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surfinbird
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Blues, Rhythm & blues, Rock & Roll, Doo Wop,Girl Groups,Soul, Surf,Beat/Garage
Catégorie :
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10.08.2007
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25.04.2008
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Rock and Roll

LARRY WILLIAMS

Posté le 28.03.2008 par surfinbird
Né à la Nouvelle Orléans le 10 mai 1935, Larry Williams apprend d’abord à jouer de la guitare basse avant d’être initié au piano par le chef d’orchestre Oscar Monroe. En 1954, il se produit au piano avec les Lemon Drops une formation vocale qui interprète des chansons de Fats Domino et Lloyd Price.
Un jour il rencontre son idole Lloyd Price qui l’embauche comme pianiste et valet pour ses tournées ! Lloyd Price demandera à son patron Art Rupe une audition pour les Lemon Drops qui restera sans suite en partie à cause de l’incorporation dans l’armée de Price.
En 1957, après son service militaire en Corée, Lloyd Price quitte Specialty pour fonder sa propre maison de disque KRC. Avec sa ballade mélodique dans le style New Orleans « Just Because » qui est distribué à travers le pays par la major ABC, il est a nouveau sur la route du succès.
Art Rupe et Bumps Blackwell font alors appel à Larry Williams et le convoque à Los Angeles pour enregistrer une reprise de « Just Because » (Sp. 597) pour contrer les ventes du 45 tours de Lloyd Price. Si la version originale se classe N°3 du R&B chart, elle va être talonnée par celle du nouveau venu Williams qui se positionne à une respectable 11 ème place. Sur ce premier disque Larry s’accompagne lui-même au piano et la face B du single est un jump bluesy bien soutenu par le saxophoniste Plas Johnson originaire comme lui de la Cresent City. Dans la foulée, Williams enregistre à Hollywood pour Specialty, le 26 avril 1957 avec Rene Hall (guitare) Ted Brinson (basse) Earl Palmer (batterie) et J.J.Jones (sax) « Short fat Fannie » un bon rock dans le genre « novelty » qu’il a composé a partir des titres de différents succès de rock and roll. « Short Fat Fannie » (Sp 608) se classe à la première place du R&B chart et N°5 Pop en juin 1957 et distribué par London rentre dans le top 25 britannique. La face B une ballade « High School dance » fait également un petit tour dans les classements américain. Lors de cette session d’avril, Larry avait aussi mis en boite une reprise du thème de carnaval « Jockomo » de James « Sugarboy » Crawford qui va rester dans les fonds de tiroir du label. En juin il fait une session à la Nouvelle Orléans et enregistre « Oh Baby » avec le saxophoniste Lee Allen et une bonne reprise du hit de Huey Piano Smith « Rockin’ Pneumonia » avec Art Neville. Une nouvelle fois ces deux titres ne seront pas publiés à l’époque. De retour à Hollywood il rentre en studio le mois de septembre 1957 avec la même section rythmique que « Sort Fat Fannie » pour graver les chansons de son troisième single Specialty. L’excellent rock « Bony Moronie » (Sp 615) est a nouveau un smash et se classe N°4 R&B et N°14 Pop et N° 11 en Angleterre. La face B « You bug me baby » du même acabit provenant d’une séquence de juin a été composée par Larry avec le renfort de Sonny Bono rentre dans le pop chart N°45. Avec l’argent gagné, Larry en bon flambeur s’achète quelques Cadillac, mais curieusement sa chute va être aussi rapide que sont ascension. Pourtant ce ne sont pas ses enregistrements qui peuvent être mis en cause, son nouveau disque avec ses deux fameuses compositions « Dizzy Miss Lizzy » et « Slow Dow » (Sp. 626) est fabuleux, mais il ne rentre même pas dans le R&B chart. « Dizzy Miss Lizzy » avec la guitare twangy de Rene Hall se classe N°69 pop le mois d’avril 1958. La face B le torride « Slow Down » tente de recapturer l’énergie de Little Richard qui vient de quitter le rock and roll pour entrer en religion

Image ou texte alternatif


En avril 1958, Larry Williams tente de lancer une nouvelle danse « The Hootchy-koo » (Sp. 634) malgré un rock sauvage « The Dummy » en face B le disque est un flop. Le mois d’août il retourne dans les studios pour enregistrer « Peaches and Creams » (Sp.647) dans un style musical proche des Coasters et une belle ballade dans la tradition neworléanaise « I was a fool » en face B, le disque une nouvelle fois ne se vend pas. Suit, « Bad Boy » (Sp. 658) l’histoire d’un mauvais petit kid qui donne son canarie a manger au chat et met son chien dans la machine à laver et qui préfère avant tout le rock and roll à l’école s’approche encore plus du style des Coasters. La face B « She Said Yeah » un autre rock and roll frénétique a été composé par Sony Bono et Roddy Jackson.
Début 1959, les chœurs féminins font leur apparition sur « I Can’t stop loving you » (Sp. 665) couplé « Steal a little kiss » dans la même veine. Sort ensuite l’énergique « Give me love » (Sp.677) avec les Stewarts Singers couplé à l’intense romance « Teardrops »
Le banal « Ting a ling » (Sp. 682) publié avec sur l’autre face une version rock and roll du classique blues « Good Morning Scholl girl » va être son chant du cygne pour Specialty
Specialty publiera un album « Here’s Larry Williams » (Sp.2109) avec quelques titres nom paru en simple comme : « Make a little love » et sa relecture du hit de son ex boss Lloyd Price « Lawdy Miss Clawdy » datant de 1957. Il laissera dans les tiroirs de Specialty de nombreux inédits enregistrés entre 1957 et 1958. Ses reprises de « Zing Zing » de Art Neville, « Heeby Jeebies » de Little Richard et quelques compositions personnelles « Hocus Pocus », « Jelly Bellie Nellie » « Marie Marie » .

Après avoir été arrêté pour possession de drogue, il quitte Specialty fin 1959 et se rend à Chicago où il signe chez Chess. Il déclarera quelques années plus tard :
« Je ne suis pas un rocker. C’est le manager de Specialty qui m’a forcé à le devenir et à enregistrer des titres dans le style de ce que faisait Little Richard. Je reconnais que commercialement parlant, l’expérience fut intéressante, mais ce n’est pas sans contentement que je ne renouvelais pas mon contrat »
Pour Chess, il enregistre quelques faces en abordant librement différents genres avant d’atterrir à la case prison. « My baby’s got soul » une profonde ballade soul soutenue par une flutte (Ch. 1736) est le premier de la série dequatre singles. « Baby baby » (Ch.1745) ressemble à son « Peaches and cream », sa face B « Get ready » produite par Willie Dixon et Billy « the kid » Emerson est un pseudo gospel camouflant un commentaire social mais trop étrange pour le grand public. « I wanna know » (Ch. 1761) est un rock sauvage dans la veine de ses meilleurs titres pour Specialty, et offre de l’autre côté de la galette un rock teinté de blues « Like a gentleman oughta ». « Fresh out » (Chess 1805) en 1961 marque son chant du cygne pour la marque de Chicago. Pendant que Larry croupi en prison, ses chansons sont interprétés par tous combos de Liverpool qui affectionnaient particulièrement les rock'n'rollers frénétiques noirs comme Little Richard et Larry Williams. Parmi les aficionados de Larry Williams, les Beatles qui ont enregistré trois de ses chansons ; « Dizzy Miss Lizzy », « Slow Down » et « Bad Boy ». Même les Rolling Stones reprendront « She Said yeah » sur l’album « December Children ». Lorsqu’il sort de prison, Larry se dit il est temps d’aller faire un tour en Grande Bretagne, il s’y rend en 1965 accompagné par Johnny Guitar Watson et apparaît à l’affiche de nombreux clubs branchés londoniens comme « Le Marquee » et « Le Flamingo ». Accompagné par un combo anglais de Guilford les Stormsville Shakers et Watson, il enregistre un album pour Decca « The Larry Williams Show » (Decca 4691) où à part « Slow Down » tous les autres morceaux sont des inédits ; il reprend entre autre « Whole lotta Shakin’ going on » de Jerry Lee Lewis et une surprenante version du « For Your Love » des Yardbirds. Un autre disque enregistré live au Marques « On stage recording live » sur lequel Larry Williams interprète ses plus grands succès est publié par Sue (Sue 922).
Lorsqu’il retourne aux USA, Larry Williams confirme son orientation soul et enregistre pour Smash en 1966 « Boss Lovin ». En 1967, il signe pour OK label subsidiaire de Columbia et produit l’album soul de Little Richard « The Explosive Little Richard » publié le mois de janvier 1967. Pour Little Richard, Larry Williams fut le plus mauvais producteur du monde, « il voulait que je copie le style Motown, ! »
Chez OK Larry réenregistre aussi ses succès de rock and roll de chez Specialty pour un LP « Greatest Hits (Okeh 14123) . On trouve aussi sur cet album des titres soul plus contemporain comme : « Boss Lovin » et I hear my baby » et deux mornes reprises de Ray Charles « I got a Woman » et « Mary Ann ».
Larry enregistre ensuite en duo avec Johnny Guitar Watson « Mercy Mercy Mercy » (Okeh 7274) qui est a l’origine une composition instrumentale jazz de Cannonball Adderley. Et pour la première fois depuis huit ans il retourne dans les hits parades américains. « Mercy Mercy Mercy » rentre dans le top 25 R&B en mars 1967 et fait un petit tour dans le top 100 pop. Quelques mois plus tard le groupe pop les Buckinghams rentre dans le top 5 pop avec leur reprise de la chanson. Larry et Johnny gravent aussi l’excellent album « Two For the price of love » (Okeh 14122) la chanson qui donne son nom au disque va être reprise par les O’Jays chez Bell. Le dynamique duo retournera dans les classements R&B avec « Nobody » début 1968.

Parallèlement Larry Williams exerçait l’activité fructueuse de mac en faisait travailler une flotte de prostituées qui lui rapportait plus d’argent que ses ventes de disques.
Il était aussi un trafiquant de drogue notoire menacent un jour de flinguer Little Richard qui n’avait pas régler une dette de cocaïne.
En 1978, il réapparaît avec une version disco funk de « Borony Moronie » paru chez Fantasy, posant sur la pochette de ce disque sous titré « The resurrection of funk » en manteau de fourrure remplissant le réservoir d’une Rolls Ryce avec une bouteille de champagne !
Deux années plus tard, le 2 janvier 1980 Larry Williams est retrouvé chez lui à Los Angeles avec une balle dans la tête. Il avait 44 ans, la police conclura à un suicide mais pour ses associés il s’agirait plutôt d’un homicide !
Mais cette fin sordide ne doit pas nous faire oublier que Larry Williams fut un vocaliste incendiaire, un compositeur et pianiste parmi les plus grands du rock and roll noir


Source: Goldmine N°282 May 1991
DISCOGRAPHIE
http://koti.mbnet.fi/wdd/larrywilliams.htm

MORGUS & the THREE GHOULS: Morgus The Magnificent

Posté le 06.12.2007 par surfinbird
En 1959 Frankie Ford et son cousin Mac Rebennack alias Dr John fondent avec un autre chanteur de la Nouvelle Orléans Jerry Byrne (« Lights Out » chez Specialty) le temps d’un simple paru sur Vin Records sous label de Ace le groupe Morgus and The Three Ghouls. Ils enregistrent accompagné par le pianiste Huey Smith « Morgus The Magnificent » une chanson qui célèbre le deejay Sidney Noël Rideau qui animait vêtu d'une perruque grise un show télé à la Nouvelle Orléans ‘The House of Shock entre 1959 et 1962 où il passait des films d’horreurs .

Morgus the Magnificent/Lonely Boys VIN 1013 P 1959
Son associé au billet :

FRANKIE FORD: SEA CRUISE" 1959

Posté le 06.12.2007 par surfinbird
Frankie Guzzo est né le 4 août 1939 à Grenta en Louisiane. Très jeune il prend des cours de chant et il remporte son premier concours amateur en 1952. En 1954, alors qu’il fréquente la high school, il devient le leader des Syncopators qui rapidement se mettent au rock and roll. Remarqué par le manager Joe Caronna, il va passer une audition dans les studios de Cossimo Matassa à la Nouvelle Orléans pour Ace Records. Acompagné par le pianiste Huey Smith, les saxophonistes Red Tyler, Frank Field, Robert « Barefootin » Parker et le batteur Charlie Williams Frankie enregistre en 1958 deux titres « Cheatin’ Woman » et « The Last One To Know » (Ace 549). Pour promotionner son disque Frankie part en tournée avec une nouvelle formation de Syncopators ou l’on trouve son cousin Mac Rebennack (le futur Dr John)
Entre temps dans les studios Ace, Huey Smith et ses Clowns avec Bobby Marchan ont enregistré deux titres « Sea Cruise » et « Roberta » destinés à leur prochain disque.
Johnny Vincent le patron de Ace décide alors d’essayer la voix de Frankie sur « Sea Cruise »
Après une douzaine de prises sur un magnéto Ampex à deux pistes la voix de Frankie
est collée sur la bande instrumentale de Smith sur laquelle on a effacé la voix de Bobby Marchan. La même opération va être réalisée pour la face B « Roberta » où en plus Frankie bénéficie du renfort vocal des Clowns présent dans le studio. Sortit localement avec d’abord « Roberta » en face A, le disque (Ace 554) ne fait pas grand bruit. Petit a petit des Dj’s passent « Sea Cruise » dans leurs émissions et la chanson devient un hit national en se classant #14 du pop chart et #11 du R&B chart le mois d’avril 1959
Sur le disque suivant l’amusant et fantastique R&B « Alimony » (Ace 566) Vincent a de nouveau collé la voix de Frankie sur une bande de Huey Smith, la chanson ne se classe que dans le fond des classements pop (N°97)
Mais contrairement au conseil de son entourage Frankie veut se mouler dans un style plus mur dans l’esprit crooner pour se produire dans les night clubs. « Time After Time » (Ace 580) enregistré dans ce style ne marche guère mieux et se positionne # 75 pop. Suite à son succès avec « Sea Cuise » Frankie est embarqué dans une tournée de six mois qui démarre à New York et se termine à Mexico Après deux autres 45 tours enregistrés pour Ace, Frankie mécontent des royalties versées par Vincent quitte ce dernier. Il forme Spinett Record ou il enregistre avec Mac Rebennack sous les pseudos de Frank & Mac « True Love » et de The Cheerlanders « Chinesse Bandits » (Spinett 1000)
Sur Vin, sous label de Ace est encore publié en 1959 sous le pseudo de Morgus and the Three Ghouls le simple « Morgus the Magnificent » (Vin 1013). Derrière ce nom, se cachait Huey Smith, Mac Rebennack, Robert Parker et Frankie Ford. Frankie Ford signe ensuite chez Impérial qui lui a fait une avance de 10 000 $ entraînant avec lui Huey Smith et les Clowns. Chez Impérial, il travaille avec le producteur Dave Bartholomew. A cette époque le chanteur de R&B Joe Jones enregistre « You Talk Too Much » chez Roulette qui met le titre placard. Joe réenregistre alors la chanson avec de nouveaux arrangements pour le petit label de la Nouvelle Orléans Ric. Lorsque « You Talk Too Much » (le fameux « Tu parles trop » Chaussettes Noires, Johnny) devient un succès local, Roulette crie au scandale et demande à Ric de retirer le disque du marché. Profitant de la confusion, Bartholomew fait enregistrer la chanson à Frankie avec quasiment les mêmes musiciens que Jones a employé dans les studios. Mais c’est Roulette qui aura le dernier mot puisque la réédition de « You talk Too Much » par Joe Jones va faire un carton N° 3 pop à la fin de l’année 1960 . La version de Frankie (Impérial (5686) ne se classe qu’a la position # 87 dans le pop chart.
Frankie retourne une dernière fois dans les charts avec « Seventeen » (Impérial 5735) # 72 en1961
Sa carrière va être interrompu par l’oncle Sam, et à sa libération les donnes ont considérablement changé. Frankie Ford continue pourtant sa carrière de chanteur se produisant dans les clubs de la Nouvelle Orléans. En 1978, il apparaît dans le film « American Hot Wax ».
En 1985, il enregistre à Londres l’album « New Orléans Dynamo » produit par Mike Vernon. d’où est extrait l’excellent simple « Whiskey Heaven .En 1995 on le retrouve avec Hot & Lonely (Ace 2060) et en 1998 , il enregistre « A New Orleans Tradition » pour Avanti.

Discographie complete

http://koti.mbnet.fi/wdd/frankieford.htm
Son associé au billet :

JOE BARRY: "LITTLE PAPOOSE" 1962

Posté le 02.11.2007 par surfinbird
Joe Barry 1939/2004
Né le 13 juillet 1939 à Cut Off en Louisiane Joe Barry de son vrai nom Joseph Barrios est un de ces pionniers du swamp pop jamais reconnus à sa juste valeur. Dès son plus jeune âge il joue de la guitare avec son cousin Vin Bruce célèbre artiste cajun. Barry écoutait aussi du gospel noir et se dit qu’il y a moyen de mélanger ce genre avec la musique cajun. En ajoutant des éléments de R&B empruntés essentiellement à Fats Domino et Ray Charles, il commence à jouer une musique hybride qui va donner naissance au swamp pop un terme utilisé à partir du milieu des années 50. Dans la deuxième partie des fiftie’s Joe Barry se rend souvent à la Nouvelle Orléans pour visiter les studios d’enregistrements et les clubs, il rencontre des musiciens de la ville Edgar « Big Boys » Myles, Smiley Lewis, James « Sugar Boy » Crawford et Tommy Ridgley qui vont l’influencer fortement. Il enregistre un premier disque sur le label Houma « I’m Walking Behind You » publié vers 1956/57. Il grave aussi deux autres singles en 1958 sur le petit label Show Biz fondé par le DJ de la Nouvelle Orléans Jim Stewart. Toujours en 1958, il prend le pseudo de Rockin’ Roland et forme son premier orchestre avec neuf musiciens nommé les Dukes of Rhythm. Suite à une dispute avec les Dukes, il prend le nom de Joe Barry et fonde les Delphis composés de huit musiciens avec lesquels il grave en 1960 pour le label Jin « Greatest Moment of My Life ».Le disque enregistré dans le petit studio de Floyd Soileau à Ville Platte ne se vendra qu’à environ 1000 exemplaires. Quelques temps plus tard Lee Martin un des cousins de Barry envoie au boss de Jin une démo de « I got A feeling ». Cette composition de Barry sonnait comme un classique de Ray Charles, Soileau décide cette fois de programmer une session dans les studios de Cosimo Matassa à New Orleans. Joe Barry accompagné par les Viking un groupe éphémère formé d’étudiants enregistre « I Got The Feeling » et un de ses morceaux qu’il jouait sur scène « I’m A Fool To Care ». Soileau est impressionné par cette ballade mélancolique et s’associe avec le producteur Huey Meaux pour promouvoir « I’m Fool To Care » ; Comme prévu le single Jin (144) se vend bien dans le sud de la Louisiane et l’est du Texas. Soileau et Meaux cède le titre à Mercury pour une distribution nationale, publié sur le nouveau label subsidiaire Smash « I’m Fool To Care » se place # 24 dans le pop chart le mois d’avril1961 et # 15 du R&B chart. Joe Barry se produit alors dans American Bandstand l'émission la plus regardée par les teenagers américains. Publié par Mercury en Angleterre « Fool To Care » rentre aussi dans le top 50 britannique
Après le succès de « Fool to Care » il enregistre sous son vrai nom une version en français cajun de son hit intitulée « Je suis bêt pour d’aimer » avec en face B une reprise du roi du zydeco Clifton Chenier « Oh Teet Fille ». D’après Joe Barry « Fool To Care » se serait vendu à plus d’un million d’exemplaires et suite à ce succès il part en tournée à travers le pays.
Le disque suivant distribué par Jin et Smash « Teardrops in My Heart » est un succès mineur et se classe # 62 Pop durant l’été 1961 puis sort « Till The End Of The World » qui marche moins bien. L’excellent « Little Papoose » et sa reprise de « Just Because » de Lloyd Price paraissent sur Smash dont l’agent de liaison en Louisiane était Huey Meaux qui le publie aussi sur son label Princess. Pour des raisons contractuelles et pour cacher son origine raciale, il enregistre à la même époque sous les pseudo de Tee C.Bee où Roosevelt Jones chez Jamie « I Say That’s Alright » En 1963/64, il met en boîte une dizaine de titres pour Princess avec le guitariste Joe Long et la chanteuse cajun Mary Mc Coy dont une version de « Big Mamou ». En 1965, il se produit au Papa Joe’s un club de la Crescent City avec Freddy Fender et Docteur John. Dans cette boîte ils se produisent après le spectacle des stripteaseuses jouant toute la nuit en prenant des pilules pour tenir. En 1967, Barry quitte le monde de la musique et retourne chez lui à Cutt Off et va bosser sur une plateforme pétrolière. Mais l’envie de la musique le reprend bientôt et il retourne dans les studios Houma où il avait fait un premier enregistrement dans les années cinquante pour enregistrer un album. Malheureusement les bandes seront détruites lors d’un incendie. En 1968, Joe se rend à Nashville et travaille comme guitariste de session, il enregistre aussi six titres pour la maison Nugget dont “Today I Started Loving You” de Merle Haggard et le classique de Big Bopper “Chantilly Lace”. Mais suite à une querelle avec le management, il décide de ne plus enregistrer pour ce label qui en contrepartie refuse de le libérer du contrat de cinq ans qu’il avait signé. Désappointé, il retourne en Louisiane et retourne travailler dans le pétrole. Au début des années 70, il abandonne sa vie de saltimbanque et ses excès pour se consacrer à la religion. En 1976 avec l’aide deHuey Meaux et de Freddy Fender il retourne dans les studios pour enregistrer un album de ballades country publié par ABC/Dot. Dans les années 80, Joe Barry vend des voitures d’occasions et enregistre un album religieux « Sweet Rose of Sharon », il devient missionnaire en Afrique et dans les Caraïbes mais découragé par la corruption des évangélistes il se retire à nouveau dans sa ville natale. Il vit alors dans la misère dans une maison sans eau ni électricité. En 1993, à lieu Lafayette un concert de soutient à Jeff Barry avec les grands noms du swamp pop : Jivin’ Gene, Clin West, Rod Bernard, John Fred etc.
Après la publication de l’intégrale de Joe Barry par Night Train en 1999, un producteur local Michael Vice décide de retrouver Barry. Lorsqu’il frappe à sa porte, il découvre un homme affaibli par la maladie. Vice décide d’enregistrer quelques démos avec son orchestre les Blue Eyed Soul. Et il monte un projet pour l’enregistrement d’un album qui va mettre trois ans à aboutir. Les Blue Eyed Soul enregistrent en studio la musique, et le chant de Joe Barry est enregistré chez lui. Mais le résultat sera à la hauteur de l’attende.
« Been Down That Muddy Road » démarre avec une seule reprise un remake de « Every Breath You Take » de Police à la sauce swamp et propose également une version en français. Tous les autres morceaux ont été composé par Joe qui a écrit de magnifiques textes inspirés de sa vie cahotique « A Smoke Filled Barrom » raconte comment l’alcoolisme peut détruire une famille et le splendide « Lousiana Moon »
« Muddy Road » est un blues avec une guitare slide « Tchoupitoulas Road » toujours dans la veine blues « Watching Raindrops » est une perle swamp et « Hey La La » ou « Handle With Care » ont une flaveur plus cajun et une petite touche de Fats Domino dont le style de Barry a toujours été proche. C’est album à découvrir d’urgence a été publié le mois d’août 2003. Un an plus tard le 31 août 2004 Joe Barry décède à son domicile.



Discographie 45 tours
I'm walking behind you/My Shoes Walking Back To You Houma 1008 P1956/57
Greatest Moment Of My Life / Heartbroken Love Jin 132 1960
I’m Fool to Care/I Got A Feeling Jin 144 1961/Smash 1702 /61
Je Suis Bêt Pour T'Aimer / Oh, Teet Fille (as Josef Barrios Jin 150 1961
Teardrops In My Heart / For You, Sunshine Jin 152/Smash 1710 1961
Till The End Of The World / You Don't Have To Be A Baby To Cry Jin 157 /Smash 1727 /61
Why Did You Say Goodbye?/Little Papoose Smash 1745/Princess 4005 1962
Just Because/Little Jewel of the Veaux Care Smash 1762/Princess 4010 1962
I Say That’s Alright (as Roosevelt Jones) Jamie 196?
Big Mamou/ ? Princess 4017
Beg Your Pardon/Don’t Close The Door Princess 4023 1963
Today I Starded Loving You Again/ ? Nugget 1023 P1968?
Chantilly Lace/? Nugget 1027 P 1968?
Today I Strarted Loving You Again/Three’s A Crowd Crazy Cajun 2008 1976
Heart broken Love/You Call Everybody (1964 recording) Crazy Cajun 9013 197?
If You Really Want Me To,I’ll Go/Beg Your Pardon (1963 record) Crazy Cajun 90141977

Lp
Joe Barry Lp DOT DOSD-2085 P 1977
You're Why I'm So Lonely /Tomorrow Never Comes /Think It Over /Always Late (With Your Kisses) /I Almost Lost My Mind /It's A Sin To Tell A Lie /Cold Cold Heart (/The Prisoner's Song /I Let happy Pass Me By /If You Really Want Me To, I'll Go

Sweet Rose Of Sharon LP ? P 1980
Cd
I’m a fool to care: the complete recordings 1958-1977 2Cd Night Train P1999
The Loneliest Boy in Town: Crazy Cajun Recording Vol 1 Edsel 610 P 1999
Aka Roosevelt Jones:Crazy Cajun Recording Vol 2 Edsel 617 P 2000
I’m A Fool To Care: Classic performance from the 1960’s Music Club P 2001
Been Down That Muddy Road Night Train International 7140 P 2003

bio mise a jour 19/11/2007

Son associé au billet :

BOBBY CHARLES "LATER ALLIGATOR" (1956)

Posté le 31.10.2007 par surfinbird
Considéré comme l’un des pionniers du swamp pop Robert Charles Guidry est né à Abbeville en Louisiane le 21 février 1938
Il grandit en écoutant de la musique traditionnelle Cajun, mais c’est la découverte de Fats Domino qui va changer sa vie
Durant son adolescence il avait l’habitude d’utiliser l’expression « See you later alligator » avec ses copains, un jour après une fête à l’école une fille lui répondit « after a while crocodile »
Le jeune Robert compose alors sur ce thème «Later Alligator ». Le morceau va être mis en boîte dans les studios de Cosimo Matassa avec un son typique de la Nouvelle Orléans joué par son orchestre les Cardinals
Le disque sera édité au début de l’année 1956 par Chess spécialisé dans la musique noire, sous le pseudo Bobby Charles et se classe dans le top 15 du R&B chart, mais lorsqu’une photo de Bobby paraît dans le magazine Bilboard il disparaît des classements ! Embarqué dans une tournée entièrement composé de musiciens noirs il va subir la discrimination raciale à l’envers !
Entre temps Bill Haley lui a repris son « See You Later Alligator » sur la major Decca et va en faire un hit mondial N°7 Pop et le comble pour Bobby N°6 R&B
C’est sous la direction de Willie Dixon que Bobby Charles enregistre son second simple Chess la ballade plaintive « Why did You Leave » couplée à « Don’t You Know I Love You » . Pour son troisième disque il grave le rock « Take It Easy Greasy » un titre où il reprend les ingrédients qui ont fait le succès de « Alligator », mais c’est l’autre face « Time Will Well » une composition de Paul Gayten qui a les ferveurs du R&B chart #11 l’été 1956 ; Quatre autres singles Chess vont suivre sans succès, laché par Chess, il signe chez Imperial où ils enregistrent plusieurs morceaux écrits par le tandem Dave Bartholomew /Fat Domino, soit six simples Impérial entre 1958 et 59 sans plus de succès. En avril 1960 Fats Domino enregistre une composition de Bobby « Walking to New Orleans » et se classe #2 du R&B .chart et # 6 pop. En 1961 il écrit « But I Do” pour Clarence « Frogman Henry » qui est également un énorme tube (#9 R&B /#4 pop mars 1961). Entre 1963 et 1965 Bobby Charles retournent dans les studios pour enregistrer quelques singles pour différents labels sans impact. Au début des années 70 sous le coup d’une inculpation pour possession de drogue il se retire à Woodstock sous une fausse identité, il fait la connaissance fortuite de Paul Butterfield qui le met en contact avec le manager Albert Grossman qui le persuade de revenir à la musique. Il enregistre alors l’album « Bobby Charles » produit Rick Danko du Band accompagné par les musiciens de Paul et de Dr John au piano. Un album à redécouvrir où figure l’une de ses meilleures compositions « Tennessee Blues ». En 1976 Bobby Charles chante “Down South in New Orleans sur l’album: "The Last Waltz,"du Band. Depuis, il a enregistré quatre autres CD, dont dernièrement “Last Train to Memphis une rétrospective de sa vie en musique.


Discographie
- Later, Alligator / On Bended Knee (Chess 1609 1955)
-Why Did You Leave / Don't You Know I Love You (Chess 1617 1956)
-Time Will Tell / Take It Easy, Greasy (Chess 1628 1956)
-Laura Lee / No Use Knocking (Chess 1638 1956)
-Why Can't You/ Put Your Arms Around Me Honey (Chess 1647 1957)
-You Can Suit Yourself / No More (I Ain't Gonna Love You) (Chess 1658 1957)
-One Eyed Jack / Yea Yea, Baby (Chess 1670 1957)
-Since She's Gone / At The Jamboree (Imperial 5542 1958)
-Since I Lost You / Oh ! Yeah (Imperial 5557 1958)
-What Can I Do / The Town Is Talking (Imperial 5559 1958)

-Bye Bye Baby / Those Eyes (Imperial 5642 1959)
-What A Party / I Just Want You (Imperial 5681 1959)
-Four Wind / Nothing Sweet As You (Imperial 5591 1959)
-Goodnight Irene/I don’t know (Farie 21018 1959)
-Big boys Cry/You Made Me Love You (Hub City 715 1963)
-Sometimes/24 Hours (Hub City 716 1963)
-Everybody's Laughing / Everyone Knows (Jewel 728 1964)
-I Hope / Goodnight Irene (Jewel 729 1964)
-Ain't Misbehavin' / Preacher's Daughter (Jewel 735 1964)
-One More Glass Of Wine / Oh ! Lonesome Me (Jewel 740 1964)
-Worrying Over You/The Walk (Paula 226 1965)
- Small Town Talk/Grown Too Old (Bearsville 0010 1972)
-Lonsesome Christmas/Lonesome Christmas (Rice N Gravy 22139 1986
-Lil’ Cajun/Secrets (Rice N Gravy 23138 1986)

LP/CD
-Bobby Charles - (Bearsville BR2104 vinyl LP 1972)
-Clear Water (Zensor Lp 35 cd 42 1987
-Wish You Where Here Right Nown (Cd Rice N Gravy 1035 1994)
-Secrets Of The Heart (Cd Rice N Gravy 1240 1998)
-Last Train To Memphis (Cd Rice N Gravy 010 2004)
Son associé au billet :

RANDY & THE ROCKETS: LET'S DO THE CAJUN TWIST 1962

Posté le 26.10.2007 par surfinbird
Randy David and The Rockets


Dan Silas
Huey Darby
Randy David
Oran Richard
Dennis Norris

Artistes météorites du swamp pop cette musique du sud de la Louisiane qui brasse le R&B de la Nouvelle Orléans, la country et la musique Cajun
Randy David et ses Rockets gravent en 1959 une superbe ballade swamp “Genevieve” sur le label Viking . En 1962, ils enregistrent pour le label Jin de Ville Platte fondé par Floyd Soileau en 1958 « Do the Cajun Twist » en plaquant des paroles en anglais sur le vieux classique cajun « Allons à Lafayettes ». Un second simple suivra « No More Trouble »

Genevieve/If you Really Care Viking 1000 1959
Let’s Do The Cajun Twist/Rocket’s Twist Jin 161 1962
No More Trouble/Bye Bye Baby Jin 165 1962

Cd Blast from the past Randy & the Rockets Jin P2002
Son associé au billet :

BO DIDDLEY HEY BO DIDDLEY

Posté le 21.10.2007 par surfinbird

Image ou texte alternatif




FROM BIG TNT SHOW 1964

TOM & JERRY: "HEY SCHOOLGIRL" 1957

Posté le 13.10.2007 par surfinbird
TOM & JERRY
Hey Schoolgirl (A.Garfunkel/P.Simon
Dancin' Wild (A.Garfunkel/P.Simon)
BIG RECORDS 613 USA 1957
Genre: Rock & Roll/Teen idols


Avant de devenir le duo folk le plus célèbre de la planète, Simon et Garfunkel avaient enregistré en tre1957 et 1963 des flopées de 45 tours et de démos sous divers noms.
C’est en 1953 que Paul Simon et Art Garfunkel tous deux nés en 1941 font connaissance dans une high school de New york. Ils démarrent dans l’écriture de chansons en 1955 avant de se produire en duo. Ils signent en 1957 pour la maison Big et enregistrent fin 1957 sous le nom de Tom (Art Garfunkel) et Jerry (Paul Simon) un premier single fortement influencé par les Everly Brothers « Hey School girl » couplé à « Dancin' wild » Le 22 novembre 1957, ils interprètent « Hey School girl » dans l’émission la plus populaire au sein de la jeunesse américaine « American Bandstand ». Cette histoire adolescente se vendra autour de 100 000 exemplaires et se classe dans le pop chart du Bilboard # 49
En 1958, le duo enregistre trois autres singles dans la même veine pour Big sans retrouver le succès ,un album est aussi publié. La même année Paul enregistre un premier single en solo sous le nom de True Taylor le rockabilly "True Of False" couplé à "Teenage Fool". En 1959, il joue de la guitare sur le 45 tours de Johnny Revisto "The Shape" chez RCA. Paul grave aussi deux 45 tours sous le pseudo de Jerry Landis puis forme avec Carol King les Cosines. Il enregistre aussi en 1960 avec le groupe de doo wop les Mystics. Avec le groupe Tico & The Triumphs dont il est le leader, il retourne dans le fond des classements pop en janvier 1962 avec « Motorcycle ».
Le 19 octobre 1964, ils enregistrent leur premier album folk sous le nom de Simon & Garfunkel « Wednesday Morning »
Son associé au billet :

CRASH CRADDOCK: I WANT THAT (1960)

Posté le 19.09.2007 par surfinbird
CRASH CRADDOCK
I Want That (E.Lewis/Weisman)
Since She Turned Seventeen (M.Wilkin/W.Walker)
Don’t Destroy Me (Mann/Shapiro)
Boom Boom Baby (Burgess)
EP Vogue 429761 P 1960
Genre: Rock and Roll


Billy « Crash » Craddock une des stars de la country musique des 70’s est né le 16 juin 1939 à Greensboro en Caroline du Nord. Il a démarré sa carrière comme chanteur de rockabilly dans les années cinquante. En 1957, il enregistre son premier disque sur le label Castle, deux autres 45 tours sur de petits labels suivent et en 1959, il signe chez Columbia. Si ses enregistrements pour cette maison de disques n’auront aucun impact dans son pays, il va devenir une vedette en Australie où « Boom Boom Baby » enregistré en 1959 est classé dans le hit parade. Il effectuera d’ailleurs une tournée dans ce pays au début des années soixante avec entre autre le roi du twist Chubby Checker. En 1961 avec « One Last Kiss », il se classe même au top des charts australiens. Le rock « Boom Boom Baby » est publié en France sur un Ep « Hits from USA N°13 » avec « I Want That » mis en boite en 1960 et que reprendra Johnny Hallyday sous le titre « Oui mon cher »
« Oui mon cher » adapté par les paroliers Jil et Jean est l’un des meilleurs rock and roll enregistré en français, Johnny l’interprète dans la série B « Dossier 1413 » et il figure sur le EP Vogue 7824 publié le mois de janvier 1961avec « Tu parles trop ».
Au début des années soixante dix, Billy Crash Craddock signe sur le label Cartwheel et enregistre « Knock Three Times » d’après un succès pop de Tony Orlando et se classe au top des classements country et N°5 Pop. Il pousuivra avec d’autres reprises de succès rock ou de R&B à la sauce country tel: « Dream Lover » (Bobby Darin), « You Better Move On » (Arthur Alexandre), « Nothin Shakin (Eddie Fontaine), « I’m Gonna Knock on Your Door » (Eddie Hodges). Toutes ces chansons se sont classées dans le top 10 entre 1971 et 1972, il continuera à aligner les hits jusque dans les années 80
Son associé au billet :

CLEVELAND CROCHET: Hound Dog Baby

Posté le 31.08.2007 par surfinbird


Cleveland Crochet & the Sugar Bee’s
Hound Dog Baby (E.Shuller)
Sweet Thing (E.Shuller)
Goldband 1114 USA 1961
Genre: Cajun/R&R


Cleveland Crochet, né le 6 juin 1921 à Hathaway, joue du violon avec les Hillibilly Rangers
qui enregistrent quelques galettes pour Folkstar et Leader. En 1960, ils poussent la porte du label louisianais Goldband. Sur les conseils du patron Eddie Schuller, le groupe s’adjoint une steel guitare et retravaille et deux classiques Cajun « Sugar Bee » et « Drunkards Dream » avec un accompagnement rock and roll malgré la mise en avant de l’accordéon instrument majeur avec le violon de la musique cajun. Le résultat « Sugar Bee » avec Jay Stutes au chant est la première chanson cajun (quoique en anglais) à se classer dans le top 100 du magazine Billboard N°80 le mois de janvier1961. Suite à se succès la formation se rebaptise les Sugar Bee’s. Le swingant « Hound Dog Baby » chanté par Voris LeBlanc est leur second simple pour Goldband, la face B « Sweet Thing » est interprétée par Jay Stutes dans un style plus criard. La formation restera ensemble jusqu’en 1965 du décès de leur accordéoniste Shorty LeBlanc.
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