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Blues, Rhythm & blues,
Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage Catégorie : Blog Musique Date de création :
10.08.2007 Dernière mise à jour :
25.04.2008
C’est Jackie Wilson un ancien boxeur qui possédait une remarquable voix de ténor qui remplace Clyde Mc Phatter au sein des Dominoes. Il effectue sa première session avec des Dominoes complètement remaniés le moins de juin 1953. James Van Loan est le seul survivant de la formation originale, les nouveaux membres aux cotés de Jackie Wilson (leader ténor) sont : Milton Murril (second ténor), Cliff Givens (basse)
Deux titres de cette séance sont publiés sur le disque Federal 12129 ; Jackie Wilson interprète « You can’t keep a good man down » et « Where now little heart » qui semble t’il est chanté par le boss Billy Ward. Durant l’été Billy embauche un autre chanteur Ralph Hockster un ex GI blanc qui bossait comme portier dans un hôtel ou le groupe séjournait !
En octobre neuf nouvelles chansons sont mises en boîte ; la ballade « Rags to to riches » une reprise d’un succès populaire de Tony Bennett chantée par Jackie avec « Don’t thank me » en face B est publiée sur le label King (K 1280) parent de Federal dans l’intention de séduire le public blanc. « Rags to riches » est un bon succès et se classe N°2 dans les classements R&B en décembre 1953 mais fut le seul hit de Jacky Wilson avec les Dominoes et le dernier pour la maison Federal/King. En décembre est publié toujours chez King un disque de Noël « Christmas in Heaven » (K 1280)
Le même mois sont enregistrées deux ballades « Until the real thing comes along » / « One moment with you » pressées par Federal. La première est publiée avec le R& B « My baby 3-D » sur la folie du cinéma en trois dimensions qui sévissait alors (Federal 12162) et la seconde sur le single Federal 12184
Les Dominoes retournent dans les studios le 2 mars 1954, deux simples extraits de cette sessions sont publiés en avril l’un chez Federal spécialisé dans le R&B avec « Tootsie Roll » (F 12178) avec Billy Ward en solo couplé « I’m gonna move to the outskirts » une des meilleures chansons de Jackie Wilson. Dans l’intention de séduire le public blanc « Tenderly » par Jacky Wilson est publié sous l’étiquette King (K 1342)
En mai une autre chanson de variété sirupeuse est enregistrée « Three coins in the fountain » et publiée par King (K 1364). En juin est enregistré « Little things mean a lot » (King 1368) un duo Jacky et Billy. Billy Ward est alors en train de faire des Dominoes qui fut l’un des plus grands groupes de R&B un groupe de variété pop spécialisé dans les ballades sirupeuses. En août grâce à leur renommé antérieure, ils sont au programme du Moondog Jubilee of stars organisé par Alan Freed.
Alors que Federal publie durant l’été « Above Jacob’s later » (F 12193) sans succès, Billy Ward annonce qu’il veut quitter Federal/King dont le contrat arrive bientôt à expiration
Sans attendre l’échéance du contrat, il signe avec Jerry Blaine le patron de Jubilee où les Dominoes enregistrent cinq titres en septembre. Le premier single « Gimme gimme gimme » (J 5163) est mis sur le marché en octobre.
Mais King ne se laissera pas faire surtout que contractuellement les Dominoes devaient encore 12 chansons pour ce label. Finalement le groupe enregistre ces 12 faces en trois séances.
En novembre 1954, James Van Loan unique survivant de la formation originale quitte à son tour les Dominoes. Il est remplacé dans un premier temps par Brother Joe des Ravens puis par Prentice Moreland, le groupe s’adjoint aussi à cette époque le guitariste Rene Hall
En janvier 1955, les Dominoes avec Jackie Wilson, Prentice Moreland, Milton Merle, et Cliff Givens enregistrent sur le même air que leur classique « Sixty minute man » ; « Can’t do sixty no more » (Federal 12209) avec Cliff comme soliste. Malgré que le titre soit identique à la chanson réponse des Du Droppers de 1952, la chanson est différente et le coureur Dan annonce qu’il est temps de se reposer après toute ces années de sexualité effrénée
Les Dominoes avaient deux managers Rose Mars qui avait l’argent et Billy Ward qui s’occupait des contrats. Billy signe un contrat de16 semaines au Sahara de Las Vegas qui démarre le mois de février 1955. Les Dominoes se produisent de six heures du soir à minuit et c’est Louis Prima qui assure la suite. Désormais c’est Billy Ward se met en avant, il ouvre le show avec « When you’re smiling » et se réfugie au piano lorsqu’une chanson est interprétée par un autre chanteur.
Prentice Moreland quitte également le groupe remplacé par le baryton Milton Grayson. Le mois d’avril Federal publie « Cave man » (F1221) Le mois de juin 1954 les Dominoes effectuent leur dernière session pour King avec « Learnin’ the blues » (K1492) et « Over the Rainbown » (K 1502) avec Milton en soliste plus proche de l’opéra que du R&B !
En juillet 1955 Jubilee sort le second et dernier simple des Dominoes « Take me back to heaven » (J 5213) et King continue de publier du matériel des Dominoes. Le contrat de King/Federal ayant expiré pour de bon, Billy Ward signe chez Decca en souhaitant pénétrer pour de bon le marché blanc tournant plus ou moins le dos au R&B
Le premier simple Decca « St Therese of the rose » (D 29933) une ballade noyée sous les violons chantée par Jackie se classe N°13 Pop en septembre 1956. Cinq autres simples et un album suivront chez Decca sans succès.
Au début de l’année 1957 Jackie Wilson est viré suite à une bagarre avec Billy Ward.
Apparemment Billy n’avait signé chez Decca que pour un an, car au début de 1957, il passe chez Liberty. Suite au départ de Jackie Wilson après divers essais c’est Gene Mumford ex leader des Larks qui le remplace. Leur premier single Liberty « Stardust » (L 55071) une ballade pop interprétée par Mumford retourne dans le pop chart l’été 1957 (# 12) et se classe # 5 du R&B chart. Les Dominoes enregistrent ensuite un album « Sea of glass » contenant des chansons d’inspiration religieuse. Les Dominoes classent encore deux titres dans le pop chart « Deep Purple » (L 55099) #20 octobre 1957 et « Jennie Lee » (L 55136) #55 en mai 1958
Billy Ward continuera a maintenir les Dominoes en activité malgré de nombreux changements de personnel jusqu’en 1965, mais on était bien loin du flamboyant R&B du début des fiftie’s
Clyde Mc Phatter 19/11/1932 – 13/06/1972
Jackie Wilson 09/06/1934 – 21/01/1984
Billy Ward 09/1921 - 16/02/2002
New York 1950, Billy Ward professeur de chant, organiste, compositeur et excellent manager forme un nouveau groupe vocal les Dominoes avec : Joe Lamount (baryton), Bill Brown (basse) qui chantait du gospel avec les International Gospel Singers, Charlie White (second ténor) et engage comme chanteur soliste ténor le jeune Clyde Mc Phatter âgé de 17 ans fils de pasteur qui ne connaissait jusque là qu’une seule voix pour chanter, celle du gospel puisqu’il officiait avec Charlie dans les Mount Lebanon Singers. Billy Ward devient leur pianiste et s’occupe des arrangements. Après avoir remporté un concours d’amateur à l’Apollo Théâtre Le groupe signe chez Federal et rentre dans les studios le 14 novembre 1950 pour mettre en boîte quatre chansons. Le premier single extrait de cette session comprend: « Do Something For Me » (Fed 12001) une ballade gospel plaintive interprétée par Mc Phatter qui grimpe # 6 du R&B chart, la face B l’excellent R&B « Chicken Blues » est chanté en lead par Bill Brown. Clyde Mc Phatter déclarera a propos de cette première session : « le groupe était très stressé dans le studio d’enregistrement, Billy Ward nous enseignait comment interpréter « Do Someting For Me » dans le style des Ink Spots, on ne se sentait pas à l’aise en essayant de sonner comme Bill Kenny » Ward demandera alors à Mc Phatter d’essayer son propre style, c’est comme qu'ils démarrèrent le style gospel. Le second simple (Fed 12010) comprend deux ballades « No’ Say My Heart » et « Harbor Light » un titre qui sera repris par la suite par les Platters.
En janvier 1951, ils enregistrent deux chansons avec la chanteuse Little Esther « The Deacon Move »/ « Heart To Heart ». L’excellent R&B « The Deacon Moves In » (Fed 12016) avec sa merveilleuse répartie entre Little Esther et Charlie White est publié avec en face B « Other Lips Other Arms par Little Esther en solo.
Puis est publié le licencieux « Sixty Minute Man » (Fed 12022) enregistré à New York le 30 décembre 1950 lors de la session « Harbor Lights ». « Sixty Minute Man est interprété par Bill Brown avec sa voix basse provocatrice dans le plus pur style des Ravens, Mc Phatter se contentant de chanter « don’t stop » dans le background. La chanson est rapidement un succès et grimpe à la première place du R&B chart et reste dans ce classement pendant trente semaines et est le premier morceau de pur R&B interprété par un groupe vocal noir a se classé dans le pop chart le mois de septembre 1951 (# 17). Ce qui est surprenant vu le contenu sexuel des paroles :
Look a here girls I'm telling you now
They call me "Lovin' Dan"
I rock 'em, roll 'em all night long
I'm a sixty-minute man
If you don't believe I'mm all that I say
Come up and take my hand
When I let you go you'll cry "Oh yes,"
"He's a sixty-minute man
Avec un refrain encore plus explicite qui peut se résumer par : Il y aura 15 mn à t’embrasser, 15 mn à te taquiner, 15 mn d’étreinte et 15 mn à souffler !
There'll be 15 minutes of kissing
Then you'll holler "please don't stop"
There'll be 15 minutes of teasing
And 15 minutes of squeezing
And 15 minutes of blowing my top
Malgré ce succès chez les Dominoes c’est pas la joie, Billy Ward ex capitaine de l’armée fait régner une discipline de fer et à la moindre faute il taxe ses chanteurs
En juillet 1951 Federal publie deux nouveaux disques la ballade « Heart To Heart » (Fed 12035) avec Little
Esther en duo avec Mc Phatter et Esther en solo sur l’autre face et le 45 tours des Dominoes deux titres enregistrés en mai le R& B « Weeping Willow Blues » avec la ballade « I Am With You » (Fed 12039) qui se classe dans le R&B chart quelques mois plus tard # 8
En septembre 1951, Charlie White quitte les Dominoes signé par le manager des Clovers.
Il forme d’abord les Checkers avant de remplacer John Bailey au sein des Clovers.
C’est le ténor Baryton James Van Loan qui le remplace chez les Dominoes
Le 28 janvier 1952, les Dominoes sont de retour dans les studios , premier titre publié de cette séance la romance « When The Swallows Come Back To Capistrano » (Fed 12059) couplé avec That’s What You’re Doing To Me » un bon R&B enregistré en mai 1951 ; A cette époque c’est Bill Brown qui ne supporte plus la discipline de fer qu’impose Billy Ward et rejoint son copain Charlie White au sein des Checkers Raymond Johnson qui a fait partie de différents groupes le remplace temporairement avant d’être remplacé par David Mc Neil des Larks. En mai 1952 est publié « Have Mercy Baby » (Fed 12068) interprété par Clyde Mc Phatter qui pratique le traditionnel « call and response » dialogue vocal entre le soliste et les chœurs typique du chant gospel et termine la chanson en larme pris d’une ferveur religieuse. « Have Mercy Baby » peut être considéré comme l’archétype de ce qu’on appelle le rhythm and gospel dont les Dominoes se sont fait une spécialité. Rien que le titre de la chanson résume sommairement toute l’idée du rhythm and gospel. Baby étant interchangeable avec Lord, avec un petit effort on pourrait transformer les paroles en une prière gospel
« Have Mercy Baby » avec « Deep Sea Blues » en B side est de nouveau un énorme succès, il rentre dans le R&B chart en mai 1952 et culmine pendant dix semaines au top.
Le mois de septembre 1952 les Dominoes enregistrent huit nouvelles chansons. L’une d’elle « No Room » est interprétée par Johnny Olivier le valet de Billy Ward que ce dernier autorisait occasionnellement à chanter avec le groupe ; Après cette session Dave Mc Neil est incorporé dans l’armée. En octobre est publié la ballade « No Room » et le vitaminé « I’d Be Satisfied » (Fed 12105) qui se classe N#8 du R&B chart et le single avec les mid tempo « I’m Lonely » et « Yours Forever » (Fed 12106) qui ne se classent pas.
A la fin de l’année est mis sur le marché « The Bells » (Fed 12114) ou Mc Phatter pleurniche tout au long de la chanson alternant le chant avec des pleurs tordus pendant qu’un sax ténor hurle de pair avec un orgue gospel. « The Bells » se classe # 3 du R&B chart et la face B « Pedal Pushin’ Mama » # 4 le mois de mars 1954.
Alors que les Dominoes sont au sommet de leur carrière Clyde Mc Phatter qui en avait marre de la discipline militaire que faisait régner Billy Ward et s’estimant sous payé s’en va le mois d’avril 1953. Mc Phatter reprochait aussi à Ward dont la contribution vocale au sein des Dominoes était infime d’avoir mis sont nom en avant puisque les derniers disques étaient publié sous le nom de Billy Ward & the Dominoes. A l’époque Ward affirmait que c’est lui qui la viré Mc Phatter mais on peut raisonnablement penser qu’il n’allait pas virer celui qui faisait son gagne pain
Clyde Mc Phatter va fonder les prestigieux Drifters chez Atlantic et est remplacé chez les Dominoes par Jackie Wilson
Suite au succès de « Stranded in the Jungle » par les Jayhawks et les Cadets on assistera a une véritable contagion de chansons sur le thème de la jungle chez les groupes vocaux de doo wop.
Entre 1957 et 1963 une vingtaine de chansons sont gravées avec effets de tambour et cris d’animaux sauvages. La plus populaire sera « Rockin In The Jungle » par les Eternals en 1959
Ce groupe originaire du Bronx est entièrement composé de jeunes Portoricains
Charlie Girona : leader
Fred Hodge : 1er ténor
Ernie Sierra: second ténor
Arnie Torres: baryton
Alex Miranda: basse
A l’origine la formation voit le jour sous le nom de Gleamers au milieu des années cinquante avant de devenir les Orbits. C’est leur manager qui les rebaptise Eternals au moment de l’enregistrement de leur premier 45 tours. Le groupe avait composé un morceau intitulé « Christmas in the Jungle » mais comme Noël était encore loin, ils décident de retravailler la chanson qui devient « Rockin’ in The Jungle ». Elle est enregistrée dans les studios Beltone et publiée le mois de mai 1959 avec en face B « Rock ‘n’ Roll Cha Cha » un mid tempo à la flaveur latinos sur le label Hollywood de Marty Craft’s. « Rockin in The Jungle » est un succès immédiat à New York et se classe N° 78 dans le classement national des meilleures ventes de disque pop. En novembre, ils retournent dans les studios pour enregistrer « Baba Lu’s Wedding Day » avec le renfort du saxophoniste King Curtis. Une chanson inspirée par le « Babalu » de Miguelito Valdes que ce dernier avait enregistré en 1941 avec l’orchestre de Xavier Cugat
A cette époque leur manager est victime d’ennuie judiciaire ce qui nuira à la carrière du groupe qui se sépare en 1962 après un dernier disque publié chez Warwick en 1961.
En 1999, les Eternals se reforment et depuis se produisent dans le circuit des oldies
Discographie
Rockin’ In The Jungle/Rock ‘n’ Roll Cha Cha Cha Hollywood 68 P1959
Musictone 1111 P 1961
Collectable 1282 P198?
Babalu’s Weddind Day/My Girl Holywood 70/71 P1959
Musictone 1110 P 1959
Blind Date/Today Warwick 611 P1961
Come Go With Me/Love Me With All Your Heart Quality 1884 P1968
THE EL TORROS
Doop Doop A Walla Walla (Duke 353 USA 1962)
Mama's Cookin' (Duke 353 USA 1962)
EDDIE & THE DE HAVELONS
Party (Xmas Party) (Peacock1920 USA 1962)
Baby Dumplins (Peacock 1920 USA 1962)
EP POP MPO 3103 France 1963
L’histoire des El Torros démarre un jour de 1951, lorsqu’une entreprise de Saint Louis dans le Missouri organise un concours de talent pour le show de Noël Odis Hearon et Johnny Stemach forment pour l’occasion les Para Keets avec deux de leurs copains de boulot
Au fil des années différents membres chantent au sein de la formation qui en 1956 devient The Corados. Ils sont signés par Ralf Bass de chez King mais il y n’y aura pas de suite
Ils se rebaptisent ensuite El Torros :
Odis Hearon (soliste baryton/basse)
Johnny Stemach (second tenor)
George Davis (premier tenor)
Llyod Lockett
Fred Green
Van Braker: piano
En 1957 les El Toros se produisent dans un club de Saint Louis en première partie de Bobby Bland et Junior Parker. Les deux artistes de blues sont impressionnés par le show des El Toros. Bobby Bland en parle à Don Robery patron de Duke/Peacock qui leur demande une bande démo. Le mois d’avril 1957 les El Toros enregistrent quatre chansons dans les studios Universal à Chicago ; Lloyd chante deux titres : « Dance With Me », « Yellow Hand » et Fred Green interprète : « What’s The Matter » et « While Driving ». Les deux premiers titres sont publiés en 45 tours le mois de juin 1957 sous le nom de El Torros avec deux r une erreur de l’imprimeur. Le disque passe inaperçu et les El Torros ne retournent dans les studios que le mois d’avril 1958 à Saint Louis pour mettre en boîte « Barbara Jean » et le up tempo « You look Good To Me » qui est publié en juin. Curieusement un autre groupe de El Torros sort un disque le même mois sur le label Fraternity. Si nos El Torros acquièrent une certaine popularité dans les clubs de Saint Louis, le succès discographique n’est pas au rendez vous, Fred Green quitte alors la formation en 1959. Lorsque en 1960, les Drifters obtiennent un énorme hit avec « Save The Last Dance For Me » Duke réédite le « Dance White Me » des El Torros avec une nouvelle face B un titre inédit de leur première session « What’s The Matter ». Fin 1960, ils enregistrent deux titres médiums « You May Say Yes » chanté par Lloyd et « Two Lips » qui sont publiés en janvier 1961. Puis c’est Van Braken quitte le groupe remplacé par le ténor Billy Davis rapidement remplacé suite à son incorporation dans l’armée par Charles Calvin
C’est Charles Calvin qui chante en solo sur le dernier enregistrement des El Torros « Doop Doop A Walla Walla » derrière ces onomatopées on trouve l’histoire d’une señorita de Mexico . La face B « Mama’s Cookin » est chanté par Llyod. Le disque enregistré à Memphis bénéficie de l’accompagnement des Mar Keys ! mais est encore un flop commercial
Il est étonnant que ces deux titres furent publiés en France par Vogue sous l’étiquette Pop sous le titre Hully Gully Party en 1963 avec une autre groupe obscur de Doo Wop Eddie & the De Havelons avec leur unique single « Party » et « Baby Dumplins » publié chez Peacock en 1962
En 1964, le départ de Lloyd marque la fin des El Torros qui deviennent les Mustangs
DISCOGRAPHIE El Torros)
Dance With Me /Yellow Hand DUKE175— 6/57
Barbara Jean /You Look Good To Me DUKE194— 6/58
Dance With Me /What's The Matter DUKE321— 5/60
Two Lips /You May Say Yes DUKE333— 1/61
Doop Doop A Walla Walla /Mama's Cookin' DUKE353— 10/62
Quartette vocal blanc de doo wop originaire d’Ontario au Canada spécialisé dans les reprises de R&B.
Dave Sommerville : (leader)
Billy Reed : (basse)
Ted Kowalski : (tenor)
Phil Leavitt : (baryton)
C’est dans les années 1953/54 que les Diamonds qui mélange agréablement le sublime des harmonies « barbershop », la finesse des Ames Brothers et l’exubérance du R&B se forgent une audience dans le circuit des clubs du mid west américain. C’est la qu’il se font remarquer par un représentant de chez Coral, le groupe enregistre alors deux 45 tours pour cette maison de disque ; le premier en 1955 avec deux reprises de standards R&B, le fameux « Black Denim Trousers & Motorcycle Boots » des Cheers et le « Nip Sip » des Clovers (Coral 61502) et « Smooch Me »/ "Be my Lovin’ Baby » (Coral 61577). Mais ces deux disques n’auront aucun impact, un dee jay de Cleveland leur arrange ensuite une audition pour Mercury à Chicago. Les Diamonds commencent alors comme c’était à la mode pour les artistes blancs dans le milieu des années 50 à enregistrer une longue série de reprises de succès R&B. En février 1956 est publiée une pâle copie de « Why Do Fool Fall In Love » de Frankie Lymon et ses Teenagers, la version originale se classe N°6 Pop et N°1 dans le R&B chart et les Diamonds N°12 du pop chart. Pour le disque suivant ils reprennent « Church Bell May Ring » des Willows et se classent loin devant eux sur le marché pop N°14 en mai 1956, les Willows qui dans le classements R&B occupent la position N°11 sont classés N°60 Pop.La face B de ce disque est une reprise des Cleftones « Little girl of mine ». Puis les canadiens s’attaquent au « Love Love Love » des Clovers (N°4 R&B/N°30 Pop) et font avec cette honnête reprise leur première entrée dans les classements R&B. Suivront une cover des G Clefs « Ka Ding Dong » top 35 pop et top 8 R&B en septembre 1956 et « A Thousand Miles Aways » des Heartbeats qui est leur premier échec commercial. Les Diamonds cherchent alors à se renouveler, mais n’étant pas prêt à choisir du matériel original, ils optent pour le style humoristique au travers la reprise du « Little Darlin’ » des Gladiolas. Leur chef d’orchestre David Carrol réarrangera la chanson et les Diamonds lors de l’enregistrement exagérerons les harmonies avec un brin d’humour ; Le résultat fut excellent et pour une des rares fois on peut considèrer que cette reprise est supérieur à l’original. « Little Darlin’ » restera 8 semaines à la seconde place des classements pop du Bilboard au début de l’année 1957(la première place étant occupé par le « All Shook Up » d’Elvis) et N° 3 du R&B chart. Les Diamonds gravent ensuite une chanson destiné à Buddy Holly « Word of love » à laquelle il donne un traitement chacha/calypso (N°13 Pop juin 1957). « Zip Zip » qui suit est un original, puis ils portent leurs choix sur deux titres des Rays « Silhouettes » qui va être un nouveau top 10 et en face B « Daddy Cool une synthèse jazz R&B
Lorsque les Diamonds passent dans l’émission TV de Dick Clark American Bandstand avec « Silhouette », la nouvelle danse à la mode était le Stroll qui avait été popularisée par le chanteur de R&B Chuck Willis. Dick Clark fit alors remarquer au manager des Diamonds qu’il n’existait pas de chanson portant le nom de cette danse. De ce fait ,les Diamonds rentre dans les studios pour enregistrer « The Stroll » un excellent mid tempo R&B qui reflétait l’essence de cette danse. Ce joyau atteindra la quatrième place du pop chart et la septième du R&B chart. En avril 1958 est publié « Hihg Sigh » comportait en face B « Chick Let » la première chanson co-signée par les membres du quartette, ce disque marque aussi l’arrivé d’un nouveau baryton Michael Douglas qui remplace Phil Lewitt. « High Sigh » n’eut qu’un modeste succès (N°37 pop en mai 1958) mais prouvait qu’il pouvait réussir avec du matériel original. Ils enregistrent ensuite « Kathie O » (N° 16 pop –juin 1958) une chanson extraite du film éponyme dans le style vocal proche des groupes blancs de la première génération comme les Ames Brothers ou les Four Freshman. Puis le quartette revient a son style initial avec « Walking Along » (N°39 pop -12/1958) et l’humoristique « She Say (Oom Dooby Doom) (N°18 Pop – 3/1959)
Un nouveau changement de personnel intervient au courant de l’année 1959 ; Bill Reed (basse) et Ted Kowalsky (tenor) sont remplacés par les californiens Evan Fisher et John Felton
Ces nouveaux Diamonds avec comme seul membre d’origine Dave Sommerville continueront d’enregistrer chez Mercury jusqu’au début des années soixante. Ils obtiennent leur dernier hit avec la reprise de la ballade des Danleers « One Summer Night » (N°22 Pop l’été 1961)
Les Diamons enregistreront quatre Long Play ; l’album « The Diamonds » gravé durant leur période à succès est le meilleur. Leurs hits en 45 tours figurent sur le label subsidiaire Wing « Pop Hits ». « The Diamonds Meet Pete Rugulo » ne capte pas l’essence du groupe, tout comme leur tentative country « The Diamonds Sing The Old West ». En France cinq 45 tous EP des Diamonds furent publiés à l’époque