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R&B/SOUL

CURLEY HAMNER: KING & QUEEN 1959

Publié le 14/08/2009 à 11:08 par surfinbird
CURLEY HAMNER:  KING & QUEEN 1959

 

 

CURLEY HAMMER

Accompagné par les COOPER BROTHERS

Twistin’ and Turnin’ (Curley Hamner)

King and queen (Carmen Taylor/Art Truscott)

Tennessee waltz (King & Stewart)

Smoochin’ (instr) (Cooper & Cooper)

 

 

 

Curley Hamner est surtout connu pour avoir  été dès 1943 danseur et batteur dans l’orchestre de Lionel Hampton. En 1945 Curley compose avec Lionel Hampton le fameux « Hey’ ba ba re bop » qui se classe au top du  R&B chart.

En décembre 1947, il enregistre  à Hollywood avec un combo mené par  le pianiste Earl Hines, Charles Mingus et d’autres musiciens empruntés à Lionel Hampton  quelques jumps ‘proto rock’ avec au chant Wini Brown. Ces quatre titres publiés sous le nom de Curley Hammer orchestra sont : « Bama lama lam » / « Spooky boogie » (Sunrise 2115) et « No good women »/ « Bow legged women ».  On peut les trouver sur le CD Earl Hines the chronological 1947-1949 (Classic)

Curley fait partie de la fameuse tournée européenne de Lionel Hampton de 1953 qui connaît un tel succès qu’une seconde tournée est  organisée l'année suivante.  

En 1956, Lionel Hampton triomphe à l’Olympia et enregistre en France avec Curley Hamner (drums), Claude Bolling (piano) Guy Lafitte (sax) Billy Mackel (guitare) Paul Rovere (basse),

 Curley Hamner forme par la suite son propre combo avec les frères Cooper: Buster (trombone) et Steve (contrebasse), Loydd Mayers (orgue, piano) Eric Dixon (sax ténor, trompette, flûte)

On peut voir cette formation le mois d’avril 1957 à l’Olympia de Paris.  En 1959, il est de retour à Paris ou il participe  avec son orchestre à la revue « Paris mon amour » de Joséphine Baker ;

Eddie Barclay le signe la même année, la formation renforcée par les chanteurs Frankie Tucker (Mister blues) et  Marge Day enregistre un EP. La face A démarre avec le dynamique « Twistin ‘ and turnin’ » composée par Curley et interprété en duo par Frankie et Marge. Le duo interprète ensuite un super R&B  « King and Queen ».

Sur la face B, Franckie Tucker revisite le standard country « Tennessee waltz » suivit d’un instrumental composé par les frères Cooper « Smoochin’ » où curieusement comme le note de la pochette le piano de Lloyd Mayers semble désaccordé !

Ces deux titres sont parus aux USA sous le nom de Curley Hamner And The Cooper Brothers Featuring Frankie Tucker chez Jamie (1121) en 1959

On retrouve Curley Hamner et les Cooper Brothers en 1961 pour un simple avec le saxophoniste King Curtis « Air raid »/ « Piano Tuner » (FLING Records 720) qu’on peut écouter sur le CD Soul Twist de King Curtis paru chez Collectables.

 

Curley Hammer & the Cooper Brothers featuring Frankie Tucker & Marge Day : « King and Queen”

Son associé :


DR. FEELGOOD & THE INTERNS WHAT'S UP DOC 1962

Publié le 16/04/2009 à 12:00 par surfinbird
DR. FEELGOOD & THE INTERNS  WHAT'S UP DOC 1962
Dr Feelgood and the Interns

1 Right string but the wrong yo yo
2 What’s up doc
SP OK 7156 USA 1962
Genre: R&B

Connu sous les noms de Piano Red et Dr Feelgood ; William Perryman est né le 19 octobre 1911, dans une ferme de Georgie. Enfant, il observe son frère Rufus beaucoup plus âgé que lui qui jouait du piano. William se met lui aussi au piano et dans les années trente, influencé par Fats Waller, il joue dans les juke joints de la région et travaille avec d’autres bluesmen originaires de Georgie. En 1934, il se produit dans les clubs blancs d’Atlanta avec un répertoire pop. Autour de 1936, il commence à se produire sous le nom de Piano Red et effectue son premier enregistrement avec Blind Willie Mc Tell pour Vocalion, mais le disque ne verra jamais le jour. Il se consacre alors au métier de tapissier tout en se produisant les week- ends dans les clubs.
En 1950, il enregistre dans les studios de la radio WGST d’Atlanta deux faces crues de piano boogie woogie chantées dans le style hurleur. Publiées par RCA « Rockin’ with Red » se classe N°5 du R&B chart le mois de décembre 1950 et début 1951 c’est la face B l’instrumental « Red’s Boogie » qui atteint la quatrième place du même chart. « Rockin’ with Red » fait partie de ces morceaux à la base du rock and roll, il va être repris au fil des années sous diverses formes et divers titres ; en 1953, on note deux versions rockabilly par Lucky Joe Almond et Little Jimmy Dickens sous le titre « Rock me » . En 1957, c’est Little Richard qui s’en inspire sous le titre de « She knows how to rock ». Les deux faces de ce disque sont parues en France dans les années cinquante sous étiquette La voix de son maître (N°143)
Au cours de l’année 1951, Piano Red place trois autres morceaux dans le top 10 R&B “The wrong yo yo » (que reprendra Carl Perkins), « Just right bounce » et « Laying the boogie ». Au milieu des années cinquante, il anime son propre show sur les stations de radio WGST et WAOK à Atlanta tout en enregistrant pour différentes compagnies Columbia, Checker, Groove.
En 1961, il signe chez OK ou il enregistre sous le nom de Dr. Feelgood & the Interns : « Mr Moonlight »/ « Dr Feelgood » (OK 7144). A la guitare rythmique on trouve la jeune Beverly « Guitar » Watkins ». « Mr Moonlight » publié en Angleterre est très populaire parmi les groupes beat, les Beatles reprennent la chanson en 1964 (Beatles for sale), elle est aussi gravée par les Hollies. « Doctor feelgood » ou il clame son amour pour les femmes fortes se classe dans le pop chart US (N° 66) . Le 45 tours suivant "Bald Headed "/ “What’s up doc” est dans la même veine R&B. On retrouve « What’s up doc » en face B de son troisième simple OK avec l’humoristique « Right string but the wrong yo yo » qui retourne dans le fond des classements du top 100 Pop en 1962.
Dans les années soixante dix, Piano Red viendra plusieurs fois en Europe,
Le pianiste albinos est mort d’un cancer en 1984
Son associé :

THE MIRETTES

Publié le 09/03/2009 à 12:00 par surfinbird
THE MIRETTES
THE MIRETTES
LP “IN THE MIDNIGHT HOUR” REVUE RS7205 USA P.1968
01 Take Me For A Little While
02 The Real Thing
03 I'm A Whole New Thing
04 On The Good Ship Lollipop
05 Somewhere
06 Keep On Running
07 First Love
08 Tweedle Dee
09 To Love Somebody
10 In The Midnight Hour

Suite au succès de « In the midnight hour » les Mirettes enregistrent un album pour Revue, dix chansons composent le disque, on y retrouve bien sur leur reprise sexy du hit de Wilson Pickett qui donne son nom a l’ensemble.
Le disque démarre superbement avec "Take me for a little while", une reprise de la trop méconnue Evie Sand entre soul et girl group. « The real thing » est une intense ballade soul, d’autres douceurs figurent sur ce disque à une époque où on dansait encore le slow ; une cover de « To love somebody » des Bee Gees, un « Somewhere » tiré de West Side Story assez classique ou « First love » qui figurait en face B du 45 tours français de « In the midnight hour ».
"I'm a Whole New Thing" face B de leur troisième simple Uni comporte de fabuleuses parties de basse sur un tempo R&B. L’amusant « On the good ship lollipop » est plus anecdotique quoique superbement orchestré, il s’agit d’une chanson que Shirley Temple interprétait dans le film Bright Eyes de 1934 ! Les Mirettes remettent aussi au goût du jour le vieux hit R&B de 1955 de Lavern Baker « Tweedle Dee » Mais la chanson la plus surprenante de cet opus est leur excellente version avec renfort de sax de « Keep on running » du jamaïcain Jackie Edward popularisée par le Spencer Davis Group.

Peu promotionné, ce petit bijou indispensable aux amateurs de soul music ou de girl group après avoir traîné dans les bacs à solde des 70’s a disparu dans les oubliettes de l’histoire !
Son associé :

THE MIRETTES HE'S ALRIGHT WITH ME 1966

Publié le 08/03/2009 à 12:00 par surfinbird
THE MIRETTES HE'S ALRIGHT WITH ME 1966
The Mirettes
Now that i found you, baby (s.mathews)
He's all right with me (j.thomas)
Festival SPX 141 P1967
Genre: Soul/Girl Group

En 1966, Robbie Montgomery, Vanetta Fields et Jessie Smith trois membres de la seconde mouture des Ikettes les choristes attitrées de Ike et Tina Turner décident de voler de leurs propres ailes.
Managées par Alline Bullock (la sœur de Tina) le trio enregistre sous le nom de Mirettes un premier 45 tours « He's Alright with Me », pour Mirwood un label basé à L.A.
Le 45 tours sera réédité l’année suivante avec une nouvelle face B « Now that i found you baby » composée par Sherlie Matthews et publié en France chez Festival avec la mention « Au festival de jazz d’Antibes »
Les Mirettes signent ensuite chez Revue où elles reprennent une version sexy du hit de Wilson Pickett « In the midnight hour ». Le disque rentre dans le top 20 R&B et se classe N°45 pop au début de l’année 1968. « In the midnight hour » est également publié en France par CBS avec en face B la ballade soul « First love » qui provient de leur troisième et dernier 45 tours Revue .
Ce label publiera fin 1968 un LP des Mirettes « In the Midnight Hour ». Après trois 45 tours pour Revue, elles enregistrent un disque chez Minit. En 1969, les Mirettes signent chez Uni, quatre singles seront publiés, dont une reprise du standard country « Stand by your man » ainsi qu’un LP « Whirpool ». Malgré la qualité des chansons, les Mirettes n’arrivent pas à percer et se séparent en 1970 après un dernier simple pour Zea. Vanetta Fields fonde ensuite les Blackberries avec Clydie King qui deviennent entre autre les choristes d’Humble Pie de Steve Marriot
Son associé :

NATHANIEL MAYER 1944/2008

Publié le 03/11/2008 à 12:00 par surfinbird

R.I.P.
- Nathaniel Mayer 1944-2008

It is with great sadness that we report the passing of our dear friend Nathaniel Mayer. After many months of complications and illnesses following a series of strokes, Nathaniel left us November 1, 2008. He will always be in our hearts

On vient d'apprendre le décès de NATHANIEL MAYER le 1er Novembre à l'âge de 64 ans
voir bio sur ce blog

NAPPY BROWN 1929/2008

Publié le 27/09/2008 à 12:00 par surfinbird
NAPPY BROWN 1929/2008
Napoléon Brown Culp alias Nappy Brown est né à Charlotte en Caroline du Nord le 12 octobre 1929. Il fait ses débuts dans la chorale baptiste de sa ville, à 16 ans il rejoint le groupe de gospel les Golden Bells. En 1950, il se produit avec le groupe de gospel de Charlotte les Selah Jubilee Singers qui enregistrent un single pour Savoy qui n’est publié qu’en 1955 lorsque Nappy accède à la popularité. Il se met aussi à la musique séculière en chantant du blues dans un club avec son cousin sous le nom de Stepbrothers.
Après avoir bossé dans une usine, il se rend à Newark dans le New Jersey et se joint aux Heavenly Lights qui enregistrent également un simple pour Savoy « Jesus Sait It » qualifié par le magazine Bilboard de très proche du blues. Lors de cette session il est remarqué par le boss de Savoy Herman Lubinsky qui l’appelle dans son bureau et le persuade de participer à un concours de talent. Le concours à lieu dans un hôtel de Newark et Nappy se classe second derrière Roy Hamilton avec son interprétation de « Lemon Squeezin’ Daddy » et décroche en prime un contrat d’enregistrement. C’est avec des pointures comme le guitariste Mickey Baker ou le saxophoniste Sam Taylor qu’il effectue sa première session le 31mars 1954 à NewYork
Quatre titres sont gravés qui donnent naissance a ses deux premiers microsillons publiés sous le nom de scène de Nappy Brown avec une face R&B et un slow pour la face B ; « That Man » et « Is it True »
C’est avec son troisième disque « Don’t Be Angry » (Savoy 1155) enregistré le mois de févier 1955 qu’il obtient son premier grand succès. La chanson se classe N°2 du R&B chart et N°25 Pop le mois d’avril. La reprise de « Don’t be Angry » par le groupe de doo wop canadien les Crew Cuts se classe N°14 Pop. Nappy est alors engagé dans les grandes tournées incluant les stars du R&B de l’époque. Il retourne dans le top 10 R&B l’été 1955 avec « Pitter Pat » (Savoy 1162) ; En 1958 Ray Charles obtient un hit avec sa composition « The Right Time » qui était basé sur un morceau de Roosevelt Sykes . Toujours en 1958, Nappy Brown revient dans les hit parades avec « It Don’t Hurt No More » qui se classe N°8 R&B et N°89 Pop le mois d’octobre. Il retourne une dernière fois dans le R&B chart le mois de décembre 1959 avec « I Cried Like a Baby » N°22, mais ne touche le public blanc du pop chart. Il tourne d’ailleurs essentiellement dans le circuit afro américain et on le voit régulièrement au Paramount et à l’Apollo. Nappy continue à enregistrer pour Savoy jusqu’en 1962, date de l’échéance de son contrat, il retourne alors chez lui en Caroline du nord et prend un emploi d’homme d’entretien à l’Université. Ayant disparu du circuit musical, les rumeurs les plus folles courent alors sur son personnage, on le dit en prison, voir mort !
Nappy Brow refait surface en 1969 avec un album enregistré à New York « Thank’s For Nothing ». En 1971, il revient au religieux avec un groupe vocal de gospel les Bell Jubilee Singers et un album sous le nom de Napoleon Brown & Southern Sisters chez Jewel. Sous le même nom il enregistre un LP sur son premier label Savoy fin 1976.
En 1983 un album live avec le groupe suédois les Roosters est enregistré dans le cadre d’une tournée scandinave. C’est à cette époque qu’il rencontre l’ancien guitariste de Muddy Water Bob Margolin qui l’encourage à retourner dans les studios, en 1984 ils se rendent ensemble a Atlanta pour l’Album « Tore Up ». En 1987, il enregistre a Dallas l’excellent « Something Gonna Jump Out the Bushes » qui marque un etour aux sources.
En 1988, il met en boite à Londres avec le saxophoniste Big Jay Mac Kelly l’album « Just For Me ». Il continue a enregistré abondamment jusqu’en 1997 essentiellement dans des studios de la Caroline du Nord ou du Sud.
Il fait un surprenant retour en 2007 sur le label Blind Pig avec « Long Time Coming » dans la veine de ses enregistrements du style « blues shouters » des fifties. Sur ce CD acclamé par les critiques, il es accompagné par le regretté Sean Costello, il reprend aussi son premier succès « Don’t Be Angry » et son premier enregistrement « That Man » . En bonus un live capté à Tempe dans l’Arizona le mois de février d 2OO2 « Aw Suck Baby avec Bob Corritore a l’harmo et Kid Ramos à la guitare. Hospitalisé cet été Napoléon Brown est décédé le 22 septembre 2008 au Merci Hospital de sa ville natale Charlotte Paix en son âme !


NAPPY BROWN Don't be angry 1955
Son associé :

ARTHUR ALEXANDER YOU BETTER MOVE ON

Publié le 18/08/2008 à 12:00 par surfinbird
ARTHUR ALEXANDER   YOU BETTER MOVE ON
En 1971, on retrouve Arthur Alexander qui avait disparu de la circulation depuis quelques mois dans le staff de compositeurs de Combine Music à Nashville aux côtés de songwriters renommés tel :Kris Kristofferson, Billy Swan, Tony Joe White et Donnie Fritts
En 1972, il signe chez Warner Bros ou il enregistre un album produit par Tommy Cogbill à Memphis dans le studio American de Chips Moman. Ce disque qualifié d’unique et délicieux par le magazine Rolling Stone comporte quelques fines compositions d’Alexandre. Sa vie sentimentale tourmentée continue à marquer ses textes, les autres chansons sont signées par Dennis Linde ou les vétérans de Memphis ; Donnie Fritts, Dan Penn et Steve Cropper.
Huit titres provenant des sessions Warner sont publiés en simples entre 1972 et 1973 ; le mid tempo « I’m coming home », « Mr John », le torride « Burning love » (une composition de Dennis Lindle que reprendra avec succès Elvis Presley N°2 Pop) et « Lover please » composé par Billy Swan pour Clyde Mc Phatter.
En 1975, il retourne a Muscle Shoals et réenregistre sa composition « Everyday i have to cry some » pour le label Buddah, quinze années après le refus de Dot, sa chanson se classe N°45 du pop chart. Mais une nouvelle fois les royalties lui passent sous le nez. Il déclare à l’époque "L'argent était toujours juste et si vous n'aviez pas de disque dans les hit parades, vous ne pouviez même pas travailler. Mais j'avais de grands succès et je n’ai jamais été payé en conséquence »
Il grave encore deux 45 tours pour Buddah dont « Sharing the night together » qui fait un petit tout dans le fond du R&B chart (N°92 juin 1976) Fin 1978 une reprise de ce titre par DR. Hook se classe N°6 du pop chart US
Désappointé, il retourne en 1976 dans l’Alabama, plonge dans la religion et s’occupe des jeunes de son église lors de l’école du dimanche. Deux années plus tard, il rejoint sa seconde femme à Cleveland et arrête de se produire dans les clubs. En 1981, il devient chauffeur de bus pour une association humanitaire.
En 1987 Paul Mc Cartney déclare dans un article de Bilboard que les Beatles cherchaient a sonner comme Arthur Alexandre, tandis que Keith Richard commente dans le même article ; « Lorsque les Beatles et les Stones ont eu leur chance d’enregistrer les uns ont repris « Anna » et les autres « You better move on » Ce qui devrait vous dire assez ! »
En 1982, l’excellent label anglais Ace réédite ses singles Dot sur le LP « A shot of Rhythm and blues », complété par « Soldier of love » en 1987. En 1989, Ace réédite aussi son album enregistré pour Warner en 1972.
En 1988, C’est Bob Dylan qui enregistre sa première chanson « Sally Sue Brown » sur son album Down in the Groove
En 1991, Rick Hall l’appelle et réussit à le convaincre de se produire lors des cérémonies de l’Alabama Music Hall of fame ou Alexandre est nominé. Puis c’est son ancien ami le compositeur Donnie Fritts qui lui propose d’interpréter six chansons lors de la nuit des compositeurs qui a lieu à New York le mois de septembre 1991.
Lors de cette soirée Arthur fait la connaissance de Danny Kahn un des directeurs d’Elektra qui lui propose une idée d’enregistrement pour sa série de disque American Explorer dont le but est de présenter au public les classiques de la musique américaine.
Considérant cette opportunité d’enregistrer comme une seconde chance, Arthur se montre très enthousiaste, arrête de boire et se donne à fond.
L’enregistrement a lieu entre le 7 et 12 février 1992 à Nashville avec le personnel suivant :
Arthur Alexander (vocals); Gary Nicholson (acoustic & electric guitars, background vocals); Dann Penn (acoustic guitar, background vocals); Tommy Spurlock (pedal steel guitar); Ben Vaughn, Reggie Young (guitar); Jim Spake (saxophone); Donnie Fritts (piano, electric piano, maracas, claves, background vocals); Thomas Cain (piano, organ, cowbell, tambourine, background vocals); Spooner Oldham (keyboards); Mike Leech (bass); Gene Chrisman (drums); Ashley Cleveland (background vocals). Additional personnel: The Nashville String Machine
Il enregistre 12 chansons, des anciennes et de nouvelles compositions dont l’émouvant « Lonely just like me » Si sa voix marque quelques signes de fatigue, elle reste magique comme sa relecture de « Every Day I Have to Cry Some," ou la ballade "If It's Really Got to Be This Way" ; On trouve aussi sur cet album « Johnny Heartbreak » un titre composé pour Otis Reding qui l’avait enregistré fin 1967 et qui figure sur son album postume Tell The Truh
« Lonely just like me » est distribué au début de l’année 1993, en mars de cette année, il se produit avec Sil Selvidge à Austin au Texas. Selvidge veut lui faire reprendre la route. Le 6 juin 1993 Arthur Alexandre se produit sur la scène du Summer Lights Street Festival de Nashville. Le lendemain il avait rendez vous avec le vice président des éditeurs de Nashville afin de discuter de ses droits d’auteur, après le meeting, il se sent mal et est emmené à l’hôpital ou il décède d’une crise cardiaque le 9 juin 1993, il avait 53 ans !
Peu de temps après sa mort est publié l’album de réédition « The Ultimate Arthur Alexander » que le magazine Bilboard qualifie de : «monument à un talent singulier ».
En 1994, Warner publie un CD « Rainbow road » qui reprend les titres de son album de 1972 et « Lover please » et « They’ll do it every time » publiés uniquement en simple en 1973
De nombreux musiciens venus de différents horizons lui rendent hommage en reprennant ses chansons sur le CD « Adios Amigo » publié en 1974. Un titre qu’il avait composé avec son ami Donnie Fritts à l’époque de Combine Music. Donnie l’interprète avec un autre ancien associé d’Arthur ; Dan Penn.
En 2007 son dernier enregistrement est réédité avec en bonus des titres live quelques démos.


DISCOGRAPHIE ARTHUR ALEXANDER

LP

You better move on Dot 3434 & 25434 USA 1962
You better move on London 2457 UK 1962
Arthur Alexandre Warner Bros 2592 USA 1972
Story of Rock & Roll (reissue of You better move on ) Ariola 28673 Germany 1977
A shot of Rhythm & Blues Ace 66 UK 1982
Soldier of love Ace 207 UK 1987
Arthur Alexander Ace 270 UK 1989

CD

« THE GREATEST » ACE 922 UK P 1989 /2006
Compilation de ses enregistrements simples de chez Dot



1. Anna (Go To Him) 2. You're The Reason 3. Soldier Of Love 4. I Hang My Head And Cry 5. You Don't Care 6. Dream Girl 7. Call Me Lonesome 8. After You 9. Where Have You Been (All My Life) 10. Shot Of Rhythm And Blues 11. Don't You Know It 12. You Better Move On 13. All I Need Is You 14. Detroit City 15. Keep Her Guessing 16. Go Home Girl 17. In The Middle Of It All 18. Whole Lot Of Trouble 19. Without A Song 20. I Wonder Where You Are Tonight 21. Black Night

« LONELY JUST LIKE ME » NONESUCH/ELEKTRA 961467 USA P 1993
Son dernier enregistrement
1.If It's Really Got to Be This 2.Go Home Girl 3.Sally Sue Brown 4.Mr. John
5.Lonely Just Like Me 6. Every Day I Have to Cry Some 7. In the Middle of It All
8.Genie in the Jug 9.Johnny Heartbreak 10.All the Time 11.There Is a Road
12.I Believe in Miracles

« THE ULTIMATE ARTHUR ALEXANDER » RAZOR & TIE 2014 USA P 1993
Compilation de ses enregistrements simples de chez Dot
1. You Better Move On 2. Soldier Of Love (Lay Down Your Arms) 3. Shot of R & B 4. Anna (Go To Him) 5. Everyday I Have To Cry Some 6. Call Me Lonesome 7. Detroit City (I Wanna Go Home) 8. In The Middle Of It All 9. Pretty Girls Everywhere 10. Go Home Girl 11. Whole Lot Of Trouble 12. I Hang My Head And Cry 13. You Don't Care 14. Keep Her Guessin' 15. Where Have You Been (All My Life) 16. Black Night

« YOU BETTER MOVE ON » MCA 30493 USA P 1993
Réédition du LP Dot avec en bonus quelques chansons parues en 45 tours

You better move on (LP Version) - Love letters - Hey! Baby - Funny how time slips away - Young world - A thousand stars - A hundred pounds of clay - Lover, please come back - Love me warm and tender - The wanderer - Don't break the heart that loves you - You're the reason - Anna ( Go to him) - A shot of rhythm & blues - Go home girl - Soldier of love - Dream girl - You don't care - Black night - You better move on (single version)

« THE RAINBOW ROAD » THE WARNER BROS RECORDING WAR. 45581 USA P1994

Réédition de l’album de 1972 publié chez Warner

1. Rainbow Road 2. Down The Backroads 3. I'm Comin' Home 4. In The Middle Of It All 5. Call Me Honey 6. Lover Please 7. You Got Me Knockin' 8. It Hurts To Want It So Bad 9. Love's Where Life begins 10. Come Along With Me 11. Burning Love 12. Go Home Girl 13. They'll Do It Every Time 14. Mr. John 15. Thank God He Came


« THE MONUMENT YEARS » ACE 805 (UK) P 2001

Ce CD regroupe les enregistrements d’Alexandre pour Fred Foster (Monument/Sound Stage 7) effectués entre 1965 et 1969 plus des inédits.

1. Baby For You 2. Other Woman (In My Life) 3. Stay By Me 4. Me And Mine 5. Show Me The Road 6. Turn Around (And Try Me) 7. Baby This Baby That 8. Baby I Love You 9. In My Sorrow 10. I Want To Marry You 11. In My Baby's Eyes 12. Love's Where Life Begins 13. Miles And Miles From Nowhere 14. You Don't Love Me (You Don't Care) 15. I Need You Baby 16. We're Gonna Hate Ourselves (In The Morning) 17. Spanish Harlem 18. Concrete Jungle 19. Taking Care Of A Woman 20. Set Me Free 21. Bye Bye Love 22. Another Place Another Time 23. Cry Like A Baby 24. Glory Road 25. Call Me Honey 26. Migrant 27. Lover Please 28. In The Middle Of It All





« LONELY JUST LIKE ME THE FINAL CHAPITRE » HACKTONE ADA799705 P2007

Réédition de son dernier CD de 1993 avec en bonus quelques titres live et des démos



1. If It's Really Got To Be This Way 2. Go Home Girl 3. Sally Sue Brown 4. All The Time 5. Lonely Just Like Me 6. Every Day I Have To Cry 7. In The Middle Of It All 8. Genie In The Jug 9. Mr. John 10. Johnny Heartbreak 11. There Is A Road 12. I Believe In Miracles

13.Introduction by Terry Gross - (Live On Fresh Hair)14.Go Home Girl - (Live On Fresh Hair)15.Interview Segment 1 - (Live On Fresh Hair)16.Genie in the Jug - (Live On Fresh Hair)17.Interview Segment 2 - (Live On Fresh Hair)18.You Better Move On - (Live On Fresh Hair)19.Interview Segment 3 - (Live On Fresh Hair)20.Every Day I Have to Cry - (Live On Fresh Hair)21.Solitary Man - (Hotel Demo)22.Johnny Heartbreak - (Hotel Demo)23.Genie in the Jug - (Hotel Demo)24.Lonely Just Like Me - (Hotel Demo)25.Anna (Go to Him) - (Live At the Bottom Line)26.Glory Road - (Hotel Demo)



1-12 from Lonely Just Like Me, re-ordered by Ben Vaughn)
13-20 recorded live on NPR's “Fresh Air," May 7, 1993
21-24 from original cassette of hotel room demos featuring Arthur Alexander, vocals; Ben Vaughn, guitars)
#25 recorded live at the Bottom Line in New York during “In Their Own Words: A Bunch of Songwriters Sitting Around Singing," September 5, 1991)
#26, hidden track, from hotel room demos)



ADIOS AMIIGO A TRIBUTE TO ARTHUR ALEXANDER RAZOR & TIE USA P1994
1. Anna (Roger Mc Guin) 2. Sally Sue Brown (Elvis Costello) 2:17 $0.99 Buy Track
Listen 3. If It's Really Got To Be This Way (Robert Plant) 4. Every Day I Have To Cry (Graham Parker) 5. You Better Move On (Chuck Jackson & Mark Knoffler ) 6. Old John Amos (Frank Black) 7. I'd Do It All Over Again (Marshall Crenshaw) 8. Let's Think About It (Sir Mc Rice & Michael Hill) 9. Lonely Just Like Me (John Pride) 10. Johnny Heartbreak (Corey Glover) 11. In The Middle Of It All (Nick Love) 12. From Now On (Zucchero) 13. Go Home Girl (Frank Black & Gary US Bond) 14. I Love You So (Felix Cavaliere & Veronica) 15. Baby Can't You Wait (Pookie Hudson) 16. Genie In The Jug (Gary US Bond)
Adios Amigo (Dan Penn & Donnie Frits)
Son associé :

ARTHUR ALEXANDER A SHOT OF RHYTHM & BLUES 1962

Publié le 05/08/2008 à 12:00 par surfinbird
ARTHUR ALEXANDER A SHOT OF RHYTHM & BLUES 1962
Avec ses chansons R&B teintées de country qui racontaient ses déboires sentimentaux le trop méconnu Arthur Alexander disparu en 1993 à 53 ans influença énormément au début des années soixante les groupes de Liverpool.
“Si les Beatles cherchaient un son c'était le R&B. C’était ce que nous écoutions et ce que nous voulions faire - ressembler à Arthur Alexander »
(déclaration de Paul Mc Cartney en 1987)



Arthur Alexander est né à Florence dans l’Alabama le 10 mai 1940. Son père guitariste de blues qui a vécu dans la pauvreté lui déconseille une carrière musicale. Mais dès ses 14 ans Arthur qui est fan des Clovers, des Dominoes et de Clyde Mc Phatter intègre un groupe de gospel les Heartstrings. La formation auditionne pour Tom Stafford un compositeur de Florence qui possède un petit studio d’enregistrement avec un magnéto à deux bandes.
En 1958, Alexander compose avec Henry Bennet un copain des Heartstrings la musique d’une chanson écrite par Stafford « She Wanna Rock ».
La chanson publiée par Stafford et son partenaire Rick Hall sous la bannière FAME (Florence Alabama Music Entreprises) est enregistrée en 1959 par le chanteur country canadien Arnie Derksen chez Decca.
En 1960, Stafford propose à Arthur le texte incomplet d’une chanson intitulée « Sally Sue Brown », Il la termine et compose la musique avec le guitariste Peanutt Montgomery. Alexandre enregistre alors cette chanson dans le drugstore de la ville avec Montgomery, Jerry Carrigan (batterie), Ray Barger (basse) et le pianiste Pig Robbins. Elle est publiée sous le nom de June Alexandre sur le label Judd propriété de Judd Phillips (le frère de Sam le boss de Sun). « Sally Sue Brown » est un petit succès local pour Arthur Alexander.
Entre temps, Arthur qui vient de se marier et père d’un enfant trouve un emploi de groom dans un hôtel.
L’été 1961, Stafford entend la dernière composition Alexandre « You Better Move On »
Il est immédiatement séduit par cette histoire d’amour dramatique sur une mélodie accrocheuse Il persuade Rick Hall de produire l’enregistrement dans son nouveau studio Fame qu’il vient d’aménager dans un ancien entrepôt de tabac.
Il est accompagné par une section rythmique composée de jeunes musiciens blancs du coin ; Dan Penn & the Pallbearers avec David Briggs (piano), Jerry Carrigan (drums) Norbert Putnam (basse) et le guitariste Terry Thomson qui compose la face B, le fantastique « A Shot of Rhythm & Blues » .
Rick Hall double l’accompagnement vocal de « You Better Move On » et emmène la bande à Nashville à la recherche d’une maison de disques. Après plusieurs refus, il rencontre le DJ Noel Ball qui représente le label Dot en ville avec qui il signe un contrat de distribution dans lequel Hall touchait 2% sur les ventes
Le disque sort le mois de décembre 1961 et atteint trois mois plus tard la 24 ème place du pop chart US. Du jour au lendemain Arthur Alexander accède au statut de star et passe chez Dick Clark dans le show TV American Bandstand.
Dot lui fait alors enregistrer un album dans les studios RCA de Nashville avec une nouvelle version de « You Better Move On » et toute une série de reprises de succès de l’époque ; « The Wanderer » de Dion, “A Hundred Pounds of Clay” de Gene Mc Daniels, « The Night Has a Thousand Eyes » de Bobby Vee, « Hey Baby » de Bruce Channel et le « Lover Please » de son idole Clyde Mc Phatter. Alexandre dont les relations avec Ball de chez Dot sont tumultueuses qualifiera par la suite cet album de merdique !
Dans les mains de Ball, Alexandre prend un virage plus commercial et pour son second simple chez Dot, il enregistre une composition du team Barry Mann/ Cyntia Well « Where Have You Been » qui se classe dans le top 60 Pop le mois de juin 1962.
Les chansons de ces deux premiers singles d’Arthur Alexander passent régulièrement sur Radio Luxembourg et deviennent rapidement les favorites des groupes anglais avides de R&B.
Dès 1962, les Beatles interprètent ; « Soldier Of Love », « Where Have You Been » et « A Shot of Rhythm & Blues ». Les Rolling Stones enregistrent « You Better Move On » sur leur premier EP, la chanson est reprise au fil des années par les Hollies (1964), Dave Berry, les Drifters, Billy Crash Craddock, Willy De Ville (1981), et même adaptée en français sous le titre « Tu peux t’en aller » pour Alain Dumas (EP Vogue 1963)
La face B de « You Better Move On » « A Shot Of Rhythm and Blues » devient un des classiques du rock anglais. Le rocker Johnny Kidd l’enregistre fin 1962 et sa version inspire Vince Taylor (Barclay 1964)
A Liverpool, les Beatles la chantent live a la BBC le mois d’août 1963, Gerry & the Pacemaker l’enregistrent sur leur premier LP (How do you like it – Columbia octobre 1963), elle est aussi au menu de :Cilla Black (1963) et Lee Curtis (1964)
Dans les 70’s « A Shot Of R&B » est revisitée par les Flamin’ Groovies (1972), Dave Edmunds (1974), Suzie Quatro (1974) A signaler aussi les reprises de ; Chris Spedding (1980) Van Morrison & Linda Gail Lewis (2000).
Avec l’argent gagné par « You Better Move On » qui s’est vendu a 800 000 exemplaires, un nouveau studio Fame est construit à Muscle Shoals. C’est Jimmy Hugues qui l’inaugure avec « Steel away », il reprend lui aussi « A Shot Of Rhythm & Blues » tout comme son compatriote Clyde Mc Phatter.
Le mois de juin 1962 sort le troisième single Dot d’Arthur Alexandre avec la ballade « Anna (Go to him) » une chanson inspirée tout comme « You Better Move On » par les relations difficiles qu’il entretenait avec sa femme. « Anna » se classe N°10 du R&B chart et N°68 Pop à la fin de l’année 1962 ;
Le mois de février 1963 les Beatles enregistrent « Anna » sur leur album « Please Please Me » et popularisent la chanson à travers le monde. En France c’est l’ex blouson noir de la Bastille, Moustique qui la reprend sur son premier EP.
Lors de la session d’Anna, Alexandre avait mis en boîte une autre de ses compositions « Everyday i Have To Cry Some » que Noah Ball n’a pas jugé utile de publier, ce qui va augmenter le sentiment de frustration du chanteur vis-à-vis de son label. La chanson est enregistrée par Steve Alaimo qui la place dans le pop chart à la 46 ème place et lui ramène des royalties conséquentes.
« Everyday i Have To Cry Some » est repris au fil des années par Dusty Springfield, les Bee Gees, les Gentry’s, les Mc Coys, Jerry Lee Lewis et Ike et Tina Turner qui la transcendent sur le fameux album produit par Phil Spector « River Deep Mountain High » en 1966
En France la chanson est popularisée par Claude François sous le titre « Chaque jour c’est la même chose » (1964), tandis que Marianne Mille la rebaptise « Oublie de pleurer » (1964). Quelques années plus tard en 1979 Eddy Mitchell en fait « Tu peux préparer le café noir »
Arthur Alexandre enregistre encore six autres excellents 45 tours simples pour Dot jusqu’en 1965 avec les meilleurs musiciens de Nashville comme ; Charlie Mc Coy, l’incomparable batteur Kenny Buttrey, les guitaristes Mac Gayden et Wayne Boss, Pig Robbins au piano et Henry Strezelecki à la basse
Il y a « Go Home Girl » que reprend Ry Cooder en 1977, puis essayant d’exploiter son aisance avec la musique country Ball lui fait enregistrer « I Wonder Where You Are Tonight » le hit de Johnny Bond couplé au gracieux « Dream Girl ». Suit « Keep Her Guessing » avec le renfort de Boots Randolf au sax et « Black Night » de Charles Brown qui est repris en France par Ronnie Bird avec la complicité de Mickey Baker (« Tout seul » EP Decca 1964) avec en face B sa composition « Old John Amos » avec Scotty Moore a la guitare, mais rien n’y fait le succès n’est plus au rendez vous
Ball malade c’est Bill Haney qui produit son dernier single Dot une fine interprétation du standard country « Detroit City ». La bande de la face B « You Don’t Care » est envoyée chez Norman Petty à Clovis pour être retravaillée par le groupe de rock les Fireballs.
Arthur est maintenant divorcé de sa femme Ann et vit à Nashville ou il partage un appartement avec le chanteur Joe Henderson.



En 1965, il signe chez Sound Stage 7 label subsidiaire de Monument où il enregistre 6 singles entre 1966 et 1970
Au printemps 1966, il tourne en Angleterre rencontre George Harrison, mais ses prestations dans les temples du R&B comme le Flamingo et le Ram Jam Club n’ont guère laissées de souvenir mémorable, Bill Millar présent au Ram jam note : il ne reste que trente minutes sur scène, puis alors qu’il interprète « If had a hammer » ( !), il regarde sa montre et quitte la scène sans terminer la chanson. Au Marquee, il interprète (Baby) for you » son premier disque pour Sound Stage 7 devant un public venu voir le groupe mods les Action. Arthur Alexander chante aussi son hit « You Better Move On » pour l’émission TV Ready Steady Go
Ses enregistrements R&B teintés de country pour Sound Stage produits le plus souvent par Chips Moman et arrangés par Bill « Rauchy » Justis étaient en dessous de ses précédentes productions. Se détachent du lot « Turn Around » qui swingue a la Jackie Wilson » et « Set Me Free », il grave aussi une cover de « Spanish Harlem » de B.E King, mais aucun de ses disques ne se classe dans les charts
Apparemment des problèmes de santé et de dépendances l’affectaient et perturbaient son travail, il disparaît même complètement de la circulation entre 1970 et 1972 !
A SUIVRE
Son associé :

EDGAR BLANCHARD & THE GONDOLIERS

Publié le 15/06/2008 à 12:00 par surfinbird
EDGAR BLANCHARD & THE GONDOLIERS
Edgar BLANCHARD 1917/1972


Edgar Blanchard fut l’un des plus talentueux guitaristes de R&B de la Nouvelle Orléans qui malheureusement a laissé peu de trace dans la cire.
Après sa démobilisation à la fin de la seconde guerre mondiale, il forme son propre orchestre les Gondoliers. C’est en 1949, alors qu’il se produisait au Bronze Peacok club à Houston au Texas qu’il est enregistré par le boss des lieux Don Robey. Le disque « Creole gal blues »/ « She’ll be mine » avec Blanchard au chant, Tommy Ridgley au piano et Silver Cook aux baguettes est publié sur le label Peacock sans succès. Blanchard retourne alors à New Orleans où il se produit dans le fameux club le Dew Dropp Inn. En 1950, il part en tournée avec Roy Brown et devient son chef d’orchestre jusqu’en 1951. Il participe à plusieurs enregistrements de Roy Brown durant cette période. Il reforme ensuite les Gondoliers et accompagne en tournée ou dans les clubs divers artistes tel ; Johnny Ace, Joe Turner ou Ray Charles. A partir de 1953, il travaille à la Nouvelle Orléans pour Atlantic ( Joe Turner,Ray Charles, Professor Longhair) et Specialty (Lloyd Price, Little Richard). Chez Specialty il met en boîte en 1956 deux disque instrumentaux sous son nom avec Roy Montrell à la seconde guitare “”Mr. Bumps”/“Ricki-Ticki-Too” (#585) et “Steppin’ High” / “Sweet Sue” (#586). Sous la direction de Paul Gayten il accompagne aussi dans les studios de la Nouvelle Orléans plusieurs artistes signés par Chess ; Eddie Bo, Bobby Charles, Clarence Frogman Henry et Paul Gayten lui-même. En 1958 Blanchard et quelques musiciens des Gondoliers enregistrent un simple pour Argo le sous label de Chess “Loud Mouth Annie” / “Heaven Or Heartbreak” publié sous le nom de Myles & Dupont qui sont : le pianiste Warren Myles et le saxophoniste August ‘Dimes’ Dupont..
En 1959,Edgar Blanchard collabore avec Joe Ruffino qui vient de créer le label Ric, le premier simple publié pour cette maison contient deux instrumentaux de Blanchard enregistrés pour Ace avec Huey Smith au piano et Lee Allen au sax “Let’s Get It”/ “Lonesome Guitar” (# 954) . Un autre 45 tours (# 957) est crédité aux Gondoliers avec un morceau chanté « You call everybody darling » avec Blanchard au banjo. Deux autres instrumentaux « Blues cha cha »avec son groove latino et « Bopsody in blue » qui a l’époque furent mis a l’écart pour promotionner le premier single de Johnny Adams accompagné par le band de Blanchard « I won’t cry » figure sur une compilation Rounder de 1988.
Blanchard est présent comme guitariste et arrangeur sur la plupart des enregistrements Ric et Ron (le second label de Ruffino).
En 1960, Edgar Blanchard enregistre avec les Gondoliers un album pour Ric avec notamment une version déjantée de « TomDooley » Les Gondoliers étaient alors composés de :
August Dupont (sax alto), Warren Hebrard (sax tenor), Lawrence Cotton(piano) Frank Fields (basse), Alonzo Stewart (bongo). Mac Rebennack alias Docteur John fut membre de sa formation dans les années soixante. On retrouve Blanchard dans les studios en 1964 pour accompagner à la guitare le chanteur Prince Royals (Bandy LP 70009-P1981)
Edgar Blanchard est mort d’une cirrhose du foie le mois de septembre 1972

en écoute: Lawdy Mama from LP New Orleans R&B
Son associé :

ETTA JAMES GOOD ROCKIN' MAMA

Publié le 02/06/2008 à 12:00 par surfinbird
ETTA JAMES GOOD ROCKIN' MAMA
ETTA JAMES
GOOD ROCKIN’ MAMA
The Modern & Kent recordings 1955/59

Etta James est née à Los Angeles le 25 janvier 1938. Elle se produit dès son enfance dans la chorale de l’église Saint Paul de L.A. A 15 ans elle chante avec les Peaches formées avec Abbye et Jean Mitchell deux filles plus âgées et fan des Midnighters de Hank Ballard. En réponse au hit très controversé des Midnighters « Work with me Annie », le trio compose « Roll with me Henry » et prend contact avec Johnny Otis. Ce dernier les convoque dans les studios Modern le jour du thanksgiving 1954. Johnny Otis va leur faire interpréter la chanson sous la forme d’un duo en utilisant le chanteur de R&B Richard Berry pour donner la réponse à Etta. Bénéficiant de l’accompagnement de l’orchestre de Johnny Otis, « Roll with me Henry » rebaptisé « The Walflower » (Modern 947) se classe quatre mois plus tard N°1 du R&B chart le mois de février 1955. Une reprise par la chanteuse blanche Georgia Gibbs intitulé sobrement « Dance with me Henry » se classe N°1 Pop. Etta James part alors en tournée a travers les Etats-Unis avec les plus grandes star du R&B
« Hey Henry » dont le fameux Henry est toujours la vedette est le titre de son second single Modern (957) en 1955 avec au piano Devonia Williams Suit « Good rockin Daddy » couplé à « Crazy Fellin » deux titres gravés avec le groupe de doo wop les Dreamers avec Jesse Belvin. « Good rockin’ Daddy » se classe N°5 du R&B fin 1955
Etta enregistre ensuite « W.O.M.A.N » (Modern 972) inspiré par le style de Muddy Water.
En 1956, sort « My one and only (Modern 984) couplé a une composition de Richard Berry le rock medium « I’m a fool ».
« Shortnin’ bread rock » (Modern 988) qui suit est un rock & roll basé sur une veille rime de chanson enfantine et est publié sous le nom de Etta « Miss Peaches » James. La ballade de la face B « Tear of joy » est une composition de Leiber & Stoller gravée à l’origine par Linda Hopkins en 1953.
Début 1956, les frères Bihari patrons de Modern emmènent plusieurs de leurs artistes
dont Etta James à la Nouvelle Orléans pour les faire enregistrer dans les studios de Cosimo Mattassa afin de recréer le son sauvage qui figure sur les disques de Little Richard. Dans les studios sont présents les meilleurs musiciens de la ville ; Lee Allen, Harold Battiste, Dave Bartholomew, Justin Adams et Earl Palmer.
Sa composition à la Little Richard « Tough lover » ( Modern 998) publiée en septembre 1956 avec un furieux solo de sax de Lee Allen est le titre le plus rock & roll and qui émerge de cette session. Sur le recto du disque une intense ballade soul « I’m a fool » composée par sa mère Dorothy Hawkins.
Le disque suivant « Good Lookin’ » (Modern 1007) a été écrit par Maxwell Davis qui dirigeait l’orchestre de studio de Modern.
Etta retourne à la Nouvelle Orléans une seconde fois en 1957 pour enregistrer le mid tempo « The Pick Up » (Modern 1016) une chanson sur la drague ou elle clame « les Cadillacs ne m’excite pas j’en ai déjà une ! » La face B du single « Market Place » évoque le marché de La Nouvelle Orléans avec un parfum de calypso.
Lors de son séjour à la Crescent city, Allen Toussaint lui avait offert une chanson qu’il venait d’écrire sous le pseudo de Frank Tableporter « Come what may ». Le disque comprenant le morceau de Toussaint est publié l’été 1957 (Modern 1022) avec en face B une reprise de « By the light of the silver moon » que venait d’enregistrer Little Richard. A la Nouvelle Orléans Etta réenregistre aussi son premier hit « Roll with me Henry » avec des arrangements plus rapides et rock and roll sous le titre « Dance with me Henry » pour capter l’attention des jeunes amateurs de rock and roll.
Après 10 singles publiés par Modern, la ballade soul « Sunshine of love » sort en 1958 sur le nouveau label Kent des frères Biharis. En 1959, elle enregistre en duo avec le leader des Monglows ; Harvey Fuqua sous le nom de Betty and Dupre une romance composée par le duo « I hope you’re satisfied » qui est couplée au plus énergique « If it ain’t one thing » (Kent 318)
Trois autres 45 tours seront publié par Kent en 1960, l’année ou Etta James signe chez Chess
Sa relecture de « Dance with me Henry » (Kent 345), les ballades « How big a fool » (Kent 352) et « Do Something crazy » (Kent 370) publiées avec la même face B « Good rockin daddy »
Sur les différentes rééditions de la période Modern/Kent par Ace Records on trouve d’autres titres non parus en simple à l’époque comme :
« Be my lovey dovey » écrit par Richard Berry qui date de 1955,« Strange things Happening » une composition de Sister Rosetta Tharpe ou l’on retrouve les racines gospel d’Etta James qui date de 1958. « That’s All » qui figure en face B de « Woman » est également une reprise de Rosetta Tharpe. Parmi les autres chansons ;
La déclaration d’amour « Nobody love you (like me) , l’entraînant « Hickory dickory dock », « You known what i mean » une composition de Berry Gordy, qui signe aussi avec Harvey Fuqua « We’re in love » et la ballade doo wop « Don’t you remember »



LP
Good rockin mama Ace CH 33 P 198 ?
Tuff lover Ace CH 73 P 1983
CD
The complete Modern and Kent recordings CD Ace P 2005

ETTA JAMES: "The wallflower (roll with me Henry) Modern 947 P 1955
Son associé :


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