blues
HOT SHOT LOVE
Hot Shot Boogie
Foxchase Boogie
Freight train blues
MR BO WEEVIL RECORDS VB 01
Publ: ?
L’harmoniciste COY « HOT SHOT » LOVE né en 1914 à Clarkendale dans l’Arizona
est surtout connu pour avoir enregistré un unique 45 tours chez Sun qui figure sur de nombreuses compilations de ce label mythique.
Ce peintre d’enseignes et musicien itinérant habitait alors à Memphis, le 8 juin 1954 entouré de Mose Vinson au piano, Pat Hare à la guitare, Kenneth Banks à la basse et Houston Stokes aux baguettes, Coy enregistre dans les studios de Sam Phillips « Wolf Call Boogie » et « Harmonica Jam » (Sun 196).
« Wolf Call Boogie » est un dialogue sur fond de boogie avec un tenancier avec des observations sur la vie et l’amour. La face B « Harmonica Jam » est un duo entre Pat Hare et Love qui joue de l’harmonica à la Sony Terry.
On trouve ces deux faces plus une prise alternative de « Wolf Call Boogie » et un inédit « Harpin’ on it » sur la compilation Sun : Blow it’ Till you like it: Memphis Harmonica 1951-1954.
Ce musicien farfelu et coureur de jupons est mort le 4 juin 1980, dans un accident de voiture sur l'Interstade 55.
Ce 45 tours est une énigme puisqu’on ne trouve nulle part trace d’autre enregistrement de ce bluesman. Publié sous étiquette MR BO WEEVIL RECORDS VB 01, ce disque qui semble être un bootleg contient trois titres ; « Hot shot boogie »/« Fox chase boogie » sur la face A et « Freight train blues » sur le verso, des titres dans le même style que son single Sun.
Quelqu’un aurait - il des informations complémentaires sur ces enregistrements ?
Publié le 22/09/2009 à 10:36 par surfinbird
Tags : blues
JUMP’ N JIVE WITH RALPH WILLIS
ODEON SOE 3504
P.1960 (KING 1953)
Face A
Why’d you do it (Willis) fox
Do right (Willis) slow
Face B
Gonna hop on down the line
Door bell blues
Ralph”Bama”Willis est un chanteur guitariste de Piedmont blues né dans l’Alabama en 1910 d’où son pseudo de « Bama ». On commence à entendre parler de lui à la fin des années trente lorsqu’il se produit en Caroline du Nord dans le cercle des musiciens de blues qui gravitent autour de Blind Boy Fuller. C’est en 1941, qu’il fait ses débuts en studio pour le label Regis basé à New York. Willis qui a assimilé le son et le style de Fuller enregistrera plus de 50 titres jusqu’en 1953 pour différents labels ; Savoy, Signature, 20th Century, Abbey, Jubilee, Prestige,Par et King.
Ses compositions puisent dans ses racines rurales, bien qu’il a vécu et travaillé à New York
On considère que ses meilleurs enregistrements sont ceux qu’il a effectués en solo, mais avec le temps les compagnies de disques préféraient qu’il enregistre avec d’autres musiciens.
En 1946, pour les faces 20th Century il est accompagné par le guitariste bassiste Judson Coleman. A partir de 1949, il se produit avec son ami Brownie Mc Ghee qu’il avait rencontré lors de ses débuts en Caroline du Nord. Mc Ghee ainsi que son partenaire Sonny Terry accompagnent régulièrement « Bama » entre 1952 et 1953 sur les enregistrements Par, Prestige et King.
Ses enregistrements couvrent une large variété de style allant du blues lent languissant à des titres dansant plus rapides. Certain de ses disques sont parus sous divers pseudonymes tel : Alabama Slim, Washboard Pete, Sleepy Joe (Savoy)
Ralph « Bama » Willis est mort à New York en 1957 à l’âge de 43 ans
Le 45 tours « Jump’n Jive with Ralph Willis » a été publié en France par Odéon en 1960 avec une photo de Sonny Terry et des notes de Jacques Demetre.
Willis est accompagné par Gary Mapp à la contrebasse et Sonny Terry à l’harmonica.
Chaque face du 45 tours comporte un blues up tempo qualifié de fox sur la pochette et un slow blues. Ces quatre morceaux composés par Willis on été enregistres le 15 janvier 1953 dans les studios Beltone pour la marque King
Note de pochette de Jacques DEMETRE
Une guitare et un harmonica se font entendre au coin d’une rue et voilà tous les jeunes du voisinage qui sont là, rassemblés autour d’un petit orchestre ambulant, avides d’entendre une musique dynamique et rythmée au son de laquelle ils pourront danser et oublier leurs soucis.
Tel est le spectacle pittoresque qu’on peut quotidiennement rencontrer dans les communautés noires du Sud des Etats-Unis.
Le présent recueil vous fait entendre deux de ces musiciens, Ralph Willis et Sonny Terry, qui
ont commencé leur vie en errant à l’aventure, avec pour seule richesse leurs instruments et leur répertoire de « blues ».
Ils ont été ainsi pénétrés, pour toute leur carrière, de la vraie tradition folklorique noire dont ils sont devenus d’authentiques et remarquables représentants.
Le guitariste Ralph Willis et l’harmoniciste Sonny Terry sont tous les deux originaires des Etats de la Côte Sud-Est, le premier de la Caroline du Nord,le second de la Caroline du Sud. Après avoir parcouru ces Etats en chantant, jouant et mendiant, ils se sont fixé, comme beaucoup de Noirs de cette région, à New York où ils sont devenus célèbres et où ces morceaux ont été enregistrés ; c’est Ralph Willis qui chante dans ces excellentes interprétations, tandis que Sonny Terry l’accompagne superbement à l’harmonica dont il joue d’une façon complètement originale et neuve par rapport à la tradition européenne.
Alors que Sonny Terry est encore en pleine activité, Ralph Willis est mort quelques années après l’enregistrement de ces morceaux, qui présentent ainsi l’intérêt de conserver pour nous
un précieux témoignage d’un grand musicien prématurément disparu
Publié le 12/08/2009 à 09:49 par surfinbird
Tags : blues
SAM PRICE avec LUCKY THOMPSON
Embassy’ boogie (Sammy Price)
Up above my head (Sammy Price)
Sweet Georgia Brown (Pinkaro)
EP POLYDOR 20768
P: 1957
Genre/ Blues/Boogie/Jazz
Le pianiste texan Sammy Price (06/10/1908-14/04/1992) fait ses débuts comme danseur de charleston tout en étudiant le piano. En 1924, il forme son propre orchestre et s’installe à Kansas City en 1927.
A partir de 1938, ce spécialiste du blues et du boogie woogie se fixe à New York et devient l’accompagnateur de nombreux vocalistes de blues et de gospel pour des séances d’enregistrements chez Decca, notamment pour Sister Rosetta Tharpe ou Joe Turner
Au début des années 40 avec son orchestre les Texas Bluesicians, il grave des disques avec Lester Young, Ike Quebec, Bill Coleman. En 1948, Sam Price vient en France dans le cadre du festival de Jazz de Nice avec l’orchestre du clarinettiste Milton Mezzrow . Sammy Price se produit ensuite à New York avec Sidney Bechet et revient régulièrement en Europe dans les années 50.
Au printemps 1956, il est à Paris, et y enregistre avec Mezz Mezzrow plusieurs morceaux fameux, soutenus par Maxime Saury et son jazz band. Il y grave en solo plusieurs de ses propres compositions : 'Jelly Roll Blues", "D'accord mon pote, boogie", "Twelve o'clock blues" et "Sad blues".
Le mois de juillet 1957, Sammy Price toujours à Paris, grave quelques morceaux rafraîchissant avec le saxophoniste Lucky Thompson (16/06/1924- 30/07/2005) et une poignée de musiciens français Gérard « Dave » Pochonet (batterie), Jean Pierre Sasson (guitare électrique), Pierre Michelot (Basse). Sont mis en boîte, les instrumentaux « Paris blues », « Sweet Georgia Brown » et des titres chantés dans un style R&B par Sammy finement soutenu par Lucky au sax ténor comme l’énergique « Embassy’ Boogie » et le traditionnel « Up above my head » qui serviront de matière avec « Sweet Georgia Brown » a un EP publié par Polydor
On trouve ces trois titres sur un des CD de l’excellente série Jazz in Paris
Sammy Price & Lucky Thompson : Paris blues publié en 2001
Publié le 02/02/2009 à 12:00 par surfinbird
Un des meilleurs CD de blues de l’année 2008 est indiscutablement « Stop And Think About It » de Chris James & Patrick Rynn . Deux musiciens qui jouent ensemble depuis 18 années, Chris James le guitariste chanteur a découvert le blues grâce à son beau père, il rejoint à l’âge de 13 ans le guitariste de San Diego Tomcat Courtney comme harmoniciste, puis a joué de la basse avant de se mettre à la guitare. Son compère Patrick Rynn né à Tupelo a démarré à la basse dans un ensemble de Jazz au collège avant de jouer avec le groupe de blues de sa ville natale les Griswolds. Les deux musiciens qui se sont rencontrés à Chicago effectuent leur premier enregistrement en 1994 avec la légende du Chicago blues Sam Lay.
Sur les 12 titres du CD Chris James et Patrick Ryan en signent cinq, tous excellents comme « Mister Coffe » ou « You’re gone » avec Bob Corritore à l’harmonica. Le duo rend un bel hommage à Elmore James en reprenant pas moins de 4 compositions du slideman ; « Early in the morning »,« Got to move » « My kind of woman » et un dévastateur « Hawaiian Boogie » instrumental dominé par la slide de Chris soutenu par le frenchie Julien Brunetaud au piano. Parmi les autres reprises« Confessin’ the blues » d’après le classique de 1941 du pianiste de Kansas City Jay Mac Shann, “Someone to love me » enregistrée à l’origine par l’harmoniciste James ‘Snooky’ Prior ou le “Mona” de Bo Diddley. Ce titre a été enregistré par le duo l’été 2004 à Chicago, les autres morceaux proviennent d’enregistrements effectués en octobre 2006 et janvier 2007 à Tempe une banlieue de Phoenix dans l’Arizona
avec de nombreux invités. A recommander aux amateurs de Chicago blues !
DAVE MYERS (chant/guitare) CHRIS JAMES (harmonica) PATRICK RYNN (basse) Chicago 1996
Publié le 16/03/2008 à 12:00 par surfinbird
« The Son of the blues »
Cela fait trente ans que l’alsacien Jimmy Bock prêche en perfecto et mèche rebelle sur le front la bonne parole du rock and roll en martelant son piano ou son orgue dans les fêtes, clubs, festivals ou soirées privées. Jouer du rock and roll pour lui est un « kiff » terrible comme il le dit et il aime satisfaire et faire plaisir au gens qui le lui rendent bien.
En 2005, Jimmy Bock discute autour d’une bière avec l'un des associés de Johnny Hallyday
Il apprend ainsi que Johnny prépare un album de blues et le gars lui demande s’il a quelques titres. Jimmy se met au boulot et fait appel à un jeune guitariste mosellan Eric Starczan qui joue aussi avec le batteur Tony Coleman et qu’il a rencontré lors d’un bœuf.
Ensemble ils vont écrire et composer quelques chansons en français comme « J’ai retrouvé mes racines ». Les compos plaisent à Johnny et on les encourage à faire quelques morceaux supplémentaires. Au total Jimmy et Eric écrivent 18 chansons, ils rencontrent même Johnny mais finalement Warner rejette tous les titres. Cette histoire va finalement motiver Jimmy qui n’a plus fait de disque depuis des lustres à les enregistrer lui-même. Ne se sentant pas à l'aise dans le chant en français, il décide de retravailler les chansons en anglais avec Eric. Le résultat un excellent CD de 13 chansons intitulé « Blues for Johnny » Jimmy a mis du rock dans son blues, le rock est bien le fis du blues comme il le chante dans « Son of the blues ». Dans la chanson qui donne son titre à l’album sur laquelle Eric nous montre comment il est devenu un grand guitariste de blues, on sent quand même une certaine amertume quand on écoute Jimmy chanté : « J’ai composé cette chanson juste pour Johnny car il voulait chanté le blues- mais quelqu’un a dit ma chanson n’est pas bonne et maintenant c’est mois qui est le blues… ». L’ombre de Chuck Berry qui fut un de ses premiers chocs musicaux et avec qui il a joué de nombreuses fois rode souvent dans les thèmes et la construction des chansons.
A propos de « You will sing the blues » Jimmy raconte une anecdote assez drôle ; au départ il voulait faire chanter à Johnny « J’ai chanté la vie, j’ai chanté l’amour et j’ai souvent chanté n’importe quoi- mais si m’a vie commencerait là je chanterai le blues… » ce qui a naturellement fait tiquer la major! Jimmy chante maintenant « rouler avec en voiture avec ma baby à côté de moi ce n’est pas une raison de chanter le blues- mais si quelqu’un marche sur mes chaussures en daim bleue, je vais chanter le blues ! »
Parmi les autres réussites une agréable ballade bluesy « That’s my life »,
« Under my skin » a été réécrit sur le « J’ai retrouvé mes racines ; « Bye Bye Bluesman » qui termine le CD provient d’un fond de tiroir et n’avait pas été présenté à Johnny. Ce titre très authentique et roots a vu le jour dans l’appart de Jimmy, Eric gratouillait le morceau a la guitare sèche avant de l’enregistrer sur l’ordinateur. Puis Eric souffle par-dessus dans un vieil harmonica Hofner et Jimmy balance « Salut bluesman je ne reviendrai plus ». Le morceau est enregistrer avec le renfort de Pierre Metzger son bassiste de rock a la double basse et Yves Maillé aux baguettes et termine avec merveille ce CD à découvrir d’urgence !
60 beat

Né en 1948, Jean Michel Boch se met très jeune au piano encouragé par une mère prof de cet instrument. Il découvre le rock and roll à la fin de années cinquante dans les surprises parties ou il accompagne sa sœur plus âgée qu’il devait surveiller ! Un jour sa sœur lui ramène un disque de Ray Charles le fameux « What’d i say » et lui dit « t’arriveras jamais à jouer ce truc » En cachette de sa mère il se met alors à jouer ce morceau et chope le virus du rock an roll ! A 18 ans il lâche les études et rejoint pour les accompagner au piano la deuxième mouture des BLACK & WHITE de Strasbourg avec Dany Gentner (basse) Pierre Denard (batterie) Michel Spielmann (guitare solo) et Henri Elchinger (chant) Le groupe répète en puisant dans le répertoire d’un des groupes anglais les plus sauvages de l’époque les Pretty Things en prévision des éliminatoires du fameux concours d’orchestres organisé par le quotidien régional des Dernières Nouvelles d’Alsace. Le 12 juin 1966, les Black and White se présentent dans le hall du Wacken à Strasbourg, Jimmy a troqué son piano contre le fameux orgue Farfisa, tandis que Henri se démène avec son tambourin à la manière de Phil May, le public les consacre !
En prévision de la finale, les Black and White renouvelle leur matériel et leur garde robe pour un look mods ! Le jour de la finale, ils jouent « Sitting on my Sofa » des Kinks, « Midnight to six man » et « Get the picture » des Pretty Thing, l’ambiance dans la salle atteint son paroxysme et bien que le jury ne les apprécie qu’a moitié les spectateurs font exploser l’applaudimètre et font des Black and White les grands vainqueurs de ce concours ;
Suite à cette victoire on peut même les voir sur la seconde chaîne de TV dans l’émission d’Albert Raisner « Les moins de 20 ans »
Mais paradoxalement le succès va les mener à la séparation au début de l’année 1967
On retrouve Jimmy avec un orgue Hammond et Michel au sein des Inn Crowd monté par l’ex Rhythm Checkers l’allemand Dave Kelly avec le guitariste Gert et Charlie Kaufmann aux baguettes. Cette formation tourne essentiellement dans les bases américaines en Allemagne en jouant du R&B du rock et de la country ; Les Inn Crowd font même la première partie de Fats Domino.
A Kaiserlautern, Jimmy qui jouait avec les Inn Crowd dans le mess des officiers ricains fait la connaissance d’un chanteur écossais William « Billy » Thomson qui jouait en face avec son groupe pour les hommes de troupe. Le camion Bedford des écossais étant en panne Jimmy propose à Billy de venir avec lui à Strasbourg. Ensemble il fonde les LOVE avec Michaël Czeninga à la guitare solo, Dany Gentner à la basse et Charlie à la batterie. Les Love animent les clubs de la capitale alsacienne avec des morceaux comme « You keep me hangin’ on » des Vanilla Fudge, mais splitte rapidement. Billy fera finalement carrière avec les Falcons ou Jimmy jouera temporairement.
Jimmy, Dany, Michaël reprennent le flambeau des Rhythm and Checkers avec le retour de Roland « Bouboule » Bauer au chant et à la batterie. Au tournant de la décennie le groupe s’oriente vers le style pop français alors à la mode et c’est dans ce genre qu’il enregistre studios Barclay à Paris en 1972 un 45 tours sous le nom de Checkers.
Les deux chansons de ce disque « C’est un rêve » et « Ouanita » ont été écrite par André Schneider; Les Rhythm Checkers new look se produisent dans les divers festival pop de la région et deviennent les Crucifer l’un des meilleurs groupes pop progressif du grand Est.
A la fin des années 70, les Rhythm Checkers qui pour survivre animaient souvent des bals tout en jouant du Santana et du Deep Purple rangent leurs instruments.
ROCK AND ROLL IS HERE TO STAY
Jimmy décide alors de se mettre au service du rock and roll appliquant la maxime de Danny and the Juniors "Rock Roll is here to stay ».
Porté par la vague du rockabilly, Jimmy va prêcher la bonne parole du rock and roll made in Alsace martelant avec fureur les touches de son vieux piano dans un style proche de Jerry Lee Lewis. Il se produit avec trio les Blue Train et ouvre pour Rory Gallager à la foire au Vins de Colmar.
En 1982, il enregistre un premier 45 tours avec les Blue Train composé de: Richie Logel (batterie),JP Schall (basse) Frank Schatz (guitare).
Au menu de ce simple publié sur le label Guzze records du nom de leur manager deux boogies composés par Jimmy l’excellent « You gonna rock » et « Take a change with me » écrit autour des titres des différents classiques du rock.
En 1983, il est programmé en première partie de Docteur Feelgood au Creusot.
En 1984,il enregistre son premier album live au centre pénitentiaire de Toul accompagnés par les Crazy Rockets alias Gérard et ses Beaux Frères Sur ce LP publié par Omega une demi douzaine de covers de Little Richard, du Chuck Berry, Cochran Ray Charles et un Fever d’anthologie
« Jimmy Bock dont le nom rime avec rock a tout pour séduire, car il possède en outre ce feu sacré et cette présence sans lesquels un bon musiciens ne sera jamais qu’un bon musicien.
Jimmy est un grand rocker et cet album live restera pour attester de son charisme Go Jimmy Go rock ami »
Ecrit l’historien du rock Michel Rose au dos de la pochette.
Après l’enregistrement de ce premier album les Crazy Rocket deviennent pour un temps son backing band
Parallèlement il accompagne Chuck Berry lorsque celui débarque sans ses musicos lors de ses tournées européennes ; C’est au milieu des années 70 que l’organisateur Harry Lapp fait la première fois appel avec Jimmy pour accompagner Chuck au piano. Une relation d'amitié se nouera entre les deux hommes malgré la froideur et le mauvais caractère du pionnier. On les verra encore ensemble sur scène dans le cadre du festival de jazz à Vienne en 2004.
Jimmy enregistrera deux autres albums de rock and roll dans les années 80 « En concert » et « Story of rock and roll » avec des compositions personnelles. Ces trois CD de rock ont été réédités en CD par Omega
CD BLUES FOR JOHNNY COSMPOPOLITE RECORDS
http://www.jimmybock.com
Merci à David de "Route 66" sur RDL à Colmar et a Thierry complice du bouquin sur le rock en Alsace des sixties
Publié le 21/09/2007 à 12:00 par surfinbird
FORD EAGLIN
I'm Slippin' In (D.Bartholomew)
Your Truly (D.Bartholomew)
Don't Slam That Door (D.Bartholomew/P.King)
Going To The River (A.Domino/D.Bartholomew)
EP fONTANA 22738 P 1962
Genre: Blues/R&B
Le guitariste chanteur aveugle Ford « Snooks » Eaglin » est né à la Nouvelle Orléans le 21 janvier 1936. Dans sa jeunesse, après avoir gagné un concours de talent à l'âge de onze ans, il forme un groupe avec Allen Toussaint. Au début des années cinquante il joue de la guitare sur de nombreux enregistrements de James Crawford. En 1958, Ford Eaglin enregistre un album pour Folkway . Au tout début des années soixante, il grave plusieurs singles de R&B pour le label Imperial. Un 45 tours EP Polydor qui reprend quatre titres de ses sessions Impérial est publié en France en 1962 avec la mention « Un nouveau génie ». Des chansons dans le style nonchalant de la Crescent city, trois sont compositions du chef d’orcheste Dave Bartholomew.En face A on trouve:
“I’m Slippin’ In” (Imperial 5802 P 1962), « Yours Truly » (Imperial 5671 P 1960)
En face B : “Don’t Slam The Door” (Imperial 5823 P1962) , “Goin’ To The River” (Imperial 5802 P 1962 qui est la reprise d’un R&B hit de 1953 de Fats Domino compose par ce dernier avec Dave Bartholomew. Ce bluesman au style vocal très proche de Ray Charles aura une carrière discographique prolifique au fil des décennies
RIP
Le guitariste-chanteur aveugle de La Nouvelle-Orléans, qui souffrait d'un cancer de la prostate, est mort le mercredi 18 février 2009. Il avait 72 ans. Son jeu de guitare véloce est indissociable de la ferveur musicale de la Crescent City. Une ville dans laquelle il aura passé toute sa carrière, en accompagnant notamment Sugar Boy Crawford, Allen Toussaint, Professor Longhair, les Wild Magnolias... Musicien de rue infatigable, sa capacité à jouer d'à peu près tous les styles de musiques populaires américaines lui avait valu le titre de "human jukebox"
(source Soul Bag Magazine)
Publié le 18/09/2007 à 12:00 par surfinbird
BILLY ADAMS
Got My Mojo Workin’ (Adams)
Betty and Dupree (Willis)
SUN 389 P1964
Genre: R&B/Blues
Billy Adams à ne pas confondre avec le chanteur de rockabilly du même nom (celui de« Rock Pretty Mama »)
a enregistré quatre 45 tours de R&B chez Sun entre 1963 et 1966.
Il n’existe aucune biographie sur ce chanteur batteur décédé parait’ il en 1984
En mai 1963, il enregistre neuf titres dans les studios Sun qui ne seront jamais publiés. Le 28 décembre 1963, il retourne chez Sun pour une nouvelle session de quatre titres dont sont extraites les deux chansons de ce 45 tours
Son excellente adaptation du classique du blues « Got My Mojo Workin’ » est créditée à son nom ! Peut être du fait qu’il chante « Got my mojo workin’, got it workin’ workin’,workin’ on you” au lieu de “Got my mojo workin’ but it just won’t work” de l’originale de Muddy Water
L’orchestre composé de Lee Adkins (guitare),Bill Yates (piano) et Russ Carlton (sax) assume un tempo forcené tout au long du morceau . Sur l’autre face la reprise de « Betty and Dupree » de Chuck Willis est énergique et fort convaincante.
Discographie :
Got My Mojo Workin’/Betty And Dupree Sun 389 (28/12/1963)
Trouble In My Mind/Lookin for Mary Ann Sun 391 (06/04/1964)
Reconsider Baby/Ruby Jane Sun 394 ( 09/1964)
Open The Door Richard/Rock Me Baby Sun 401 (11/01/1966)
Publié le 09/09/2007 à 12:00 par surfinbird
JIMMY REED
Big Legged Woman
Funky Funky Soul (instrumental)
RRG 44003 Promo USA P.1971
Recorded in Chicago 1969/70
Jimmy Reed (vocal/guitare/harmonica)
Wayne Bennet (guitare)
Eddie Taylor (guitare)
Phil Upchurch (basse)
Al Duncan (batterie)
Jimmy Reed est né dans le Mississipi le 6 septembre 1925, il émigre à Chicago en 1943 avant de s’engager dans l’US Navy. En 1945, il épouse Mary Lee Davis qui sous le nom de Mama Reed va lui composer une bonne partie de son répertoire. De retour à Chicago il retrouve son copain d’enfance le guitariste Eddie Taylor avec qui il forme un orchestre. Il enregistre pour Chance en 1953 et obtient son premier succès en 1955 avec « You’ don’t have to go » pour Vee Jay, un label sur lequel il enchaînera les hits jusqu’en 1961. Avec son jeu simple et son harmonica plaintif il influencera de nombreux bluesmen du sud comme Slim Harpo mais aussi les groupes anglais des 60’s. Jimmy Reed est mort le 29 août 1976.
Publié le 31/08/2007 à 12:00 par surfinbird
Harmonica Fats
“Mama Mama Talk To Your Daughter For Me” (H.Blackstone/S.Venet°
“How Low Is Low” (J.Barry/B.Raleigh)
Darcel 5003 USA 1962
Genre: Blues/R&B
Harmoniciste influencé par Sonny Terry, Harvey Blackstone est né le 8 septembre 1927en Louisiane. Il s’installe à Los Angeles en 1946 et ce n’est qu’en 1956 qu’il commence à se produire dans les clubs de LA avec sa formation les Houserockers. En 1962, il enregistre une reprise de « Tore Up » de Hank Ballard qui connaît un certain succès en Californie pour le label Skylark distribué également par Darcey. C’est chez Darcey qu’il enregistre en 1962 l’énergique « Mama Mama Talk To Your Daughter For Me » avec le renfort du batteur Earl Palmer, la face B « How Low Is Low » est de la même veine. Harmonica Fats bluesman peu assidu des studios d’enregistrements est décédé le 3 janvier 2000.
Publié le 21/08/2007 à 12:00 par surfinbird

Toujours fringante malgré son âge la chanteuse de gospel Marie Knight née le mois de juin 1925 à Brooklyn vient d’enregistrer un émouvant album hommage au Reverend Gary Davis « Let Us Get Together ». En 2003 le producteur américain Mark Carpentieri qui veut produire un album hommage à Sister Rosetta Tharpe « Shout Sister Shout » retrouve la trace de Marie Knight et découvre qu’elle a toujours un timbre et un phrasé parfait. Il a alors l’idée de lui faire enregistrer un album de chansons du Reverend Gary Davis. Il recrute le guitariste de Bob Dylan Larry Campbell passionné par le Piemond blues que jouait le Reverend. Le résultat est un pur moment de bonheur, sur un fond musical très sobre, mandoline, basse, violon, percussions et l’harmonica de Kim Wilson des Fabulous Thunderbirds présent sur deux titres. Marie Knight revisite magistralement avec son complice Larry Campbell l’œuvre de Gary Davis. Gary Davis ministre baptiste aveugle, né en 1896 en Caroline du Sud prêchait dans les rues accompagné par sa seule guitare. Il pratiquait un mélange de gospel, blues et de rag soutenue par une voix puissante. Dans les années quarante, il continue ses prêches dans Harlem, et à la fin des années cinquante il se lie au mouvement des musiciens de folk blues, on le verra au festival de blues de Newport en 1959. Le Reverend Gary Davis est mort l’année 1972
Petit rappel de la carrière de cette fine chanteuse de gospel qui se fait remarquer lorsqu'elle chante dans la chorale de l’église baptiste de Newark dans le New Jersey. Marie Knight se produira sur disque et en tournée entre 1947 et 1954 avec Sister Rosetta Tharpe qui électrisait les foules avec son jeu de guitare énergique. Elle chante en contre alto sur les enregistrements historiques de Rosetta Tharpe comme « This Train», «Didn’t In The Rain », « Precious Memories » ou « Up Above My Head » qui fut un grand succès sur le marché R&B en 1948.
En 1949 Marie Knight se classe dans le top 10 du R&B chart avec « Gospel Train » enregistré chez avec les Dependable boys. En 1951 elle enregistre « Have Faith » avec le champion de boxe Jersey Joe Walcott.
A partir du mois d’avril 1954, elle enregistre plusieurs 45 tours de R&B chez Decca « I Know Every Move You Make », « This Old Soul Of Mine », « Trouble in Mind ». Ces enregistrements R&B déconcerteront le public gospel. Elle enregistrera encore sporadiquement avec Rosetta Tharpe comme « Stand the Storm »en mars 1955. En octobre 1955, elle fait partie de la tournée « Lucky Seven Blues Tour » avec entre autre Little Willie John qui démarre à l’Apollo Théâtre de Harlem.
Lors de cette tournée qui durent plusieurs semaines et qui se terminera en janvier 1956 à Los Angeles, elle interprète à la fois du gospel et du R&B. Puis elle partira avec le « Rock and Roll Jubilee tour ». En 1956 elle quitte Decca pour passer chez Mercury ou elle enregistre « Tell Me Why » puis renoue avec le gospel avec « Stand Here Baby ». Toujours en 1956, elle apparaît dans le film Rockin the blues. Elle enregistre encore un bon R&B « Look At Me ».
En 1958, Marie enregistre chez Baton Records à New York avant de signer l’année suivante sur le label Carlton. En 1959, elle enregistre en duo avec Rex Garvin sous le nom de Marie & Rex le très gospel "I Can't Sit Down" qui se classera dans le fond du top 100 Pop. Une de ses chansons « Come Tomorrow » enregistré en 1961 chez Carlton sera reprise par le groupe anglais Manfred Man en 1965. On la retrouve dans les classements R&B en 1965 avec sa version du standard « Cry me a river » gravé pour Musicor. Elle émerge à nouveau en 1975 avec l’album gospel « Today »
Et puis c’est la rencontre avec Mark Carpentieri pour l’album hommage à Sister Rosetta Tharpe sur lequel elle chante en solo « Didn’t In The Rain » qui va aboutir à la réalisation de ce magnifique disque hommage au Reverend Gary Davis.
Cette grande dame du blues et du gospel vient de s'éteindre le 30 août 2009 à New York, des complications d'une pneumonie dans une maison de retraite d'Harlem. Elle était âgée de 84 ans
En écoute
I thought i told not to tell him Baton 253 P.1958