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surfinbird Description du blog :
Blues, Rhythm & blues,
Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage Catégorie : Blog Musique Date de création :
10.08.2007 Dernière mise à jour :
25.04.2008
L’histoire de Nathaniel Mayer (il est né le 10 février 1944) commence un jour de 1961, lorsqu’il se rend à vélo chez Fortune records, armé de chansons adolescentes plein la tête et le désir brûlant de devenir une idole des jeunes.
Fortune était un label indépendant fondé par le couple Devora et Jack Brown qui régnait alors avec sa foule de labels satellites dans le Détroit pré Motown de la fin des années cinquante
Aux Brown’s, le jeune Nathaniel raconte son premier fait d’arme, à 15 ans il avait composé une chanson intitulée « Silly Millie » qu’il avait proposé à King/Federal qui la fait enregistrer à un groupe du coin sans contrepartie pour le garçon.
Chez Fortune, il a plus de chance, on lui signe un contrat et il enregistre un de ses textes « My Little darling ». Ce mid tempo à la veine pré soul renforcé par des chœurs féminins se démarque par ses arrangements incongrus maracas et flûte traversière plus quelques apparitions de sax. La face A de ce disque (Fortune 542) précurseur de la soul naissante est une magnifique ballade « My last dance With You » composée par Devora Brown et enregistrée avec des copines d’école les Fabulous Twilights .
Son second enregistrement l’utopiste « The village of love » (Fortune (545) est encore fortement marqué par le doo wop tout comme sa face B la ballade « I want a woman ». Distribué à travers le pays par United Artists « Village of love » est un hit en ce printemps 1962 et se classe N° 16 du R&B chart et 22 pop et lui vaut un passage dans American Bandstand l’émission TV de Dick Clark
Les artistes de chez Fortune formaient avec leur boss une véritable famille, Nathaniel fréquente l’autre déjanté du R&B André Williams et le leader des Diablos ; Nolan Strong.
Il est désormais une star à Detroit et rencontre même son idole James Brown, tout semble baigner pour Nathaniel pourtant son village de l’amour restera son seul et unique tube.
Son troisième disque comporte le sauvage et bluesy « Leave me alone » avec ses guitares surf et l’émouvante ballade « Hurting love » (Fortune 547)
Pour Noël, il demande a Santa Claus qu’il lui ramène sa belle dans « Mr Santa Claus » (Fortune 550) .
Trois singles sortent en 1963 ; «Well i’ve got news» toujours aussi merveilleux et ex face B de Mr Santa couplé au rayonnant « Work it out » brailler par Nathaniel sur une rythmique sauvage (Fortune 555)
Le magnifique « I had a dream » (Fortune 554) et sa ballade soul "I’m not gonna cry » et « Return to the Village of love » (Fortune 557) une suite carrément funky de « Village of love », ou il tente sans succès de recapitaliser son premier tube. Mais face à la domination de Motown ces simples sont éclipsés.
Fortune édite aussi en cette année 1963 un album, en fait deux quasi similaires l’un intitulé « Village of Love » - Nathaniel Mayer & Twilights (Fortune 8013) l’autre « (Going Back to the) Village of Love « - Nathaniel Mayer & Fabulous Twilights (Fortune 8014)
Ou parmi les titres de ses singles on trouve l’une des meilleures reprises soul du « Summertime » de Gerschwin
Un seul single paraît en 1964 « A place i know » (Fortune 562) ou l’on retrouve des réminiscences doo wop et qui est publié sous le nom de Nathaniel Mayer and the Dynamics with the Crescendals avec le funky « Don’t come back » calqué sur James Brown. Puis il faut attendre 1966, ou est publié son dernier 45 tours Fortune « I want love and affection (not the house of correction) » digne des pépites Stax. Ou il chante « J’ai été condamné en 1963 pour attaque a main armée mais j’ai besoin d’amour et d’affection pas de maison de correction ». La B side « From now on » est tout aussi groovy .
Dans sa production Fortune, il n’y a rien à jeter, de la pur soul des ghettos, l’intégrale de ses enregistrements Fortune a été rééditée par Vampi Soul !
Curieusement alors qu’à cette époque le nouveau son Motown de Detroit envahie le monde Nathaliel Mayer ne fait pas partie de la fête. Mayer déclare avoir été approché par Motown pour chanter avec le groupe vocal les Contours (N°1 en 1962 avec « Do you love me ») mais qu’il préférait se produire sous son nom (Soul bag N°190)
Après son départ de Fortune, Mayer enregistre en 1968 « Bald Headed Woman » un disque produit par GinoWashington resté inédit et que le label Norton va rééditer en 2002
Mayer traîne ensuite semble t’il avec le gang des Earl Flynns, des gangsters flamboyants qui prirent le nom de l’acteur qui Errol Flynn qui écumèrent Detroit dans les 70’s
Il faudra alors attendre 1980, pour retrouver Mayer dans un studio pour un single disco autoproduit « Super Boogie »/ »Raise the curtain high » (Love Dog 101)
En 1996, le groupe garage Detroit Cobras fait revivre son Village of love ( Human fly)
C’est sous l’impulsion de son ami Geno Washington qu’il retourne sur scène, pour le millénium concert puis il est invité à la Nouvel Orléans en 2003 pour le festival annuel the Ponderosa stomp qui célèbre les musiques roots
En 2004, Nathaniel Mayer signe chez Fat Possum et fait un come back remarquable avec l’excitant album « I just want to be held » qui nous ramène à la grande période de la soul urbaine.
Le CD démarre avec l’énergique « I wanna dance with you » suivit d’une première surprise une crade cover de « I Fount out » de John Lennon (du LP Plastic Ono Band 1970) « Satisfied Foll » seconde reprise est une petite perle remplie de cuivre avec un orgue Farfisa en contrepoint. « I’m in love » est un superbe mid tempo soul. Mayer a écrit sept des dix chansons que comporte cet album sur lequel il n’y a rien à jeter. « Leave me alone » relecture de son troisième simple Fortune de 1962 avec son solo de guitare vous donne la bougeotte tandis que « You gotta work » est plus rock.
« From Now On » dernière reprise est à nouveau de la soul pur jus, tout comme le dragueur « Stick it lick it ». « Your the one » une magnifique ballade soul. Le disque se termine avec « What’s your name » dans la veine garage rock
Sur son dernier opus toujours aussi excentrique « Why don’t you give it to me » paru en 2007 chez Alive Natural sounds sa voix caverneuse sonne usée et semble sortir d’outre tombe. Les cuivres sont abandonnés, place au rock garage teinté de psychédélisme à faire fuir les puristes soul. Mayer est entouré d’une paire de jeunes musiciens rock de Detroit ; les guitaristes Matthew Smith (Outrageous Cherry) et Dan Auerbach (Black Keys), le batteur Dave Shettler (SSM) et le bassiste Troy Gregory qui lui tissent une toile complexe avec leurs instruments
Plage 1 : « Why Don’t you give it to me » un mid tempo bluesy qui donne son nom au CD avec une superbe pochette, suit « White dress » un des titres forts de l’album qui sonne très garage voir punk « I’m a lonely man » a des accents psyché. « Please don’t drop the bomp » baigne dans un climat étrange. Fringant (ou pas ! vu son état) en tout cas le vieux briscard remarque encore les belles filles et le fait savoir dans «Everywhere a go » et devient encore plus salace avec « Why dontcha show me » et on a l’impression a tout moment qu’il va pousser son dernier râle !. « What would you do ? » enchaine sur « Doin’ it » est une longue fresque de plus de 8 minute qui baigne a nouveau dans le psychédélisme .Le disque se termine avec le cool « Dancing Mood » sur un air rock steady
Le 2 décembre 2007 Nathaniel Mayer s’est produit à la Maroquinerie à Paris accompagné par trois jeunes musiciens de la scène garage de la Motor city ; le guitariste Matthew Smith qui a participé à l’enregistrement de « Why don’t you give me », Chad Gildchrist (basse) et Bob Mulrooney (batterie)
Dans la salle au trois -quarts vides, il n’y guère qu’une centaine de spectateurs plutôt jeunes pour faire un triomphe à Nathaniel qui arrive impeccable en costard blanc marchant péniblement avec sa canne.
Nathaniel Mayer figure aussi au générique du film de Dan Rose « Wayne Country Ramblin’ »
Ses trois CD qu’on arrive à trouver à des prix corrects sont indispensables a tout amateur de R&B & Soul qui se respecte
actu: 22 avril 2008
Nathaniel Mayer est actuellement hospitalisé suite à une attaque cardiaque
Nathaniel is still in the hospital, slowly recovering from the stroke. His right side and speech have been affected. He is more alert now, and though speech and movement are difficult for him at the moment, the slight improvements he's made are encouraging. The X-rays reveal that the damage from the stroke was limited to a small area, so the doctors think a considerable recovery is possible. Nate is aware of the many messages he's recieved here. Knowing how much everyone cares about him is giving him strength. Also, listening to lots of James Brown on the CD player is doing him good.
CD
I JUST WANT TO BE HELD FAT POSSUM P 2004 *****
I WANT LOVE AND AFFECTION NOT THE HOUSE OF CORRECTION
VAMPI SOUL VAMPI 072 *****
WHY DON’T YOU GIVE IT TO ME ALIVE NATURAL SOUNDS 0079-2 P2007 ****
Au début des années soixante, Andre Williams quitte le couple Brown les propriétaires du label Fortune. Il va collaborer avec Berry Gordy le fondateur de Motown dont il a fait connaissance grâce a son coiffeur. Williams va devenir producteur, compositeur et arrangeur,
il enregistre d’abord un single pour l’éphémère sous label Miracle qui n’opéra qu’en 1961 « Rosa Lee »/ « Shoo Oo » disponible aujourd’hui dans la collection Motown singles en CD . Willams revendique près de 90 compositions pour ce label, il signe par exemple : « Soldier’s Plea » (Tamla 54063) pour Marvin Gaye en 1962, co signe « Thank You For Loving Me » (Tamla 54090) face B du sixième single de Little Stevie Wonder fin 1963 et la face B du N°1 « My Guy » pour Marie Wells « Oh Little Boy ( What You Do To Me ) » (Motown 1056) en 1964.
Les relations de Berry Gordy avec l’électron libre Williams sont plutôt houleuse et Williams va être viré plusieurs fois mais souvent rappelé par le patron de Tamla Motown.
En 1963 Andre rejoint George Leaner propriétaires des labels Mar V Lus et One Derful où il écrit « Shake A Tail Feather » pour les Five Dutones. Ce morceau de R&B très brut et dansant se classe N°22 dans le R&B chart et N°51 pop l’été 1963 et sera repris par de nombreux artistes aux fils des années. Williams qui avait composé une musique destinée au disque suivant des Five Dutones essaye la voix de Alvin Cash présent dans le studio sur ce morceau intitulé « Twine Time ». Alvin Cash enregistre finalement le titre fin 1964 sur Mar-V-Lus et c’est a nouveau le jack pot pour Williams N °4 R&B et N°14 Pop en janvier 1965.
Chez Leaner, il travaille aussi avec les Du-Ettes et le pianiste de R&B Harold Burrage. Avec ces différentes réussites, Berry Gordy le rappelle pour relancer sans succès la carrière du groupe vocal les Contours.
Par la suite, il est contacté par la major Mercury en tant que directeur des enregistrements pour le Midwest du label subsidiaire Blue Rock. Il produit l’original de « Mustang Sally » pour l’ex membre des Falcons ; Mack Rice que ce dernier a écrit et enregistré avec le renfort des Meditation Singers avec Laura Lee (Blue Rock 4014- 1965).
Il travaille aussi avec la chanteuse de Detroit Johnnie Mae Mathews et tente de relancer sans succès la jeune chanteuse Joyce Kennedy dont il avait produit le premier single pour Blue Rock dès 1963
« Darling i still love you ». En 1966 Blue Rock cesse ces activités, Williams est embauché par Ed Wingate propriétaire des labels Golden Worl et Ric Tip toujours à Detroit
Avec son orchestre il enregistre quelques perles instrumentales soul funk comme « Loose Juice et « Dot It » en 1966 sur le label Wingate de son nouveau boss et promotionne Laura Lee et son compère de chez Fortune Gino Parks. « My Sophisticated Lady »/ « Talkin' About My Baby » sur le label Golden World. Pour Laura Lee il compose « So will I » qu’il a produit et il est le co producteur de l’autre face « To Win Your Heart » (Ric Tic 110 3/1966).
Chez Ric Tic Andre Williams enregistre aussi l’un de ses meilleurs morceaux de cette période « You Got It And I Want It ».Dés 1968 les petits labels de Wingate passent sous le giron de Tamla Motown.
Pour le label Avin, Andre Williams grave avec son orchestre l’instrumental funky « Rib Tips Part 1 & 2 » avec un sax immonde qui hurle qui fait un tour dans le fond du top 100 pop en janvier 1966. Un autre disque instrumental tout aussi funky suivra sur ce label « Hard Hustling »/ « Soul party ».
En 1967 Andre Williams fonde le label Sport avec un certain Shelly Stewart et enregistre le dansant « Pearl Time » qui se classe N° 90 du pop chart durant l été.
Puis il laisse son ami et se rend à Chicago et se fait embaucher par Chess en tant qu’artiste et producteur. Un premier single est enregistré sur Checker « The Stroke » dans la même veine funky que ses précédents singles avec des voix féminines surexcitées et un Andre bourré !
(You got it and i want it live Belgrade 2001)
Avec le mac« Cadillac Jack » (Checker 1205) enregistré avec le saxophoniste Monk Higgins et le groupe vocal les Dells, il retourne dans les classements des meilleures ventes R&B #46 en octobre 1968. Deux autres 45 tours seront publié par Checkers et deux chez Chess dont un avec la chanteuse soul Jo Ann Garrett.
En 1968 ? il collabore avec Natural Bridge Bunch pour le single « Pig Snoots » et produit le groupe soul de Chicago. Bull & the Matadors avec « The Funky Judge » sur le label Toddlin’ records qui se classe N° 9 du R&B chart et N°39 pop a la fin de l’année 1968.Il compose aussi quelques chansons pour les Parliament et Funkadelic.
Andre Williams participe aussi à la création du label Bamboo avec Mamie et Lee Hutt qui décroche un hit fin 1969avec Mell & Kim « Backfield in motion » N°3 R&B N°10 pop
Il s’occupe également du bluesman Bobby Bland chez Duke. Au tournant de la décenie, il s’installe en Calfornie et collabore avec Ike et Tina Turner et participe aux sessions de "Let Me Touch Your Mind"en 1973.
Mais cette collaboration avec Ike va le mener a sa perte, Williams va sombrer dans la drogue et suivra une longue période de déchéance et d’oublie !
DISCOGRAPHIE 60’s
Please Give Me A Chance/I Still Love You Ronald 1001 P19 ??
Rose Lee/Shoo Oo Miracle 4 P1961
Loose Juice/Sweet Little Pussycat Wingate 014 P1966
Do It ! Part 1/Do It Part 2 Wingate 021 P1966
Rib Tip’s Part1/Rib Tip Part 2 Avin 103 P 1967
Hard Hustling/Soul Party A Go Go Avin 105 P1967
Pearl Time/Soul Groove Sport 105 P1967
You Got It And I Want It/I Can’t Stop Crying Ric Tic 124 P1967
The Stroke/Humpin4 Bumpin’ & Thumpin’ Checker 1187 P1967
Cadillac Jack/Mrs Mother USA Checker 1205 P1968
Do The Popcorn/It’s Gonna Be Fine In 69 Checker 1214 P1969
Gridle UP Part 1/Gridle Up Part2 Checker 1219 P1969
Same Time,Same Thing,Same Place/A Rockin’ Good Way Chess 2079 P1969
The Stroke/Cadillac Jack Chess 9005 P196 ?
LP DETROIT SOUL VOL.3 DETROIT LP 1960 P 2002
Sweet Little Pussycat / Loose Juice / You Got It I Want It / I Can't Stop Cryin' / Pearl Time / Soul Groove / Humpin', Bumpin' & Thumpin' / The Stroke / Do It! Pt.1 / Shake A Tailfeather (by The Five Du-Tones) / Sugar Daddy (by The Du-ettes) / Do The Popcorn / It's Gonna Be Fine In '69 / Girdle Up (vocal) / Girdle Up (instrumental) / Rib Tip's, Pt.1 / The Concentration (by Johnny Sayles) / Divorce Court (by The Five Du-Tones) 2002 US
LP DETROIT SOUL VOL.4 DETROIT LP 1961 P 2002
Jo Ann Garrett & Andre: A Rockin' Good Way / J.J. Barnes: I Ain't Gonna Do It / Natural Bridge Bunch: Pig Snoots, Pt.1 / Natural Bridge Bunch: Pig Snoots, Pt.2 / Ray Scott: Lily White Mama, Jet Black Dad / Ray Scott: The Prayer / Jomo (=Andre Williams): Uhuru (African Twist) / Jomo (=Andre Williams): Hangin' Out / Sir Mack Rice: Mustang Sally / The Dramatics: Inky Dinky Wang Dang Doo / Andre Williams: Chicken Thighs / Sir Mack Rice: Daddy's Home To Stay / Jeanette Williams: Hound Dog / Jeanette Williams: Stuff / Bull & The Matadors: The Funky Judge / Bull & The Matadors: The Funky Judge (instrumental) / Mary Wells: Oh Little Boy
CD « Mr. RHYTHM IS BACK » Revolvo Records 2845503 P1994
25 titres dont le meilleur de la période soul funk des 60’s provenant de ses enregistrements de chez Wingate,Ric Tic,Sport,Avin,Checker et Chess avec deux inédits R&B des 50’s et deux relectures de 1986 de son hit de 1956 « Bacon Feat » et de sa face B « Just because of a kiss » déplacées sur ce disque essentiel sur sa seconde période de sa carrière.
1.Sweet Little Pussycat/2.Loose Juice/3.You Got It And I Want It/4.I Can't Stop Trying
5.Pearl Time/6.Soul Groove/7.Soul Party A Go G/8.Hard Hustling/9.Humpin'Bumpin' And Thumpin'
10.It's Gonna Be Fine In 69'/11.Do The Popcorn/12.Mrs.Mother U.S.A./13.Girdle Up (Vocal)
14.Girdle Up (Instrumental)/15.Rib Tips Part One/16.Rib Tips Part 2/17.Cadillac Jack
/18.Bacon Fat 86'/19.Just Because Of A Kiss/20.Please Give Me A Change
/21.I Still Love You (Alternate Version)/22.The Stroke
/23.The African Twist (Uhuru)/24.I'm Movin'On (Unissued)/25.I Just Wanna' Little Love Love Lovin' (Unissued
CD « RIB TIPS & PIG SNOOTS SOUL TAY » RARE & UNRELEASED AU-GO-GO SOUL, 1965-1971 Shus records 6345 ,P 2000,
Jivin' Around (take 1) / Rib Tips, Pts 1-2 / You Got It And I Want It / Do It (take 1) / Pearl Time / Pig Snoots, Pts 1-2 / I Heard It Through The Grapevine / Bassology (alt. take) / Hard Hustling / Soul Party A-Go-Go / Do It (take 2) / Soul Groove / Loose Juice / Sweet Little Pussy Cat / Black Bull / Chicken Thighs / Jivin' Around (take 2) / I Wake Up Crying / Christmas Wish
16 enregistrements de de nombreux instrumentaux crasseux et funky provenant de ses 45 tours Avin,Ric Tic, Sport,Wingate et d’origines plus obscurs
enregistrements 1965 - 1971 - 16 titres
Superbe compilation de 16 titres ce qu'il a enregistré et produit pendant sa période Chess. Une pochette terrible, pas mal d'instrumentaux greasy, funky & soul du meilleur effet , des parties de cuivres et des choeurs superbes tout au long du disque, une flûte du meilleur effet sur "Hard Hustling" et des vocaux qui tuent comme dans "Pearl Time" ou "Sweet Little Pussy Cat"
CD READ BEANS & BISCUITS RARE & UNRELEASED RECORDINGS 1966-1970 P 2005
1.Red Beans (Bo Hog Stomp)/2.Can You Deal With That/3.Andre's Guitar Groove/
4.Andre's Jam (Take 1)/5.If I Didn't Love You/6.Andre's Fender Rhodes Groove/
7.Thunder Thighs/8.Pass The Biscuits/9.I'm The Rock/10.Andre's Thang/11.I Miss You So/
12.Daniel Boone/13.Baby, Baby Baby/14.Lips/15. Streakin' Song/16.Andre's Bag
Quelques uns des meilleurs titres enregistrés par Andre parmi les plus rares comme ceux enregistrés chez Duo à Chicago. Beaucoup d’instrumentaux faisant le pont entre la soul de la fin des années soixante et le funk des 70’s. On retrouve aussi son travail en compagnie d’autres artistes Ann Garret, les Profiles, le Jimmy Ed Trio ou les Velvet Hammer
MOVIN’ON WITH ANDRE WILLIAMS GREASY & EXPLICIT SOUL MOVERS 1956 & 1970 VAMPI SOUL 073
Cette anthologie (pas toujours de bonne qualitée) semble être une bonne introduction à l’univers d’Andre Williams puisqu’elle couvre sa période R&B des 50’s chez Fortune et ses enregistrements soul funk des 60’s
1. Bacon Fat - Andre Williams & His New Group 2. I Just Want a Little Lovin' - Joe Weaver & His Blue Note Orchestra, , Andre Williams 3. Greasy Chicken - Ted Walker Orchestra, , Andre Williams 4. Jail Bait - Charlie Morris, , Andre Williams 5. (M M M M Andre Williams Is) M-M-Movin' - Five Dollars, , Andre Williams 6. I'm Movin' On [#] - Andre Williams 7. Bassology [#] - The Lancers, , Andre Williams 8. Jivin' Around [#] - The Lancers, , Andre Williams 9. Black Bull - The Lancers, , Andre Williams 10. Loose Juice - Andre Williams & His New Group 11. Sweet Little Pussycat - Andre Williams & His New Group 12. Rib Tips, Pt. 1 & 2 - Andre Williams & His New Group 13. Soul Party a Go-Go - Andre Williams & His New Group 14. Soul Groove - Andre Williams & His New Group 15. (Uhuru) African Twist - Andre Williams 16. Chicken Thighs [#] - Andre Williams 17. Hard Hustling - Andre Williams & His New Group 18. Humpin' Bumpin' and Thumpin' - Andre Williams 19. Stroke - Andre Williams 20. You Got It, I Want It - Andre Williams
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André Williams est né dans l’Alabama le mois de novembre 1936. Il passe une partie de son enfance dans le nord des Etats-Unis avant de retourner dans le sud vivre avec son grand père à la mort de sa mère en 1943. Son grand père étant trop autoritaire, il retourne à Chicago chez son père ouvrier dans une aciérie. Ce dernier ne s’occupant pas de lui il est obligé de faire la plonge après l’école pour survivre. C’est dans les clubs aux alentours de son lieu de travail qu’il découvre le R&B mais c’est surtout Cab Calloway qu’il voit dans un film musical qui l’impressionne.
Menacé d’être placé dans un centre, suite à ses absences scolaires, il s’engage dans l’armée à 14 ans avec les papiers de son frère. Il s’enfuit rapidement et on le retrouve chantant dans les rues de Chicago avec des groupes de doo wop. Entre temps son frère est incorporé dans l’armée et on découvre le pot au rose, le jeune Andre est recherché et traduit devant une cour martiale. Les juges le condamnent à un an d’emprisonnement mais son avocat soulignant sa jeunesse réussit à le tirer de là. Il s’installe alors à Detroit. Un soir, il se présente à un concours d’amateurs qu’il remporte grâce a sa prestation scénique. La semaine suivante le présentateur le surnomme « monsieur rythme » et l’organisateur le met en contact avec Jack & Devora Brown les patrons du label Fortune. L’été 1955, il signe un contrat en tant qu’artiste solo et membre d’un groupe vocal.
Il enregistre son premier single dans l’arrière boutique des Brown sous le nom de Andre Williams & the Don Juans dans le style Robins/Coasters « Goin down To Tia Juana » (Fort.824) . La face B « Pullin’ Time » est une chanson de taulard inspiré de son incarcération suite à sa désertion dans laquelle il chiale carrément !
Les Don Juans étaient en réalité les Five Dollars baptisés ainsi par la patronne de Fortune. Andre avait fait la connaissance des Five Dollars avec qui il harmonisait dans les rues de Détroit par l’intermédiaire de son beau frère Eddie Hunt le leader ténor du groupe .Les autres membres étaient , James Drayton (baryton/ténor) Lonnie Herd (ténor) Charles Evans (basse) et ils venaient d’enregistré l’été 1955 leur premier disque chez Fortune « Harmony of love » (Fort 821) Ce morceau avec Andre comme ténor avait l’originalité de ne pas avoir de texte, les membres utilisant leurs voix comme des instruments. Si certains membres des Five Dollars perçoivent Andre comme un intrus au sein de leur formation vocale pour Devora Brown il apporte un plus avec ses talents de danseur et d’animateur.
Les Five Dollars enregistrent ensuite avec le pianiste et chanteur Joe Weaver « Baby I love You So » (Fort 825) qui parait en janvier 1956 sous le nom de Joe Weaver and The Don Juans. En mars est publié sous le nom de Five Dollars « So Strange » ne comportant que des harmonies et qui un remake de leur premier enregistrement « Harmony of love » couplé à une reprise des Orchids « You Know I Can’t Refuse » (Fort 826). Le nom de Don Juans fut surtout utilisé lorsqu’ils faisaient les chœurs derrière d’autres artistes, et pour la scène la formation vocale utilisa les deux noms. Fortune publie ensuite le mid tempo « Mozelle » (Fort 827) single solo d’Andre Williams avec l’orchestre de Joe Weave avec l’excellent blues « Just want a little Lovin’ » en B side. C’est Williams qui est a nouveau le leader sur l’excellent « It’s All Over »/ « Bobby Jean » (Fort. 828) qui parait durant l’automne sous le nom de Andre Williams & The Don Juans. Le groupe harmonise aussi derrière Don Lane « Ooh Oh ! Those Eyes »/ « Cha Cha Of Love » (Fortune 520) deux titres également au menu du groupe phare du label Fortune les Diablos. Ils accompagnent aussi Chet Oliver sur « Cool As A Cucumber » (Fort 829) sans être mentionnés ;
C’est Eddie Hurt le leader sur les deux titres qui paraissent ensuite sous le nom de Five Dollars « I Will Wait » une reprise des Four Buddies (Fort. 830) et « Hard Working Mama »
Les Five Dollars font ensuite les chœurs pour Andre Williams sur ses deux nouveaux titres composés en commun « Bacon Feat » et « Just Because of You ». Mais quand le disque (Fort 831) paraît sous le nom de Andre Williams and the New Group le mois de novembre 1956 ses compagnons s’aperçoivent qu’il s’agit d’un autre enregistrement et l’accuseront de leur avoir piqué la chanson. Entre temps, Andre a effectivement formé et utilisé un nouveau groupe comprenant : Steve Gaston (second ténor), Bobby Calhoun (baryton) Jay Johnson (basse) tous ex Dexatones et un ami d’Andre Gino Purrify. Le disque se vendant bien localement Fortune passe un deal avec Columbia qui distribue une nouvelle prise de ce morceau dansant sur son label subsidiaire Epic à la fin de l’année 1956. Le très cool « Bacon Fat » (Epic 9196) est le disque de la semaine sur de nombreuses stations de radio en janvier et finalement se classe à la #9 du R&B chart le mois de février 1957. Les Five Dollars tentent alors de capitaliser le succès d’Andre en enregistrant « How To Do The Bacon Feat » (Fort.833) Fortune organisera même des concours de danse sur le thème de la chanson. Parait aussi en ce début d’année 1957 « Looka Here, Pretty Chicken » où ils chantent en tant que Don Juans derrière Joe Weaver (Fort 832)
Williams met ensuite en boite avec Gino « You are my sunshine » et « Mean Jean » crédité à Andre and the new group. Durant l’été Fortune publie deux titres « This is a Miracle »/ »Calypso Beat » (Fort.836) chanté par Eddie Hurt sous le nom Little Eddie and the Don Juans
Puis on retrouve les Don Juans alias Five Dollars sans qu’ils soit crédités derrière Andre sur « My Tears » (Fort 837) La face A « Jail Bait » qui est l’un de ses chefs d’œuvre ; un avertissement à ne pas être se faire allumer par des jeunes filles mineurs venant de la part d’un condamné sur un tempo R&B . Le disque avec l’accompagnement de l’orchestre de Charlie Morris que Andre avait rencontré lors d’un show à l’Apollo est aussi publié avec une autre face B « Going back to Memphis »
En novembre 1957 Fortune met sur le marché « Come on baby » (Fort 839) crédité à Andre Williams & the Don Juans avec le Ted Walker Orchestra avec au recto le bizarre mais amusant « The Greasy Chicken » interprété en duo par Andre et Gino. Sous le même numéro de référence 939 « Greazy Chicken » est publié avec une autre face A « Please Pass The Biscuit » un morceau parlé, qui est aussi gravé avec une autre face B « Don't Touch » !
En mai 1958 « My Last Dance For You » (Fort842) est publié sous le nom de Andre Williams & the Don Juans. Nathaliel Mayer reprendra « Dance » en 1961 sur le même label
Durant l’année les Five Dollars acompagnent un certain Jim Sands pour un single publié sur le label subsidiaire HI-Q
En 1959, les Five Dollars enregistrent « My Mama Said »/ « Yellow Moon » (Fort.845) deux chansons interprétées par Eddie Hurt et créditées Litlle Eddie & the Dollars. Andre Williams en duo avec Gino sort la même année « I’m All For You » (Fort.856)
En 1960, Fortune publie l’excellent doo wop « (MMM Andre Williams is) MM Movin » (Fort 851) avec l’accompagnement du Walter Hamilton Combo et publié sous le nom de Andre Williams and the Five Dollars . Mais il ne semble pas que se sont les Five Dollars qui assument les chœurs. La face B (Georgia Mae Is) Movin) dans le même style est crédité Andre,Gino & the Diablos. 1960, marque la dernière publication d’un disque sous le nom de Five Dollars « That’s The Way It Goes » (Fort 854) avec toujours Eddie en leader.
Durant l’année ils participent encore sous le nom de Don Juans à l’enregistrement de « Cha Lypso Of Love » un remake de « Mambo Of Love » pour une fille du voisinage Marsha Renay (HI-Q 5017) ; Le groupe vocal continuera à se produire encore un certain temps mais cessera d’enregistrer. Quant a Andre il enregistre encore pour Fortune « I’m All For You » (Fort 847 avec Gino et « Jailhouse blues » (Fort 856) qui est entièrement parlé avec le chœurs des Inspirations
EN ECOUTE: "BACON FAT " 1956
DISCOGRAPHIE FORTUNE
ANDRE WILLIAMS & THE FIVE DOLLARS
821 The 5 Dollars : Harmony of love/Docteur Baby P8/55
824 A.Williams & the Don Juans :Goin down to Tia juana/Pulling time P10/55
825 Joe Weaver & Don Juans : Baby i love you so/It must be love P1/56
826 The 5 Dollars : So strange/You know i can’t refuse P3/56
827 Andre Williams : Just want a little lovin’/Mozelle P4/56
828 A.Williams & the Don Juans : It’s all over/Bobby Jean P8/56
520 Don Lave & the Don Juans : Ooh ! ooh ! those eyes/Cha cha ol love P4/56
829 Chet Olivier : Cool as a cucumber/Going back to Chicago P9/56
830 The 5 Dollars : I will wait/Hard working mama P 10/56
831 A. Williams & New Group : Bacon Fat/Just because of a kiss P11/56
832 Joe Weaver & the Don Juans : Looka here,pretty baby/Baby chile P1/57
833 The 5 Dollars :How to do the bacon fat/You fool P3/57
834 A.Williams& G. Parks/ New Group : You are my sunshine/Mean Jean P3/57
836 Little Eddie & the Don Juans : This is a miracle/Calypso beat P7/57
837 Andre Williams :My tears/jail bait P8/57
839 A.Williams & the Don Juans /A. W & G.P : Come on baby/The greasy chicken P11/57
839 A.Williams/A.Williams & G.Parks :Please pass the biscuits/The greasy chicken P11/57
839 A.Williams /A.Williams &G.Parks :Please pass the biscuits/Don’t touch P11/57
842 A.Williams & the Don Juans :My last dance with you/Hey’ country girl P5/58
845 Little Eddie & the Don Juans : My mama said/Yellow moon P1959
847 Andre Williams & Gino Parks : I’m all for you/Put a chain on nit P1959
851 A.Willams,Gino Parks & the Five Dollars :(Mmmm Andre Williams is) movin’
A.Williams,G.Parks & the Diablos :(Georgia Mae is) movin’ P 1960
854 the Five Dollars : That’s the way itgoes/my baby goes P1960
856 A.Williams & the Inspirations : Jailhouse blues/I still love you P1960
HI-Q (label subsidiaire de Fortune)
5010 Jim Sands & the Five Dollars : You don’t know/We’re gonna rock P1958
5017 Marsha Renay & the Don Juans : It’s nice/Cha lypso of love P 1960
CD
Mr Rhythm CD Eagle Records 90124 P 1996
The Five Dollars (with Andre Williams) Motor city Detroit Doo Wop CD Regency 114 P1996
1Harmony Of Love/ 2.My Baby-O/3Yellow Moon/ 4.Bacon Fat/ 5How To Do The Bacon Fat/ 6.You Know I Can't Refuse/7.It's All Over/8.So Strange/9.Going Down To Tia Juana/10.You Fool/11.Doctor Baby/ 12.Come On Baby/13.Weekend Man/14.My Mama Said/15.Moving On/16.I Will Wait/ 17.Going Down To Tia Juana (Outtake)/18. The Bells/19.Hard Working Mama/20 Pulling Time/21. You Are My Sunshine/22.That's The Way It Goes / 23.Just Because Of A Kiss
Parmi les méconnus du R&B Melvin Smith figure en bonne place, malgré de nombreux et excellents enregistrements, ce chanteur n’a eu en plus de 15 ans de carrière aucun succès commercial !
Mel Smith est né à Atlanta le 19 mars 1936, il découvre à la fin des années quarante les blues shouters Roy Brown et Wynonie Harris qui deviendront ses références. Adolescent, il remporte un concours de talent dans la région d’Atlanta et se produit avec le Arstell Allen Sextet.
En 1951, il est présenté par le chef d’orchestre et saxophoniste Clyde Lynn à des agents de RCA Victor à la recherche de nouveau talent dans la sphère R&B. Ceux ci sont impressionnés par Smith qui n’a que 15 ans a l’époque. Le 11 janvier 1951 le jeune Smith enregistre quatre titres accompagné par l’orchestre de Clyde « Blow top » Lynn ; les Houses Rockers
Le premier single, le R&B « Reliefin Blues » couplé à la ballade bluesy « School boy blues » (RCA 0110) ou Mel chante : ma mère me dit « fils il vaudrait mieux que tu ailles à l’école » est publié en mars 1951 suivit de « Up on the hill » (RCA 0124)
Smith commence à ce faire un nom et se produit dans divers clubs de sa Georgie natale. Il quitte l’école au courant de l’année 1951, à l’époque on le surnomme Little Melvin et il chante aussi avec les Tommy Brown’s Maroon Notes
Au printemps 1952, Il enregistre avec le Freddy Jackson’s orchestra le fougueux R&B « Rampaging Mama » et le slow « Real True Gal » qu’il co signe.
Cinq autres simples sous son nom seront publiés en 1952 : « Homesick blues » (RCA 4328),
Suivi par sa composition le jump « California Baby » et le blues lent « Everybody ‘s got the blues » (RCA 4558) un disque bien accueilli par les critiques mais qui ne se vend pas ! Pourtant RCA croit toujours au potentiel de son chanteur, le mois de mars 1952, il le convoque pour une session à New York où il est accompagné par les meilleurs musiciens de studio ; Tyree Gleen (trombone) Taft Jordan (trompette), Eddie Barefield (sax) et le chef d’orchestre Howard Biggs au piano. L’excellent R&B « Looped » (RCA 4735) issu de cette séance va une nouvelle fois être acclamé par les critiques et devient un hit régional. « Looped » sera repris par Tommy Ridgley, Wally Mercer et Calvin Booze
A New York, Melvin Smith se produit dans de nombreux clubs devant un public toujours plus nombreux. Mais comme les disques ne se vendent pas RCA lui adjoint un trio de choriste sur le single suivant « Sarra Kelly (from plummelly) » (RCA 5058) qui est un nouveau flop ! RCA continuera à sortir des disques de Melvin jusqu ‘n 1954 et on trouve sur ses enregistrements des musiciens talentueux comme Mickey Baker, Sam Taylor ou Al Sear. Au total il enregistrera 32 titres chez RCA entre 1951 et 1954 dont des petites merveilles « Hot Ziggetty zag », « Crazy bay » ou « It went down easy ». Tous ces titres ont été réédités par le label allemand Bear Family
Viré par RCA Mel Davis se rend à Philadelphie où il va devenir à 18 ans le soliste des Nite Riters de James Starkes avec Van Walls au piano.
Le pianiste Van ‘Piano Man’ Walls (08/1918-01/1999) avait déjà une sacré carrière derrière lui. Remarqué par le saxophoniste Frank Culley, il devient en 1949 pianiste de studio chez Atlantic. On peut l’entendre jouer sur quelques classiques de R&B de Joe Turner, Ruth Brown, les Clovers ou Lavern Baker. Il enregistre aussi sous son nom en 1950 « Tee Nah Nah » avec le chanteur Spider Sam chez Atlantic (A904) Il grave aussi pour le label Derby « Air Mail Boogie » avec le saxophoniste Freddie Mitchell, « Chocolate Candy blues » chez Columbia. « After Midnight » est publié sous le nom de « Van « Piano Man » Wall en décembre 1952 et « Big Leg Mama » en 1953 sous le nom de Rockets
Les Nitgh Riders sont composés de James « Doc » Starkes (leader/basse), Mel Smith (vocal/sax) Joe Sewell (sax tenor) Van Walls (piano) Harry Crafton (guitare) Jimmy Johnson (drums)
Harry « Fats » Crafton fut un des meilleurs guitaristes d’après guerre et avait enregistré avec le jeune organiste Jimy Smith sous le nom de Sonotones. En 1954 , il était le leader des Craf Tones qui vont devenir les Night Riders avec l’arrivé de Walls et Smith
La formation signe chez Apollo où elle enregistre en 1954 le sauvage « Women and Cadillacs (Ap460), qui figure au générique du film Cry Baby en 1990 et « Doctor Velvet » (Ap466). A partir de 1955 l’orchestre enregistre toute une série de singles pour Teen Records avec des titres irrésistibles comme « Got me a six button Benny ». En 1957 les Night Riders gravent un simple « Tank Town » sur la major MGM « Rockin to school » est publié chez Linda et « Pretty plaid skirt » chez Sue en 1959
Les Night Riders passent la plupart de leurs temps au Canada surtout à Montréal où ils sont très populaires. La formation enregistrera encore pour différents labels dans les années soixante ; Cherry, Chime, Smash et Courtesy
Smith continuera de travailler avec différents orchestres avant de quitter le monde de la musique pour un emploi plus stable. Wan restera au Canada ou il fondera le groupe Captain Van & the Pirates. En 1997 Van Valls est enfin reconnu et reçoit un award de la R&B fondation.
Discographie 45 tours
CLYDE "BLOW TOP" LYNN & HIS HOUSE ROCKERS (feat. Melvin Smith on vocals)
School Boy Blues / Reliefin' Blues RCA 0110 P1951
Up On The Hill / They Ain't Gonna Tell It Right RCA 0124 P1951
MELVIN SMITH (with Freddy Jackson's Orchestra
Rampaging Mama / Real True Gal1 RCA 0139 P1952
Homesick Blues / Come Back My Darlin' RCA VICTOR 20/47 4328 P1952
Everybody's Got The Blues / California Baby RCA VICTOR 20/47-4558 P1952
Looped / Woman Trainer RCA VICTOR 20/47-4735 P1952
Baby I'll Be There / I'm Out Of My Mind RCA VICTOR 20/47-4907 P1952
JOHN GREER & THE RHYTHM ROCKERS (feat. Melvin Smith on vocals)
I'm The Fat Man / Since You Went Away From Me RCA VICTOR 20/47 5037 P 1952
MELVIN SMITH
Sarah Kelly (From Plumnelly) / Call Me Darling, Call Me Sweetheart, Call Me Dear RCA VICTOR 20/47-5058 P1952
I Don't Have To Hunt No More / Every Pound RCA VICTOR 20/47-5226 P1953
It Went Down Easy / Why Do These Things Have To RCA VICTOR 20/47-5406 P1953
Letter To My Baby / I Feel Like Goin' Home RCA VICTOR 20/47 5578 P1953
No Baby / You Can't Stay Here GROOVE 0010 P 1954
FAY SIMMONS & THE NIGHTRIDERS ORCHESTRA
Whim, Wham, Whop / Makin' A Fast Get-A-Way GRAND 111 P1954
THE NITE RIDERS
Women And Cadillacs / Say Hey! (A Tribute To Willie Mayes) APOLLO 460 P1954
Rags / Doctor Velvet1954 APOLLO 466 P1954
DOC STARKES & HIS NITE RIDERS
Apple Cider / Way In The Middle Of A Dream TEEN 114 P1955
THE NITE RIDERS
I Know You're In There / Starlight And You TEEN 116 P1955
Got Me A Six Button Benny / Don't Hang Up The Phone TEEN118 P1955
Waiting In The Schoolroom / When A Man Cries TEEN 120 P1955
DOC STARKS AND THE NIGHTRIDERS
The Vacation Train / Night Ridin' SOUND 119 P1955
The Vacation Train / Night Ridin' CAPITOL 3236 P1955
THE NITE RIDERS
Tell The Truth / Never SOUND 128 P1955
Sittin' Sippin' Coffee / Tank Town MGM 12487 P1957
DOC STARKES & HIS NITE RIDERS
Apple Cider / Six Button Benny SWAN S-4003 P1957
THE NITE RIDERS
Women And Cadillacs / B side The Five Roayles: Take All Of Me RONNEX 1094 P1957 Belgique
DOC STARKES & THE NITE RIDERS
Apple Cider / Six Button Benny ITZY 9 P1957 ?
DOC STARKES
Love Me Like Crazy / Rockin' To Schooll LINDA 109 P1958
DOC STARKES & THE NITE RIDERS
Love Me Like Crazy / Rockin' To School1 MODERN SOUND 6908 P1958
MEL SMITH
Open The Doot Richard / Zukie Sue CAMEO 135 P1958
A Tree And A Love Will Grow / Oh Promise METRO 2023 P5/1959
THE NITE RIDERS
Pretty Plaid Skirt (And Long Black Socks) / I'll Never Change me SUE 713 P 6/1959
Lookin' For My Baby / St. Loo SUE 719 P1959
Night Ridin' / Talk To Me Baby SUE 731 P 1960
Aleph Beth / Ko-Ko-Nut Breed CHERRY 7886 P 1961 ?
MEL SMITH
Yes Love / Honker's Dream CHERRY 7887 P 1961?
THE NITE RIDERS PRESENT MELVIN SMITH
Ugly George / Nobody's Fault1962 CHIME 101 P1962
MEL SMITH
Ugly George / Nobody's Fault1962 SMASH 1775 P1962
THE NITE RIDERS
I've Been Thinkin' Pt.1 / I've Been Thinkin' Pt.2 COURTESY 1001 P1964
MEL SMITH
Chicken Backs / Love Is Gone COURTESY ? P1964
CD
MELVIN SMITH: MELVIN SMITH AT HIS BEST (2-CD) BEAR FAMILY BCD 15703 P1994 Germany
Up On The Hill / School Boy Blues / Reliefin' Blues / They Ain't Gonna Tell It Right / Rampaging Mama / Homesick Blues / Come Back My Darlin' / Real True Gal / Everybody's Got The Blues / I Remember (prev. unissued) / California Baby / Looped / Baby I'll Be There / I'm Out Of My Mind / Woman Trainer / Business Man's Blues (prev. unissued) / Sarah Kelly (From Plumnelly) / Six Times Six (prev. unissued) / Call Me Darling, Call Me Sweetheart, Call Me Dear / What's To Became Of Me (prev. unissued) / Hot Ziggety Zag (prev. unissued) / Letter To My Baby / I Don't Have To Hunt No More / Every Pound / Miss Brown (prev. unissued) / I Feel Like Goin' Home / It Went Down Easy / Why Do These Things Have To Be / Things You Oughta Know (prev. unissued) / No Baby / You Can't Stay Here / Crazy Baby (prev. unissued) 1994 GER
DOC STARKES & HIS NITE RIDERS FAMOUS GROOVE FG 971014
Apple Cider / Got Me A Six Button Benny / Don't Hang Up The Phone / Way In The Middle Of A Dream / Keep It A Secret (prev. unissued) / Say Hey / I Know You're In There / Starlight And You / Women And Cadillacs / Never / Tell The Truth / Rags / Vacation Train / Doctor Velvet / Night Riding / Talk To Me Baby / Looking For My Baby / St. Loo / Night Riding / Pretty Plaid Skirt / I'll Never Change / Waiting In The Classroom / When A Man Cries / Sittin' Sippin' Coffee / Talk Town / Whim Wham Whop (with Faye Simmons) / Making A Fast Get-A-Way (with Faye Simmons) / I've Been Thinking Pt.1 - 2
Ace ayant mis la clef sous le paillasson, on perd la trace de Huey’s Smith. Entre temps musicalement les donnes ont changé, les groupes anglais sont maintenant les rois des hit parades américain et la musique soul émerge.
C’est dans ce genre qu’on retrouve Huey Smith dans la deuxième partie des années soixante
En 1966, Smith signe sur le label Instant filiale de Minit fondé en 1961 à la Nouvelle Orléans par Joe Bonashak Sous le nom de Pitters Pats, Huey avec Gloria Franklin et Alex Scott enregistrent « It Do Me God part 1& 2 ». Suivront avec un personnel fluctuant toute une série de perles soul funk avec toujours cette touche humoristique enregistrées soit sous le nom de Pitters Pats comme « Coo Coo Over You », « Smile For me » ou sous le nom de Huey’s .
Huey Smith fonde même son propre label Pitter Pats qui connaît une carrière éphémère ou caché sous le pseudo de Shin Dig Smith and the Soul Shakers, il grave le soul funk “Trough Fooling Around” l’histoire d’une femme qui flingue son dragueur de mari interprétée par une chanteuse. En 1967 il enregistre un autre excellent morceau soul « Blues 67 » part 1 & 2 sur le label White Cliffs avec la chanteuse Brenda Brandon James Rivers au sax et le guitariste James Rivers.
En 1969 toujours pour Instant il reprend son nom d'origine Huey Smith & the Clowns avec le mystérieux Little Buck au chant et met en boîte le fabuleux « You Got To Part 1 & 2 »
Mais rien n’y fait, le succès n’est plus au rendez vous malgré la qualité de ces 45 tours qui sont aujourd’hui convoités par les amateurs de funk.
Ses compagnons de route des Clowns ont eux aussi pris le virage de la musique soul.
Bobby Marchan qui effectuait une tournée avec Otis Reding est recommandé par ce dernier chez Stax. Marchan y enregistre deux singles dont l’original « Get Down and Get With It » (futur hit des Slades). Son partenaire des Clowns Johnny « Scarface » Williams qui a également fait partie des Tick Tocks de Bobby Marchan grave avec ce groupe deux bons disques de Soul chez Sansu comme cette composition d’Allen Toussaint « Do Me Like You Do Me. « Scarface » (Williams sera assassiné au début des années 70)
Au début des années 70, Huey Smith se met à la production avec les artistes du label Instant, il travaille avec le chanteur soul Lee Bates, le chanteur « bue eye soul » Skip Easterling avec sa relecture funky de «I’m Your Hoochie Koochie Man » (Instant 3309) dernier succès marquant pour le label Instant en 1970, Larry Darnell « Stomp Down Soul » (Instant 1126)
Après un dernier 45 tours au début des 70’s et alors que la même année Johnny Rivers rentre dans le top 10 pop US en 1972 avec sa reprise de « Rocking Pneumonia & the Boogie Woogie Flue » Huey Smith se retire, devient témoin de Jehova et désapointé quitte définitivement le monde de la musique à la fin des années 70 après une dernière tournée en1979
En 2000, Huey Smith reçoit un award par la Rhythm & Blues Fondation
Quelques reprises :
Rockin Pneumonia:
P.J Proby (1965), Chris Farlowe (1966), The Flamin’ Groovies (1969), Eddy Mitchell (Pneumonie rock and boogie woggie toux 1971 Johnny Rivers (1972)
Professor Longhair (1977) Patti Labelle (1981), The Crickets,,Art Neville, Johnny Winter, Jelly Bread Lonnie Mack Jerry Lee Lewis Aerosmith (1987) , Frankie Ford
“Don’t you just know it”
fut un grand succès en Allemagne en 1965 avec la reprise de Casey Jones & the Governors autres covers; The Sonics, The Kingsmen, Paul Revere & the Raiders, the Premier (live) Dr Feelgood,Clifton Chenier (1996)
-figure au générique du film Snatch en 2001
A cette époque Bobby Marchan quitte Huey Smith pour entamer une nouvelle carrière sous son nom tout en continuant à travailler avec les Clowns. En 1959, il sort sous le nom de Bobby Marchan & the Clowns « Rockin’ Behind The Iron Curtain » un regard loufoque sur le communisme toujours dans la ligné du « Rocking » suivit par « Quit My Job » en 1960.
Bobby Marchan obtient un hit solo avec « There’s Is Something On Your Mind » de Big Joe Mc Neely sur le label Fire une chanson qui se classe N°1 du R&B chart et N°31 Pop l’été 1960.
Chez Imperial, Huey Smith travaille avec le producteur Dave Bartholomew . Chez les Clowns, Bobby Marchan est remplacé par le vocaliste Curley Moore tandis Gerri Hall prend la place de leader sur certaines chansons, sont aussi présent Benny Spellman (le créateur de « Fortune Teller ») et Roosevelt Wright.
C’est dans les studios Cosimo à la Nouvelle Orléans que Huey et ses Clowns accompagnés par : Justin « Scarecrow » Adams, George David (guitare) George French (basse), Robert Allen, Parker,James Rivers, Walter Kimble (Sax ténor), Robert French (drums) effectuent leurs enregistrements. Quatre simples sont publiés par Impérial entre 1960 et 1961, « The Little Moron » (Impérial 5721) avec son rythme contagieux, « Behind The Weel Part 1 &2 » (Impérial 5747) une composition de Huey’s qui tourne autour de la voiture influencé par « Stick Shifts » des Duals. L’autobiographique « Sassy Sara » (Imperial 5772) interprété par la délicieuse Gerry Hall et l’hilarant « Snag A Tooth Jeannie » (Impérial 5789). De nombreuses chansons resteront inédites et apparaîtront sur un LP de réédition français dans les années 80 comme l’excellent « Somebody Told It », la ballade « I Din’t Do It » que Johnny Vincent avait enregistré en son temps avec son somptueux accompagnement de guitare par Justin Adams, « Psycho » inspiré par le film de Hitchcock basé sur le standard du blues « I Can’t Lose With The Stuff I Use » que du bon !
Ces morceaux irrésistibles avec toujours le même brin d’humour sont un nouvel échec commercial. A l’époque « Behind the Wheel (Part 1 &2) », « The Little Mormon », et « Someone To Love” sont publiés en France sur 45 tours EP Polydor avec la mention Twist !.
Huey Smith revient rapidement chez Ace et avec « Pop-Eye » retourne dans les classements des meilleure s ventes du marché pop à la position N° 52 le mois de mars 1962. Pour ce morceau dansant, Vincent avait mis les voix des Clowns sur une veille bande avec Lee Allen et Red Tyler. « Popeye » devient la danse la plus folle de ce début des années soixante à la Nouvelle Orléans. Des dizaine de chansons inspirées par le héros mangeur d’épinard des dessins animés voient le jour, il semble que c’est Eddie Bo qui le premier s’est lancé dans la création d’une danse sur ce thème avec « Now Let’s Popey’s » mise en boîte quelques mois plutôt chez Ric Records
En 1961,Vincent publie un second LP de Huey Smith « For Dancing » on y trouve « Doin’ the Beatnick twist » une cover de Suzy Q.
Comme c’est de tradition aux Etats-Unis, Huey et ses Clowns enregistrent en 1962 un album de chansons de Noël « ‘Twas The Night Before Christmas ». On y trouve les traditionnels « Jingle Bells », « Silent Night », « White Christmas » à la sauce R&B de la Nouvelle Orléans enregistrés avec quelques guest stars comme les Heartbeats, ou Jesse Thomas. Huey Smith a composé quelques originaux comme « All I Want For Christmas » chanté par Curley Moore avec à la guitare Marc Rebennack le futur Dr John, le « Rock ‘N’ Roll Santa Claus » est lui signé Earl King.
On raconte que les réactions à ce traitement de thèmes sacrés furent tellement mauvaises que Vincent retira l’album de la vente peu de temps après sa publication l’hiver 1962. Mais en réalité, il s’avère que le disque n’a bénéficié d’aucune publicité et fut très mal distribué par Vee Jay qui venait de signer un accord de distribution avec Ace. L’objet devenu culte, va être réédité en vinyle dans les années 80
En 1963 Ace publie encore le simple « Quiet As It’s Kept » et « At the Mardi Gras » sous le nom de Huey & Curley duo formé par Huey Smith et le soliste Curley Moore.
Mais à cette époque l’association de Johnny Vincent avec la maison de disque de Chicago Vee Jay qui contrairement aux apparences était mal géré va mener Ace à sa perte. Leur première production commune « Vénus In Blue Jeans » de Jimmy Clanton est pourtant un énorme hit mais Vincent ne touchera aucun centime. Ayant perdu beaucoup d’argent dans l’affaire et faute de moyen financier, Johnny Vincent se retire du showbiz signant l’arrêt de mort de sa compagnie Ace, le label Vee Jay de son côté allait bientôt faire faillite !
Figure marquante de la Nouvelle Orléans, le pianiste, producteur et arrangeur Huey Smith a composé quelques purs joyaux du R&B comme « Rocking Pneumonia & Boogie Woogie Flue » ou « Don’t You Just Know It ». Des classiques irrésistibles remplis de bonne humeur interprétés par sa formation vocale les Clowns soutenus par son jeu de piano bien léché et les riff des saxophones des meilleurs musiciens de la ville.
Né le 26 janvier 1934 à la Nouvelle Orléans, Huey Smith influencé par le Professor Longhair se produit dès l ‘âge de 15 ans avec le guitariste Eddie Jones alias « Guitar Slim » puis fait tandem avec Earl King.
En 1953, Huey Smith signe chez Savoy et enregistre à la Nouvelle Orléans en juin son premier disque une ballade dans le style de la Nouvelle Orléans « You Made Me Cry » qu’il interprète au piano avec Robert Caffery (sax ténor), Earl King (guitare) Roland Cook (basse) et Charles Williams (drums). La même équipe enregistre lors de cette session « Have You Gone Crazy » publié en 78 tours sous le nom de Earl Johnson et qui est considéré comme le premier disque du jeune guitariste Earl King
Excellent pianiste, on le retrouve en studio sur les enregistrements de Little Richard, Lloyd Price, Shirley & Lee (« Those Lonely Lonely Night » N°7 R&B 1955) , Smiley Lewis c’est lui qui joue l’introduction au piano de « I Hear You Knocking » (N°2 R&B 1955)
Huey Smith qui n’aimait pas chanter forme par la suite un groupe vocal les Clowns, avec le renfort des saxophonistes Lee Allen, Alvin « Red » Tyler et de Charles Williams aux baguettes, ils vont faire les beaux soirs du club Tijuana de la Nouvelle Orléans.
Les premiers membres des Clowns sont : Junior Gordon (Izzy Cougarten), Dave Dixon et Roland Cook qui apparaissent sous le nom de Rhythm Aces sur le premier enregistrement que Smith réalise chez Ace le nouveau label fondé l’été 1955 par Johnny Vincent l’ancien producteur de Specialty.
Mais le personnel est assez fluide, le ténor Bobby Marchan rejoint le groupe en 1957 comme leader et apporte au Clowns une touche originale. Bobby était arrivé à la Nouvelle Orléans dans une troupe de travestis au début des années cinquante. Il reste dans la ville, enregistre deux 45 tours pour Aladdin en 1954 sans grand impact. Remarqué par Huey Smith, ce dernier emmène son patron Johnny Vincent voir Bobby qui passait au Tijuana. Vincent qui le prend pour une femme, lui file 200 $ et lui signe un contrat. Chez Ace Bobby Marchan enregistre en solo le rock « Little Chickee Wah Wah ». Cette composition de Smith connaît un certain succès a la Nouvelle Orléans, Huey Smith embauche alors Bobby Marchan au sein des Clowns remaniés avec John « Scarface » Williams et James Black. Ave eux, il enregistre à Jackson (Mississippi) où opère Ace « Rocking Pneumonia & the Boogie Woogie Flue” Part 1 et 2. Johnny Vincent avait aimé la phrase « I Got The Rockin‘ Pneumonia » que chantait Chuck Berry dans « Roll Over Beethoven », il demande alors à Huey d’écrire une chanson autour de ces mots. Le succès de « Rocking Pneumonia » est immédiat, le titre se classe N°5 du R&B chart et N° 52 des classements pop chart l’été 1957 et va ainsi consolider la compagnie Ace et renforcer son implantation dans la Crescent city.
Après ce premier hit, les Clowns continuent d’enregistrer des morceaux dans le même style « novelty » un style vocal humoristique proche des Coasters. Huey Smith ne voulait pas que son groupe vocal chante en harmonie dans le style doo wop trouvant qu’il y avait déjà suffisamment de groupe de ce genre sur le marché.
La première mouture des Clowns ne tient pas longtemps et sur les futurs enregistrements de Huey Smith et les Clowns on trouve gravitant autour de Bobby Marchan, la chanteuse Gerri Hall, Eugène Francis avec ses cheveux teints en vert ! et Billy Roosevelt.
Dans les studios Huey Smith est la force dirigeante et les enregistrements se font dans une ambiance joyeuse. « Just A Lonely Clown » qui suit « Rocking Pneumonia » ne marche pas mais leur troisième single « Don’t You Just Know it » couplé à « Hight Blood Pressure » du même acabit devient un énorme smash. La voix basse de Bill Roosevelt qui répond par les onomatopées « Ah ha ha ha hey you gooba gooba gooba » à la voix haute et volatile de Bobby Marchan soutenue par les riffs de sax de Lee Allen et Red Tayler provoque une alchimie explosive. C’est le chauffeur de la formation qui utilisait régulièrement la phrase « Don’t You Just Know It » qui inspirera Huey Smith pour l’écriture de ce morceau. Huey et son groupe interprète la chanson le 15 mars 1958 dans la populaire émission pour teenagers de Dick Clark « American Bandstand » suite ce coup pouce « Don’t You Just Know It » se classe N° 9 pop et N° 4 R&B.
Puis sous le nom de Huey & Jerry un duo formé par Huey Smith avec la chanteuse des Clowns Gerry Hall, il grave sa version de « Little Chickee Wah Wah » sur le label subsidiaire de Vincent Vin Records. Gerry Hall quitte un temps les Clowns pour partir en tournée avec le saxophoniste Lee Allen suite à son succès avec « Walkin’ With Mister Lee » au début de l’année 1958
A la Fin de l’année 1958 est publié « Havin’ A Good Time » qui marque le pas, Hueys et ses Clowns retournent dans le pop chart (N°56) au tout début de 1959 avec « Don’t You Know, Yockomo”.
Toujours en 1958 un jeune chanteur blanc de 19 ans Frankie Ford enregistre son premier disque chez Ace « Cheatin’ Woman » accompagné par Huey Smith, Red Tyler, Frank Fields, Charlie Williams et Robert Parker. A cette époque Huey Smith enregistre la musique pour son prochain disque avec Bobby Marchan « Sea Cruise » et « Loberta ». Johnny Vincent fait ensuite enregistrer en une dizaine de prises « Sea Cruise » à Frankie Ford, et fait remarquer à Huey qu’il n’avait pas besoin de sortir un disque en ce moment. Il fait coller la voix de Frankie sur la bande instrumentale de « Sea Cruise » de Huey et fait de même avec « Loberta » rebaptisé « Roberta » que Frankie avait chanté avec le chœur des Clowns présent dans les studios. « Sea Cruise » qui démarre avec le son d’une sirène est d’abord distribué localement et c’est « Roberta » qui figure en face A. Petit à petit des DJs programment « Sea Cruise » sur leurs platines et le morceau devient un énorme hit (N°11 R&B /N°14 Pop mai 1959). Ford enregistre ensuite le R&B « Alimony » toujours sur une bande de Huey Smith sans grand succès. Après 5 singles chez Ace, Frankie grave avec Huey Smith, Mac Rebennack et Robert Parker « Morgous the Magnifcent sous le pseudo de Morgus and the Three Ghouls avant de passer chez Impérial déçu par le versement des royalties qu’il juge trop modeste !
En 1959 Ace publie leur premier album de Huey Smith & the Clowns « Having a Good Times » qui comprend 12 titres déjà paru en 45 tours entre 1956 et 1959. Un EP « Havin Fun » est aussi publié avec « Little Liza Jane » face B de leur premier single Ace de 1956, leur hit « Rockin Pneumonia », plus deux titres de leur simple de 1961 « She Got Low Down » et « Mean Mean Mean »
Huey et ses Clowns enregistrent ensuite « Genevieve », « Tu Ber Cu Lucas & The Sinus Blues » une variation de « Rocking Pneumonia » couplée à « Dearest Darling » une de leur rare ballade doo wop où l’irrésistible et social « Beatnick Blues » et sa face B « For Cryin’ Out Lound » qui sonne très « Coasters ». Sur scène les Clowns se surpassent et malgré leur popularité ces derniers enregistrements de la même veine que leurs précédents hits sont ignorés. Johnny Vincent se désintéresse progressivement de la formation qui passe chez Imperial en 1960
En 1956 non satisfait des ses royalties Richard Berry quitte les frère Biharis et forme les Pharaohs (Godoy Colbert (1st tenor), Robert Harris (2nd tenor), Noel Collins (baryton). Il va signer chez Flip mais avant il enregistre chez Class sous le nom de The Pharaohs featuring Rickey une nouvelle une petite merveille « Teenager’s Love Song » (Class 2002) un doo wop médium avec en face b « The Watusi » une incroyable histoire de lune de miel dans la jungle sur fond de cris d’animaux sauvages. Le thème du « Watusi « sera relancé avec succès en 1961 par les Vibrations et les Orlons. Un autre disque est publié sous le nom de Rickey «Baby Please Come Home » (Empire 106), tandis que Flip met sur le marché la ballade doo wop « Take The Key » (Flip 318) sous le nom de Richard Berry & the Pharaohs
Durant l’été 1956 Richard Berry est séduit par un calypso instrumental « El Loco Cha Cha » d’un certain René Touzet que joue sur scène les Rhythm Rockers de Ricky Rillera avec lesquels il se produit chaque dimanche soir. Berry empruntera les « duh duh duh » du rif d’ouverture de « El Loco » tout en s’inspirant de l’air et de l’idée du « Havana Moon » de Chuck Berry qui raconte l’histoire d’un gars qui essaye de retourner à Cuba. Il compose un texte sur l’histoire d’un type qui a envie de retourner chez lui en Jamaïque pour revoir sa petite amie qu’il baptise « Louie Louie ». Lors de cet enregistrement historique, Gloria Jones des Dreamers est présente et rajoute sa voix de soprano aux Pharaohs, les musiciens de la séance sont : Plas Johnson , Jewel Grant (sax) John Anderson (trompette) Irving Ashby (guitare),Red Callender (basse) et Ray Martinez (batterie)
« Louie Louie » va être publié le mois de mars 1957 en face B du second 45 tours Flip « You Are The Sunshine » (Flip 321) une version R&B d’un country hit de Jimmie Davis.
Le disque est un modeste succès local, et lorsque le D .J. de Los Angeles Hunter Hancock retourne le disque pour jouer « Louie Louie », le 45 tours est repressé avec « Rock Rock Rock » un titre qui figure aussi sur le 45 tours solo de Berry « Sweet Sugar You » (Flip 327) qui sonne comme du Coasters. « Louie Louie » se vendra autour de 130000 exemplaires de ce qui n’était pas si mal mais insuffisant pour figurer dans les classement des meilleures ventes
Début 1957, Richard Berry vend pour la somme de 750 $ les droits de quatre de ses compositions incluant « Louie Louie » pour se procurer de l’argent à l’occasion de son mariage avec Dorothy Adams.
Entre 1957 et 1959 l’année ou il quitte le label, Richard Berry enregistre plusieurs 45 tours chez Flip avec les Pharoahs « You’re the girl »/ « You Look So Good » (Flip 331) et une version amusante et rythmée de « Besame Mucho » couplée à la ballade « Do I, Do I, Do I » (Flip 339). Le doo wop « Have Love Will Travel » (Flip 349) l’un de ses meilleurs morceaux est produit avec les Pharaohs et Gloria Jones. Sous le nom Richard Berry & the Lockettes il enregistre deux autres excellentes chansons particulièrement énergiques « The Mess around » avec Jennell Hawkins et « Heaven on wheels » (Flip 336). Il est aussi présent sur le “Hey Pretty girl” des Crowns (Flip 330) et sur les deux simples Class des Rollettes (alias les Dreamers)
A part Los Angeles, Richard Berry connaît une certaine popularité dans le Nord Est des Etats-Unis grâce au disc jockey de Seattle Bob Summerrise. Berry se produit d’ailleurs dans cette région lors d’une tournée avec Junior Parker, Bobby Bland et Etta James. Au fil du temps, plusieurs formations rock de Seattle mettent « Louie Louie » à leur répertoire parmi lesquels celle d’un certain Rockin’ Robin Roberts.
En 1961, ce dernier enregistre cette histoire de ce type qui se lamente sur son sort seul en mer sur un label local « Etiquette » accompagné par les Wailers connut pour leur hit instrumental de 1959 « That Cool One » et qui ont réarrangé le morceau avec une certaine créativité.
Un jour à Portland dans l’Oregon deux groupes de la ville les Kingsmen et Paul Revere et les Raiders se produisent dans une soirée dansante, lorsqu’ils remarquent qu’une bande de jeune se démène devant le juke-box ou tournait le « Louie louie » de Rockin Roberts. Les deux formations décident alors d’apprendre la chanson pour la mettre à leur répertoire et finalement l’enregistrer à quelques jours d’intervalles ! La version de Paul Revere distribuée par Columbia connaît quelques bons passages radio. Celle des Kingsmen gravée en mono sur un magnéto une piste en deux prises sur le label Jerden passe à la radio locale, avant d’être matraquée par un DJ d’une station R&B de Boston. Finalement distribuée nationalement par Wand, la version crue et rauque des Kingsmen rentre dans le fond du top 100 en septembre1963 et grimpe rapidement à la seconde place à la fin de l’année. Jack Ely le chanteur des Kingsmen qui ne connaissait pas bien les paroles et portait un appareil dentaire avait enregistré « Louie Louie » d’une façon incompréhensible. Rapidement le bruit couru que les paroles de « Louie Louie » contiennent des textes obscènes, provoquant une investigation du F.B.I. dont les agents écouteront le disque à toutes les vitesses possibles pour arriver à la conclusion au bout de deux années de recherches ( !) que les paroles étaient incompréhensibles
Pour Richard Berry comparé à son importante discographie des fifties les années soixante seront peu prolifiques Lorsqu’il a quitté Flip, Richard Berry a fait la connaissance de Gary Paxton et de Kim Fowley, Gary était alors dans les classements avec le « Alley Oop » des Hollywood Argyles. Avec ces deux producteurs, Berry enregistre plusieurs 45 tours simples pour 5 différents labels entre 1960 et 1963. « It’s All Right » (Warner 5164) marque une orientation plus soul, mais il n’y aura pas de suite. L’année suivante Richard Berry enregistre la tendre ballade soul « I’m Your Fool » couplée à un super doo wop « I’m A Really Big Way » pour la maison de disque K&G (K&G 9901) propriétés de Kim Fowley et Gary Paxton. Puis est mis en boîte le rock « Give It Up » chez Paxley (Paxley 751) un autre label du duo. Deux autres simples de qualités sont publiés par Smash mais le succès n’est pas au rendez vous.
Le label Crown publie aux USA en 1963 un LP Richard Berry & the Dreamers comprenant des faces enregistrées pour Flair et RPM en solo ou avec le girl group les Dreamers entre 1954 et 1956 et un album des Flairs. L’année suivante en 1964 « Loui Louie » est publié en Grande Bretagne sur un rarissime EP par Ember (Emb 4527) dans la série R&B.
Entre 1965 et 1967 Richard Berry enregistre six singles avec une nouvelle formation les Soul Searchers. Trois albums live captés dans des clubs de la Californie du Sud avec les Soul Searchers sont publiés sur de petits labels en 1968/69. («Wild Berry » (Pam 1002) a été réédité en vinyle en 2007). Pendant ce temps « Louie Louie » devient un classique des groupes beat et garage et retourne au top des charts US dans une version plus soft par les Sandpipers en 1966, mais Richard Berry reste un inconnu pour le grand public
Le mois d’août 1983 une radio californienne organise un marathon de 63 heures passant plus de 800 versions différentes de « Louie Louie ». Richard Berry est invité pour l’événement et à l’occasion il rencontre pour la première fois le chanteur des Kingsmen Jack Ely. Grâce à cet évènement largement médiatisé il va récupérer une partie de ses droits d’auteurs. En 1992 lorsque « Louie Louie » est vendu à l’agence Windswep Pacific, il touche de subséquentes royalties. En octobre 1995, il se produit pour la première fois en Angleterre à l’occasion du festival rock & roll de Hemsby. Il enchante l’audience avec une longue version de « Louie Louie » interprété au piano accompagné par une section de cuivres
Richard Berry s’est produit une dernière fois sur scène le mois de février 1996 lors d’un concert de charité, il décédera d’une crise cardiaque l’année suivante le 23 janvier 1997
DISCOGRAPHIE PART 2
Richard Berry & the Pharaohs 1957
Flip 321 Louie Louie
Flip 321 You are my Sunshine
Richard Berry & the Pharaohs 1957
Flip 321 Louie Louie
Flip 321 Rock Rock Rock
Richard Berry 1957
Flip 327 Sweet Sugar You
Flip 327 Rock Rock Rock (This Dance Is Crazy)
Richard Berry & the Pharaohs 1957
Flip 331 You’re The Girl
Flip 331 You lock so Good
Richard Berry/Jennel Hawkinks & the Lockettes 1958
Flip 336 The Mess Around
Flip 336 Heaven On Wheels
Richard Berry & the Pharoahs 1958
Flip 339 Besame Mucho
Flip 339 Do I,Do I, Do I
Richard Berry & the Pharaohs with Gloria Jones 1959
Flip 349 Have Love Will Travel
Flip 349 No Room
Richard Berry 1960
Flip 352 I’ll Never Ever Love Again
Flip 352 Somewhere Over The Rainbown
Richard Berry 1960
Warner Bros 5164 Walk Right In
Warner Bros 5164 It’s All Right
Richard Berry 1961
K&G 9001 I’m Your fool
K&G 9001 I’m A Real Big Way
Richard Berry 1961
Paxley 751 Give It Up
Paxley 751 I want You To Be My Girl
Richard Berry 1962
Smash 1789 What Good Is A Heart
Smash 1789 Everybody’s Got A Lover But Me
Richard Berry 1963
Smash 1811 I’m Learning
Smash 1811 Empty Chair
Discographie LP
The Flairs Crown 5356/356 USA P.1963
The Best of the Flairs Flair 1000 (bootleg) P.196?
Richard Berry & the Dreamers Crown 5371/ Crown 371 USA P.1963
Rock’N’ Roll Hits of the 50’s United Superior 7798 USA P.19?? (réédition du LP Crown)
Richard Berry & The Soul Searchers: Casino Club Presents…Combo Live Session Casino PR 1501/1502 P 1968?
Richard Berry & the Soul Searchers:Live from H.D. Hover Century Restaurant Pam 1001 USA P1968?
Richard Berry & the Soul Searchers: Wild Berry! (Live From H.D Hover Century Restaurant ) Pam 1002 USA 1969?
(Cet album a été réédité en 2007)
Richard Berry : Great Rhythm & Blues Oldies Vol 12 Blues Spectrum BS 112 USA P.1977
Richard Berry : Get Out Of The Car Ace CH 59 UK P.1982
Richard Berry : Louie Louie Earth Angel JD 901 Sweden P. 1986
Discographie CD
Get Out Of The Car Ace 355 P.1992 UK
Richard Berry “Daddy Daddy 50’s R&B” P-VINE PCD 4774 P.1995 Japan
Richard Berry : “Baby, Please Come Home” NILE 101 P. 1998 USA
The Flairs: The Ultimate Flairs Featuring Richard Berry Ace 829 P 2001 UK
The Dreamers:“They Sing Like Angel 1954-59” Ace 829 P. 2001 UK
Yama Yama ! The Modern Recording 1954-1956 Ace 2004 UK
Have « Louie » Will Travel The 1956-1962 Recording Ace 977 P.2004 UK
Même s’il n’aurait pas composé le fameux “Louie Louie” l’un des titres les plus repris de l’histoire du rock Richard Berry mériterait de figurer au panthéon du rhythm & blues. Cet artiste touche à tout n’a malheureusement jamais été reconnu à sa juste valeur pourtant il a dans les années cinquante composé et enregistré une incroyable série de joyeuses perles dans divers style ; r&b, doo wop et rock and roll.
Richard Berry est né le 11 avril 1935 à Extension en Louisiane, il s’installe rapidement en Californie ou il est élevé par une tante. Au tout début des années 50, il devient l’un des membres important de la communauté doo wop qui fréquentait la Jefferson High School de Los Angeles. En 1952 il fait la voix basse avec les Flamingos de Cornel Gunter, puis il rejoint les Debonairs d’Arthur Lee Maye. Lorsque Arthur qui était aussi un joueur de baseball réputé décide de se consacrer à son sport favori la formation est remaniée.
Les Debonairs sont alors formés de : Cornel Gunter (1er tenor), Richard Berry (basse), Obadiah “Young” Jessie (baryton) Thomas “Pete » Fox(tenor) Beverly Thompson (tenor)
Ce quintette passe une audition le mois de décembre 1952 pour John Dolphin dont le magasin de musique se situait près de leur école. La bande est publiée sans leurs autorisations sous le nom de Hollywood Bluejays en janvier 1953 sur le label Recorded in Hollywood avec « I Had A Love » (led by Cornel Gunter) et « Tell Me You Love Me » (led by Richard Berry) N’étant pas satisfait par l’attitude de John Dolphin, la formation auditionne ensuite pour les frères Biharis les patrons de Modern. Ils sont alors placés sous la coupole de Joe Bihari qui les rebaptise les Flairs d’après le nom de son label Flair. L’été 1953, les Flairs réenregistrent « I Had A Love » avec en face B « She Wants To Rock » chanté par Richard Berry (Flair 1012) . Le mois de septembre 1953 Richard Berry enregistre en solo une ballade dans le style de la Nouvelle Orléans : ‘I’m Still In Love With You” (Flair 1016). Le même mois est publié sous le nom de the Hunters “Rabbit On A Log” (Flair 1017) et en novembre « Tell Me You Love Me » sous le nom de Flairs (Flair 1019). En 1954 Richard Berry tout en enregistrant avec les Flairs « Love Me Girl »/ « Gettin’ High » (Flair 1028) enregistre aussi en trio (Arthur Lee Maye/Richard Berry/Johnny Coleman) « The Fine One » publié sous le nom de Five Hearts (Flair 1026). Deux autres chansons de cette séance seront publiées sous le nom de Rams en mars 1955 (Flair 1066). Avec la chanteuse Jennell Hawkins, Richard Berry enregistre en duo sous le nom de Ricky & Jennell « This Time It’s Real » accompagné par les Flairs (Flair 1033). En mai 1954, il remplace Bobby Nunn le soliste des Robins pour le rôle du condamné dur et crâneur qui interprète le super hard blues « Riot In Cell Block N°9 » (Spark 103) une composition de Leiber & Stoller qui raconte l’histoire d’une émeute dans une prison sur fond de sirènes et de mitraillettes qui claquent. Alors que les Robins vont se muer en Coasters, les frères Biharis vont demander à Berry de composer une suite à « Riot », c’est ainsi qu’il compose l’automne 1954 dans le même style « The Big Break » qui sera enregistré avecArthur Lee Maye & the Crowns (Flair 1055). A cette époque Richard Berry se produit aussi avec le groupe féminin les Dreamers avec lesquels il grave le single « Bye, Bye Baby »/ « At Last » (Flair 1052). On le retrouve encore comme leader sur deux 45tours des Flairs publiés l’été 1954 « Baby Wants You » (Flair 1041) accompagné par l’orchestre de Ike Turner et « This Is The Night For Love (Flair 1044) avant de les quitter définitivement suite à de nombreuses frictions dû à ses escapades, il sera remplacé par Randy Jones.
Richard Berry va aussi chanter en duo avec Etta James « Roll With Me Henry » (Modern 947) une chanson réponse au hit de Hank Ballard et ses Midnighters « Work With Me Annie» qu’Etta James avait composé avec ses copines des Peaches. L’orchestre de Johnny Otis les accompagne sur cet enregistrement et la chanson rebaptisée « The Walflower » se place au top du R&B chart en février 1955. Richard Berry retournera en studio pour un autre duo avec Etta James « Hey Henry ! » (Modern 957). Il fait aussi la voix basse sur les premiers enregistrements d’Arthur Lee Maye et son groupe les Crowns chez Modern
En 1955, pour brouiller encore un peu plus les pistes, Berry grave un 45 tours « God Gave Me You/Don’t Cha Go » (Flair 1068) accompagné par le groupe vocal les Cadets. Sur la face B de l’excellent « Get Out Of The Car » (Flair 1064) interprété en solo on trouve la ballade « Please Tell Me » sur laquelle il est accompagné par les Crowns et les Dreamers.
Toujours en solo il chante le bluesy « Crazy lover » pompé sur le « Im Ready » de Muddy Water et « Nex Time » où il s’inspire de la mélodie de « I Don’t Know » de Willie Mabon (Flair 1071). Deux nouveaux simples sont aussi publiés avec le girl group de Gloria Jones sous le nom de Richard Berry and the Dreamers. « Daddy Daddy”/”Baby Darling” (Flair 1058) et « Together »/ « Jelly Roll » (b side les Cadets) (Flair 1075)
Les quatre 45 tours suivant paraissent sous l’étiquette RPM un label subsidiaire de Modern des frères Biharis. Trois disques sont produits en solo ; « Rockin Man » (RPM 448) ou il bénéficie de l’accompagnement du Ike Turner Orchestra, « Pretty Brown Eyes » /« I Am Bewildered » (RPM 452) sont deux ballades, « Yama Yama Pretty Mama » est un rock and roll à la Little Richard (RPM 465) et « Wait For Me » une ballade avec les Dreamers qui renoue avec le genre girl groups.
RICHARD BERRY DISCOGRAPHIE SINGLES 1953 - 1956
The Hollywood Blue Jays 1953
Recorded in Hollywood 396 I Had Love
Recorded in Hollywood 396 Tell Me You Love Me
The Flairs 7/1953
Flair 1012 I Had A Love (lead Cornel Gunter)
Flair 1012 She Wants To Rock (lead Richard Berry)
Richard Berry & Group 1953
Flair 1016 I’m Still In Love With You
Flair 1016 One Little Prayer
The Hunters (aka The Flairs) 1953
Flair 1017 Down At Hayden’s
Flair 1017 Rabbit On A Log
The Flairs 11/1953
Flair 1019 You Should Care For Me (lead Cornel Gunter)
Flair 1019 Tell me you Love Me (lead Richard Berry)
The Wips (aka the Flairs) 1954
Flair 1025 Pleadin’ Heart
Flair 1025 She Done Me Wrong
The Five Hearts 1954
Flair 1026 The Fine One
Flair 1026 Please Please Baby
The Flairs 2/1954
Flair 1028 Love Me Girl (Cornel Gunter/Richard Betty)
Flair 1028 Getting’ Hight (lead Richard Berry)
Ricky & Jennell (Richard Berry & Jennel Hawkins backed by the Flairs) 1/1954
Flair 1033 This Time It’s Real
Flair 1033 Each Step
The Flairs 5/1954
Flair 1041 Baby Wants (lead Richard Berry)
Flair 1041 You Where Untrue (lead Richard Berry)
The Flairs 7/1954
Flair 1044 This Is The Night For Love ( Cornel Gunter/Richard Berry)
Flair 1044 Let’s Make With Some Love (lead Richard Berry)
The Dreamers feat. Richard Berry 1954
Flair 1052 Bye Bye Baby
Flair 1052 At Last
Richard Berry (with Arthur Lee Maye & the Crowns 1954
Flair 1055 What You Do To Me
Flair 1055 The Big Break
Etta James & the Peaches 1954
Modern 947 The Wallfower (Roll With Me Henry) with Richard Berry
Modern 947 Hold Me Squeeze Me (Etta James)
The Robins 1954
Spark 103 Riot Cell Block N°9 (lead Richard Berry)
Spark 103 Wrap It Up
Richard Berry & the Dreamers 1955
Flair 1058 Daddy Daddy
Flair 1058 Baby Darling (aka baby baby)
Richard Berry (with Arthur Lee May & the Crowns + The Dreamers on b-side) 1955
Flair 1064 Oh Oh Get Out Of The Car
Flair 1064 Please Tell Me
Richard Berry (with the Cadets) 1955
Flair 1068 God Gave Me You
Flair 1068 Don’t Cha Go
Richard Berry 1955
Flair 1071 Nex Time
Flair 1071 Crazy Lover
Richard Berry & the Dreamers 1955
Flair 1075 Together
Flair 1075 Jelly Roll
Richard Berry (with Ike Turner Orchestra) 1955
RPM 448 Rockin’ man
RPM 448 Big John
Etta James With Maxwell Davis & Orchestra 1955
Modern 957 Hey Henry§ (with Rich Berry)
Modern 957 Be Mine (Etta James)
Richard Berry 1956
RPM 452 Pretty Brown Eyes
RPM 452 I Am Bewildered
Richard Berry 1956
RPM 465 Angel On My Life
RPM 465 Yama Yama Pretty Mama
Richard Berry & the Dreamers 1956
RPM 477 Wait For Me
RPM 477 Good love
The Pharaohs featuring Rickey 1956
Class 202 Teenager’s Love Song
Class 202 Watusi
Rickey (aka Richard Berry) 1956
Empire 106 Baby Please Come Home
Empire 106 Tender Love
Rock’in Behind The Iron Curtain/You Can’t Stop Her Ace 557 P 1959
Né Oscar James Gibson à Youngstown dans l’Ohio en 1930, Bobby Marchan débarque à la Nouvelle Orléans en 1953 avec un groupe de travesti la « Powder Box Revue ». Séduit par l’attitude libérale de la Crescent city, il s’y installe et devient le maître de cérémonie du fameux club Tijuana. Il enregistre un premier disque pour Aladdin « Have Mercy » en 1953 et un autre pour Dot l’année suivante « Just A Little Ol’ Wine » sans grand impact. Un jour le pianiste Huey Smith emmène son patron Johnny Vincent propriétaire du label Ace voir Marchan au Tijuana. Séduit et le prenant pour une femme, Vincent le signe sur le champ et lui fait une avance de 200 $. Bobby Marchan enregistre la composition de Smith « Chickee Wah Wah » qui est un petit succès local. Huey Smith recrute ensuite Bobby Marchan comme leader de son groupe vocal les Clowns. C’est Marchan qui interprète les deux plus grands succès de Huey Smith and the Clowns « Rockin’ Pneumonia And The Boogie Woogie Flu » en 1957 et l’irrésistible « Don’t You Just Know It » en 1958. Mais mécontent que son nom n’est pas mis en valeur, il grave sous son nom en 1959 cette satire du monde communiste « Rockin’ Behind The Iron Curtain »
Bobby Marchan est décédé d’un cancer le 5 décembre 1999