night (Davies) (Kinks)
5 Satisfaction (Jagger /Richard) Rolling Stones
6 Mercy Mercy (Kolmann/Denver) Rolling Stones
B side
1 Chi Puo Dirmi (Keep On Running) Spencer Davis Group
2 Gloria (Morrison) Them
3 Non Ridere Di Me (Laugh at Me) (Bono/Panesis) Sony (Bono)
4 She’s about A Mover (Sahm) Sir Douglas Quintet
5 Memphis Tennessee (Berry) Chuck Berry
6 Long Tall Shorty (Covay/Abramson) Kinks

Discographie 45 tours
SE MI CHIAMERAI / NON RIDERE DI ME – JOLLY 966
SO CHE TU NON CREDI / ATTO DI FORZA N. 10 – ARISTON 1966
IL GATTO DI NOTTE / …E LA TERRA SI ALLONTANA – ARISTON 1967
NON C’E’ TEMPO DI ASPETTARE / PER VIVERE INSIEME – ARISTON 1967
PIU’ FELICITA’ / SHABADA - KANSAS 1969
Son associé au billet :

THE LAFAYETTES: NOBODY BUT YOU

Posté le 25.08.2007 par surfinbird
"Nobody but you" est l'archétype du morceau que j'adore; mélange de rhythm & blues et de rock & roll.
Une intro parlée, un petit rire et puis c'est l'explosion le chanteur éructe "nobody" entrecoupée de petits cris stridents à la Little Richard. Cette chanson qui passait énormément dans les jukes box de l'hexagone en 1962-63 est l'oeuvre d'un des groupes américains les plus obscurs. Je n'avais jamais vu de photo du groupe et miracle grace au net dans un article d'un journal du Maryland daté de 2003 il y a une photo du combo et il s'agit donc bien d'une formation blanche de Baltimore composée de:
Frank Bonarrigo (chant)/Lee Bonner (guitare)/Steve Taylor (guitare)/Ben Proctor (drums)/Jamie Hess (piano)/Dick Svehla (sax)/Bob Kirscner (sax tenor)



Les Lafayettes n'ont enregistré en tout que deux 45 tours simples pour RCA aux USA en 1962 qui donneront naissance au fameux EP français a la pochette rouge. "Nobody but you" signé Lee Bonner et Frank Bonarigio figure donc sur leur premier single ricain avec l'excellent mid tempo "Life too short" qui fera un petit tour au fond du top 100 du Bilboard (N°87 juillet 1962). Ce titre inspirera Dick Rivers qui l'enregistre fin octobre 1962 sous le titre "Bien trop court" (paroles signées Geoeges Aber)Sur la face B du EP français on trouve donc les deux morceaux du second silmple américain. "Caravan of lonely man" est le titre le moins rock du disque. Cette composition du talentueux Jeff Barry est néanmoins bonne. Enregistré au départ par un certain Tony Richard ex leader du groupe de doo woper les Fascinators et par Jeff Barry lui même avec les Lovers un autre groupe vocal. Elle figure aussi au menu de Johnny Hallyday qui la grava lors de son séjour à Nashville en 1962 (face B de son single US Philips 400434).Le dernier titre des Lafayettes "I still doo" est un pur joyau de doo wop. Pour l'anectote le regretté Nino Ferrer grand amateur de rhythm & blues chantait "Nobody but you" sur scène en 1963 lorsqu'il accompagnait la chanteuse Nancy Holloway pendant que cette dernière se changeait. A signaler aussi la version sauvage d'un combo alsacien les fameux Lionets qui avaient enregistré "Nobody but you" le 16 octobre 1966 dans l'église des Dominicains de Guebwiller pour le label DMF (un sacré collector!)


Cette galette indispensable des Lafayettes que les lecteurs de Disco Revue (N°17 avril 1963) avaient classé second dans le classement du meilleur groupe instrumental ou vocal est aujourd'hui disponible en CD chez Magic.

Son associé au billet :
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